Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mercredi 6 mai 2009

Vive la Loi HADOPI !



Je suis en effet un nostalgique des 45 tours et des mini-K7 à bandes des années ’70. C’était le bon temps. Mais toutes ces choses ont disparues, balayées par le progrès technique. C’est désolant. Revenons à nos chers 45 tours d’antan et aux électrophones Teppaz qui allaient avec. Il faut donc interdire tous ces moyens technologiques modernes (Internet, MP3, P2P, Torrent, etc.) qui ont amené ce désastre et soutenir les modèles économiques d’antan pour maintenir sous perfusion les maisons de disques et faire renaître de leurs cendres les fabricants d’électrophones.

Je lis par ailleurs que "La Poste est affectée par la crise et la baisse des volumes de courrier". C'est très préoccupant, ça. Mais j'ai une excellente solution : étendre la loi HADOPI au courriel, qui est évidemment une concurrence scandaleusement déloyale au bon vieux courrier sur papier avec enveloppe, timbre, coup de tampon et tout. Vous conviendrez avec moi que les gens qui s'envoient des courriels gratuitement (rien que ce mot me donne la nausée) à tort et à travers sont d'odieux pirates malfaisants qui font du tort à cette vénérable institution qu'est La Poste, institution qu'il convient de sauver par tous les moyens. Donc vive HADOPI et son extension aux courriels.

Bien entendu, interdiction aussi des blogs, ça va de soi. Il n’est que de parcourir ce blog pour comprendre tout le mal que ce concept charrie. Revenons à une information d’Etat bien-pensante comme avant 1968.

Avec moi, scandez : « Vive HADOPI ! », « Vive HADOPI ! »

50 Comments:

Blogger Jack said...

Oui,ça Patrick, c'est le propos de quelqu'un qui fait usage du téléchargement gratuit et qui craint d'aller en prison...lorsque la loi sera votée...

Il faut tout de même rémunérer la création et la protéger un minimum, non ? Tu proposes quoi toi, pour protéger la création en 2009 sur le net ?

De mon côté, j'aimerais, lorsque j'ai acheter un DVD en le payant avec du vrai argent, qu'on ne m'em...pas pendant de longues minutes pour me dire que copier c'est pas bien, je trouve ça énervant.

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Le moyen de diffusion moderne des œuvres est à l'évidence le téléchargement. Ce qui évidemment n'est pas du goût des maisons de disques ni des distributeurs (genre FNAC). Ils sont de facto exclus par cette nouvelle technologie et, faute de s'adapter, risquent de disparaître. La FNAC a fait disparaitre les petits disquaires de quartier, maintenant c'est à son tour de disparaitre (tout au moins son rayon disques)... Ainsi va la vie !

En revanche, il est évident que les auteurs et interprètes, qui sont l'essence même du sujet, doivent être placés au cœur d'un nouveau modèle économique viable.

La licence globale est déjà appliquée lorsqu'on paye environ 1 euro de taxe à la SACEM en achetant un CD vierge (même les entreprises payent cet euro !). Sont ainsi taxés aussi les disques durs externes et les lecteurs MP3... Cette manne rémunère les auteurs et interprètes, selon un mode concocté par la SACEM.

Pour ce qui est du téléchargement, il faut évidemment créer une taxe du même genre, prélevée par les fournisseurs d'accès (par exemple 10 euros par mois en sus du prix de l'abonnement) qui sera versé à la SACEM. Il faudra prévoir une possibilité d'exemption pour ceux qui s'engagent sur l'honneur à ne pas télécharger (et ceux-là auront un volume de téléchargement très contingenté - disons 100 Mo par mois) - tout comme on peut s'exempter de la taxe audiovisuelle si on déclare ne pas avoir de téléviseur. De ce moment, il serait possible de proposer tout en téléchargement légal libre (payé forfaitairement). Des sites légaux bien foutus pourraient faciliter l'accès libre aux œuvres, avec le bonus de savoir exactement ce qui est téléchargé, ce qui guiderait le mode d'attribution de la manne aux auteurs et interprètes.

