Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

dimanche 15 janvier 2012

L'enfer ou le paradis


Il est parfois des pub malheureuses, qu'il conviendrait de retirer à certain moment de l'actualité...

Libellés : ,

mercredi 29 octobre 2008

Une goutte de pluie



En ce moment, il pleut en Provence. On a un temps un peu breton, comme ça.

Alors, sur une feuille toute jeune du rosier qui est à côté de la porte de la maison, il y avait hier matin une belle goutte d'eau, comme une larme de pluie.

Elle ressemblait à une pierre précieuse, une pierre de lune. Mais c'était une simple goutte de pluie.

Crédit photo : Luc

Libellés :

dimanche 3 août 2008

Elle est arrivée !




Cela faisait une trentaine d'année que j'attendais ce moment. Samedi, on a été chercher ma belle D-18 au magasin. Elle venait d'arriver. Jean-Louis l'avait préparée. Il avait réglé le manche juste bien, pour que les cordes soient le plus près possible des frettes, mais sans que ça frise. Comme ça, les notes "sonnent" avec pureté sans qu'on ait besoin d'appuyer dessus comme un sourd.

Elle est très très belle, dans sa valise de voyage d'origine.

Et puis le son ...

J'ai joué de la guitare quand j'étais jeune. Et puis je me suis acheté une Yahama avec des cordes nylon. Et c'était très dur avec un manche aussi large, et le résultat était plutôt décevant. Alors, j'ai continué à gratter un peu, comme ça, de temps en temps. Et puis un jour, il y a très longtemps, j'ai eu une Martin entre les mains. Et là, ça a été presque "magique". Les notes jouaient toutes seules. Les accords "sonnaient" comme ceux de Nick Drake ou de Donovan. Et, tout d'un coup, j'ai su instantanément jouer comme un dieu.

En rentrant à la maison, j'ai repris ma Yamaha. Mais c'était tout aussi pourri qu'avant ... Alors je me suis promis qu'un jour, plus tard, moi aussi j'aurai une Martin, et que la magie reviendrait.

Sachant que la D-18 allait arriver, j'ai ressorti ma Yamaha pleine de poussière, et je me suis un peu dérouillé les phalanges. Et aussi, j'ai commencé à me reformer les callosités du bout des doigts de la main gauche. Ca a été un peu laborieux, mais la musique est revenue, avec un peu de toiles d'araignées, comme la belle au bois dormant.

Et hier, avec beaucoup d'émotion, j'ai pris en main cet instrument de légende. Et là, la magie a opéré. Les notes sonnaient clair, la musique se réveillait au fond de moi. C'était un peu comme le premier jour du printemps, quand les primevères commencent à sortir. J'ai beaucoup joué, les accord s'enchaînaient avec harmonie. C'était un grand moment de plénitude et de sérénité. Il faut avoir tenu un instrument de musique de cette qualité dans ses mains pour comprendre.

Et puis j'ai dû m'arrêter : le bout des doigts de ma main gauche est encore un peu tendre.

Donc, maintenant je vais jouer tous les jours. Dans quelques semaines, les callosités se seront formées et le jeu sera confortable.

C'est un cadeau très émouvant. La vie est belle.

Pour en savoir plus :
1. J'ai soixante ans (Chez Luc)
2. D-18 (C. F. Martin & Company)

Crédit photo : Luc

Libellés : ,

mardi 22 juillet 2008

J'ai soixante ans



Eh bien voilà : j'ai soixante ans. Les cheveux blancs, bien sûr, mais pour le reste, plutôt bien conservé. Bon, enfin, je trouve.

Hier, c'était mon anniversaire. Au début de l'année, je me suis dit d'abord : tiens, on va marquer le coup. Une grande fête, en invitant plein de gens. Avec des tours en mongolfière. Et puis non : tout le monde a le vertige. Puis, je me suis renseigné pour louer des places dans un club med pour la famille et les amis proches. Et, tout d'un coup, je me suis vu souffler les bougies dans le grand restau du Club Med avec tout la salle qui entonne "happy birthday to you, Luc !". Au secours !

C'est là que j'ai décidé que ça serait un anniversaire tout à fait ordinaire, "comme d'hab". Un joyeux non-anniversaire, en quelque sorte.

Alors, on a fait simple mais convivial. On a invité ceux qui étaient là, on a dîné à la maison. Un repas sympa arrosé d'un rosé de Provence bien frais. C'était très bien.

Mais quand même. Pour l'occasion (on n'a pas soixante balais tous les jours), tout le monde s'était cotisé pour m'offrir un vieux rêve. Un rêve de trente ans ... Une guitare de légende : une Martin D-18 !

