Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mardi 30 avril 2013

Et si les ponts d'Einsten-Rosen existaient ?



C'est le 1er juillet 1935 qu'Albert Einstein et Nathan Rosen publièrent leur célèbre article "The Particle Problem in the General Theory of Relativity", dans lequel ils évoquèrent l'existence possible d'un pont entre deux feuillets d'espace-temps. Ce pont fut appelé ensuite "Pont d'Einstein-Rosen". Il ouvrait la possibilité de se déplacer d'un point à un autre de la galaxie en empruntant un "raccourci"sans dépasser la vitesse de la lumière.

Le problème, c'est qu'on ne pouvait pas traverser ce pont, parce qu'on se ferait écraser en traversant le trou noir se trouvant au milieu de ce pont.

A la fin des années cinquante, John Wheeler et Charles Misner introduirent la notion d'espace-temps "turbulent" et de structure en écume de l'espace-temps. Ce sont eux qui ont donné le nom de "trou de ver" (wormhole) au pont d'Einstein-Rosen.



Puis, en avril 1974, Frank Tipler publie son article "Rotating cylinders and the possibility of global causality violation" qui décrit ce qu'on appellera plus tard le "cylindre de Tipler" et qui permet un voyage sans être écrasé par la gravité.




Mais, pour que cela marche, il fallait une énergie négative capable de maintenir le pont d'Einsten-Rosen ouvert. La preuve de l'existence de l'énergie négative a été démontrée par l'effet Casimir, prédit par le physicien Hendrik Casimir en 1948 et mis en évidence par l'expérience en 1997 par Steve Lamoreaux du Los Alamos National Laboratory.

Il suffirait donc de « tapisser » les parois du pont d'Einsten-Rosen avec de l'énergie négative, produite par un mécanisme du genre de l'effet Casimir, pour permettre le passage sans être écrasé par la gravité.

Et, le 26 septembre 1988, Michael Morris, Kip Thorne et Ulvi Yurtsever publient les résultats de leurs calculs avec l'énergie négative dans Wormholes, Time Machines, and the Weak Energy Condition". Et voilà : il est possible d'ouvrir un passage entre deux points de l'espace et de le traverser sans problème pour voyager d'un point de l'espace à un autre de façon quasi instantanée !

Donc, la question qui se pose maintenant, c'est de trouver le premier pont d'Einstein-Rosen.

Eh bien, on devrait le savoir bientôt. En effet, la NASA a mis en évidence l'existence de "portails" cachés dans le champ electromagnétique terrestre. Et la NASA va lancer la mission MMS en 2014 dont le but est de trouver les premiers portails.


lien direct vers YouTube

On vit une époque formidable !

Pour en savoir plus :
1. Trou de ver (Wikipédia)
2. Wormhole (Wikipedia)
3. Singularités, trou de ver et voyage spatiotemporel (futura-sciences)
4. What is a Wormhole? (space.com)
5. Hidden Portals in Earth's Magnetic Field (NASA)

Crédit photo : space.com

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mercredi 2 juin 2010

La Supernova N49 dans le Grand Nuage de Magellan



La supernova N49 a explosé dans le Grand Nuage de Magellan, à une distance de 160 000 années-lumières. Cette explosion a eu lieu il y a cinq mille ans.

Disons, pour être plus précis, que cette explosion a été visible de la Terre il y a cinq mille ans. En fait, elle a eu lieu il y a 165 000 ans, bien sûr.

Cette superbe image a été prise par le satellite Chandra, et a nécessité 30 heures d'exposition.

Vous pouvez cliquer sur l'image pour la voir en grand.

Contempler des supernovae qui explose silencieusement dans l'océan des galaxies, ça confère une autre perspective au journal de vingt heures, je trouve.

Pour en savoir plus :
1. N49: Stellar Shrapnel Seen in Aftermath of Explosion (Chandra/NASA)
2. Chandra (NASA)
3. Chandra X-ray Observatory (Wikipedia)

Crédit photo : NASA

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mercredi 23 septembre 2009

Le retour de Hubble



Après les réparations et les mises à niveau réalisées en mai 2009, le télescope spatial Hubble est de retour, avec des images encore plus étonnantes qu'avant.

Vous pouvez admirer ci-dessus la nébuleuse planétaire NGC 6302, comme vous ne l'avez jamais vue. (cliquez dessus pour la voir en grand)

Et le site officiel de Hubble nous offre toute une collection d'images magnifiques.