La licence globale est un concept usuel : la redevance télévision en est une. Qu'on la regarde juste pour le JT ou 12 heures par jour, on paye la même redevance. Et il n'est pas interdit de faire des copies privées de ce qui nous est montré. Le cas de la radio nationale est extrême, puisque la licence globale est gratuite (plus exactement c'est l'état qui la finance et qui rémunère la SACEM en fonction de ce qui est diffusé). Pour les radios privées, c'est la manne publicitaire qui rémunère les auteurs et interprètes. Pareil pour l'accès à l'Internet, d'ailleurs : le coût est forfaitaire, qu'on envoie juste deux ou trois courriels par mois ou qu'on soit un accro du Net.

Le modèle économique moderne pour les auteurs et interprètes doit intégrer cette dimension de libre accès payé forfaitairement, et aussi mettre l'accent sur le spectacle vivant qui se porte très bien (concerts, festivals, etc.) et qui rapporte gros.

Les auteurs et interprètes ne devraient pas avoir peur de l'internet, qui est juste un moyen moderne de diffusion. Ceux qui ne sont pas contents sont les maisons de disques et les distributeurs, car ils sont mis hors circuit et ils sont les dinosaures de l'affaire...

P.S. : Je suis vraiment un fan des 45 tours et des Teppaz (dont j’ai récemment restauré un exemplaire). Je viens d’offrir à ma petite fille un mange-disque avec des 45 tours pour enfants – elle est ravie !

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

L’adaptation des modèles économiques aux conditions changeantes du marché et de la technologie est une nécessité fondamentale. Vouloir s’arc-bouter sur des modèles économiques dépassés en légiférant est une aberration.

J’ai connaissance d’une industrie en passe de faire évoluer son modèle économique intelligemment : celle du jeu vidéo. Avant, on achetait les jeux en boutique. Aujourd'hui elle est confrontée au piratage. Elle adapte donc son modèle économique : demain, les jeux seront téléchargeables librement et gratuitement sur le site de l’éditeur. Le jeu sera complet, sans aucune obligation de payer quoi que ce soit. Mais si le jeu plaît, il y aura la possibilité d’acheter en ligne des options ou extensions qui facilitent le jeu ou qui le rendent encore plus intéressant. Voilà la source de financement. Un exemple est le jeu « Régate Virtuelle » du Vendée Globe qui a cartonné en 2008 avec plus de 300 000 joueurs qui ont téléchargé gratuitement le jeu, et dont une bonne partie se sont payé des options du genre pilote automatique (pour maintenir le cap pendant les heures de sommeil). En plus, ces options sont à durée limitée : le pilote automatique est valable un mois, après, on paye pour le conserver un mois supplémentaire.

L’industrie du jeu vidéo n’a pas l’idée saugrenue de pleurer au gouvernement pour faire interdire quoi que ce soit. Elle s’adapte. Bravo !

jeudi, 07 mai, 2009  
Anonymous jlcheche said...

Quand Hadopi évoque la création, il s'agit de la création "commerciale". Dans un monde où tout (création, sentiments, justice, mort...) est ramené à un coût ou plutôt à une valeur marchande (à savoir comment un événement, une idée, un objet, peut rapporter la plus grosse quantité de fric dans le temps le plus réduit), il est certain qu'internet (ça t'intéresse ? tiens, prends, c'est gratoche) fait figure d'empêcheur d'arnaquer en rond.

La création ne disparaîtra pas avec internet, pas plus que l'énergie n'a disparu avec la fermeture des mines de charbon, le théâtre avec le cinéma, le cinéma avec la télévision... Elle changera de visage, c'est tout.

Internet est un formidable vecteur de connaissance et... de création. Il suffit d'aller sur youtube, dailymotion ou vimeo pour s'en apercevoir. La création n'a jamais été aussi riche et partagée.