Elle a été commandée, mais elle n'arrivera que dans huit jours. Mais le détaillant a été très sensible à ce rêve. Et, pour qu'il y ait quelque chose sur quoi jouer après avoir soufflé les bougies du gâteau, il m'a prêté une DX-1 toute neuve :



Bien sûr, ce n'est pas la mythique D-18, mais c'est une Martin quand même ! Comparé à ma vieille Yamaha, les accords sonnent très différemment ! Elle joue toute seule, cette guitare. Même l'accord de Fa passe (presque) tout seul !

Et puis, j'ai activé mon iPhone G3 tout neuf, et là, j'ai été bluffé. Très bluffé !

Mes deux soeurs m'on fait livrer un arbre, un lilas des Indes, que je planterai dans le jardin dès que le Mistral voudra bien s'arrêter de souffler.

C'était un anniversaire simple et émouvant, comme je le souhaitais.

Alors, maintenant, je vais me remettre à la guitare.

Donovan, Nick Drake et Roger Waters n'ont qu'à bien se tenir ! Et David Crosby aussi, d'ailleurs, pendant qu'on y est ...

A partir de maintenant, le soir, en rentrant du boulot, à la gratte ! Hé hé hé ...

Ah oui, le blog ? Je le continuerai, bien sûr, mais dorénavant au même rythme que Jack, Patrick et Philippe. Vous voyez ? Moins abondant donc, et plus épisodique ...

Crédit photos : Luc

Libellés : ,

samedi 12 juillet 2008

Le festival d'Avignon



J'aime bien l'ambiance du festival d'Avignon.

Ce midi, comme à notre habitude, on a été déjeuner dans un de nos restos favoris à Avignon. On s'est arrêté un moment devant deux jeunes des pays de l'est qui nous jouaient une musique tzigane endiablée à l'accordéon et à la clarinette. Ils y prenaient un plaisir tout à fait communicatif. On a bien ri et on a applaudi à tout rompre quand ils ont terminé une version très débridée de "Kalinka".

Le problème du festival d'Avignon, c'est qu'il y a des centaines de spectacles. Et donc, il faut attirer le spectateur. La distribution de tracts à la terrasse des restaurants donne lieu à des parades en musique très animées, qui se succèdent les unes au autres.

Mais parfois, ça va plus loin :



Ci-dessus, vous pouvez voir une femme en rouge, attachée, au sol, qui supplie un passant de bien vouloir prendre son prospectus ...

Gérard Miller, qui est venu à Avignon présenter son premier one-man show, fait plus dans la sobriété. Vêtu d'un polo rayé dont il a le secret, il passait entre les tables pour distribuer ses tracts.



Arrivé à notre table, il a fait semblant de nous reconnaître, et il m'a serré la main en disant "Ah ! Vous êtes là aussi, c'est très bien !".

Puis il est passé à la table suivante ... Un vrai pro de la manipulation !

(vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand)

Pour en savoir plus :
1. Festival d'Avignon (site officiel)
2. Festival d'Avignon : le Off

Crédit photos : Luc

Libellés :

jeudi 19 juin 2008

Avec quelques conséquences...



Justement tes photos d'orage tombent à pic, ce soir il faisait si doux que nous fîmes un tour dans les vergers après diner, et nous avons pu voir que toute une tranche du territoire communal a été grêlé ces jours là.
On en mesure l'effet sur ces abricots.
Sur de nombreux arbres les fruits sont restés, on a pas pris la peine de les ramasser, ils sont "invendables", mais assez bons pour être mangés. Ce constat m'est une occasion de plus de prouver que le système du marché tel qu'il fonctionne est un ignoble gâchis. Ces fruits ne sont pas beaux et vendus à côté de fruits non tachés resterons sur les bras du marchand, c'est entendu. Est-ce une raison suffisante pour les laisser perdre? Pas très loin d'ici d'autres feraient leurs choux gras de tels fruits.
N'est-il pas possible de les valoriser, ne serait-ce qu'en jus? En alcool après fermentation ?

Gageons que les temps difficiles qui se profilent à l'horizon mettrons fin aux gâchis de toutes sortes, par nécessité.

Libellés : ,

Un mois de juin agité en Provence



Déjà, ça avait commencé le 6 juin au matin : le Ventoux était enroulé d'écharpes de nuées tourmentées. Le ciel était irréel.

Et puis, ça a été la journée du 11 juin.

