Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

dimanche 20 décembre 2009

Avatar



Hier, je suis allé voir le dernier film de James Cameron, "Avatar". Et j'ai été le voir en 3D dans la plus grande salle de cinéma de la région.

Alors, voyons, la dernière fois que j'ai pris une telle claque au cinéma, c'était quand ? "2001 : L'Odyssée de l'espace", de Stanley Kubrick, en 1968 ? "Star Wars", de George Lucas, en 1977 ? "Blade Runner", de Ridley Scott, en 1982 ? A vrai dire je ne sais pas.

Pour la première fois, je suis dans le film. Et ce film, c'est un monde absolument extraordinaire. D'une beauté à couper le souffle. C'est du jamais vu.

Il y a des références au "Nausicaä de la vallée du vent" de Hayao Miyazaki, mais aussi clairement à Roger Dean.

En tous cas, je me suis totalement laissé prendre par l'histoire et je me suis immergé dans le monde fabuleux de la lune Pandora.



Alors, je préfère ne rien vous dire de l'histoire, mais je veux juste vous dire un truc : je vais retourner le voir, ce film. Plutôt deux fois qu'une ! Dans l'histoire du cinéma, il y aura un "avant Avatar" et un "après Avatar" ...

Pour en savoir plus :
1. Avatar (site officiel)
2. Floating Islands (Roger Dean)

Crédit photo : photos officielles d'Avatar

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mardi 28 avril 2009

"Ponyo sur la falaise" par Hayao Miyazazki



Attention ! Pur chef d'oeuvre !

On est allé voir "Ponyo sur la falaise", le dernier Miyazaki, il y a près de quinze jours déjà. Pourtant les images ce film continuent à habiter mon esprit.

Je vous confirme que Miyazaki est un génie.

J'ai été emporté par ce film. Il faut dire que les images de ce film ont touché des choses qui sommeillent très profondément en moi. La scène que je préfère est celle de la tempête qui m'a cloué littéralement à mon siège :



Quand je voyais Ponyo sauter de poisson géant en poisson géant sur la mer démontée, j'étais empli d'une émotion enfantine :



Il faut aller voir ce film au cinéma. Même s'il est déjà entièrement disponible en HD sur internet.

Pour tous ceux qui ont gardé une âme d'enfant, ce film est un moment de bonheur exceptionnel !

Pour en savoir plus :
1. Ponyo sur la falaise (Buta connection)
2. Ponyo On A Cliff By The Sea (Google video)
3. Hayao Miyazaki (Wikipédia)
4. Miyazaki est un génie ! (Chez Luc - janvier 2005)
5. Kiki la petite sorcière (Chez Luc - avril 2005)

Crédit images : Hayao Miyazaki

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vendredi 28 novembre 2008

L'apprenti sorcier de Paul Dukas


Interprété par Walt Disney à la grande époque de Mickey.
Nous étions en 1940 tandis que le monde se préparait à un bain de sang, les studios
Disney produisaient ce superbe divertissement parfaitement en phase avec la musique de Paul Dukas. Ce genre d'œuvre donne à connaitre et à apprécier la musique symphonique, la grande...

Désormais on ne peut plus écouter cette musique sans revoir le cartoon.

Cette semaine, j'ai eu mon compte de nouvelles sur les exploits de l'apprenti sorcier :

Un article sur Iter, où l'on comprend que les ingénieurs sont partis dans un voyage, qui fait de celui de Christophe Colomb un voyage organisé.
On identifie une somme de problèmes dont ont à pas la moindre idée de la manière de les résoudre, et surtout en s'affranchissant des étapes de validation qu'un projet censé comprendrait évidemment, avant de commencer à construire quoique ce soit.
Pour continuer avec Colomb, lui au moins avait un bateau qui tenait la mer. (à vrai dire il en avait même trois)
Il serait sans doute judicieux de mettre tout cet argent dans des projets disons, plus aboutis.
Je ne dis pas que la recherche sur la fusion est a abandonner, mais simplement que ce projet n'est, à ce qu'il semble, pas suffisamment mûr pour capter autant de financement, qui forcément manquera ailleurs.
A moins que son premier mérite ne soit la démonstration qu'il est possible de mener un grand projet scientifique mondial, dans ce cas il vaudrait mieux que ce soit un projet réaliste, afin que d'autres puissent suivre. Le contraire de la recherche spatiale, où chacun refait ce qu'ont fait leurs prédécesseurs juste pour le prestige national.