Je ne télécharge pas, mais je serais d'accord pour payer une petite somme en plus de mon abonnement pour que le téléchargement devienne légal. Ça m'éviterais de tomber sur des sites de paroles de chansons fermés pour cause de menaces de la part des maisons de disques. Je doute que la plupart des auteurs aient écrit leurs textes pour qu'ils soient interdits de diffusion autre que mercantile. Et si certains "créateurs" (ceux qui touchent une vie de smicard en un mois de travail) auraient certainement à se plaindre du système, d'autres, découverts par le biais d'internet, ne peuvent que s'en réjouir.

Barclay est mort, qu'on se le dise.
On est passé de l'époque des découvreurs de talents à celle des dénicheurs de pognon. C'est à nous, à présent, de faire le tri. C'est à nous d'exiger une culture accessible à tous, le pouvoir de retrouver quelque pépite oubliée, enfouie, égarée dans le labyrinthe des ayants droit.

Amen !

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Patrick, je suis d'accord avec tes propositions, mais j'ai encore une question. Le web est mondial, la France (et en étant optimiste l'Europe)peut légiférer sur son sol et seulement sur son sol.
Comment en pratique mettre en œuvre cette licence globale.
Notes bien que la loi HADOPI est aussi locale...

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

J’ai cité la FNAC dans mon premier commentaire. Souvenons-nous que, après avoir constitué un quasi-monopole de distribution des disques en éliminant les petits disquaires de quartier, la FNAC est venu pleurer au gouvernement pour tenter de contrer l’arrivée d’un concurrent, en l’occurrence Virgin (qui avait décidé l’ouverture du Virgin Mégastore des Champs Elysées). Heureusement, la FNAC n’a pas eu gain de cause et il y a donc dans certaines villes un semblant de concurrence.

Et aujourd’hui, c’est encore la FNAC (par son Président Denis Oliviennes, instigateur de du projet HADOPI) qui revient à la charge pour protéger ses intérêts privés et tenter de préserver son modèle économique obsolète !

Non, je n’ai pas la carte FNAC.

jeudi, 07 mai, 2009  
Anonymous Anonyme said...

Au niveau des jeux videos, je reproche aussi les prix prohibitifs en France.

Les jeux Xbox 360 à l'unité coutent entre 65 et 70 Euros en France, et entre 25 et 35 Euros en Angleterre.

N'étant pas maso, je n'achète qu'en Angleterre. La faute à un marché français qui nous prend pour des vaches à lait.

Ce genre d'action plombe les chiffres français et nous accuse de piratage, mais faut-il blamer les prix ou celui qui n'accepte pas de se faire avoir?

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Jack, aucun modèle n'est parfait et "étanche", il faut juste adopter un modèle viable, valable pour un certain temps.

Toutefois, avec la licence globale, les maisons de disques françaises (ou filiales de maisons étrangères) pourraient ouvrir des sites légaux de téléchargement libre en bon français (en prélevant leur dû sur la licence globale), ce qui rendrait inutile le piratage en P2P, et qui permettrait de correctement rediriger la manne de la licence globale sur les auteurs et interprètes, qu'ils soient français ou étrangers.

Bon, c'est vrai, si un Sri Lankais télécharge un morceau de Johnny Halliday (vous savez, le chanteur Suisse), ça passera entre les mailles du filet... Mais bon, est-ce bien grave ? D'ailleurs, HADOPI n'empèchera pas ça non plus !

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Je lis aujourd'hui que Mylène Farmer remplis deux Stade de France en quelques heures et aborde une tournée de 32 concerts tous complets.

Quand je parlais du spectacle vivant à intégrer dans le nouveau modèle économique, il y a des artistes qui ont parfaitement pigé le truc !

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Vous noterez bien que, conformément à l'article de base de ce post, je suis résolument en faveur du projet de loi HADOPI. Je le proclame encore une fois haut et fort : Vive HADOPI !

