Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mercredi 15 juillet 2009

Une recette pour éloigner les sangliers



En Provence, on a constaté depuis quelques années que les sangliers s'aventuraient de plus en plus dans les zones habitées et dans la plaine.

L'autre jour, en allant au boulot, j'en ai croisé un sur la petite route qui longe la sorgue de Velleron. Il trottait benoîtement entre la route et des serres agricoles. Il m'a juste jeté un coup d'oeil en passant et a continué son chemin.

Alors, qu'il s'aventurent un peu partout, pourquoi pas. Mais, le problème, c'est que les sangliers peuvent faire de gros dégâts, comme sur le terrain de golf ci-dessous :



Beaucoup de gens se plaignent de dégâts sur les pelouses et dans les cultures.

Un jour, un paysan m'a donné le truc qu'il utilisait pour se débarrasser des sangliers. Le voici :

En fait, les sangliers qui défoncent le sol cherchent de l'eau, de l'humidité. Ils ont soif. Il faut donc leur aménager un abreuvoir, et y mettre de l'eau. Un demi bidon en plastique à demi enterré fera l'affaire.

L'astuce, c'est de mettre du somnifère dans l'eau. Et, le lendemain matin, en allant sur les terres, vous trouverez un ou deux sangliers endormis près de l'abreuvoir.

Il faut alors charger les sangliers endormis sur un pick-up, et aller les déposer à plusieurs kilomètres de l'abreuvoir.

Quand ils se réveilleront, ils ne sauront plus où ils sont. Pour eux, il auront bu à cet abreuvoir, se seront endormis, et se sont retrouvés ailleurs. Et ça, ils n'aiment pas du tout du tout.

Alors, quand ils rejoindront le reste de la harde, ils passeront le mot : le champ, là-bas, il est ensorcelé !

Et ils ne viendront plus jamais.

Certains pourront penser qu'il s'agit là d'une "histoire de Landolfi" qu'on m'a racontée pour me faire marcher. Mais, en fait cette méthode m'a été confirmée par d'autres sources.

Je pense qu'elle doit être efficace !

Pour en savoir plus :
1. Sanglier (Wikipédia)

Crédit photos : Robert Lorentz et Mark Wallace

13 Comments:

Anonymous David said...

bonjour-Pouvez me dire ce que vous entendez par une "histoire de Landolfi" ??
(le Landolfi que je peux connaître est un dessinateur de bd ... y aurait-il un rapport ?)

mercredi, 15 juillet, 2009  
Blogger Jack said...

Landolfi serait le seul marseillais a être aller vivre à Paris, c'est dire que ce type ne peut être qu'un mythe! Un Marseillais qui s'installe à Paris, c'est juste incroyable...

mercredi, 15 juillet, 2009  
Blogger Jack said...

C'est ce qu'on appelle un tour de cochon!
Voici en tous cas la preuve que les sangliers disposent d'un langage très élaboré et aussi d'un univers légendaire...
Cela mériterait une publication à l'académie des Sciences.

mercredi, 15 juillet, 2009  
Blogger Bruno du grand sud est said...

Ce singulier cochon, faut le comprendre aussi.
Ces terrains de golf sont des insultes à la nature.
Encore bravo!

mercredi, 15 juillet, 2009  
Blogger Padraig said...

Eloigner les sangliers ? Quelle drôle d'idée !

jeudi, 16 juillet, 2009  
Blogger Betty said...

Excellent !! j'ai pensé exactement comme Patrick ... désolée quand je vois des moutons dans les prés je pense immédiatement cotelettes grillées !!!

dimanche, 19 juillet, 2009  
Blogger Betty said...

En bon scientifique que vous êtes vous aller forcément tenter l'expérience pour vérifier... lequel à un Pick-Up ??

dimanche, 19 juillet, 2009  
Anonymous Sylvie said...

D'accord avec Bruno du grand sud-est pour les terrains de golf...
Et quand à l'étonnement des sangliers pour ce champs ensorcelé...méfiez-vous, il y a quelques centaines d'années ils fréquentaient Merlin dans la contrée la plus célèbre pour ses mythes et légendes....

lundi, 20 juillet, 2009  
Anonymous Olyvo said...

Excellente histoire, digne d'une BD, justement. On dirait aussi une histoire que ma grand-mère me racontait. J'adore même si je suis assez sceptique sur le résultat. Mais, ceci dit, j'ai tout de même bien envie d'essayer... de retour chez moi en Toscane, je leur préparerai un bac et on verra le résultat.

jeudi, 23 juillet, 2009  
Anonymous Anonyme said...

j ai testé ta methode:ils ont soigneusement évité mon point d eau amélioré et continué a defoncer tout autour.c etait bien une histoire de Landolfi.Betty

vendredi, 14 octobre, 2011  
Anonymous Anonyme said...

le landolfi dont vous parlez n'existe pas
en fait c'est gandolfi qui vivait à paris dont parle cesar (raimu) dans le film "marius"

mardi, 10 septembre, 2013  
Anonymous tatieours said...

chez moi, ils ont tout dévasté; les gazons, le potager, les figuiers, les raisins.... ils ne craignent ni les barbelés, ni le fil électrique.... mais ici il n'y a pas de chasse....et maintenant on les croise avec des cochons ce qui leur donne des portées de 8 au lieu de 2...à mort il n'y a que cela ! nuisibles !!!!

mardi, 02 septembre, 2014  
Anonymous Anonyme said...

Bon... les galéjades, les cagades, dirais-je, c'est bien, j'imagine le sanglier qui se réveille dans la voiture !;) (c'est déjà arrivé sur un accidenté !) sauf que notre cochon s'est habitué et revient labourer mon jardin avec allégresse ! Je dis notre car le porc refait un passage dans le grillage chaque nuit, et me semble-t'il, a invité un copain... Que faire sinon rêver d'un gigot ? Il vient par temps de sécheresse, mais aussi maintenant juste pour pourrir mes plate-bandes, sachant qu'il adore détruire les murs de pierres sèches, les bulbes et déterrer mes rosiers... Cela fait 25 ans qu'ils viennent alentours, j'en ai connu, des laies, des marcassins ! mais là, celui-ci devient vraiment encombrant, je veux bien partager l'espace mais il y a des limites qu'il a tendance à passer !

vendredi, 19 juin, 2015  

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