Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

dimanche 9 mai 2010

Et si j'allais voir mon banquier avec un budget comme ça?


Comme des millions de français j'ai reçu une lettre d'Eric Woerth cette semaine, vous savez bien le Ministre du budget et des comptes publics. Avec des comptes mieux ficelés que cela, j'en connais qui se serait suicidé.
 Pas lui, il continue même de nous décocher son joli sourire. Je n'ai pas pris la peine d'analyser les budgets de tous les pays de la zone Euro, mais je crois que la Grèce a bon dos, il n'y a pas qu'elle qui vit au dessus de ses moyens. Lorsque j'ai vu 149.2 Milliards de déficit pour 270,5 de recettes, je me suis dit :"C'est pas possible, j'ai mal lu, ou bien il y a une coquille?".
Hélas, pas du tout!
Bon vous allez me dire le Budget américain c'est pire et pourtant c'est l'Euro qui baisse...!
Donc il n'y a pas de rapport entre le cours des monnaies et la gestion des pays qui la frappe, et vous savez ce que cela signifie? Que les états on perdu le contrôle de l'économie, ceux qui la contrôle ne sont pas au gouvernement : CQFD.
Il y a tout de même une autre question on entend parler partout de 7% de déficit : là c'est nettement mieux, d'où sort donc ce 7%? On a du agglomérer pas mal de chose dans ce calcul pour noyer le poisson à ce point là.

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mardi 20 avril 2010

Record mondial d'attelage en Provence


Dimanche, tandis que tout le monde interrogeait le ciel et que les voyageurs scrutaient les vols annulés dans les aéroports.
Les "chateaurenardeaux" étaient tous sortis pour voir un attelage impressionnant de 205 chevaux de trait.


Il en est venu de partout, car s'il n'est pas rare de voir dés la belle saison défiler des attelages de 50 chevaux , on avait jamais vu autant de chevaux attelés en ligne. C'est une tradition tenace dans le nord des Bouches du Rhône : elle date de l'époque où les chevaux était l'expression de la puissance de travail des villages qui se mesuraient en organisant des "charrettes" plus belles les unes que les autres, que ce soit par la qualité des chevaux, leur harnachement et bien sur leur nombres.
Il nous a fallu pas moins de 7 minutes pour les voir tous : 7 minutes d'un pas assez soutenu, la longueur du cortège à 5/6 mètres par bête devait faire plus d'un kilomètre.
A Chateaurenard il y a même deux associations, qui ne défilent jamais le même dimanche, les blancs et les rouges (avec un orchestre qui joue l'internationale et des enfants coiffés de bonnet phrygien) et bien exceptionnellement et à l'occasion de cette sensationnelle charrette, ils se sont mélangés...

 Photo Aout 2007 de la charrette "rouge"

La fin des guerre de religion en Provence pour un record de longueur d'attelage, ça méritait d'être signalé.
 Nos descendants louerons certainement ces amoureux de la race des chevaux de trait lorsque nous aurons fini le pétrole et aurons de nouveau besoin d'eux pour cultiver et manger.

Site officiel de Chateaurenard
Le cheval de trait sur Wikipédia

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lundi 1 décembre 2008

Une histoire de « poupées vaudou »



Ce matin sur Europe, l’invité d’Elkabbach était Frédéric Lefebvre, député UMP des Hauts de Seine, amené à s’exprimer sur la décision du tribunal à l’issue du procès, a déclaré : « ...Il ne faut pas oublier que les poupées vaudou dans un certain nombre de pays sont des armes... ».
Il y a des jours où je peine à reconnaître mon pays dans ce procès, où il faut bien admettre que la présidence et bien d'autres se ridiculisent.

Avons-nous donc perdu tout sens de l’humour ?

Quand aux propos du député, ils sont à mourir de rire justement, mais le détail qui cloche est qu'il était on ne peut plus sérieux.
Notre parlementaire qui je pense ne croit pas à la sorcellerie, croit par contre que, puisque certains y crois, c’est une arme !
Alors il y croit finalement à la sorcellerie, ou il fait semblant d’y croire pensant s’attirer des voix aux prochaines élections, ou ne comprend-t-il pas ce qu'il dit?

Non seulement on a perdu le sens de l’humour, mais aussi l’esprit.

Aurons-nous bientôt un druide ou un chaman à l’Académie des Sciences ?

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vendredi 28 novembre 2008

L'apprenti sorcier de Paul Dukas


Interprété par Walt Disney à la grande époque de Mickey.
Nous étions en 1940 tandis que le monde se préparait à un bain de sang, les studios
Disney produisaient ce superbe divertissement parfaitement en phase avec la musique de Paul Dukas. Ce genre d'œuvre donne à connaitre et à apprécier la musique symphonique, la grande...

Désormais on ne peut plus écouter cette musique sans revoir le cartoon.

Cette semaine, j'ai eu mon compte de nouvelles sur les exploits de l'apprenti sorcier :

Un article sur Iter, où l'on comprend que les ingénieurs sont partis dans un voyage, qui fait de celui de Christophe Colomb un voyage organisé.
On identifie une somme de problèmes dont ont à pas la moindre idée de la manière de les résoudre, et surtout en s'affranchissant des étapes de validation qu'un projet censé comprendrait évidemment, avant de commencer à construire quoique ce soit.
Pour continuer avec Colomb, lui au moins avait un bateau qui tenait la mer. (à vrai dire il en avait même trois)
Il serait sans doute judicieux de mettre tout cet argent dans des projets disons, plus aboutis.
Je ne dis pas que la recherche sur la fusion est a abandonner, mais simplement que ce projet n'est, à ce qu'il semble, pas suffisamment mûr pour capter autant de financement, qui forcément manquera ailleurs.
A moins que son premier mérite ne soit la démonstration qu'il est possible de mener un grand projet scientifique mondial, dans ce cas il vaudrait mieux que ce soit un projet réaliste, afin que d'autres puissent suivre. Le contraire de la recherche spatiale, où chacun refait ce qu'ont fait leurs prédécesseurs juste pour le prestige national.

Un documentaire sur Arte "les mâles en périls" sur les effets délétères de quelques molécules sur les systèmes de reproduction d'un grand nombre d'espèce, dont l'homme. Ces molécules sont disséminées partout dans notre environnement, portent le doux nom de "perturbateur endocrinien"...

