Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mardi 1 février 2005

Florence Aubenas et Hussein Hanoun Al-Saadi

Il y a journaliste et journaliste. Florence Aubenas fait partie de la deuxième catégorie, celle qui va chercher le témoignage sur place, pour que nous tous, le public d'un pays libre et démocratique, puisse savoir ce qui se passe réellement sur place, là où elle a le courage d'aller. Elle fait partie de ceux, trop rares, qui honorent réellement cette profession.

Elle est sortie de son hotel avec son guide et interprète le 5 janvier. Depuis, plus de nouvelle aucune. Il était convenu qu'elle appelle Libération tous les jours. Silence radio.

Bon, voilà, je pense à elle, je la soutiens.


2 Comments:

Blogger Axel said...

Que dire...
C'est pas vraiment un sujet polémique dans le sens où on ne peut que penser à elle et à sa famille, mais d'un autre côté, la médiatisation tout à fait compréhensible de son enlèvement a tendance à m'aggacer...
Car, oui, on peut penser à elle. Mais on peut aussi penser au pompier qui meurt en faisant son metier, aux centaines de recrues de la police irakienne qui se font massacrer, et blablabla et blablabla... et au final à se dire que de toute façon il y a toujours pire ailleurs on ne pense plus à rien...

Pas facile.

mercredi, 02 février, 2005  
Blogger Patrick said...

Les temps changent. Il fut un temps ou en période de conflit, le fait de porter un brassard portant une croix rouge ou le mot "press" vous mettait un peu à l'abris. Maintenant, c'est exactement le contraire - on devient une cible privilégiée... Les conditions d'une lutte armée ont sans doute autant évolué depuis une vingtaine d'années qu'elles n'avaient évolué entre 1918 et 1939... On a pu lire un intéressant point de vue qui explique que pour gagner une guerre de nos jours, il fallait surtout saper le moral des civils de l'adversaire en les écoeurant jusqu'à ce qu'ils renoncent à se battre... Les terroristes Irakiens ont bien compris le système, en diffusant des videos insoutenables, qui sapent le moral de ceux qui les voient... Ca agit même pour nous, qui ne sommes pas directement impliqués, puisque notre gouvernement en arrive à dire qu'il ne faut même plus aller voir ce qu'il s'y passe... Ainsi, les terroristes gagnent... Ceci étant dit, bien sûr, je souhaite aussi que notre journaliste revienne vite en France...

vendredi, 04 février, 2005  

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