Pour en savoir plus :
1. Hubble Opens New Eyes on the Universe (Hubble site)
2. Hubble Opens New Eyes on the Universe - News Release Images (Hubble site)
3. Hubble Is Back! With New Stunning Images (Wired science)

Crédit photo : hubblesite.org

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jeudi 16 avril 2009

Le pulsar PSR B1509-58 : la "main de Dieu"



Pour ceux qui pensent qu'un dieu a créé l'Univers, et que donc il doit bien avoir un signe quelque part, voici une bonne nouvelle.

Le télescope spatial à rayons X Chandra vient de détecter un pulsar, baptisé PSR B1509-58 (B1509 pour les intimes). Et ce pulsar a créé autour de lui une nébuleuse de 150 années lumières de diamètre, qui a une forme qui évoque irrésistiblement une main. Cette nébuleuse, située à 17 000 années lumières n'a été créée qu'il y a 1700 ans (temps terrestre). Elle est apparue dans notre ciel en 309 après JC, donc.

On avait déjà dans le ciel l'oeil de dieu (la nébuleuse NGC 7293) :



Mais après l'oeil de dieu, voici que c'est sa main qui apparaît ...

Vouc voulez que je vous dise : le doute n'est plus permis !

Pour en savoir plus :
1. PSR B1509-58: A Young Pulsar Shows its Hand (Chandra / Harvard / NASA)
2. Young Pulsar Shows Its Hand (Science Daily)
3. PSR B1509-58 (Wikipedia)

Crédit photo : Chandra / Harvard / NASA

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jeudi 22 mai 2008

Explosion d'une supernova en direct

211877main_Supernova_before_nolabels.jpg

Je vous présente la galaxie NGC 2770. Elle se situe dans la constellation du Lynx, une constellation plutôt obscure qui se trouve près de la Grande Ourse. NGC 2770 est située à 90 millions d'années-lumières de nous. A droite, vous la voyez en lumière visible, et à gauche, c'est exactement la même image, mais prise aux Rayons X par le telescope spatial SWIFT.

Le 9 janvier 2008, Alicia Soderberg et Edo Berger observaient la galaxie NGC 2770, parce qu'il surveillaient la supernova SN 2007uy, qui est bien visible au centre à gauche de la galaxie, quand, tout d'un coup, une énorme explosion est apparue en haut à droite de la même galaxie :

211876main_Supernova_after_nolabels.jpg

Pour la première fois, ils ont pu assister en direct à l'explosion d'une supernova : la supernova SN 2008D venait de naître !

Les deux images à droite et à gauche sont à la même échelle. Ca vous donne une idée de la puissance de l'explosion ...

C'est la toute première fois qu'on arrive à photographier "en direct" un tel événement !

(Evidemment, ce qui est "en direct" pour nous s'est passé sur place il y a 90 millions d'années ...)

Pour en savoir plus :
1. NASA's Swift Satellite Catches a Star Going 'Kaboom!' (NASA)
2. NASA's Swift Satellite Catches First Supernova in the Act of Exploding (NASA)
3. Swift Gamma-Ray Burst Mission (Wikipedia)
4. SN 2008D (Wikipedia)

Crédit photos : NASA

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lundi 28 avril 2008

Collisions galactiques

Arp 148

Comme vous le savez sans doute, la galaxie d'Andromède est une galaxie spirale géante qui fonce vers nous à la vitesse de trois cent kilomètres à la seconde, soit 1 million de km/h. Alors, un de ces jours (pas tout de suite, rassurez-vous), la galaxie d'Andromède va rentrer en collision avec la Voie Lactée, qui est notre galaxie à nous.

J'avais lu une nouvelle de science-fiction qui expliquait que, vu qu'il y a des distances astronomiques entre les étoiles d'une même galaxie, quand deux galaxies rentrent en collision, il se passe ... rien. Elles s'interpénètrent, et c'est tout.

C'est un peu la théorie défendue par Goulu pour expliquer que, cet été, quand la Terre sera devenue un trou noir suite à la mise en service du LHC, la Lune ne tombera pas dedans ...

Eh bien, en fait, pas du tout. Quand des galaxies rentrent en collision, il se passe plein de trucs, comme sur l'Arp 148 que vous pouvez voir ci-dessus (extraite du catalogue ARP Atlas of Peculiar Galaxies). Dans cette magnifique photo, vous pouvez contempler la collision de deux galaxies, dans la constellation de la Grande Ourse.

