Vous avez du remarquer dans certaines contrée les collines brillent sous le soleil, comme un miroir.
Les champs sont couverts de films
polyéthylène et seul subsiste un trou d’où émerge la plante cultivée.
Cette technique de culture a des avantages non négligeables pour l’agriculteur qui l’adopte :
1-le désherbage n’est plus qu’un mauvais souvenir, on parle de stérilisation...
2-L’économie d’eau est considérable dans nos contrées chaudes, c’est un plus.
3-L’effet de serre sur le sol améliore la croissance.
4-Mise en place facile... tous les ans
Que des avantages quoi !
Mais comme toujours lorsqu’on ne regarde que les avantages sans mesurer les inconvénients et que de plus les inconvénients ne sont pas supportés par ceux qui profitent des avantages, on fait des calculs de polichinelle.
Depuis quelques années, le monde à pris la mesure de l’impact de ces plastiques sur l’environnement, si bien que nombre de grandes surfaces ne donnent plus de sachets et/ou les factures.
Dans les pays très ventés comme la Provence, ces sachets s’accumulent sur les clôtures, les haies et les arbres donnant à voir un spectacle triste et affligeant. De nombreux animaux avalent ce plastique et meurent d’occlusion intestinale.
Bref c’est moche, ça tue, ça met des siècles à se décomposer et par-dessus le marché c’est fait avec du pétrole.
Voici ce que cela donne dans le lit d’un joli torrent : le Cavalon, qui descend jusqu’en Durance entre Luberon et plateau de Vaucluse (Parc Naturel)

Le législateur qui n’est jamais en peine de solution toutes faites a donc légiféré, il est désormais interdit de rejeter ces hectares de plastique à la décharge ordinaire et interdit de les brûler : ça pue et dégage
des gaz toxiques...
On consultera avec intérêt le site de
l’ADEME, qui évoque la création de filière de recyclage, mais tout le problème réside dans la récolte du film et son acheminement aux sites de traitement/recyclage, à mon avis, sans obligation des distributeurs des films neufs à organiser la collecte des films usagés, pas de solution viable.
En attendant que font nos braves paysans, peu enclins à changer cette technique si commode, et bien ils les jettent à la rivière, ou en font de gros tas qui attendent qui sais quoi, mal dissimulés, le long d’une haie de cyprès.
Il serait temps de faire quelque chose, je vois plusieurs pistes.
Obliger les producteurs à reprendre et recycler ces films, (si c’est possible).
Interdire ces films et les remplacer par une version biodégradable que les agriculteurs pourraient enfuir.
Utiliser de la vraie paille... ?
Au fait cette technique de culture donne-t-elle droit à l’appellation « agriculture biologique » ?
On voit proliférer les rayons bios et je commence à douter, et penser que ce label est devenu trop tendance et traqué par les « marketeurs » pour être vraiment « DD ». Mais ça c’est mon côté soupçonneux.
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