Et je ne vous parle pas des apprentis sorciers de l'économie planétaire, car, c'est bien connu, l'économie, elle, n'est pas une science exacte,
sans doute plus proche de la sorcellerie et de la prestigitation par ses méthodes.

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vendredi 31 octobre 2008

L’hippopotame et le philosophe.




















Je suis tombé sur un livre de Théodore Monod, un receuil, en fait, de ses causeries sur Radio Dakar en1941. Causeries rapidement interrompues car censurées par le régime de Vichy, censure que T. Monod jugea vite insupportable. La justification de ce receuil nait de la nécessité de publier ces textes sans la censure...
T Monod est un sage, un phare du XXième siécle et je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager une de ces émissions Intitulée : PLAIDOYER POUR L’ÊTRE ViVANT .

Je balance entre l'admiration devant la modernité de ce texte, sa pertinence toujours actuelle, et la déception devant le peu de chemin parcouru depuis 1941. (Voire la détérioration de la situation, partout dans le monde et plus encore en Afrique)

Je vous laisse juge :

"Les vieux prophètes d’Israël, dont le message demeure, près vingt-cinq siècles, singulièrement actuel annonçaient une ère bienheureuse où les créatures, enfin réconciliées, vivraient en paix, le loup habitant avec l’agneau, la panthère avec le chevreau, le lion oubliant ses
griffes, la vipère son venin, l’homme désapprenant la guerre.
Les temps messianiques ne sont pas venus, la cité éternelle n’est encore qu’une chaude espérance, mais la notion de la solidarité foncière qui nous unit au monde animal éveille en nous un vibrant écho. L’homme, toujours modeste, se croyait seul, sans commune mesure avec le reste des créatures offertes à son insensible domination. Et voici qu’il découvre sa propre origine plongeant droit au cœur d’une animalité soumise (tout comme lui) à la maladie, à la douleur, à la crainte, peut-être aux terreurs de l’agonie.
Frère attardé, soit. Mais frère. De celui-ci qu’avons- nous fait, nous les aînés et supposés, peut-être, à ce titre, plus “raisonnables” ?
Lorsqu’au printemps 19l3, le Dr Albert Schweitzer, qui est aujourd’hui l’un de ces hommes qui empêchent quand même de désespérer tout à fait de l’humanité, regagna le bord après une escale à Dakar, il fut accueilli par cet avertissement “Si vous ne pouvez supporter de voir maltraiter les animaux, ne venez pas en Afrique, car vous y verrez souvent d’horribles choses en ce domaine. Certes le continent noir n’a pas le monopole des souffrances inutiles et lâches infligées à l’animal sans défense. Les pays dits “civilisés” n’ont-ils pas aujourd’hui encore leurs scandaleuses cruautés, leurs courses de taureaux, leurs combats de coqs, leurs pinsons ou leurs ramiers aveuglés, leurs chasses à courre, leurs tirs aux pigeons, et, bien souvent, des méthodes d’abattage encore imparfaites ? Le fait n’est que trop certain, mais c’est l’Afrique qui nous intéresse ici,
Il faudrait y vivre les veux fermés pour ignorer que le sort de l’animal y est, dans l’ensemble, misérable ou, ce qui revient d’ailleurs au même, que l’être humain y fait preuve trop souvent d’une entière insensibilité.
Ce n’est pas pourtant par méchanceté proprement dite, intentionnelle, que l’indigène ira dépecer vivante une tortue, coudre la bouche d’une hyène ou éventrer un chien. Il s’agit de pratiques : alimentaire dans le premier cas, traditionnelle dans le second, thérapeutique dans le troisième, que l’on a toujours vues en usage, et qu’on continuera à employer, sans se poser la moindre question. Manque total d’imagination entraînant une complète absence de pitié, celle-ci fonction de celle-là, et “sympathie” vraie au sens étymologique du mot.
La pitié n’est pas naturelle. Elle était sans doute inconnue de l’homme préhistorique, elle l’est certainement de l’enfant, incapable d’imaginer que l’insecte qu’il s’apprête à torturer en souriant, et sans songer le moins du monde à mal faire, pourrait être autre chose qu’une minuscule et divertissante mécanique, créée tout exprès pour lui sertir de jouet. La pitié est une conquête de la conscience, conquête laborieuse, inachevée et perpétuellement a recommencer. Le préjugé commun de nos contemporains, un peu honteux quand même sans l’avouer, cherche discréditer la pitié, pour se dispenser d’avoir à la pratiquer, en la qualifiant de “sensiblerie”. Eprouver quelque scrupule à l’endroit de l’animal, ne serait-ce pas pour un homme frôler le ridicule ? Si l’on veut, mais préférons alors le “ridicule” (entre guillemets) d’un Bouddha ou d’un saint François d’Assise au cruel “bon sens” — toujours entre guillemets — de Mr X...
A l’égard de l’animal domestique, notre responsabilité est accrue puisque ces êtres, artificiellement séparés de leur milieu naturel, dépendent entièrement de nous qui sommes, ou devrions être, leur providence vivante. La sommes-nous ? Allons le demander ensemble à ces chevaux squelettiques, à ceux que torturent des mors d’un modèle barbare ou des éperons démesurés, à ces ânes dont les plaies saignantes n’interrompent pas le profitable labeur, à ceux que l’on massacrait, il y a quelques mois, au coupe-coupe, dans un poste lointain, à ces chameaux aux blessures rongées sept cents kilomètres durant par les lourdes barres du sel saharien, aux chiens abandonnés, capturés et mis à mort par des procédés trop souvent brutaux, à ces nichées de chats qu’au lieu de supprimer sans douleur nous laissons périr de misère dans les rues, à ces tourterelles sanglantes aux ailes brisées qu’a quelques kilomètres de Dakar des garnements offrent aux passants, à ces oiseaux attachés et livrés aux jeux cruels des enfants, à ceux qui périront en grand nombre, en Afrique, sur mer et à l’arrivée, entassés pour l’exportation dans des cages, souvent trop petites, à ces pintades à ces volailles amarrées et transportées en bouquets, ficelées comme s’il s’agissait d’insensibles fagots. L’animal domestique est ainsi traité, on peut imaginer le respect que l’homme aura de la vie sauvage et libre. On sait que beaucoup d’espèces animales ont déjà disparu devant notre activité destructrice, décuplée, bien entendu, depuis la vulgarisation de l’arme à feu. Il est de ces vandalismes qui sont tout récents et ne font pas honneur à l’esprit de prévoyance de nos contemporains. C’est ainsi qu’ont été exterminés la Vache marine en 1780, le Grand Pingouin en 1844, le Dronte en 1679, le Cheval Tarpan en 1866, l’Aurochs vers 1627, etc. « La grandeur de la perte subie par la science et même par l’économie humaine découlant de ces massacres insensés ne peut encore être évaluée », écrivait un professeur d’université en 1937.
