Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

samedi 1 janvier 2005

Un super-tsunami sur les côtes Françaises ?

Ce qui vient de se passer en Asie du sud-est peut frapper à tout moment les côtes Françaises de l'océan Atlantique. Ce qui est sûr, c'est que ça va se passer, la seule inconnue, c'est "quand".
Las Palmas avec le volcan Cumbre Vieja
Le volcan Cumbre Vieja, sur l'ile de La Palma aux Canaries menace tout simplement de s'effondrer durant une éruption et enverrait un demi-million de milliard de tonnes de roche s'écraser dans la mer d'un seul coup. Ceci pourrait créer un "méga-tsunami", avec une vague initiale de 650 mètres de haut, se déplaçant dans l'océan Atlantique à une vitesse de 720 kilomètres par heure.
En effet, la moitié occidentale du volcan s'est graduellement séparée de la partie orientale, notamment lors de l'éruption de 1949, lorsque le volcan a glissé de 4 mètres vers la mer. Il y a donc une menace réelle qu'un effondrement brutal se produise à l'occasion d'une prochaine éruption ....

Donc, tous aux abris !!!!

Pour plus d'infos :
1. Tsunami : au tour des Canaries ? (Yahoo France Actualités)
2. Raz de marée géant sur la côte Est américaine (Ataraxie, site perso un peu folklo)
3. Giant Waves May Endanger Atlantic (Hypography - en anglais)
4. Megatsunami (Wikipedia - en anglais)

10 Comments:

Blogger Jack said...

Tsunami Breton:
Patrick ne croyait pas si bien dire, car dans le Figaro Magazine, qui cette semaine paraissait exeptionnellement le vendredi, on parlait des risques de Tsunami, sur la Bretagne justement à partir de la zone des Canaries, qui comme chacun sait est un archipel volcanique.
Au sujet de celui réellement advenu, j'ai fuiné un peu pour savoir ce qui a bien pu se passer en Birmanie et au Bengladesh, et il se pourrait bien que 2 vagues se soient propagées, l'une vers l'est et l'autre vers l'ouest. Non pas comme on aurait pu l'imaginer sur 360°.
C'est ce que semble indiquer les photos satellites ?
Et que donc les 2 pays situés au Nord du phénomène ne l'ai ressenti que plus modérément?

dimanche, 02 janvier, 2005  
Blogger Jack said...

1725 Tsunami de Lisbonne :
A l'époque çà ne s'appelait pas comme çà, cependant la cause était bien aux Canaries.

dimanche, 02 janvier, 2005  
Blogger Patrick said...

Bah, comme vous le savez, j'ai construit une maison "pour mille ans" - et donc anti raz-de-marée. Moi, j'y passerai peut-être, mais la maison sera encore là...

Plus sérieusement, il y a quand même dans ces histoires de tsunami des trucs pas très clairs : on dit que l'onde de pression se propage dans la mer à 800 km/h. Mais ce n'est quand même pas à cette vitesse que circule la vaguelette de surface dont on parle souvent... Et comment se fait-il que les vagues qui arrivent sur les côtes n'aient que des vitesses "normales" ? Bref, comment passe-t-on de 800 km/h à 30 km/h environ ?

Quand à l'histoire du volcan des Canaries, j'ai peine à croire qu'une vague de 650 mètres de haut puisse avancer à 720 km/h... Qu'il y ait un "plouf" initial de 650 m, soit. Puis une onde de pression sous-marine se propageant à 750 km/h, soit encore. Mais on parle là de deux choses complètement différentes, ce me semble...

lundi, 03 janvier, 2005  
Blogger Patrick said...

Bah, comme vous le savez, j'ai construit une maison "pour mille ans" - et donc anti raz-de-marée. Moi, j'y passerai peut-être, mais la maison sera encore là...

Plus sérieusement, il y a quand même dans ces histoires de tsunami des trucs pas très clairs : on dit que l'onde de pression se propage dans la mer à 800 km/h. Mais ce n'est quand même pas à cette vitesse que circule la vaguelette de surface dont on parle souvent... Et comment se fait-il que les vagues qui arrivent sur les côtes n'aient que des vitesses "normales" ? Bref, comment passe-t-on de 800 km/h à 30 km/h environ ?

Quand à l'histoire du volcan des Canaries, j'ai peine à croire qu'une vague de 650 mètres de haut puisse avancer à 720 km/h... Qu'il y ait un "plouf" initial de 650 m, soit. Puis une onde de pression sous-marine se propageant à 750 km/h, soit encore. Mais on parle là de deux choses complètement différentes, ce me semble...

lundi, 03 janvier, 2005  
Blogger Luc said...

