Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

lundi 1 décembre 2008

Une histoire de « poupées vaudou »



Ce matin sur Europe, l’invité d’Elkabbach était Frédéric Lefebvre, député UMP des Hauts de Seine, amené à s’exprimer sur la décision du tribunal à l’issue du procès, a déclaré : « ...Il ne faut pas oublier que les poupées vaudou dans un certain nombre de pays sont des armes... ».
Il y a des jours où je peine à reconnaître mon pays dans ce procès, où il faut bien admettre que la présidence et bien d'autres se ridiculisent.

Avons-nous donc perdu tout sens de l’humour ?

Quand aux propos du député, ils sont à mourir de rire justement, mais le détail qui cloche est qu'il était on ne peut plus sérieux.
Notre parlementaire qui je pense ne croit pas à la sorcellerie, croit par contre que, puisque certains y crois, c’est une arme !
Alors il y croit finalement à la sorcellerie, ou il fait semblant d’y croire pensant s’attirer des voix aux prochaines élections, ou ne comprend-t-il pas ce qu'il dit?

Non seulement on a perdu le sens de l’humour, mais aussi l’esprit.

Aurons-nous bientôt un druide ou un chaman à l’Académie des Sciences ?

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13 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Je trouve personnellement cette histoire de poupée vaudou de mauvais goût.
La liberté d'expression en France permet de faire beaucoup et tant mieux.
Mais tout de même, après des poupées vaudou à l'éffigie du Président pourquoi pas des cibles de stand de tir à son éffigie. Certes, il ne faut pas interdire par principe mais il ne faut pas tout admettre au nom du droit à la caricature.
Quel que soit l'homme, Président ou pas, il faut reconnaître qu'il y a de quoi être blessé.
A travers cette poupée vaudou, c'est la méchanceté gratuite qu'elle incarne qu'on aurait du sanctionner. Et il ne faut pas oublier que la caricature, elle, n'est jamais gratuite.
Vive la critique!
Non à la violence (même à travers un produit (commercial) de substitution)


Cédric

lundi, 01 décembre, 2008  
Anonymous Anonyme said...

filip a dit...

@ Jack :
C'est comme l'histoire du gars qui a accroché un fer à cheval au dessus de sa porte et à qui on demande s'il est superstitieux :
- non, pas du tout, mais il parait que ça marche même si on n'y croit pas !

mardi, 02 décembre, 2008  
Blogger Jack said...

La justice ne craint pas non plus le ridicule apparemment, l'arrêt de la cour est délectable.
Nous avons la crise, la bourse continue sa dégringolade, les licenciements sont en hausse, mais nous avons des élus et une justice qui nous font rire : ne sommes nous pas un peuple chanceux?

mardi, 02 décembre, 2008  
Blogger Jack said...

Des poupées vaudou, qui portent les fameuses expressions qui déshonorent la fonction présidentielle et les promesses électorales chocs font certainement plus de mal que les aiguilles, n’est-ce pas Cédric ?
Mais restons calme, il y eut des époques où l'on tirait à balles réelles sur le président lui-même (De Gaulle, les Kennedy...) ; par bonheur nous n’en sommes pas là !

mardi, 02 décembre, 2008  
Anonymous Anonyme said...

Cedric, les cibles a l'effigie de Sarko existent, et ce n'est pas une mauvaise nouvelle.

Il faut distinguer deux choses radicalement différentes, opposée :

L'ENVIE de tirer une balle dans la tête de Sarko, L'ENVIE qu'il ait mal au bout d'une aiguille... ou L'ENVIE de passer son môme par la fenêtre, excédé qu'on est après des heures et des heures de pleurs et de gémissements...

Ces envies, elles font parties de nous, elles sont normales. Ce qu'on fait pour les exorciser, pour se défouler, pour se calmer, est salvateur.

Ce qui ne serait absolument pas normal ce serait de passer à l'acte.

Ca c'était pour ce qui nous concerne. Pour Sarko, s'il était doué d'une once de finesse, ça se saurait. Gros lourdo un jour, gros lourdo toujours, ca sert a rien de s'en étonner.

mardi, 02 décembre, 2008  
Blogger Patrick said...

Segolene a la sienne, et elle n'en fait pas une jaunisse ! Est-ce a dire qu'elle a davantage le sens de l'humour que notre bien-aime President ?

mardi, 02 décembre, 2008  
Blogger Jack said...

Pourquoi? Le sens de l'humour serait-il incompatible avec l'étiquette socialiste?
Mais bon ce qui a motivé ce billet est surtout les propos du député complètement dingues pour un élu de ce pays.

mardi, 02 décembre, 2008  
Blogger Patrick said...

Moi, je vais acheter la poupée pour faire un peu d'acuponcture à distance à Nick, dans l'espoir qu'il se calme un peu... On dit que l'acuponcture peut avoir ce genre de vertu...

jeudi, 04 décembre, 2008  
Blogger Luc said...

Moi je ne suis pas superstitieux, il paraît que ça porte malheur ...

;-)

vendredi, 05 décembre, 2008  
Blogger Patrick said...

D'un autre côté, c'est vrai que le "travailler plus pour gagner plus" qu'on voit sur la poupée, ça a vraiment besoin d'être exorcisé, par ces temps de montée galopante du chômage...

samedi, 06 décembre, 2008  
Blogger Patrick said...

Vous croyez vraiment que c'est l'effet des aiguilles dans les poupées qui le fait reculer sur le travail du dimanche et la réforme des lycées ?

vendredi, 19 décembre, 2008  
Blogger Jack said...

Non c'est sans doute du à sa formation politique par le grand Pasqua, le maître de cynisme qui déclara un jour devant Anne Sainclair que les promesses électorales n'engageaient que les (crétins d')électeurs qui les croyaient...(je m'en souviens comme si c'était hier)

dimanche, 21 décembre, 2008  
Blogger Patrick said...

Je me suis laissé dire que Nicolas avait un peu les chocottes de créer de l'agitation en cette veille d'une année qui s'annonce terrible... Le premier test serait la soirée du 31 décembre dans les "banlieues" car la racaille n'a pas vraiment été kärchérisée, semble-t-il...

En ce sens, je ne peux pas lui donner tort. Ces réformes-là peuvent sans doute attendre. La paix sociale avant tout...

lundi, 29 décembre, 2008  

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