Si bien des espèces sont d’ores et déjà définitivement détruites, un beaucoup plus grand nombre est menacé. Au train dont nous nous acharnons a cette inintelligente besogne, avant longtemps viendra le jour ou l’on ne parlera plus qu’au passé de plusieurs espèces de Baleines, de quelques autres Mammifères marins, d’une série d’Ongulés dont plusieurs sont africains, de certains Oiseaux, Reptiles ou Insectes inoffensifs. De nombreuses plantes sont dans le même cas.
On dira que ces faits sont inévitables. Singulier aveu. Remarquons d’abord qu’il est bien rare que l’animal ou le primitif détruisent par simple joie, pour “s’amuser”, comme le fait si volontiers le civilisé, en dehors de toute nécessité alimentaire ou défensive, sans autre prétexte que de s’affirmer le roi de la création et si possible, de se faire photographier, dans une pose héroïque, carabine au poing, au milieu de ses victimes. Outre les destructions inutiles, il reste, il est vrai, celles qu’entraînent, automatiquement, les progrès de l’occupation du sol et du défrichement.
Comprenons-nous bien. Si vraiment l’homme est raisonnable, comme il l’affirme, c’est le lieu d’en administrer la preuve. Il n’est pas question de renoncer à telle ligne télégraphique parce qu’elle risque de désobliger les girafes. Mais si l’homme en occupant tel territoire doit par là même l’interdire aux girafes, qu’il assure ailleurs à celles-ci — la place ne manque pas — une zone où elles puissent continuer à prospérer à l’abri des lignes télégraphiques, des sagaies, des feux et des fusils Lebel.
La question dépasse d’ailleurs celle de l’existence de quelques espèces animales auxquelles des âmes sensibles, égarées en un siècle d’airain, ou des savants fanatiques voudraient épargner une trop rapide destruction. La faune n’est pas seule en cause. La couverture végétale en particulier la forêt, attaquée sans répit par le fer et par le feu, diminue d’année en année. Sait-on, par exemple, qu’à Madagascar la superficie de la forêt primitive, en trente années, est tombée de vingt-cinq à deux millions et demi d’hectares
Et l’on comprendra peut-être toute la gravité de faits de ce genre si l’on songe que sur d’immenses territoires la destruction du couvert végétal primitif entraîne sa dégradation définitive, le processus étant souvent irréversible sur un sol privé d’humus, exposé dès lors au soleil et aux vents, au ruissellement, à tous les ravages de l’érosion, la végétation originelle ne se reconstruira plus. Et c’est la perte irréparable d’espèces dont beaucoup, méconnues aujourd’hui, auraient pu se révéler un jour du plus haut intérêt quant à leur utilisation. Avons-nous le droit de gaspiller ainsi un capital élaboré au cours de siècles innombrables, légué par la nature, et dont nous demeurons responsables vis-à-vis de nos successeurs
A l’honneur de l’humanité, il faut dire que déjà un certain mouvement de protestation se dessine. Timide encore, certes, et qui se heurte à bien des indifférences, parfois à bien des sarcasmes, Mais qui existe. La Belgique, l’Angleterre, les Pays-Bas, les Etats-Unis ont déjà fait un effort considérable pour assurer à des lambeaux de nature primitive et vierge une protection efficace. Des voix se sont élevées en France pour réclamer des mesures analogues . On veut espérer quelles seront écoutées et que le nécessaire sera fait, et fait à temps. Des parcs nationaux, comme le parc Kruger au Transvaal, le Parc National Albert au Congo belge, le parc de la Kagera au Ruanda oriental, et également des réserves naturelles intégrales (quelque chose de très différent, par définition, et de la réserve forestière et de la réserve de chasse) devront un jour assurer à quelques coins au moins de nature intacte, en Afrique française, une protection efficace. Quant à celle des animaux menacés d’extermination, il faut sans doute la demander à une législation rigoureuse et rigoureusement appliquée.
Il faut aussi, il faut surtout la demander à un changement de mentalité, d’attitude, je dirais presque de philosophie. Rien de moins. La rigueur des lois ne sera plus nécessaire le jour où la conscience d’un homme, enfin humanisé, lui interdira toute destruction inutile, le jour où il refusera d’infliger pour s’amuser’ une souffrance gratuite, le jour où, las du massacre, il préférera au fusil les jumelles du naturaliste ou l’appareil photographique du curieux, le jour où, se découvrant enfin solidaire du reste des créatures et des autres animaux, il aura appris le respect de la vie.
Chimère ? En êtes-vous bien sûrs ? Chimère sur le méridien zéro peut-être, au moins aujourd’hui. Mais voulez-vous que nous ouvrions ensemble la règle des moines taoïstes chinois ? Qu’exige-t-elle de ces hommes qui tout de même ne sont pas des anges et appartiennent à la même espèce zoologique que vous et moi ? Ecoutez : « Tu n’écraseras intentionnellement ni insectes, ni fourmis — Tu n’effrayeras ni ne chasseras les oiseaux qui couvent — Tu ne te serviras ni d’hameçons, ni de flèches pour t’en faire un amusement — Tu ne cueilleras ni n’arracheras sans raison les fleurs ou l’herbe — Tu n’abattras point d’arbre par plaisir — Tu ne tireras point de leur terrier les animaux hivernant sous terre — Tu ne verseras point d’eau bouillante sur le sol pour faire périr des insectes ou les fourmis »
Est-il besoin de rien ajouter ? Puisse le sourire de cette divine Pitié éclairer un jour le monde entier, jusqu’au méridien zéro inclusivement, bien entendu "

Theodore Monod : L’hippopotame et le philosophe.

Vous apprécierez forcément, n'hésitez pas à commenter.
A propos de la Photo qui illustre ce billet, elle fut prise au zoo de la Barben en 2007...

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mardi 27 mai 2008

Les gendarmes manifestent à Draguignan

Il fut un temps où tous savaient que la gendarmerie était autorisée à faire usage des armes après les sommations et injonctions d’usage.