Je ne voudrais tout de même pas qu'il m'arrive un truc bête comme à Jérôme Bourreau...

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Bruno du grand sud est said...

où peut-on télécharger cet hadopi?

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Bon si j'ai bien compris: un cadre à TF1 ça ferme sa gueule où c'est "démissionné", en somme, une petite variante par rapport aux ministres...

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Pour revenir sur la licence globale à 120€/an pour télécharger n'importe quel film ou musique, c'est sur ça va faire des trous assez gigantesques dans le chiffre d'affaire des distributeurs...on comprend qu'ils n'aient pas envie de disparaitre...
Un peu comme les fonctionnaires des impôts, qui devrait voir fondre leurs effectifs avec la montée des déclarations en ligne, curieusement personne ne proteste, on a du les occuper à quelqu'autre tâche valorisante!

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Bruno du grand sud est said...

le P2P crypté sera dispo bien avant la mise en vigueur de cette loi,alors qu'ils se dépèchent de copier Disneyland parceque j'aimerai pouvoir aller sur tous les manèges avec mon billet d'entrée.

jeudi, 07 mai, 2009  
Anonymous Anonyme said...

Comme disait George Orwell:

"BIG BROTHER IS WATCHING YOU!!!"

Le pire c'est qu'on peut même finir en garde à vue pour un simple sms...

jeudi, 07 mai, 2009  
Anonymous Anonyme said...

Au fait Luc, pourquoi ne pas avoir fêté les 2 ans de présidence de notre ami Nicolas? Tu as oublié?

Un petit coup d'oeil à son projet "ensemble tout devient possible" en 15 point?

http://minilien.com/?yXzEE5XDiB

jeudi, 07 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

A noter que mes commentaires sont, je crois, pertinents pour ce qui est de la musique.

Pour les films, c'est peut-être une autre affaire. Je note néanmoins que les entrées au cinéma en France ont été excellentes en 2008, car il a été proposé au public un bon produit (Bienvenue chez les Chtis). A noter aussi que, pour les films, la HD et l'Internet à très haut débit sont en train de changer la donne... Et je ne sais pas trop ce qui convient pour cette situation... Mais je doute qu'en interdisant le téléchargement, on va remplir les salles de cinéma. Je crois plutôt que les gens regarderont davantage les films diffusés par les chaînes de télé en HD...

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Ah Patrick! tu es enfin devenu un adepte de la TV HD?

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Bruno du grand sud est said...

@anonyme
c'est vrai qu'une garde à vue pour le sms "comment faire dérailler un train" c'est vraiment une honte.
si on ne peut plus rigoler, où va nous.

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Luc said...

Cette loi HADOPI est vraiment mal barrée. Tout le monde est divisé la dessus, à droite comme à gauche. Il y a même des acteurs franchement de gauche comme Juliette Gréco, Pierre Arditi ou Michel Piccoli qui ont reproché au PS leur petite astuce de sa planquer derrière les tentures de l'Assemblée Nationale pour faire capoter le premier vote de cette loi (source : Libération). Si même Pierre Arditi se range du côté de Sarkozy, où va-t-on ? Je vous le demande, ma bonne dame !

Personnellement, je suis pour l'adaptation des produits concernés par le piratage (musique, films, logiciels) à la technologie actuelle.

Et la solution existe, bien sûr :
- Je télécharge légalement les morceaux de musique que j'aime sur iTunes, et je les écoute sur mon iPhone, donc dans ma voiture (connecté sur la radio de la voiture), et dans mon salon (connecté à la stéréo), et partout (avec des écouteurs). Chaque chanson coûte 0,99 € TTC, et les albums sont moins chers.
- Je télécharge les logiciels qui m'intéressent sur mon iPhone via l'AppleStore, comme par exemple le jeu "Myst".
- Quant aux films, l'Apple TV donne accès aux Etats-Unis à tous les films qui sortent, en qualité HD, moyennant finance bien entendu.