Un documentaire sur Arte "les mâles en périls" sur les effets délétères de quelques molécules sur les systèmes de reproduction d'un grand nombre d'espèce, dont l'homme. Ces molécules sont disséminées partout dans notre environnement, portent le doux nom de "perturbateur endocrinien"...

Et je ne vous parle pas des apprentis sorciers de l'économie planétaire, car, c'est bien connu, l'économie, elle, n'est pas une science exacte,
sans doute plus proche de la sorcellerie et de la prestigitation par ses méthodes.

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dimanche 25 mai 2008

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Indiana Jones

Hier, je suis allé voir le dernier Indiana Jones. Quel plaisir !

Ca fait toujours chaud au coeur de retrouver un vieil ami, surtout quand il nous raconte ses dernières aventures. Et là, franchement, c'est par-fait ! Tout y est : l'ambiance, l'humour, l'inventivité décalée, le référentiel à des mythes réels. Spielberg a tenu ses promesses : tout est fait avec des cascadeurs, pas d'effets spéciaux avec images de synthèses (sauf quand il n'y a pas moyen de faire autrement). C'est un pur régal. Il y a juste la fin qui est assez déconcertante. Mais, je pense qu'une fois la surprise passée, ça doit être encore meilleur à la deuxième vision. Et en plus c'est drôle, j'ai bien ri à plusieurs reprises.

Les films d'Indiana Jones sont un genre à eux tous seuls. Ils portent en eux tous les rêves : l'exploration, les anciennes civilisations, les mythes, l'aventure, les secrets à découvrir ...

N'écoutez pas les mauvaises critiques, allez-y avec un coeur d'enfant à qui on raconte une belle histoire. Vous verrez, vous ne serez pas déçus !

Et ... vous avez remarqué, je ne vous ai strictement rien dit sur l'histoire ! Je préfère vous laisser la surprise ...

Allez, quand même, juste un truc : dans le film, il y a des précipices comme on les aime ....

Amazon

Pour en savoir plus :
1. Indiana Jones (site officiel)
2. Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (IMDb)

Crédit photos : Lucasfilm

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dimanche 2 mars 2008

Bienvenue chez les ch'tis

Bienvenue chez les chtis.jpg

Hier soir, on est allé voir Bienvenue chez les ch'tis à Chateaurenard, dans les Bouches du Rhône. La salle était comble.

Ca fait très longtemps que je n'ai pas ri comme ça au cinéma, du début à la fin. Et en plus, c'était un rire franc mais sensible.

Il faut vous dire que j'ai des racines ch'ti. J'ai passé une partie de ma petite enfance à La Bassée, entre Lille et Béthune. C'est donc avec émotion que j'ai retrouvé plein de repères dans ce film. Même le goût du cornet de frites au picalilly m'est revenu à la bouche lors de la séquence à la "baraque à frites". Et, encore aujourd'hui, je trempe ma tartine au camembert dans mon bol de café au lait à la chicorée (on ne trouve pas facilement du maroilles en Provence).

J'ai retrouvé toute l'ambiance du Nord, et j'ai ri, j'ai ri ...

Et donc, à l'intention toute particulière des ch'tis qui liront cette note, voici une histoire de Cafougnette, comme celles que me racontait mon grand'père :

"- Cafougnette, tu as eu un lit pour ton Noël ?" demande la maîtresse.
"- Oui." répond Cafougnette.
"- Un beau ?" lui demande-t-elle,
"- Non, non, in fer." répond Cafougnette.


Pour en savoir plus :
1. Bienvenue chez les ch'tis (site officiel)
2. Bienvenue chez les ch'tis (allocine)
3. Cafougnette en ligne

Crédit photo : Dany Boon

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lundi 15 octobre 2007

Un jour sur Terre


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Samedi, je suis allé voir un film magnifique : Un Jour sur Terre.

C'est un film documentaire, réalisé à partir des documentaires Planet Earth de la BBC, qui donne une vision de notre planète à vous couper le souffle. Pour vous donner une petite idée, je vous propose un clip vidéo avec les meilleures images du film, sur une musique de Sigur Rós.

Alors, certains d'entre vous diront que certaines de ces images on les a déjà vues moult fois. Ca ne fait rien. La qualité des images est magnifique, c'est un film qu'il faut voir. Pour beaucoup d'images, c'est du jamais vu. Par exemple un énorme requin blanc qui sort de l'océan en planant, ou la majesté des aurores australes ...