C’est une mesure qui encourageait les contrevenants à s’arrêter.

Petit à petit, je ne sais par quel dérive il est devenu notoire que la police n’était autorisée à user de ses armes que pour se défendre...

Il est donc permis aux délinquants de penser que le rapport avec la police et la gendarmerie est devenu comme un jeu « du gendarme et voleur » où celui qui coure le plus vite gagne.

Si les délinquants n’ont plus à craindre la force publique, je ne vois plus très bien à quoi elle pourrait bien servir : à remplir des formulaires ?

Dans ce cas autant confier ce travail au secrétaire de mairie nous ferions de grosses économies.

Personnellement je ne crains ni la police ni la gendarmerie, mais je ne fais généralement rien non plus pour les énerver...

Pour en savoir plus

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lundi 5 mai 2008

S'adapter ou mourir...

Un article dans ma revue de vulgarisation favorite a attiré mon attention, il s’agit de l’adaptation d’un lézard à un nouveau milieu en 36 ans.

Cinq couples de ce Podarcis sicula furent introduits dans une petite île croate à l’est de l’île de Lastovo, dans ce court laps de temps ils sont passés de prédateurs à végétariens en subissant un certain nombre d’adaptations au niveau du système digestif et comportemental. (voir le lien)

Cette découverte oblige les évolutionnistes à revoir leurs idées sur la vitesse de l'adaptation des espèces au changement de leur milieu : Darwin a raison beaucoup plus vite que nous ne le pensions.

Il y a peu, Philippe nous avait envoyé écouter Jean-Marc Jacovici, selon ses calculs, nous n’aurons pas 36 générations pour passer de « l’ homo tutto energitus fossilus » à « l’homo energitus renouvelabilis » (si vous me pardonnez ce latin de cuisine), mais tout juste une !

Jean-Marc Jacovici m’a complètement convaincu (en fait je l’étais déjà).

Cependant pour retourner à nos propres capacités d’adaptation, lorsque j’entends continuellement parler de croissance par nos hommes politiques et nos propres comportements j’en viens à me demander si la brillante intelligence dont l’homme est pourvu ne serait pas un simple ornement ne jouant aucun rôle dans sa capacité à s’adapter à un nouvel environnement. Car à voir l’entêtement que nous mettons à ne pas voir les changements que la raréfaction de l’énergie, par nous même provoquée, vont engendrer, on est bien obligé de constater que notre belle intelligence et notre gigantesque culture, n’est qu’un ornement. (sexuel peut-être? Comme la crête du coq et les jolies plumes de sa queue ! )


Pour en savoir plus :
Lizards Undergo Rapid Evolution After Introduction To A New Home
Conférence de Jean-Marc Jancovici

Crédit photo : Anthony Herrel of the University of Antwerp

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dimanche 4 mai 2008

Londres est une ville propre

Kensington.jpg

Ce week-end, j'étais à Londres. Et j'ai été surpris de remarquer à quel point cette ville était propre : pas un seul tag sur les murs, et pas une seule crotte de chien sur les trottoirs.

Et puis, je suis tombé sur ce panneau, et j'ai compris :

Clean London.jpg

"Si vous ne nettoyez pas les crottes de votre chien, vous vous exposez à une amende de £1000." Pour info, au taux de change actuel, cela nous fait la crotte de chien à 1300 €.

A ce tarif là, on comprend mieux la propreté des rues de Londres ...

Crédit photos : Luc

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samedi 8 mars 2008

La Confiance



La confiance est le ciment de toute vie sociale.

Elle semble désormais l’apanage des "imbéciles" et des petites gens.

La confiance est en pleine déroute alors qu’on nous révèlait simultanément que Denis Gautier-Sauvagnac se retirait du MEDEF avec 1.5 millions d’Euros après en avoir évaporé 19 Millions d’Euros, dans des opérations tellement « honorables » qu’il s’agissait de liquide... et que le responsable du CE de VW, Klaus Volkert était corrompu par la direction de la firme, pour d’autres montants astronomiques.

J’avoue en avoir pris un sacré coup sur la tête. Moi qui pensais qu’en Allemagne le syndicalisme était exemplaire et que la corruption dans ce pays n’avait rien à voir avec celle qui règne dans le reste du monde.

Encore un mythe qui s’effondre.

Depuis nous avons appris que pas mal de monde planque son fric au Lichtenstein et pas seulement des allemands.

En écho, il me vient l’envie de vous narrer le récit qu’un vieil oncle me fit autrefois.

Au sortir de la Grande Guerre, alors que la France était exsangue, que les plus grands sacrifices avaient déjà été demandés aux français : rien moins qu’un gros trou dans la courbe démographique, les caisses de la banque de France étant également vides, et les réserves d’or au plus bas, il fut demandé au français dans un nouvel élan de patriotisme de DONNER, leur or !

A cette époque la convertibilité de la monnaie papier en or était encore de mise : c’était cette convertibilité qui donnait confiance en la monnaie papier, d’où l’expression de monnaie fiduciaire (confiance, tient encore elle).

Ils donnèrent en masse, qui sont alliance, qui ses Louis, qui ses Napoléons, qui une chaine...

J’insiste et précise qu’il s’agissait de dons volontaires, car de tels gestes semblent aujourd’hui simplement inimaginables.

Et savez-vous ce que firent les députés français dans l’année qui suivit : ils s’attribuèrent une belle augmentation.

La confiance en avait déjà pris un vilain coup, on comprend sans doute mieux le peu d’enthousiasme des Français à se précipiter dans la seconde guerre : 20 ans c’est peu pour oublier un tel massacre et de telles trahisons.

Je continue à défoncer des portes ouvertes en me demandant comment faire sans confiance pour :

- avoir des amis.
- se marier.
- faire des enfants.
- entreprendre.
- prêter.
- commercer/échanger.
- voter.../...

C’est bien simple la confiance c’est comme l’air que l’on respire : indispensable à la vie en société.

Pourtant l’histoire et la littérature sont pleines de trahisons, parce que la trahison rapporte le plus au traitre ponctuellement, dans l’immédiat. Depuis que les individus se déplacent très rapidement et très loin la trahison devient une stratégie gagnante au niveau individuel, au contraire de l’époque où les hommes étaient moins mobiles, et donc plus soudés et solidaires.
Nous sommes donc de retour au temps des hordes barbares : se servir, piller et partir...