Incidemment, grâce à Stanza, je lis sur mon iPhone tous les livres électroniques qui me plaisent.

Donc, si vous ne souffrez pas d'une allergie primaire anti-Apple, la solution à, ce problème me paraît assez évidente.

Je fais le pari que, dans quelques années, on se penchera sur ces discussions avec un petit sourire au coin des lèvres ...

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Luc said...

@ Anonyme : "Au fait Luc, pourquoi ne pas avoir fêté les 2 ans de présidence de notre ami Nicolas ? Tu as oublié ?"C'est vrai que j'ai omis de commémorer la magistrale déculottée que s'est prise Ségolène Royal il y a deux ans. J'ai pensé que ce n'était pas vraiment la peine d'en rajouter, vu où elle en est dans les sondages actuellement.

Mais peut-être aurais-je dû. Juste pour lui rappeler qu'elle n'est pas présidente de la république, et qu'elle ne "représente pas la France". Juste le Poitou-Charentes.

;-)

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Luc said...

Ce qui est assez remarquable, c'est que ce n'est pas les films qui font le plus d'entrées qui sont le plus piratés. Voir Bestselling movies are not the most pirated ones.

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

@Jack :Ah Patrick ! tu es enfin devenu un adepte de la TV HD ?Oui, et ça fait redécouvrir des films dans des conditions proches des salles de cinéma - le côté "sortie en famille ou avec des amis" en moins.

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Ce qui est assez remarquable, c'est que ce n'est pas les films qui font le plus d'entrées qui sont le plus piratés.Dans le tableau, ils citent le chiffre de 5,4 milliards de dollars comme valeur des films piratés. Soit. Mais en l'absence de tout piratage, quelle serait la valeur des ventes de DVD ou d'entrées supplémentaires ? A mon avis, à peine quelques pour cents de ce chiffre...

A mon avis, quelqu'un qui aujourd'hui pirate 100 films et qu'on empècherait de télécharger ne se précipitera pas à la FNAC pour acheter ces 100 films en DVD. Un ou deux, tout au plus...

Mais moi, je ne sais pas. Y a-t-il un pirate dans la salle pour nous expliquer ça ?

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Luc, tu dis que HADOPI est mal barrée, et que la classe politique est divisée...

C'est un fait que de vouloir légiférer contre (dit-on) 5 millions d'électeurs, c'est un brin suicidaire...

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

La FNAC (Président : M. Denis Oliviennes, instigateur du projet de loi HADOPI) vend cet article...

Euh, ils sont sensés venir d'où, les 500 Go de MP3 et Divx qu'on peut mettre dedans ?

Un peu de cohérence ne nuirait pas...

vendredi, 08 mai, 2009  
Blogger Jack said...

6F50 le morceau téléchargé, sans aucun frais de distribution c'est du vol, combien pour les auteurs et interprètes, combien pour Itune?

samedi, 09 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

iTunes est peut-être très bien.

Mais lorsque j'ai acheté de la musique sur FNAC.COM, ce que j'ai reçu était tellement verrouillé (impossibilité de transférer le morceau d'un appareil à un autre sans une gymnastique hallucinante) que je n'ai même pas consommé tous les droits que j'avais acheté...

Depuis cette expérience, l'achat de musique en ligne, très peu pour moi...

samedi, 09 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

D'ailleurs, maintenant, j'écoute plus volontiers la radio sur internet (sur PC mais aussi sur mon poste Sagem). On a tout, tous les genres de musique, en provenance du monde entier... Pas besoin de télécharger quoi que ce soit...

Et HADOPI, ça va m'interdire de faire ça, aussi ?

samedi, 09 mai, 2009  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Evidemment, ce que tu achètes sur fnac.com est verrouillé. Cela s'appelle un DRM.

Pour ton information, depuis janvier 2009, toute la musique vendue par Apple sur iTunes est DRM-free !Donc, quand tu achètes un morceau via iTunes, aucun pb pour le copier sur ton iPod, sur un CD, ou sur quelque support que tu veux.