C'est un film d'Alastair Fothergill, le même qui avait déjà fait La planète bleue.

Allez-y. Rien que pour contempler la beauté de notre planète ...

Quant à la dernière image du film, elle devrait en faire réfléchir plus d'un. Moi, j'avais la gorge serrée.

Pour en savoir plus :
1. Un Jour sur Terre le film (site officiel)
2. Un Jour sur Terre (allocine.com)
3. Planet Earth (BBC)
4. La planète bleue (Chez Luc)

Crédit vidéo : chillfm23

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lundi 27 août 2007

La femme éternelle au cinéma


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Au mois de juin, j'avais eu le plaisir de vous proposer La femme éternelle, un morphing des portraits de femme les plus célèbres étalés sur 500 ans de peinture.

Eh bien Philip Scott Johnson (eggman913) remet ça, avec cette fois-ci les plus belles actrices du cinéma.

Vous pourrez reconnaître, dans l'ordre : Mary Pickford, Lillian Gish, Gloria Swanson, Marlene Dietrich, Norma Shearer, Ruth Chatterton, Jean Harlow, Katharine Hepburn, Carole Lombard, Bette Davis, Greta Garbo, Barbara Stanwyck, Vivien Leigh, Greer Garson, Hedy Lamarr, Rita Hayworth, Gene Tierney, Olivia de Havilland, Ingrid Bergman, Joan Crawford, Ginger Rogers, Loretta Young, Deborah Kerr, Judy Garland, Anne Baxter, Lauren Bacall, Susan Hayward, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Grace Kelly, Lana Turner, Elizabeth Taylor, Kim Novak, Audrey Hepburn, Dorothy Dandridge, Shirley MacLaine, Natalie Wood, Rita Moreno, Janet Leigh, Brigitte Bardot, Sophia Loren, Ann Margret, Julie Andrews, Raquel Welch, Tuesday Weld, Jane Fonda, Julie Christie, Faye Dunaway, Catherine Deneuve, Jacqueline Bisset, Candice Bergen, Isabella Rossellini, Diane Keaton, Goldie Hawn, Meryl Streep, Susan Sarandon, Jessica Lange, Michelle Pfeiffer, Sigourney Weaver, Kathleen Turner, Holly Hunter, Jodie Foster, Angela Bassett, Demi Moore, Sharon Stone, Meg Ryan, Julia Roberts, Salma Hayek, Sandra Bullock, Julianne Moore, Diane Lane, Nicole Kidman, Catherine Zeta-Jones, Angelina Jolie, Charlize Theron, Reese Witherspoon, et Halle Berry.

Bel hommage qui vous est dédié à vous, mesdames !

Pour en savoir plus :
1. Site perso d'eggman913 (MySpace)
2. La femme éternelle (Chez Luc)

Crédit vidéo : eggman913 via neatorama

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mercredi 1 août 2007

Michel Serrault (1928 - 2007)

Nelly et Mr Arnaud

Lundi, il n'y a pas eu que Bergman et Antonioni qui nous ont quitté, Michel Serrault aussi. Ca commenec à faire beaucoup. Même pour un lundi, je trouve.

Michel Serrault, ce clown étrange et hors norme, je l'aimais bien en particulier sur les plateaux de télévision. Quand il était là, c'était le happening, avec une dérision qui déstabilisait les journalistes et les animateurs d'une façon très savoureuse.

Au cinéma, bien sûr j'ai ri comme tout le monde avec "La Cage aux Folles" (1978). Mais là où je l'ai trouvé vraiment excellent, c'est dans "Garde à vue" (1981) de Claude Miller et aussi dans "Nelly et Monsieur Arnaud (1995), de Claude Sautet. C'est dans ces films qu'il a révélé une profondeur peu commune.

C'est d'ailleurs le seul acteur français qui ait obtenu trois fois le César du meilleur acteur, pour justement ces trois films que j'ai évoqué.

Michel Serrault s'est éteint chez lui le 29 juillet 2007, à l’âge de 79 ans des suites d'une longue maladie. Alors qu'il était déjà inconscient, le père Alain Maillard de la Morandais lui a donné les derniers sacrements et lui a dit à l'oreille : « Là-haut, faîtes bien rire le bon Dieu, il en a bien besoin avec le boulot qu'il a... ». Michel Serrault aurait souri à cette dernière phrase avant de s'en aller.