A l'occasion de son 18ème anniversaire, le Hubble Space Telescope a publié une suoerbe collection de collisions galactiques.

Allez voir ces galaxies exploser l'une contre l'autre dans le silence de l'infini de l'espace. C'est un spectacle qui rend très modeste ...

Pour en savoir plus :
1. Cosmic Collisions Galore! (HubbleSite)

Crédit photo : NASA, ESA, the Hubble Heritage

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dimanche 2 décembre 2007

La nébuleuse de l'insecte (NGC 6302)

NGC 6302


La nébuleuse de l'insecte, ou nébuleuse de la fourmi, est une nébuleuse planétaire qui se trouve dans la constellation du Scorpion, à 3500 années-lumières de nous.

Cet objet est listé dans le New General Catalogue depuis au moins 1888.

Au centre se trouve une des étoiles les plus chaudes jamais détectées. Sa température dépasse 200 000 degrés Kelvin. Elle est en train de mourir. On pense qu'un des lobes provient d'une éruption qui s'est produite il y a 1900 ans. La poussière qui cache l'étoile est éjectée à une vitesse de 600 kilomètres à la seconde.

Dans les profondeurs de l'espace, des étoiles explosent, silencieuses ...

Pour en savoir plus :
1. Nébuleuse de l'Insecte : le tourment dans la glace et le feu (interstars.net)
2. NGC 6302 (Wikipedia)
3. A Dying Star Shrouded by a Blanket of Hailstones Forms the Bug Nebula (NGC 6302) (hubblesite)

Crédit photo : NASA, ESA and A.Zijlstra (UMIST, Manchester, UK)

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lundi 5 novembre 2007

Arp 87 : la danse des galaxies

Arp 87

Sur la photo ci-dessus vous pouvez contempler Arp 87, qui se situe dans la constellation du Lion, à 300 millions d'années-lumières de la Terre. Cette structure incroyable se compose de deux galaxies géantes : NGC 3808 à droite de l'image, et NGC 3808A à gauche. Ces deux galaxies sont proches l'une de l'autre, et interagissent l'une avec l'autre comme le montrent les détails de cette photo rendue publique la semaine dernière. (cliquez dessus pour la voir en grand)

Cette structure a été découverte par l'astronome américain Halton Arp dans les années soixante. Il en a d'ailleurs découvertes beaucoup d'autres. Elles se trouvent dans le très célèbre Arp's Catalog Of Peculiar Galaxies.

Pensez-y : pendant que vous prenez du Prozac en regardant le journal de 20 heures, les galaxies dansent au fond de l'espace, silencieusement ....

Pour en savoir plus :
1. Interacting Galaxies . Arp 87 (Hubble Heritage)
2. 'Dancing with the Stars' Takes on a Whole New Twist (HubbleSite)
3. Peculiar Arp 87 (Astronomy Picture of the Day)
4. Arp's Catalog Of Peculiar Galaxies

Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team

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samedi 25 août 2007

Google Sky

Google sky.jpg

Vous en avez rêvé, Google l'a fait ! (comme d'hab).

Vous pouvez à présent explorer le fond du ciel en zoomant sur des galaxies magnifiques.

Comment faire pour avoir Google Sky ? c'est très simple :
1. Téléchargez la dernière version de Google Earth (4.2.180.1134) et installez-la.
2. Sélectionnez "Passer en mode Ciel" dans le menu Affichage.
C'est tout !

Et alors là, vous pouvez passer des heures à explorer le ciel. En plus, ceux qui ont une connexion Wifi, un portable et un ciel dégagé sans trop de pollution lumineuse, vous pouvez vous mettre le soir dans le jardin, dans un transat, et regarder le ciel avec Google Sky sur les genoux ... C'est pas beau, ça ?

Pour en savoir plus :
1. Explorer le ciel avec Google Earth (Google Earth)
2. Google Earth ouvre les portes du ciel nocturne (Le Monde)

Crédit image : Google Earth

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mercredi 11 juillet 2007

La réponse au paradoxe de Fermi

Very Large Array

Au début des années 60, on a tenu le raisonnement suivant. S'il y a quelque part dans l'espace des petits hommes verts, ils doivent émettre des signaux en fréquences radio ou télévision. Donc, si on dirige des radiotéléscopes vers le ciel, avec un peu de chance, on va capter un signal. Et c'est comme ça qu'a débuté le programme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence).