Elle est pas belle, la vie ?

(quand tu utilises Apple, bien sûr ...)

samedi, 09 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

En effet, je lis que iTunes est DRM-free depuis février 2007 (en réponse aux protestations des utilisateurs). Si ça se trouve, fnac.com l'est aussi maintenant.

Mais mon expérience négative m'a suffi, le mal est fait, je n'en veux plus.

samedi, 09 mai, 2009  
Blogger Luc said...

Rien ne va plus entre le Parti socialiste et les artistes (Le Monde)

Le PS est même en train de perdre le soutien des artistes ...

Ca devient sérieusement inquiétant pour le PS, quand même.

dimanche, 10 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Si les contre-propositions du PS étaient lisibles pour l'opinion,et en particulier pour les artistes, ils n'en seraient sans doute pas là?

dimanche, 10 mai, 2009  
Blogger Bruno du grand sud est said...

Coupure internet par décision de justice + obligation de payer son abonnement pendant toute la durée de la suspension,celle loi hadopi devient une usine à gaz inappliquable.
c'est peut être le but recherché après tout ou alors on a de vrais cerveaux aux commandes.

dimanche, 10 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Moi, il me semble que c'est surtout une loi pour protéger les maisons d'édition et les distributeurs, pas du tout pour encourager la création : comme on le sait, cette loi n'apporterait aucun financement à la création ni aux auteurs ni aux interprètes (contrairement à une licence globale)...

Je crains que beaucoup d'artistes (comme beaucoup de politiques) ne sont pas très au fait de l'évolution des technologies... Souvenons-nous du mulot de Chirac !

dimanche, 10 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Ah ! Des artistes "de gauche" prennent position ? Et à droite ? Qu'en pense donc Johnny, le transfuge Suisse qui ne veut pas payer d'impôts en France ? Ou encore Doc Gynéco, l'égérie de Nicolas Sarkozy, un modèle pour notre jeunesse ? Ce serait important, de connaître leur avis sur la question, non ?

dimanche, 10 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Je lis avec émotion que Juliette Gréco, 82 printemps, prend position en faveur du projet de loi HADOPI. Pourtant, je ne suis pas persuadé que cette icône nationale comprenne bien les tenants et les aboutissants de l'affaire - sait-elle seulement tenir une souris ? Je ne suis pas certain que son oeuvre magnifique soit la cible des pirates dont on cause, et que l'éventuelle mévente de ses disques soit une conséquence directe du téléchargement illégal...

Elle dit sur la lettre au PS que "lorsque le PS reviendra à gauche, il saura où la trouver". Je crains fort que ce soit au cimetière que le PS doive alors la chercher (humour noir à la Charlie Hebdo, je m'en excuse par avance auprès de vous tous).

lundi, 11 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Oui là Patrick, tu deviens franchement "Charlie hebdo" , un peu de respect pour cette vieille dame tout de même...
Et puis ne rien comprendre à l'informatique : est-ce vraiment une tare?

lundi, 11 mai, 2009  
Anonymous Anonyme said...

Luc, tu peux sabrer le champagne, Hadopi vient d'être votée (malgré son rejet le mois dernier).

Vive la démocratie! Vive Sarkozy!

Bon, maintenant n'oubliez pas d'installer un mouchard sur vos ordinateurs, des fois qu'on vous accuse injustement de piratage.
Maintenant c'est fini la présomption d'innocence...

mardi, 12 mai, 2009  
Blogger Luc said...

@ Anonyme : "Luc, tu peux sabrer le champagne, Hadopi vient d'être votée (malgré son rejet le mois dernier)."Euhhh ... j'ai dit ça où, exactement, que j'étais pour la loi HADOPI ?

mardi, 12 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Luc, c'est ça la notoriété : on ne prête qu'aux riches...

mercredi, 13 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Un peu plus haut, j'ai insinué que nos politiques n'étaient peut-être guère avertis de ce dont ils causaient. On en a ici une illustration assez pathétique...