Pour en savoir plus :
1. Michel Serrault, le plus mélancolique des comiques quitte la scène (Le Figaro)
2. Michel Serrault est mort (Le monde)
3. Michel Serrault (Wikipédia)

Crédit photo : Claude Sautet (Nelly et Mr Arnaud)

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mardi 31 juillet 2007

Michelangelo Antonioni (1912 - 2007)

Michelangelo Antonioni

Après Bergman, c'est un autre maître du cinéma moderne qui nous quitte. Michelangelo Antonioni s'est éteint hier « paisiblement, dans son fauteuil, avec à ses côtés son épouse », le même jour que Bergman. Antonioni, c'est un cinéma esthétique, au style délibérément lent. J'aimais bien cette lenteur, qui me permettait de rentrer dans l'histoire et d'arriver à une véritable immersion. Mais c'est vrai que ce n'est pas forcément du goût de tout le monde. Et, si on n'entre pas dans le film, on peut s'ennuyer sévère.

Sur les films qu'il a tourné, deux m'ont particulièrement marqué quand je suis allé les voir en salle :

1. "Blow-Up", (1966)

Blow Up.jpg

Cette histoire inspirée d'une nouvelle de Julio Cortázar m'a beaucoup frappée. Le réel existe-t-il ? La séquence où il agrandit les photos dans son labo est fascinante. Y a-t-il eu un meurtre ou pas ? J'ai été voir le film plusieurs fois de suite en salle. Et, bon, suite à ce film, je me suis mis à faire de la photo. J'imagine que je ne suis pas le seul à qui ce film a donné la vocation ...

2. "Profession : reporter", (1975)

Profession reporter.jpg

Là encore, il joue avec le réel. Cette fois-ci c'est à propos d'une histoire d'usurpation d'identité. Mais ce qui est le plus exceptionnel dans ce film, c'est le célèbrissime plan séquence final de 7 minutes. J'ai le DVD et je me suis repassé plusieurs fois ce plan-séquence. Je n'ai toujours pas compris comment il a fait pour que la caméra passe sur le lit où est allongé Jack Nicholson, passe à travers les barreaux de la fenêtre, avance dehors sur la plaza, fasse demi tour pour venir se replacer à l'extérieur de la chambre, face aux barreaux ... Je rappelle que, à l'époque, il n'y avait ni caméra miniature, ni effets spéciaux par images de synthèse. Comment a-t-il fait ? Mystère ...

A part ces deux chefs d'oeuvre, il faut quand même reconnaître que ses autres films ont beaucoup vieilli. Ce qui n'est pas le cas des films de Bergman.

Pour en savoir plus :
1. Décès de Michelangelo Antonioni, un maître du cinéma moderne (Le Monde)
2. Disparition d’Antonioni, le cinéaste de l’amour impossible (Le Figaro)
3. Michelangelo Antonioni (Wikipédia)
4. la séquence finale de 7 minutes (YouTube)

Crédit photo : ACT Multimedia

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lundi 30 juillet 2007

Ingmar Bergman (1918 - 2007)

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Ingmar Bergman nous a quitté aujourd'hui. Il s'est éteint paisiblement chez lui sur l'île de Faarö, en mer Baltique. C'est un des plus grands génie du cinéma moderne, d'une sensibilité et d'une puissance inouïe. Le cinéaste de l'âme qui savait aller au plus profond de nous-même.

Sur la soixantaine de films qu'il a tourné, trois m'ont particulièrement marqué quand je suis allé les voir en salle dans des cinémas d'art et d'essai :

1. Le Silence (1963)

Le Silence.jpg

Ce qui m'a frappé dans ce film, c'est son atmosphère sensuelle et onirique. Deux soeurs dont une a un petit garçon sont dans un train et arrivent dans une ville étrangère qui est en guerre. La chaleur est torride. C'est un film onirique qui nous entraîne dans la rivalité de deux soeurs. La lenteur du film, ses images magnifiques, les scènes surréalistes du petit garçon errant dans ce palace vide où il rencontre une troupe de nains et se lie d'amitié avec le maître d'hôtel. Le contraste entre la sensualité refoulée de la soeur ainée et celle, débridée, de la cadette est d'une violence silencieuse très forte. A un moment, le verre d'eau se met à trembler sur la table de chevet au milieu de la nuit. Ce n'est qu'un tank passe en bas dans la rue déserte ... Tout cela se passe comme dans un rêve.