On a donc braqué des radiotéléscopes vers les étoiles, et on a écouté, pour voir si on arrivait à reconnaître un signal quelconque. Et puis ... rien ! A part, bien sûr, le Wow! signal, capté le 15 août 1977, mais qu'on n'a jamais réentendu depuis.

Nous-même, on a envoyé le célèbre message d'Arecibo le 16 novembre 1974, en direction de l'amas globulaire M13, qui se trouve à, euh ... 25000 années-lumières.

Bon.

Tout ça c'est bien gentil, mais il se trouve qu'en quelques années, toutes les transmissions radio, TV, téléphones, satellites, etc, sur Terre sont passées de l'analogique au numérique. Je ne sais pas si vous avez déjà écouté le bruit fait par une émission en numérique, mais, à l'écoute, c'est du bruit blanc. Et, si vous n'avez pas le codec pour décoder le signal ....

Donc, je vois les choses comme ça :
- Pendant 20 millions d'années, la Terre est restée silencieuse en ce qui concernes les émissions en ondes radio.
- Pendant une grosse centaine d'année, la Terre a émis des ondes radios en morse et en signal analogique, tous les deux relativement facilement identifiables et déchiffrables.
- Puis, à présent, on bascule dans le tout numérique.

Si le scénario a été du même type pour les petits hommes verts dont on cherche la trace, on n'a vraiment aucune chance de tomber pile dans la centaine d'année "analogique" avant qu'ils tombent dans le tout numérique. Et donc, à mon avis, ça fait une bonne quarantaine d'année qu'on écoute une multitude d'émissions provenant d'une multitude de civilisations extra-terrestre. Sauf que, vu qu'elles sont en numérique, on n'a aucune chance ni de les reconnaître, ni de les décoder ...

Et cela explique, à mon avis, le paradoxe de Fermi : « si les extraterrestres existent, mais où sont-ils donc ? ».

Pour en savoir plus :
1. SETI (Wikipedia)
2. Wow! signal (Wikipedia)
3. Sommes-nous seuls dans l'Univers ? (Chez Luc)
4. Corot : à la recherche des petits hommes verts (Chez Luc)
5. Paradoxe de Fermi (Wikipédia)

Crédit photo : Hajor

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jeudi 26 avril 2007

La Nébuleuse de la Carène, un aperçu sur la Création du Monde

NGC 3372.jpg

La constellation de la Carène se trouve dans l'hémisphère Sud, et dans cette constellation se trouve des objets célestes exceptionnels, comme l'étoile Eta Carinae, mais surtout la magnifique Nébuleuse de la Carène NGC 3372.

Pour fêter dignement le 17ème anniversaire du Télescope Spatial Hubble, la NASA publie la magnifique photo ci-dessus, qui est une vue panoramique de super haute résolution de la Nébuleuse de la Carène. Cette image fait 50 années-lumières de large et représente la zone centrale de la Nébuleuse de la Carène. (cliquez sur les images pour les voir en grand format, c'est fabuleux)

Cette nébuleuse est en fait un maëlstrom d'étoiles qui naissent (et qui meurent), et on plonge ici dans le processus de création de l'Univers, y compris notre petit Soleil, autour duquel gravite une petite planète bleue, sur laquelle une espèce appelée "humaine" passe son temps à s'engueuler et à s'entretuer.

Voic quelques vues de détails de cette nébuleuse qui sont proprement vertigineux ...

NGC 3372 detail 1.jpg

NGC 3372 2.jpg

NGC 3372 3.jpg

NGC 3372 5

On est bien peu de chose ...

Pour en savoir plus :
1. The Carina Nebula: Star Birth in the Extreme (HubbleSite)
2. The Carina Nebula: Star Birth in the Extreme - release images (HubbleSite)

Crédit photo : HubbleSite

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mercredi 25 avril 2007

On a trouvé la planète des petits hommes verts

Earth 2

On se demandait toujours où ces fameux petits hommes verts pouvaient habiter. Eh bien on a trouvé !

Une équipe d'astronomes français, suisses et portugais viennent de mettre en évidence une planète habitable en orbite autour de l'étoile Gliese 581.

Gliese 581 est une naine rouge qui se trouve dans la constellation de la Balance, à 20,5 années-lumière de la Terre. On a déjà pu déterminer que cette étoile possédait deux autres planètes :
- Gliese 581b, découverte il ya deux ans, une planète 15 fois plus massive que la Terre, et qui tourne en 5 jours autour de Gleise 581.
- Gleise 581d, 8 fois plus massive que la Terre et qui tourne autour de l’étoile en 87 jours.