La matin, en montant au Barroux, je remarquai un décor de nuages exceptionnel :



Si vous regardez bien et que vous avez le "regard féerique", vous verrez à gauche de l'image un immense visage placide dans les nuages.

A un moment donné, un visage est même sorti du nuage pour regarder la Lune de plus près ...



Et puis, l'après-midi, en allant vers Chateauneuf du Pape, j'ai contemplé un immense cumulo nimbus en formation :



Une fois arrivé à Chateauneuf du Pape, c'était devenu une gigantesque enclume :



Et j'ai regardé l'orage arriver. Le soir, en rentrant à la maison, le ciel était devenu tout noir :



Seul un petit nuage blanc s'était perdu dans cette tourmente ...

(Vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand)

Crédit photos : Luc

Libellés :

mardi 3 juin 2008

Un mois de mai agité en Provence

Sarrians 430.jpg

En Provence, le joli mois de mai a plus ressemblé au mois de mars avec ses giboulées qu'à un mois doux et printanier. Voici quelques photos prises au cours du mois pour illustrer mon propos.

Ci-dessus, je roule vers Sarrians en venant de Beaumes de Venise. Des nuages s'accumulent à l'horizon au dessus de Vénasque.

Propriac 430.jpg

Ici, c'était une journée plus calme. Je revenais de Propriac, et de joli nuages coiffaient les dentelles au dessus de Buis les Baronnies.

Le Barroux 430.jpg

Là, c'était un spectable majestueux. j'étais dans les vignes vers Caromb, et une vague gigantesque de nuages déferlait du Ventoux sur Le Barroux.

Buis 430.jpg

Ci-dessus, c'était par une après-midi paisible, on montant de Buis vers Plaisians, par une petite route de montagne. La perspective vers Bonvoisin était superbe.

Bedoin 430.jpg

Et puis, ce jour-là, le ciel est devenu noir au dessus de Bedoin. Le spectacle était impressionnant.

Avignon 430.jpg

Mais aujourd'hui, c'était le retour du grand ciel bleu. Avignon était de nouveau resplendissant sour le soleil de Provence ...

(vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand format)

Sur le même thème :
1. Avril en Provence (Chez Luc)
2. Le géant de Provence (Chez Luc)

Crédit photo : Luc

Libellés :

lundi 21 avril 2008

Avril en Provence

Monteux 430.jpg

C'est le matin. Tôt le matin. Comme tous les jours, je traverse Monteux pour aller au boulot. L'aube qui pointe son nez projette des lumières fantastiques dans le ciel.

Traces de l'aube 430.jpg

Et, juste avant d'arriver au bureau, je lève les yeux. Les vols long courriers laissent des traces roses dans le ciel. Là haut, assis dans leurs fauteuils, les passagers boivent un café un peu trop chaud, mais ceux qui sont près du hublot contemplent le paysage.

Les rabassières 430.jpg

C'est le premier rendez-vous du matin. J'ai pris des chemins creux pour monter en haut des Rabassières, derrière Le Barroux. On met en service une nouvelle installation. Tout se passe bien. La lumière du matin est radieuse. Le Ventoux se dresse au loin, majestueux.

Vercroiran 430.jpg

Ensuite, je file dans la Drôme. En passant près de Vercroiran en fin de matinée, je remarque une jolie bergerie dans un verger de cerisiers. Apparemment, elle doit appartenir à deux frères. Seule la moitié droite a été recrépie.

Cairanne 430.jpg

L'après-midi, je vais à Cairanne. De retour, je m'arrête pour contempler le grand ciel, au dessus du Plan de Dieu. Les pieds de vigne dessinent de multiples points de fuite. A l'horizon, un cumulo-nimbus est en train de se former. Ca va tonner au dessus de Valréas ...

Le Ventoux 430.jpg

Vers l'est, le Ventoux domine le paysage, avec sa coiffe de nuages. A droite, les Dentelles de Montmirail se dressent dans l'azur du ciel.

Le mois d'avril en Provence est toujours aussi magnifique.

(cliquez sur les photos pour les voir en grand)

Sur le même thème :
1. Le géant de Provence (Chez Luc)
2. Les amandiers sont en fleurs (Chez Luc)

Crédit photos : Luc

Libellés :

lundi 14 avril 2008

Trouver un trèfle à quatre feuilles

Trèfles à quatre feuille 430.jpg

Vous en trouvez souvent, vous, des trèfles à quatre feuilles ?

Moi, oui. Et depuis que je suis tout petit.