2. Persona (1966)

Persona.jpg

Là, ce qui m'a sidéré, c'est le générique. Le début du film, c'est une avalanche d'images percutantes, rythmées par une musique syncopée. Les titres passent en flash. On les lit par persistance rétinienne, presque. Pour la première fois dans l'histoire du cinéma, le générique était un film à lui seul. Le film en lui même était bien, mais le générique, je l'ai reçu comme un choc visuel et émotionnel. Un peu comme "Un chien andalou", toutes proportions gardées.

3. La honte (1968)

La honte.jpg

Je me souviendrai toute ma vie du jour où j'ai vu ce film, en 1968, à sa sortie en salle.

L'histoire se passe de nos jours. Un couple vit paisiblement dans une ferme, et la guerre arrive. Petit à petit, le mari (Max von Sydow) va glisser de compromission en compromission. Ce couple va progressivement se mettre à accepter l'inacceptable. Et nous aussi, entraînés insidieusement pas la maestria de Bergman. Le glissement va se faire progressivement, sans qu'on s'en rende compte. Puis, à la fin du film, alors que Max von Sydow et Liv Ullman dérivent dans une barque sur la mer, en écartant des cadavres qui flottent à l'aide d'une rame, Liv Ullman va nous raconter son rêve, en regardant le spectateur droit dans les yeux :

"J'ai fait un rêve. Je parcourais une rue très jolie. D'un côté, il y avait une maison blanche, avec des colonnes. De l'autre, un parc ombragé. Et sous les arbres bordant la rue, coulait une source vert sombre. Puis j'atteignais un haut mur, tout recouvert de roses. Alors un avion a incendié les rosiers. Ce n'était pas terrible parce que c'était beau. Je regardais se refléter dans l'eau les roses qui brûlaient. Je tenais un bébé dans les bras. C'était notre fille. Elle s'agrippait à moi ... Je sentais ses lèvres sur ma joue. Et tous ce temps je songeais que je devais me rappeler quelque chose ... mais j'ai oublié quoi."

Et là, Liv Ullmann, qui venait de prononcer ces dernières paroles ferme les yeux. Fondu au noir. Le film s'arrête, la salle s'éclaire. Tous les spectateurs restent assis, assommés, silencieux.

Ce que Bergman venait de réussir à faire, c'est de nous entraîner à la dérive pour mieux nous jeter dans le réel à la fin du film. Le retour à la réalité est rude, face à nos propres lâchetés du quotidien. Et alors, tous les spectateurs se posent la même question :

Et nous, qu'avons-nous oublié ?

Pour en savoir plus :
1. Le maître du cinéma suédois Ingmar Bergman est mort (Le Monde)
2. Ingmar Bergman, le cinéaste de l'âme, s'est éteint (Le Figaro)
3. Film director Bergman dies at 89 (BBC news)
4. Ingmar Bergman (Wikipédia)

Crédit photo : Diether Endlicher

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mercredi 16 mai 2007

Ouverture du 58ème Festival de Cannes

Affiche festival.jpg


Le communiqué officiel l'annonce fièrement : "Le Festival de Cannes se prépare pour l’Ouverture de sa 60e édition".

Eh bien non, ce n'est pas la 60° édition, ce n'est que la 58°.

En effet, le tout premier Festival de Cannes a bien eu lieu 20 septembre au 5 octobre 1946, mais il n'a pas eu lieu en 1948 et en 1950, faute de crédits budgétaires. Donc, même en comptant l'édition de 1968, ouverte le 10 mai et interrompue le 19 mai à minuit, après que Jean-Luc Godard se soit pendu aux rideaux de la grande salle du Palais pour interrompre la projection du film en compétition, on n'arrive qu'au numéro 58, et non pas au numéro soixante.

Allez, on ne va pas dire ici que les organisateurs ne savent pas compter. On va simplement rappeler que le cinéma, c'est l'univers du virtuel et du faux semblant. D'où l'expression "Pfff ! Tout ça, c'est du cinéma !"

Il aurait été plus conforme à la vérité d'annoncer par exemple "Le Festival de Cannes se prépare à fêter ses 60 ans". C'est d'ailleurs comme ça que l'ont présenté des journalistes sérieux, comme Europe 1, entre autres.

Mais bon, on ne va pas chipoter. Ne boudons pas notre plaisir, et laissons opérer la magie du cinéma !