Mais l'équipe du suisse Michel Mayor, qui utilise le spectrographe Harps, fixé sur le télescope de 3,6 m de La Silla, au Chili, vient de trouver une troisième planète :
- Gleise 581c, 5 fois plus massive que la Terre, avec un diamètre 1,5 plus grand, qui tourne autour de l'étoile en 13 jours, mais où il fait bon vivre. En effet, c'est une planète rocheuse, où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. Si son albedo est de 35% comme celui de la Terre, alors sa moyenne est de 40°C. Mais si son albedo est de 50%, alors sa température moyenne est de ... 20°C !!! Ceci veut dire que, sur cette planète, l'eau s'y trouve à l'état liquide.

Alors, c'est vrai, la gravité y est 5 fois plus forte (ce qui explique que les petits hommes verts sont petits et longilignes), mais toutes les conditions d'apparitions de la vie semblent y être réunies ... Et elle ne se situe "qu'à" vingt années-lumières !

Pour en savoir plus :
1. Astronomers Find First Earth-like Planet in Habitable Zone (European Southern Observatory)
2. Une planète habitable découverte au voisinage du Soleil (Ciel & Espace)
3. Corot : à la recherche des petits hommes verts (Chez Luc)
4. Découverte d'une planète tellurique extra-solaire (Chez Luc)
5. A la recherche d'une nouvelle terre (Chez Luc)
6. Sommes-nous seuls dans l'Univers ? (Chez Luc)

Crédit photo : ESO

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mardi 17 avril 2007

Une nébuleuse carrée dans la constellation du Serpent

MWC 922: The Red Square Nebula

Peter Tuthill, de l'Université de Sydney, a obtenu l'extraordinaire photo ci-dessu en combinant des données du téléscope du Mont Palomar et du téléscope Keck-2 dans le proche infra-rouge (1,6 microns de longueur d'onde).

La nébuleuse "red Square", formée autour de MWC 922 dans la constellation du Serpent, est formée de deux surface hyperboliques biconiques et est l'objet de cette complexité le plus symétrique jamais observé.

Cette nouvelle nébuleuse est une cousine de la Red Rectangle Nebula découverte en 1973 dans la constellation de la Licorne :

red rectangle

Des structures magnifiques tapissent le fond de l'univers ...

Pour en savoir plus :
1. Red Square nebula revealed (University of Sydney)
2. The Red Square (University of Sydney)
3. MWC 922: The Red Square Nebula (Astronomy Picture of the Day)
4. Dazzling red square found in space (News in Science)

Crédit photos : Peter Tuthill et NASA

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mercredi 28 février 2007

La supernova 1987A

SN 1987a Magellan

Le 24 février 1987, il y a eu vingt ans samedi dernier, les astronomes Ian Shelton et Oscar Duhalde observent le Grand Nuage de Magellan, depuis l'observatoire de Las Campanas au Chili, quand, tout d'un coup, ils remarquent une grande lueur au bord de la nébuleuse de la Tarentule.

Ils sont témoins de l'un des événements les plus spectaculaires observés par les astronomes des temps modernes : la destruction d'une étoile massive en supernova.

SN 1987a

En fait, vu la distance, cet événement spectaculaire observé il y a vingt ans s'est produit il y a 164 000 ans ...

L'image que vous voyez ci-dessus est la forme très curieuse de ce qui reste de la supernova aujourd'hui. Un film reproduisant l'explosion est visible ici (lien direct sur un fichier .mpg)

On se perd en conjecture sur l'explication de la formation des trois anneaux en forme de sablier.

Et puis, entre 1994 et 2004, l'anneau central, le plus lumineux (mesurant une année-lumière de diamètre) a été exposé à une onde de choc de la matière environnante. Voici en trois secondes ce qui s'est passé en dix ans :



Pendant ce temps-là, nous, on discute de choses et d'autres ...