Me permettrais-je de suggérer à Mme la Ministre une lecture édifiante ?

jeudi, 14 mai, 2009  
Blogger Jack said...

C'est une vraie femme de lettre, comme tous les hommes de lettre, elle ne comprends rien au technologies, je suis sur que NKM s'en serait tiré beaucoup mieux...

Je lui ferai juste le reproche de ne pas avoir compris qu'elle n'y comprenait rien...

jeudi, 14 mai, 2009  
Blogger Luc said...

C'est vrai que cette loi HADOPI a été pondue par des gens totalement incompétents et qui n'ont aucune idée des technologies dont ils parlent.

D'ailleurs, ça n'a pas trainé : voici une petite sélection de tutorials vidéo disponibles sur Dailymotion suite à la loi HADOPI :

(1) Comment contourner Hadopi en moins de deux minutes(2) Comment pirater le WiFi de votre voisin(3) Comment choisir une adresse IP fixe sous XP(4) Comment choisir une adresse IP fixe sous VistaEt ce n'est que le début ...

jeudi, 14 mai, 2009  
Anonymous Anonyme said...

@ Luc:
Tout à fait d'accord avec toi.
Les gens qui ont fait passer de force cette loi sont totalement incompétents. Même la femme du big boss qui l'a imposé dit qu'à part envoyer des SMS, il est une vraie brêle en informatique.

C'est hallucinant que tant de français aient pu faire confiance et donner autant de pouvoir à un type aussi incompétent et dangereux...

vendredi, 22 mai, 2009  
Blogger Jack said...

Au cours de ma carrière, j'ai rencontré beaucoup de dirigeants très compétents absolument nuls en informatique et aussi beaucoup d'informaticiens quasi autistes, mais il faut s'abstenir de généraliser...
Il existe aussi des informaticiens capables de communiquer normalement avec d'autres humains (pas forcément doués en informatique) et des dirigeants capables de se débrouiller avec un ordinateur.
Tout cela ne prouve rien et surtout n'amène pas grand chose au débat sur cette foutue loi.

vendredi, 22 mai, 2009  
Blogger Patrick said...

Alors, voilà, ça n’a pas traîné.

Voici une nouvelle icône qui est apparu sur l’écran de contrôle de mon anti-virus lors de sa dernière mise à jour automatique. Je me demande bien à quoi ça peut servir... Attentez un peu... Mais... Bon sang, mais c’est bien sûr !

C’est tout de même une option payante à 19,99 dollars par an. C’est quand, déjà, qu’elle prend effet, la Loi Hadopi ?

samedi, 30 mai, 2009  
Blogger Luc said...

La loi HADOPI a été censurée par le Conseil constitutionnel !

Lire : Le conseil constitutionnel censure partiellement la loi Hadopi (Le Nouvel Obs)

mercredi, 10 juin, 2009  
Blogger Padraig said...

Hier, je suis allé voir « Good Morning England » (The Boat that Rocked) en VO et tout. De la très bonne musique, une histoire romancée de Radio Caroline (Radio Rock dans le film). Un film à voir (ça semble plaire même à ceux qui n’ont pas connu ça)...

Avant Radio Caroline, la BBC ne diffusait que ¾ d’heure de musique rock par jour (et bien entendu, du rock « bien pensant » – pas question de Rolling Stones ou de Troggs). Maintenant, il y a 299 stations en Grande Bretagne dédiées à cette musique…

Le film montre le phénoménal succès de cette radio pirate vers 1966, mais aussi la lutte pathétique du gouvernement anglais pour mettre fin à cet "inacceptable désordre", à coup de lois, d’intimidation, de manœuvres, etc.

Ca ne vous rappelle rien ?

samedi, 20 juin, 2009  
Blogger Padraig said...

Copier, c'est bien !

mardi, 29 juin, 2010  

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