Alors, ce matin, je suis tombé en arrêt devant un trèfle à quatre feuilles, chez un client. Et j'ai pris cette photo, que vous pouvez voir en grand si vous cliquez dessus.

Comme ça, ceux d'entre vous qui habitent en ville pourront voir s'ils trouvent le trèfle à quatre feuilles qui se cache dans cette image ...

Crédit photo : Luc

Libellés :

lundi 7 avril 2008

Marcher vers une fontaine...

L'été dernier nous avons craqué pour une fontaine. Une fontaine ça change tout dans un jardin, quand il fait très chaud, ce doux gazouilli vous rafraichit rien qu'à l'entendre.
Outre le plaisir des yeux et des oreilles, la fontaine dans un jardin est le lieu de rendez-vous de tous les assoiffés du quartier. Nous avons donc dessiné une fontaine avec un petit bac latéral, rien que pour les oiseaux. Il n'a pas fallu longtemps, pour que tous connaissent le coin.
Les fauvettes, le rouge-gorge et les mésanges charbonnières sont des assidues du bain, chacun à son tour. Tout à l'heure le merle s'y rafraichissait encore.
Mais l'ami le plus fidèle en ce moment et qui y passe de longues minutes est l"écureuil, je l'ai littéralement "canardé" cet après-midi pendant une demie-heure, mais généralement il vient le matin à l'heure du petit déjeuner.



Il s'attarde surtout pour lécher les algues vertes qui poussent sur la pierre, visiblement il adore çà. Voilà je vous laisse contempler cette merveille de vivacité, qui passe d'une position à l'autre sans qu'on puisse le voir bouger, c'est sa meilleure défense contre les prédateurs, dont la vue est affutée pour détecter les mouvements.





Libellés :

samedi 5 avril 2008

Bêêêêêê ...


lien direct vers YouTube


Vous aimez le bon fromage de chèvre et de brebis ? Voici celles à qui vous les devez, filmées dans une bergerie de la Drôme provençale où je suis allé avant-hier ...

Quand je suis rentré dans la bergerie pour leur dire bonjour, j'ai été accueilli par un véritable concert ! Certains bêlements avaient même une tonalité presque humaine, surtout un bouc, vers la fin ...

Pour en savoir plus :
1. La Bonne Fromagerie (Chez Luc)

Crédit vidéo : Luc

Libellés :

mardi 18 mars 2008

Le géant de Provence

Ventoux 25 02 2008 430.jpg

C'était le 25 février au matin. Sur les garrigues de Sarrians, il régnait un calme fantastique. Devant moi, le Ventoux émergeait d'une mer de nuages qui glissait doucement vers Malaucène. Les Dentelles de Montmirail semblaient bien petites au premier plan ...

Aujourd'hui, je vais vous parler du Mont Ventoux, ce géant débonnaire qui domine la Provence de toute sa hauteur. Il est visible de tout le Comtat Venaissin, et son aspect varie beaucoup au fil de la journée ...

Ventoux 03 03 2008 430.jpg

Le 3 mars en fin d'après-midi, j'étais dans les vignes de Mazan. La lumière annonciatrice de l'arrivée du printemps était superbe et éclairait Mazan d'une douce lumière. Et, à l'arrière plan, le Ventoux se dressait en majesté.

Ventoux 04 03 2008 430.jpg

Mais c'est le lendemain qui s'est montré le plus beau. J'étais sur le Plan de Dieu, et lui, il était là, dressé dans un ciel très pur, avec juste une petite nuée en guise de couvre-chef. Et, au premier plan, les Dentelles lui servaient d'écrin ...

Je suis resté un petit moment à le contempler.

(cliquez sur les photos pour les voir en grand)

Crédit photos : Luc

Libellés :

lundi 3 mars 2008

Le prieuré de Ganagobie

040 Les Mées.jpg

Il existe un endroit secret, qui domine la vallée de la Durance. La vue de là-haut est superbe. C'est un plateau, entouré de falaises de tous les côtés, où il y a des ruines très anciennes, qui se perdent dans la nuit des temps. C'est le plateau de Ganagobie, dont Jean Giono parle dans Jean le Bleu.

Là se trouve un prieuré roman du début du douzième siècle.

001 Ganagobie.jpg

Le tympan roman est très beau ...