Pour en savoir plus :
1. Le Festival de Cannes se prépare pour l’Ouverture de sa 60e édition (site officiel)
2. Le 60e Festival de Cannes s'ouvre avec Wong Kar Wai (L'Express)
3. Histoire du Festival de Cannes (cannes-on-line.com)

Crédit illustration : Festival de Cannes

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mardi 27 mars 2007

The constant Gardener.

















Superbe film d’amour sur fond de multinationales de l’industrie pharmaceutique utilisant la population africaine comme cobaye.
Une photographie superbe.
A voir absolument : The constant Gardener
De la même veine que le Cauchemard de Darwin

Deux films qui nous parle de l'Afrique et qui font réfléchir à notre complicité, dans ce désastre.

A voir sur C+ en ce moment.


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dimanche 11 mars 2007

Tintin au cinéma !

Tintin

Ca y est, c'est fait !

Depuis toujours, Steven Spielberg est un admirateur inconditionnel des aventures de Tintin. Ca fait 25 ans qu'il était en discussion avec les studios Hergé pour l'acquisition des droits cinématographiques.

Eh bien, depuis cette semaine, c'est chose faite. DreamWorks a décidé de lancer le premier Tintin en pré-production. Ce film à gros budget, 100 millions de dollars, devrait sortir en 2009-2010.

Alors, cela va-t-il être un chef d'oeuvre, comme Indiana Jones, ou une vraie cata, comme Hook ? Croisons les doigts ...

Pour en savoir plus :
1. Tintin au ciné pour les 7 à 77 ans (cinebel.be)
2. Tintin au cinéma : c'est parti ! (allocine.fr)
3. The Adventures of Tintin (Wikipedia)

Crédit image : Hergé's Tintin

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vendredi 9 mars 2007

"Qu'est ce qu'on fait, on s'risque sur le bizarre ?"



Ce soir, on s'offre une scène culte, cultissime, même : la scène de la cuisine dans Les Tontons Flingueurs !

Les dialogues, vous les connaissez par coeur. Pour ceux ou celles qui auraient un trou de mémoire, c'est ici ...

Les scènes culte des vidéos du vendredi :
1. "Who's On First?" par Abbott & Costello
2. "Dinner for One" par Freddie Frinton et May Warden
3. "Noah" par Bill Cosby

Crédit vidéo : HerrmannDebroux

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samedi 28 octobre 2006

"La jetée" de Chris Marker

la jetee de Chris Marker

Il y a des films dont les images vous hantent longtemps après que vous les ayez vues. "La jetée" de Chris Marker est un de ceux-là. Je l'ai vu en 1969, quelques années après sa sortie en 1962, et ses images me hantent toujours.

"La jetée" est un film hors normes. C'est un court métrage de 28 minutes, en noir et blanc, composé d'une succession d'images fixes. Un diaporama, si vous préférez. Il y a juste un moment très bref dans le film où l'image s'anime. Et la bande-son, c'est simplement le narrateur (Jean Négroni) qui raconte l'histoire.

Ce film minimaliste est d'une puissance incroyable. Il est impossible de commencer à le regardez sans aller jusqu'au bout. L'histoire, je préfère vous en laisser la surprise pour ceux qui ne la connaissent pas encore. Sachez simplement que c'est émouvant, poétique et très fort ...

Hier, en parcourant l'excellent blog culturel panopticist, je suis tombé sur un article à propos de "La Jetée". Et, joie ! Il écrit dans cet article que ce film mythique est visible en intégralité sur Google vidéo.

Si donc vous coulez voir ce film exceptionnel, là tout de suite, cliquez sur l'image. Sinon, faites comme moi : achetez le DVD.

Pour en savoir plus :
1. "La jetée" de Chris Marker (Google Vidéo)
2. "La jetée" de Chris Marker (DVD - Amazon.fr)
3. "La jetée" de Chris Marker (IMDb)
4. La Jetée (Wikipédia)
5. La Jetée (devildead)
6. The 1962 Film That Inspired Terry Gilliam's 12 Monkeys (panopticist)

Crédit photo : Chris Marker via panopticist

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mardi 27 juin 2006

Blade Runner

Blade Runner 2.jpg

Blade Runner, c'est mon film culte. Je le regarde régulièrement plusieurs fois par an. Je me sens un peu chez moi dans ce monde imaginaire, j'aime aller y faire un tour de temps en temps, j'y ai mes repères.