Pour en savoir plus :
1. Supernova 1987A: Twenty Years Since a Spectacular Explosion (Chandra X-Ray observatory)
2. Supernova 1987A (Hubble Heritage)
3. SN 1987A (Wikipedia)
4. Supernova 1987A (AAVSO)

Crédit photos : Hubble Heritage et Chandra X-Ray observatory
Crédit vidéo : supernovaT2

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lundi 25 décembre 2006

Corot : à la recherche des petits hommes verts

Corot 1.jpg

La sonde spatiale française Corot (COnvection, ROtation et Transits planétaires) va être lancée de Baïkonour mercredi 27 décembre. Cette sonde va permettre pour la première fois de repérer des planètes rocheuses de petite taille (deux ou trois fois la taille de la Terre).

La méthode utilisée est de mesurer la baisse d'intensité de l'étoile quand la planète passe devant :

Corot 2.jpg

Jusqu'ici, la plus petite planète rocheuse extrasolaire qu'on a trouvé, OGLE-2005-BLG-390Lb, est cinq fois et demi plus grosse que la Terre. Elle se trouve à peu près entre Mars et Jupiter par rapport à son étoile, une naine rouge. De ce fait, la température à sa surface doit être -220°C, un peu froid pour des petits hommes verts ...

Pour pouvoir pister des "exo Terres", Corot va fixer pendant cinq mois entre 60000 et 120000 étoiles pour repérer de minuscules éclipses. Du jamais vu !

Pour que la vie existe, il faut une planète rocheuse (pas une géante gazeuse comme Jupiter ou Saturne) et dont l'orbite soit à bonne distance de l'étoile. Pas trop près, sinon son atmosphère sera éliminée par la puissance de la radiation solaire. Pas trop loin, sinon, ce sera une sphère glacée. La distance doit être idéale, de façon à ce que l'eau puisse exister à l'état liquide.

Cette sonde française révolutionaire sera suivie en 2008 par la sonde américaine Kepler, plus puissante, qui permettra de descendre à des planètes rocheuses de la taille de la Terre.

Bon, on va bien arriver à les trouver, ces petits hommes verts !

Pour en savoir plus :
1. Corot (CNES)
2. Corot (ESA)
3. Découverte d'une planète tellurique extra-solaire (Chez Luc)

Crédit photo : CNES

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mardi 12 décembre 2006

La nébuleuse NGC 6357 dans le Sagittaire

NGC 6357

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez contempler en bas de l'image la nébuleuse NGC 6357 qui se trouve à 8000 années-lumières de nous, dans la constellation du Sagittaire. Cette nébuleuse est éclairée par l'amas d'étoiles Pismis 24, que vous pouvez voir en haut de l'image. On pensait que la plus brillante de ces étoiles, Pismis 24-1, était une étoile d'une taille incroyable (200 à 300 fois la masse du Soleil). En fait, Hubble vient de révéler que c'est une étoile double, chacune des deux étoiles étant quand même cent fois plus massives que le Soleil ...

Je ne sais pas vous, mais moi je ne cesse d'être ému par la beauté puissante de l'univers qui nous entoure. La beauté des profondeurs de l'espace. Et, perdu là au milieu, il y a notre petite planète bleue, toute toute petite, et dont nous tenons le destin entre nos mains.

Oui, ça peut donner le vertige. Mais, moi, ça m'apporte une certaine sérénité. Il faut dire que je suis assez contemplatif devant un tel spectacle ...

Pour en savoir plus :
1. Heavyweight Stars Light Up Nebula NGC 6357 (Hubble site)

Crédit photo : NASA/ESA

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lundi 13 novembre 2006

La splendeur de la nébuleuse d'Orion

Orion

Cette photo extraordinaire de la nébuleuse d'Orion (M42) ressemble plus à une peinture abstraite qu'à une photo astronomique. Moi, je vois un oiseau de feu, la tête de profil et les ailes déployées. (cliquez sur l'image pour la voir en grand)

Cette photo composite en fausses couleurs (*) a été obtenue en combinant une image de Hubble dans le visible et l'ultra-violet, et une image de Spitzer dans l'infrarouge. Au coeur de l'image se trouvent 4 étoiles monstrueusement massives, que l'on appelle collectivement "le Trapèze". Ces quatre béhémoths sont approximativement 100.000 fois plus brillants que notre Soleil. Elle se trouvent au centre de l'image. Les volutes vertes sont de l'hydrogène et du gaz sulfureux chauffés par l'intense radiation ultraviolet en provenance des étoiles du Trapèze.

(*) La lumière de 0,43 à 0,53 microns de longueur d'onde est bleue, de 0,6 à 0,91 microns elle est verte, à 3,6 microns elle est orange, et à 8 microns, elle est rouge.