La parade que nos sociétés modernes trouve au développement de la trahison est le tout juridique : comme si les contrats et le papier timbré pouvait remplacer la morale personnelle, la parole donnée et le civisme. En fait c’est une nouvelle trahison au second degré.

J’ai souvenir d’une conférence de Le Comte Sponville sur la morale et le business, pour résumer ce que j’ai retenu : « nous avons tord de vouloir appliquer des règles morales au monde des affaires, car celles-ci n’appartiennent pas à cette sphère là, le monde des affaires est régit par des rapports de force, amoral donc »...

Comme s’il était possible de considérer le monde comme une somme de sphères sans relation les unes avec les autres ?

Crédit photo : Figaro.fr

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dimanche 17 février 2008

L’île de Pâques


Cet endroit est fascinant, il nous montre que les humains ne sont pas toujours en mesure de maitriser leurs démons et de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Les Pascuans sont la démonstration en modèle réduit de ce qui pourrait arriver à « l’île terre ».


C’est pourquoi, j’ai été ému de trouver dans le minuscule Jardin Botanique de Val Rahmeh à Menton un survivant de l’île de Pâques qui semble se porter à merveille, ce Sophora Toromiro est donc un miraculé, dont les gènes participent au repeuplement de son île d’origine.

Noble tâche que de rendre à cette île pelée sont aspect original.
Et qui donc réensemencera la terre quand nous l’aurons « toute consommée » ?

Voici l’épitaphe que nous avons pu lire sous son abondante ramure, le gaillard fait bien 25 mètres de haut.

« Le toromiro et la fonction conservatoire du jardin

L’île de Pâques découverte par le hollandais Roggeven, le dimanche de Pâques 1722, ne fut pas toujours l’île nue que l’on connaît aujourd’hui. Dans une formation boisée ouverte à palmiers - Paschalococos disperta? - et arbustes divers, le Sophora toromiro avait un statut particulier. C’est dans son bois dur et de couleur rouge que les pascuans sculptaient leurs statuettes et leurs objets cérémoniels.
En 1934, la mission Métraux- Lavachery photographie le dernier spécimen sur lequel Thor Heyerdahl prélèvera, en 1956 une branche porteuse de gousses. Les graines germent en Suède. En 1962 la disparition du toromiro de l’île de Pâques est une certitude.
Un programme international est élaboré avec pour objectif la réintroduction du toromiro dans son berceau d’origine. Avec ses toromiros Val Rahmeh participe à l’opération. »

Au XIXème la puissance de l’empire britannique dominait le monde, cette puissance a généré de colossales fortunes. Beaucoup de ces princes jetèrent leur dévolu sur une des régions les plus agréables d’Europe : la côte d’Azur. Ils y construisirent de somptueux palais et villas en créant de non moins somptueux jardins.

Lorsque l’on est très fortuné, on dispose de l’énorme liberté de dépenser sa fortune de mille et une manières. Lorsque je vagabonde dans ces jardins, peuplés d’essences venues de l’autre côté de la terre à l’époque de la marine à voile et à vapeur, je ne peux m’empêcher de songer à l’immensité des fortunes actuelles souvent dépensées de bien stupide manière. Car en ces temps obscurs, la fortune n’est pas toujours accompagnée de la culture comme c’était souvent le cas au XIXème, Il ne reste alors que la vanité.

Pour en savoir plus :
Toromiro (Wikipedia)
Crédit photo : L'ile de Pâques

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jeudi 31 janvier 2008

Travailler plus pour gagner plus...

Ou l'art de taper dans des caisses déjà vides

Il y a peu, tu t'en souviens Luc, nous discutions de l'effet des mesures d'allègement fiscale et de la dispense de charges sociales sur les heures supplémentaires. Le résultat ne se fait pas attendre le fameux trou de la sécurité sociale grandit.
Je suis de ceux qui pensent que la manière d'exercer la médecine aujourd'hui est aussi en cause, et que nos médecins sont scandaleusement sous payés et qu'à ce tarif il faudra aller cherchez nos toubibs dans le tiers-monde (cela a déjà commencé).
Il faut que les médecins comprennent et fassent comprendre à leurs patients que la sécu n'est pas une corne d'abondance et qu'elle ne pourra payer que dans la mesure de son budget.
Je suis également de ceux qui pensent qu'il faut réduire tous les frais annexes, qui sont des dépenses de confort, les massages et autres taxis bleus pullulent aujourd'hui. Tous cela n'existait pas autrefois et nous ne nous en portions pas plus mal, quand au transport des malades, la solidarité des voisins et parents faisaient l'affaire. De même les généralistes dispensaient des soins qui aujourd'hui incombent aux urgences.
Notre population vieillit, les dépenses augmentent donc mécaniquement, et c'est une bonne raison pour gérer la santé avec plus de rigueur. Il est temps d'interrompre l'hémorragie.
Certains signes indiquent clairement que le corps médical ne veux pas participer au redressement des comptes, alors que son avenir en dépend directement. Il se plaindra ensuite qu'on cherche à le "fliquer". Lorsqu'il fut question d'une carte vitale avec photo, pour éviter les fraudes, ce fut une levée de bouclier : " nous ne sommes pas là pour faire la police" pouvait-on entendre.
Et qui met la carte dans le lecteur, qui d'autre peut contrôler ?
Le médecin a une haute idée de sa mission et il a raison, cela ne le dispense pourtant pas de civisme au contraire. Le civisme c'est ce qui est nécessaire pour rétablir les comptes de la SS.
Il est plus productif que la "pénalité" sur chaque boite de médicament!
Regardez un peu du côté des pays du nord...

Mais pour revenir aux heures supplémentaires. Les gens qui en font sont très heureux de gagner plus pour le même nombre d'heures. Ce n'est pas pour cette raison que leur patron leur en demandera, mais bien parce qu'il a du travail.
Donc la différence entre les heures sup d'avant et celles de maintenant, c'est un transfert des caisses de l'état et des régimes sociaux dans la poche des seuls personnels qui ont le loisir de faire des heures supplémentaires.

La conséquence directe et immédiate est l'aggravation des déficits sociaux.
CQFD.

Pour en savoir plus :
1. L'avis de la CFE CGC
2. L'avis des Jeunes médecins
3. Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2008


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lundi 14 janvier 2008

Touche pas à ma plaque !

