
L'audience du procès Clearstream s'est terminée hier. Je jugement sera rendu le 28 janvier, le jour de l'anniversaire de Nicolas Sarkozy, délicate attention de la part des magistrats !
Quand j'ai vu Dominique de Villepin se précipiter sur le plateau du "Grand Journal" dès la fin du procès pour venir nous déclarer, je cite :
"Je veux servir les Français à la place qui est la mienne", je me suis dit qu'il me rappelait quelqu'un. Mais qui ? Ah, oui ! Ségolène Royal, au soir de sa défaite au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2007, avait pris la parole sur toutes les chaînes de télé dès 20h04, avec un sourire radieux, pour dire :
"j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais.", et pour déclarer ensuite son intention de
"nous rassembler demain pour d'autres victoires".Et j'ai réalisé alors à quel point Dominique de Villepin et Ségolène Royal étaient coulés dans le même moule.
Ils sont tous les deux, grands, beaux, bronzés. Il émane d'eux un charme certain, charme qui s'évanouit dès qu'ils ouvrent la bouche.
Car quand ils parlent, tout sonne faux. Un phrasé sentencieux, forcé, ampoulé. Le tout débité devant les caméras avec un sourire forcé, ou une expression grave de circonstance. Tout cela est surjoué et manque totalement de sincérité. Chaque fois qu'ils parlent, l'un ou l'autre, on sent que chaque parole est soupesée, clamée avec force comme le font de mauvais acteurs. Et, le résultat, c'est qu'on a l'impression qu'ils ne pensent pas un mot de ce qu'ils racontent.
Ils ont tous les deux un ego surdimensionné, ils veulent se présenter aux présidentielles 2012, et ils haïssent tous les deux profondément leurs leaders politiques respectifs. Dominique de Villepin ne peut pas sentir Nicolas Sarkozy, et Ségolène Royal ne supporte pas Martine Aubry. Tous les deux se sont mis en marge de leur parti et se retrouvent, l'un comme l'autre, dans une totale solitude.
Il faut dire qu'il sont tous les deux d'une "creusitude" politique insondable. Quand ils parlent politique, ce qu'ils disent est soit creux, soit démagogique, soit les deux.
Dernier point commun, et pas des moindres : ils sont tous les deux de la même promotion de l'ENA, la promotion Voltaire. Ces gens là, comme ceux qui ont fait Polytechnique, on leur a dit :
"vous êtes l'élite de la France". Et le problème, c'est que quand on leur a dit ça, ils l'ont cru !
Pour en savoir plus :
1.
Villepin "garde la main ouverte" vers Sarkozy et veut "servir les Français (AFP)
2.
Procès Clearstream : ça chauffe pour de Villepin ! (Chez Luc)
3.
A propos des couilles de Villepin (Chez Luc)
Crédit photos : 7sur7.be et top-news.frLibellés : Royal