La Nébuleuse d'Orion se trouve à 1500 années-lumières de la Terre, et ce nuage cosmique est la pépinière massive d'étoiles la plus proche de nous. Les astronomes pensent que cette nébuleuse contient environ 1000 jeunes étoiles ...

Pour en savoir plus :
1. Hubble Panoramic View of Orion Nebula Reveals Thousands of Stars (HubbleSite)
2. Nébuleuse d'Orion (Wikipédia)
3. La ceinture d'Orion (Chez Luc)
4. La nébuleuse Tête de Cheval (Chez Luc)

Crédit photo : NASA, ESA, T. Megeath (University of Toledo) and M. Robberto (STScI)

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jeudi 19 octobre 2006

La collision des galaxies NGC 4038 et NGC 4039

Antennae Galaxies

Au milieu de la constellation du Corbeau, dans l'hémisphère Sud, deux galaxies sont en train de se percuter. Il s'agit des galaxies NGC 4038 et NGC 4039, autrement appelées "galaxies à Antennes" (Antennae Galaxies), à cause des prolongations visibles sur cette photo.

Ces deux galaxies, situées à 68 millions d'années lumières de la Terre, ont commencé leur fusion il y a 500 millions d'années.

Cette image saisissante est une préfiguration de ce qui va se passer quand notre galaxie, la Voie Lactée, va entrer en collision avec la galaxie d'Andromède.

Bon, vous me direz, vu que ça va se passer dans 6 milliards d'années, on a un peu de temps devant nous ... Pas faux.

Pour en savoir plus :
1. Super Star Clusters in the Antennae Galaxies (Hubble Site)
2. New image gives insight into colliding galaxies (Yahoo news)
3. Antennae Galaxies (Wikipedia)
4. Observations of NGC 4038/9 (NRAO)

Crédit photo : Hubble Heritage (cliquez sur l'image ...)

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mardi 4 avril 2006

La nébuleuse d'Orion



Pendant que, sur une petite planète bleue, des singes nus parlant un dialecte local appelé le français se déchirent à propos d'un contrat de travail, la nébuleuse d'Orion palpite silencieusement dans les profondeurs de l'espace ...

L'image ci-dessus est la plus précise jamais prise de cette nébuleuse. Elle a été réalisée par l'Advanced Camera for Surveys qui se trouve sur le Hubble Space Telescope.

Plus de 3000 étoiles apparaissent sur cette image. Certaines d'entre elles n'avaient jamais été vues en lumière visible.

La nébuleuse d'Orion, qui se trouve à 1500 années-lumière de la Terre est la région créatrice d'étoiles qui est la plus proche de nous.

Cliquez sur l'image pour la voir en haute résolution.

Pour en savoir plus :
1. Hubble's Sharpest View of the Orion Nebula (Hubble Site)
2. Orion Nebula en 1280 x 1280 pixels (Hubble Site)

Crédit photo : M. Robberto

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lundi 13 mars 2006

Onde de choc cosmique dans le Quintet de Stéphane



Regardez bien l'image ci-dessus prise par le Spitzer Space Telescope. L'arc vert visible au milieu de l'image est l'onde de choc la plus gigantesque jamais observée. Elle est produite par le choc d'une galaxie qui tombe dans une autre à plus d'un million de kilomètres/heure.

Quatre des cinq galaxies visibles sur cette photos sont impliquées dans une violente collision. Le coeur des galaxies apparaissent comme des noeuds rose-jaunes au centre d'un brouillard bleu d'étoiles. La galaxie qui provoque ce tourbillon est la NGC7318b, la lumière gauche des deux taches lumineuses jumelles visible au centre droit de l'image.

La grande galaxie spirale en bas à gauche de l'image est au premier plan, bien plus proche de nous et n'est pas associé à la collision générale.

L'onde de choc cosmique est bien plus grande que la Voie Lactée, notre propre galaxie. Elle est formée d'atomes d'hydrogène qui, surchauffés par l'onde de choc, provoquent le halo verdâtre.

Le quintet de Stéphane est localisé dans la constellation de Pégase et est à 300 millions d'années-lumière.

Pour en savoir plus :
1. A Shocking Surprise in Stephan's Quintet (NASA)
2. A Shocking Surprise in Stephan's Quintet (Spitzer Science Center)
3. Gigantic Cosmic Cataclysm in Stephan's Quintet of Galaxies (Max Planck Society)

Crédit photo : NASA - Spitzer Space Telescope

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