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Le 1er janvier 2009, le système de numérotation des plaques d'immatriculation françaises va changer. Chaque véhicule aura un numéro "à vie", du style de celui que vous voyez ci-dessus, et dans lequel le numéro du département aura disparu. A gauche, le logo de l'Union Européenne. Puis une suite de 7 caractères maximum, avec dans l'ordre 2 lettres, 3 chiffres et à nouveau 2 lettres. Puis, à droite une zone facultative avec un petit emblème, et, en dessous, par exemple, le numéro du département, tellement petit qu'il sera en fait illisible.

On va donc assister à la disparition du numéro du département dans la plaque d'immatriculation.

Ceci veut dire, par exemple, plus de voiture 75 rayées à Marseille, plus de jeux avec les gosses sur la route des vacances basées sur les plaques des voitures, plus de possibilité de reconnaître les "pays" quand on arrive au terrain de camping, etc ...

C'est tout un pan de notre histoire qui disparaît d'un coup ! Alors, un certain nombre de départements viennent déjà de rentrer en résistance :

- L'Ardèche (07) : Le mois dernier, le conseil général de l'Ardèche a pris une délibération, votée à l'unanimité, pour que le numéro du département (07) puisse continuer à figurer sur les plaques. « Le 7, c'est un chiffre porte-bonheur pour l'Ardèche. Il fait partie de nos vies. C'est un élément de notre identité. Si on ne fait plus de différence entre les Ardéchois et nos voisins drômois (26), il n'y aura plus d'engueulades sympathiques sur les routes. »
- L'Aude (11) : En Languedoc-Roussillon, la région n'a pas laissé le choix à ses cinq départements. La partie droite de la plaque d'immatriculation sera exclusivement réservée au logo régional. Les conseils généraux devront donc réfléchir à un subterfuge pour afficher eux aussi leur identité. Le conseil général de l'Aude a déjà sa petite idée en tête. Les élus audois planchent déjà sur un marquage extérieur et gratuit du numéro 11 sur les véhicules neufs.
- La Gironde (33) : Dès le 26 octobre, une motion a été votée par les conseillers généraux PS, PC et CPNT pour que « l'identité du département de la Gironde soit clairement affichée sur toutes les plaques des véhicules immatriculés, à compter du 1er janvier 2009, par l'apposition obligatoire du numéro 33 et du logo du conseil général. »
- Le Pas-de-Calais (62) : « Le 62, c'est nous ! Ce numéro fait partie de notre patrimoine. Sur l'autoroute, lorsqu'on arrive dans un terrain de camping, sur un parking... on regarde toujours les gens qui sont là ! » explique Dominique Dupilet, président du conseil général du Pas-de-Calais.
- La Vendée (85) : « On va maintenir l'ancien système de numérotation avec le logo du département, on est en discussion avec les concessionnaires et les garagistes pour apposer sur les nouvelles plaques d'immatriculation un autocollant avec le numéro et le logo du département. », a déclaré Philippe de Villiers, le président du conseil général de Vendée, qui entre en résistance.

Moi, je vais regretter le numéro des département sur les plaques des voitures. Et vous ?

Pour en savoir plus :
1. Plaque d'immatriculation française (Wikipédia)
2. Nouvelles plaques d’immatriculation : Touche pas à mon département ! (France Soir)
3. Touchez pas à nos plaques ! (Le Parisien)

Crédit photo : JFZ

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dimanche 28 octobre 2007

Moi, c'est trois !

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Quoi de plus embarrassant, quand vous vous penchez pour faire la bise à une amie, et que vous vous apprêtez à lui faire trois bises, et qu'elle se recule brutalement en disant (avec un sourire, quand même) :"Ah non, chez moi, c'est deux !".

Ca vous est déjà arrivé au moins une fois, non ?

Eh bien, pour vous éviter à l'avenir ce petit moment de solitude, un site a eu la bonne idée de cartographier le nombre de bises par département.

On voit ici qu'en Provence, c'est 3 bises, par contre, dans les Bouches du Rhône, c'est juste deux bises. (Donc, je fais gaffe chaque fois que je vais voir Jack ...)

Par contre, chez Patrick, c'est juste une bise. Mais chez Philippe, on est beaucoup plus démonstratifs avec 4 bises, quand même ...

Alors, voyons, quand j'irai voir Betty, il faudra me contenter de 2 bises. A noter ..

Quand même, si vous allez voir les stats de plus près, vous vous apercevez que ce n'est pas si monolithique que ça y paraît. Dans la plupart des départements, il y a un panel complet, allant de 1 à 5 bises. Des "immigrés" venant d'autres départements, sans doute ...

Alors, vous, c'est combien ?

Pour en savoir plus :
1. Combien de bises ?

Crédit photo : Combien de bises ?

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vendredi 12 octobre 2007

Ne vous inquiétez pas, les scientifiques veillent sur votre santé...

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Mardi dernier, je coupais du bois au fond du jardin (quand homme blanc couper beaucoup de bois, hiver très froid...)

Mon attention fut attirée par un hélicoptère qui semblait faire des acrobaties au dessus de ma tête, étant à couvert je le distinguais mal, de plus il volait en rase-motte. Comme il passait au dessus de ma tête, je suis sorti du couvert pour le voir repasser au dessus de la maison et là j’ai compris qu’il pulvérisait quelque chose car j’ai bien vu sa rampe de pulvérisation et j’ai aussi senti une odeur bizarre.

Il n’a pas fait d’autres passages car il aurait alors balayé carrément la rue principale du village.

Ma première réaction fut de rentrer dans la maison, même si j’étais déjà « traité » et de téléphoner à la mairie, pour savoir s’ils étaient avisés qu’un traitement était prévu et si oui lequel ?

Ils n’étaient au courant de rien, mais hasardèrent l’hypothèse qu’il s’agissait d’un traitement contre la chenille processionnaire.

Je m’interrogeais alors sur la nature du produit et je découvris que le traitement standard est un traitement totalement bio à base de bactéries Bacillus thuringiensis. C’est bio donc c’est forcément inoffensif !

Tu parles : la peste et le choléra aussi sont « bio » !

Et bien oui, vous l’avez compris on vous balance des bactéries sur la tête sans même vous demander votre avis et ni même prendre soin de vous avertir : nous avons à l’ONF des gens qui savent ce qu’ils font et n’ont cure d’aviser la population.

Là j’ai pensé aux travailleurs des champs de bananes, qu’on a bombardés de pesticide sans précaution durant des années.