Tout est exceptionnel dans ce film. L'histoire, inspirée de Philip K. Dick. Les décors, recréant le Los Angeles de novembre 2019.

Blade Runner 1.jpg

Ces décors et cette ambiance vont inspirer un nombre incalculable de films par la suite. Il faut dire que la beauté stupéfiante de cette ville onirique est sublimée par la musique de Vangelis parfaitement hallucinogène ...

Les acteurs sont parfaits, avec bien sûr Harrison Ford dans son rôle le plus nuancé et le plus ambigu.

Blade Runner 9.jpg

Même les réplicants sont émouvants, en particulier Rutger Hauer (Roy), à la recherche de son créateur ...

Blade Runner 7.jpg

De mon point de vue, ce film est le chef d'oeuvre de Ridley Scott, même si j'ai également un faible pour "Alien" (1979).

Blade Runner date de 1982. Il n'a pas pris une ride. Il est parfait, définitif. Surtout la version initiale, que je préfère nettement au "Director's Cut", seule version disponible aujourd'hui. Mais moi, je l'ai la version originale (hé hé hé ...) totalement introuvable !

J'attends avec impatience qu'ils se décident enfin à nous sortir un DVD collector de très haute qualité, avec les deux versions. On nous l'annonce pour 2007 à l'occasion du 25° anniversaire du film ...

Pour ceux qui connaissent ce film, je pense que vous devez attendre ce DVD autant que moi.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce film : vous en avez de la chance ! Vous allez pouvoir le découvrir !

Pour en savoir plus :
1. Blade Runner (1982) (IMDb)
2. Blade Runner (Wikipedia)
3. brmovie.com
4. BladeZone

Crédit photos : Ridley Scott

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vendredi 23 septembre 2005

Pretty bird



Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas regardé une vidéo. Celle-là, je l'ai trouvée chez Philippe, et elle est parfaite !

Pleine de douceur, de poésie : un vrai cadeau.

Pour en savoir plus :
1. Pretty Bird (witanimation.com)

Crédit vidéo : Wit Animation et merci à Philippe pour le lien.

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vendredi 15 juillet 2005

Merry Melony - episode one



Autre tentative vidéo, cette fois-ci en flash.

Voici un dessin animé étrange, surréaliste. Suivez les aventures de Merry Melony, qui va à la rencontre du lapin blanc ...

Pour en savoir plus :
1. Les dessins animés d'Eric Drobile
2. Merry Melony 1 (Newgrounds)
3. Merry Melony 1 (en plein écran)
4. Merry Melony ep 2 (preview)

Crédit dessin animé : Eric Drobile et merci à alpha geek pour le lien

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mercredi 13 juillet 2005

We have decided not to die



Court métrage hallucinant de l'Australien Daniel Askill.
Visible sur le DVD Expérience (s) 01.

Moi, je suis scotché !

Pour en savoir plus :
1. Festival International du Court Métrage à Clermont Ferrand
2. Expérience (s) 01 (Amazon.fr)

Crédit vidéo : Daniel Askill et merci à Vincent pour l'info et le lien

Nota : Pour visualiser la vidéo, QuickTime est nécessaire. Si vous ne l'avez pas, vous pouvez la télécharger ici. C'est ma deuxième tentative de "poster" une vidéo, j'espère que ce coup-ci ça va marcher !

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vendredi 17 juin 2005

Cinéma

Ah, l'instant magique quand le noir se fait, et que le pré-générique démarre ! Le film va commencer ! Et c'est l'immersion dans l'univers qui a été créé par le réalisateur.

Je suis un cinéphile. J'aime le cinéma. Le thème sera forcément récurrent.

Voici les notes sur ce sujet, classées par ordre chronologique :

1. Miyazaki est un génie ! (30 janvier 2005)
2. Les Tontons Flingueurs (31 janvier 2005)
3. La Marche de l'Empereur (6 février 2005)
4. Star Wars Episode III (24 février 2005)
5. Le château de Cagliostro (31 mars 2005)
6. Kiki la petite sorcière (10 avril 2005)
7. Des fans font déjà la queue pour Star Wars episode III ! (17 avril 2005)
8. The Hitchhiker's Guide to the Galaxy (21 avril 2005)
9. J'ai vu Star Wars Episode III (7 juin 2005)
10. Good bye, Mrs Robinson (8 juin 2005)

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