En ce qui concerne la vitesse de l'onde elle-même, je pense qu'elle est effectivement très grande, et c'est à la limite ce qui est le plus facile à mesurer. Le tremblement de terre du 26 décembre au large de Sumatra a provoqué un tsunami quelques heures après, le même jour, en Somalie, au Kenya et en Tanzanie, à 5000 km de là. Donc, si le tsunami se propageait à 30 km/h, cela nous ferait ... 167 heures, soit une semaine ! Par contre, à 720 km/h, cela nous fait ... 7 heures : le compte est bon.

Je confirme : un tsunami se déplace bien dans l'océan à 720 km/h.

Par contre, quand il arrive sur la côte, l'onde se redresse (genre saut à la perche), et du coup la vitesse chute verticalement, en même temps que la vague monte, tout aussi verticalement ! Dans l'océan, le tsunami n'a fait chaviré aucun bateau. Je pense même que les centaines de porte-containers et autres pétroliers géants croisant dans l'Océan Indien ne se sont rendus compte de rien !

Quand aux 650 mètres de haut, c'est juste pour le "plouf" initial. Et, dans un article de la BBC, on pense que, je cite "The risk of a landslide in the Canary Islands causing a tidal wave (tsunami) able to devastate America's east coast is vastly overstated. ", et ils expliquent que la paroi descendra en petits bouts, et donc fera plein de petits ploufs au lieu d'un gros plouf.

Nous voilà rassurés !

lundi, 03 janvier, 2005  
Blogger Jack said...

Merci Luc pour ce cours magistral sur les "ondes" on voit que tu as étudié le coup du belier et observé les plages.
Rectification : Lisbonne c'est en 1755 pas 1725.
Et d'aprés les calculs c'est le plus fort avant celui-ci : 8.5 ont calculé les sécialistes d'aprés les nombreux témoignages de l'époque.

Ce qu'il faut retenir est que nous vivons sur la peau du lait et que la casserole est encore chaude.

mercredi, 05 janvier, 2005  
Blogger Luc said...

Oui, dans mon cours "magistral", je voudrais quand même préciser que, effectivement les bateaux au large n'ont rien senti, sauf bien sûr les bateaux qui étaient à la verticale du séisme. Ceux-là ont dûs ressentir une grande secousse ! Il paraît qu'il y a eu deux mille morts chez les pêcheurs qui étaient "sur zone" ...

jeudi, 06 janvier, 2005  
Blogger Luc said...

Une info complémentaire : Le séisme de Sumatra a eu une magnitude 9 sur l'échelle de Richter, et il rentre dans la catégorie des monstres telluriques. Voici les 5 séismes les plus puissants depuis un siècle, en fait depuis que l'on sait mesurer la puissance des séismes :
- Magnitude 9,5 : Chili, 1960.
- Magnitude 9,2 : Alaska, 1964.
- Magnitude 9,1 : Alaska, 1957.
- Magnitude 9,0 : Kamchatka, 1952.
- Magnitude 9,0 : Sumatra, 2004.

samedi, 08 janvier, 2005  
Blogger Jack said...

J'ai soudain un doute sur les vitesses de propagation des ondes. A quelle vitesse se propagent les ondes sismiques dans la terre?
Je suppose que les vitesses dépendent du matériaux, c'est même comme cela qu'on analyse le sous-sol en enregistrant la réponse du sol à une explosion...
Donc, lorsque le sysmographe enregistre un seisme, il peut situer sa direction et avec 3 sismographes + une horloge bien réglée ont dit où se trouve le seisme et son intensite. Si ce seisme est sous marin et susceptible de provoquer un tsunami, pour donner l'alerte on ne dispose donc que de la différence de temps de propagation de l'onde dans le sol et l'eau : si il y en a une, et si la vitesse est plus grande dans le sol que dans l'eau ?
Donc impossible de prévenir les gens qui son au bord de l'eau, surtout avec les délais de transmission de l'info...
Si mon raisonnement est exact, il n'y a aucun moyen de prévenir la population, sauf si l'on dispose d'un sismographe proche de l'épicentre, si celui-ci est au beau milieu de nul part les sismographes s'agitent au moment où la vague deferle!

mercredi, 19 janvier, 2005  
Blogger Luc said...

Les ondes se propagent dans l'air à 330 metres par secondes, dans l'eau à 1450 mètres par secondes et dans le granite à 5000 mètres par seconde. 5 km/s, cela fait 18000 km/h, c'est à dire 25 fois plus vite que les 720 km/h du tsunami proprement dit. Ce qui explique que l'on avait l'info bien avant que le tsunami n'arrive sur les côtes.
Pour plus d'infos sur les ondes sismiques de type "P" et "S" :
http://en.wikipedia.org/wiki/Seismic_wave

samedi, 22 janvier, 2005  

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