Vous allez me dire que ça n’a rien à voir et j’en suis d’accord, mais la méthode, elle, est la même : pourquoi prendre la peine d’aviser ces « ignorants», qui vont encore nous embêter avec leurs questions.

Et bien justement j’ai des questions : même si le produit a une durée de vie courte, il massacre pas mal d’insectes autres que la chenille processionnaire et la biodiversité en prend encore un vilain coup. Et moi je ne veux pas que l’on traite mon jardin, sans me demander mon avis.

Je n’ai qu’une confiance limitée aux scientifiques, lorsqu’on sait que les poissons de nombreux grands fleuves français contiennent jusqu’à 7 fois la dose limite de PCB, que l’interdiction de consommation du poisson ne s’est établie que tout dernièrement, partiellement et progressivement le long des fleuves alors que les pollutions aux pyralènes connues datent des années 80 : on peut s’interroger sur l’efficacité des organismes scientifiques chargés de veiller sur notre santé.

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lundi 10 septembre 2007

Voici venue l’heure de tenir ses promesses...



La réforme des régimes de retraite spéciaux est annoncée, déjà les syndicats de fonctionnaires haussent le ton, menacent, roulent des mécaniques.

La stratégie de Sarkozy est claire : j’annonce les réformes que je ferai si je suis élu, je suis élu je fais ce que j’ai promis... c’est ce que nous attendions, franchement!

Alors il est clair que partir à la retraite à 60 ans plutôt qu’à 50 ne peut être accepté de gaité de cœur : il faut bien l’admettre la pilule est difficile à avaler. On entend également dire que la mise aux normes du privé des fonctionnaires ne règlera pas le problème du financement des retraites considéré dans son ensemble, c’est vrai mais c’est oublier qu’en effet d’autres révisions déchirantes seront nécessaires pour tous.

Chez nos voisins allemands l’équilibre des régimes est atteint grâce au recul de l’âge de la retraite à 67 ans : ce qui signifie que nous devrons tôt ou tard reculer l’âge de la retraite (tôt serait mieux que tard) et qu’avant de demander à tout le monde d’accepter des sacrifices (en 2008 la loi Balladur prévoit un accroissement du nombre de trimestres de cotisation requis), la décence commande de commencer par la suppression des privilèges.

Décence quel drôle de mot...


Crédit photo : REUTERS/TOBIAS SCHWARZ (Le Monde)

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mardi 7 août 2007

Le spot contre la barbarie de la corrida que vous ne verrez pas à la télé



lien direct vers YouTube


Je fais suite à l'article de Jack d'hier. En Provence, il y a les blancs et les rouges, mais il y a aussi les corridas, barbarie insupportable contre laquelle je m'étais déjà élevé.

Cette année, la SPA est montée au créneau et a réalisé le clip ci-dessus pour être diffusé à la télévision. Le BVP a refusé la diffusion de ce clip, et des deux clips plus édulcorés visibles ici.

Je ne sais pas si c'est les blancs ou les rouges les plus chauds partisans de cette torture en public, mais il faut que ça cesse ! Et le plus vite sera le mieux.

Ce clip ne passera pas à la télé. Au moins il passera ici. C'est déjà ça !

Pour en savoir plus :
1. Renaud en colère contre le Bureau de Vérification de la Publicité ! (site officiel de la SPA)
2. Corridas : arrêtons le massacre ! (Chez Luc)

Crédit vidéo : Société Protectrice des Animaux

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mardi 24 juillet 2007

Une vielle tradition barbaresque.

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La prise d’otage avec rançon est un « sport national » depuis des siècles sur tout le rivage de la méditerranée.

Les attaques barbaresques dans cette région ont longtemps gêné le commerce en méditerranée, elles donnèrent prétexte aux attaques venues d’Europe et plus tard à la colonisation de cette région. Car à cette époque elle n’avait guère d’autre intérêt que stratégique.

Tous les ports de cette côte furent des repères de pirates vivant de razzia et de rançon, à un moment ou à un autre.

L’épisode des infirmières bulgares qui voit enfin sa conclusion, après huit années de calvaire, s’inscrit dans cette tradition. Le fait que huit longues années furent nécessaires est la lumineuse démonstration de notre faiblesse vis-à-vis de ce régime de brigands.

Comment expliquer que la Libye, un pays de 6 millions d’habitants puisse tenir en échec la communauté internationale pendant 8 ans si ce n’est grâce à la faiblesse et aux divisions de cette dernière. Souvenez vous que Mitterrand refusa l’autorisation de survol aux avions américains, partis de Grande Bretagne pour aller bombarder le palais du dictateur.

Saluons donc cet heureux dénouement, mais surtout souhaitons que la Libye cesse enfin d’utiliser le racket en guise de diplomatie.

Seules l’union et la fermeté face à ces pratiques sont efficaces, car cette conclusion, heureuse pour les victimes ne doit pas nous faire oublier, qu’encore une fois la rançon fut versée.

Aussi, je trouve toute cette diatribe au sujet du rôle de la femme de Président totalement accessoire et permettant surtout de ne pas aborder le fond du sujet.

Pour en savoir plus :

Lire sur Wikipedia : la guerre Tripolitaine.

Crédit photo : Wikipedia

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jeudi 19 juillet 2007

L'univers des enfants se retrécit de génération en génération

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Une étude réalisée par Natural England et The Royal Society for the Protection of Birds est arrivée au constat suivant : en quatre génération, les enfants ont perdu le droit de se promener seuls dans la nature.

Regardez la carte ci-dessus (cliquez dessus pour la voir en plein format).

En 1926, George Thomas avait 8 ans. Ses parents n'avaient pas les moyens de lui payer un ticket pour prendre le tramway, ou de lui acheter un vélo. Et il avait l'habitude de marcher 10 kilomètres à pied pour se rendre à Rother Valley où se trouvait son coin favori pour pêcher.

En 1950, Jack Hattersley, son gendre, avait 8 ans. Il était autorisé à marcher 2 kilomètres pour aller se promener seul dans les bois. Il allait à pied à l'école et ne prenait jamais la voiture.

En 1979, quand sa fille Vicky Grant a eu 8 ans à son tour, elle était juste autorisée à se rendre seule à pied à la piscine se trouvant à 800 mètres de la maison.

Aujourd'hui en 2007, Edward, le fils de Vicky qui a huit ans, n'a plus aucune de ces libertés. On le conduit à l'école en voiture. S'il veut faire du vélo, on l'emmène en voiture dans un endroit sûr. Et il n'a pas le droit de s'éloigner de la maison de plus de 300 mètres, le bout de la rue.