023 tympan du prieuré.jpg

... mais ce n'est rien en comparaison des mosaïques incroyables qui ornent le coeur au pied de l'autel :

031 mosaique.jpg

On n'a pas l'habitude de voir un bestiaire aussi fabuleux que celui-ci :

030 mosaique.jpg

On est allé ce dimanche revoir ce lieu secret. On a flané dans les allées de pierres. On s'est chauffés aux rayons du soleil en contemplant la montagne de Lure. Et puis, avant de repartir, on a été boire un verre au bistro de Lurs, d'où on a pu contempler Ganagobie éclairé par les dernières lueurs du jour :

060 Ganagobie.jpg

Si vous passez dans la vallée de la Durance entre Manosque et Sisteron, montez à Ganagobie. Vous ne le regretterez pas.

Pour en savoir plus :
1. Monastère de Ganagobie (Wikipédia)
2. Notre Dame de Ganagobie (Romanes.com)

Crédit photos : Luc

Libellés :

samedi 16 février 2008

Les amandiers sont en fleurs

Sarrians 430.jpg

J'avais commencé la journée en allant voir une cliente sur les garrigues de Sarrians. Et, en revenant vers Vacqueyras, je remarquais que les vignes étaient pleines d'oiseaux noirs, qui se sont envolés à mon approche. Des migrateurs, sans doute.

Et puis, en fin de matinée, je suis allé à Saint Didier :

Saint Didier 430.jpg

La vue sur le couvent oecuménique était très sereine. La brume du matin ne s'était pas encore pleinement dissipée.

De là, je suis allé à Mazan. Il y avait un champ de muscat, dressés en lyres.

Mazan 430.jpg

Ces rangs de vignes où l'on avait passé le griffon s'alignaient dans la lumière d'hiver. Au loin, le mas somnolait doucement.

L'après-midi, je devais me rendre à Sablet.

Sablet 2 430.jpg

Le ciel était à présent bien dégagé, et le village resplendissait sous la lumière de l'après-midi.

Sablet 430.jpg

C'est à Sablet que j'ai vu ce bel amandier en fleurs.

Et puis, une fois la journée de boulot terminée, je suis rentré chez moi. Les soirs d'hiver, quand je rentre à la maison, je vois cette image au bout du chemin : le soleil qui se couche près du clocher de la petite église où j'ai marié ma fille ...

Les Valayans 430.jpg

Je suis à mon "home, sweet home". Le boulot, c'est fini pour aujourd'hui !

(vous pouvez voir ces photos en grand en cliquant dessus)

Sur le même thème :
1. Lumières sur la Provence (Chez Luc)
2. Lever de soleil sur Modène (Chez Luc)

Crédit photo : Luc

Libellés :

dimanche 20 janvier 2008

L'or noir de Provence

C’est la saison des truffes dans notre belle Provence et nous avons passé un agréable dimanche avec quelques amis à voir « chasser » la truffe pour la déguster ensuite.

La truffière est ici composée de chênes verts et de chênes blancs, ces arbres, dont les racines ont été ensemencées part du mycélium, sont parmi les premiers plantés en 1979. (Méthode mise au point par l’IRA)

Les chiens truffiers errent à la recherche d’une odeur de truffe mature. Celle qui ne l'est pas ne sent rien, c'est facile.

Le chercheur creuse une première fois le sol là où le chien s’est arrêté et a commencé à gratter, puis le chien revient dans ce premier trou, la truffe est plus proche, il la localise précisément et le chercheur passe son pic sous l’endroit et extrait le précieux champignon.

Le moment de la récompense de l'acteur principal de la pièce est le plus important, le pauvre n'a droit qu'à des biscuits pour chien, mais il semble y tenir beaucoup.

pour la satisfaction du nez du consommateur...

Quelques chiffres :

La France produisait au 19ième, environ 1400t de truffe, la production commercialisée actuelle tourne autour de 80t, alors que nous savons mieux comprendre son mode de reproduction. (Même s’il est permis de penser qu’une partie de la production passe par des circuits inconnus des statistiques)

Il faut au moins 10 ans avant que ces chênes truffiers commencent à produire, seulement une petite portion des arbres plantés est productive : les raisons en sont inconnues.
Comme du reste sont mal connus les facteurs de croissance et de développement de bon nombre de champignons, ce qui interdit leur culture. Il doit y avoir autant de chercheurs là-dessus que sur les maladies des ruches...

On sait que les pluies de printemps et d’automne sont indispensables à son développement, il est établi que la sècheresse limite la production.

L’éleveur de truffes doit donc arroser en cas de sècheresse, ce qui fut le cas en 2007.

Le prix de la truffe noire est arrivé au niveau de 1 € le gramme et la culture de l’or noire est sur le point de nécessiter le port d’arme, le gilet pare-balle, et le transport en fourgon blindé et bientôt les miradors sur les truffières.


Libellés :