Le contraste entre l'enfance vécue par Edward et son arrière grand-père George est frappant et est illustré sur la carte ci-dessus. Le Dr William Bird, auteur du rapport, pense que la santé mentale des enfants du vingt et unième siècle est en danger, parce que les enfants n'ont plus la possibilité de se confronter par eux-même à leur environnement naturel. Il sont coupés de tout contact direct avec la nature pour établir une relation intime avec elle pendant leur enfance.

C'est vrai que ce retrécissement de l'univers des enfants s'est fait de façon progressive et insidieuse. Et quand on regarde cette carte, le constat est assez perturbant, je trouve ...

Pour en savoir plus :
1. How children lost the right to roam in four generations (the Daily Mail)
2. A 'Natural Health Service' is the way forward says Natural England (Natural England)

Crédit image : the Daily Mail

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dimanche 1 juillet 2007

Un déluge de moyens.



S’il est une compétition sportive qui symbolise l’occident, la puissance des nantis c’est bien l’America Cup.

C’est un spectacle que tous les « voileux » de la terre désirent voir.

Et j’ai eu la chance de passer deux jours sur l’eau pour assister à ce spectacle. (c’est le magnifique cadeau que m’ont fait mes collègues de travail pour mon départ à la retraite)

Lorsqu’on arrive au port de Valence on est déjà ébahis par les dimensions de l’espace portuaire dédié aux concurrents, par la dimension des hangars.



On remarque immédiatement l’armada de navires de luxe au quai d’honneur qui rivalisent en longueur.


Nous avons marché 2 km pour atteindre le quai du catamaran sur lequel nous devons embarquer : 2 km d’installation dédiés aux compétiteurs.


Nous étions sur l’eau bien avant le début des épreuves car nous quittions le quai à 12 :30 , les concurrents étaient également en mer un quart d’heure plus tard, le bateau titulaire et le lièvre, pour un dernier entraînement et les derniers réglages en fonction des conditions du plan d’eau de l’instant.

Nous étions quelque peu serrés le long de la ligne de sécurité que parcouraient continuellement les patrouilleurs du comité et ceux de la Garda Civile. Il fallait toute l’attention des hommes de barre pour éviter les abordages.

Je ne vous raconterais pas les deux régates auxquelles nous assistés mais il y eu une victoire pour chacun. Sur notre cata nous avions une belle brochette de suisses et quelques Kiwis : l’atmosphère était bon enfant et les supporters des deux camps ont partagé leurs joies à tour de rôle : il n’y a pas de houligans dans ce monde là, mais beaucoup de gentlemans.

Je ne révélerai pas un secret en confessant qu’on suit mieux la course sur Eurosport, mais l’ambiance générale sur le plan d’eau est incommunicable à la TV. On peut y admirer une belle brochette de voiliers de rêve.

On est au contact des concurrents à deux moments privilégiés, avant le départ et après le passage de la ligne d’arrivée, où cela devient carrément la bousculade, très vite les voiles sont affalées et les bateaux pris en remorque par leur équipe de protection.

Viens ensuite l’heure du retour, la bousculade est telle que l’eau bouillonne et fume ...

De retour à quai on contemple l’alignement des zodiacs qui ont patrouillé sur l’eau toute la journée.

Qui supporter ?

Naturellement, mon choix se porte sur les kiwis et voici mes raisons.

Je leur suis reconnaissant d’avoir mis fin à l’hégémonie américaine sur cette compétition.


Ils tiennent la dragée haute à beaucoup de challengers mieux dotés qu’eux (je parle de budget).

Les Kiwis sont de vrais passionnés, de vrais marins : ils méritent cette coupe (rappelons qu’Alighi ne comporte que très peu de Suisses à son bord et une très grosse majorité de New Zélandais ...)

Pour en savoir plus : Site officiel AC

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samedi 2 juin 2007

Les français ont le moral au beau fixe

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Les français ont le moral, ils ont une pêche d'enfer !

Selon le baromètre BVA-BFM-« Les Echos » publié hier, 62 % des Français ont un a priori positif sur la politique économique du gouvernement et souhaitent un vote rapide de plusieurs mesures. Pour une population de râleurs professionnels qui sont traditionnellement pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour, c'est un retournement spectaculaire !

« Nicolas Sarkozy est bien au-delà de l'état de grâce, il est en apesanteur », analyse Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA Opinion, qui note « l'inversion parfaite » des proportions avec la dernière mesure réalisée en février sur la politique économique de Dominique de Villepin (63 % de mauvaises opinions, 35 % de bonnes). Et rappelle que, dans « leurs premiers mois d'exercice », ni Dominique de Villepin, ni Jean-Pierre Raffarin, ni Lionel Jospin n'avaient bénéficié d'un tel climat.

C'est vrai que, depuis l'arrivée du tandem Sarkozy-Fillon au pouvoir, on a enfin le sentiment qu'il y a un pilote dans l'avion !

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Et cette étude est confirmée par une autre étude de l'Insee : l'indice du moral des ménages français est remonté en mai à -14, son plus haut niveau depuis que la série de l'Insee existe sous sa forme actuelle (c'est-à-dire depuis la fin de 2003), après -20 en avril et -22 en mars. La nouvelle est d'autant plus appréciable que les économistes s'attendaient à une amélioration bien moins marquée à -19.

"Alors que Nicolas Sarkozy a souvent été présenté comme le candidat des entreprises et qui faisait peur aux particuliers, les enquêtes de conjoncture de l'Insee semblent indiquer le contraire", relève Marc Touati, Président de l’ACDE (Association pour la Connaissance et le Dynamisme Economiques).

Le recul continu du chômage depuis deux ans doit y être pour quelque chose, bien sûr :

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En tous cas, ça fait plaisir : Nicolas Sarkozy nous a redonné un vrai désir d'avenir, et on découvre enfin que tout ne va pas si mal dans notre pays !

Pour en savoir plus :
1. L'équipe Sarkozy jouit d'une confiance record (Les Echos)
2. Le moral des ménages français à son plus haut historique (La Tribune)
3. Coup d’état...de grâce (Les Echos)
4. La Sarkomania bat son plein (Chez Luc)

Crédit photo : Sebastien Kuper - Crédit graphiques : Les Echos et Reuters

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