Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

vendredi 3 septembre 2010

Non, j'ai pas envie de mettre une photo pour ce sujet

Je me suis souvent demandé quelle aurait été mon attitude si mes voisins juifs avaient été raflés à potron-minet un matin de juillet 1943. Aurais-je été comme la très grande majorité des parisiens : vaguement outré mais finalement passif ? Me serais-je révolté ? Aurais-je pris les armes ?

Je crains que ce soit la première hypothèse qui aurait été vraie, car à ce moment-là, tout était joué, il était bien trop tard pour réagir… La seule chose qui me console, c’est que, n’étant pas né en 1943, je ne peux pas me reprocher ma lâcheté supposée.

C’est donc quand les prémisses de ce genre de choses se font jour qu’il faut réagir. Après, c’est trop tard. Dans l’exemple précité, c’était dès 1939 et même sans doute avant qu’il fallait agir, par n’importe quel moyen. Les choses avaient été clairement énoncées dès 1936 lors du Congrès de Nuremberg et ses lois anti-juives. Nul ne pouvait ignorer l’ignominie qui se construisait alors brique après brique. Ce qui a suivi était dans le droit-fil des discours, des gesticulations et des écrits.

Aujourd’hui, par un processus analogue à celui qui avait désigné les juifs (et tsiganes) comme source de tous les maux, on nous désigne les Roms comme responsables de l’insécurité en France (à la suite d’une échauffourée avec des français itinérant dans le Loir et Cher qu’on a eu tôt fait d’amalgamer avec les dits Roms – ces derniers n’étant pourtant nullement concernés). Et on expulse ces citoyens européens manu gendarmerie sans autre forme de procès. Et la populace d’applaudir par sondages bidonnés interposés.

Les choses sont donc parfaitement claires dès aujourd’hui. Si on laisse se développer ce genre de choses, l’histoire nous enseigne ce qui arrivera. Aujourd’hui les Roms, demain quels autres groupes ethniques ou raciaux ? Qui sera bientôt sommé de porter un signe distinctif ?

L’insécurité dans un contexte économique mauvais est le terreau de la dictature et du fascisme. Un gouvernement qui met en scène l’insécurité sans vraiment la contrer est dangereux. C’est maintenant qu’il faut le dire très haut et très fort. Pas dans deux ou trois ans.

Dites-le par exemple à vos représentants élus, quel que soit leur couleur politique, et sommez-les de mettre bon ordre à cette situation. Pour moi, c’est déjà fait.

33 Comments:

Blogger Jack said...

"Aujourd’hui, par un processus analogue à celui qui avait désigné les juifs (et tsiganes) comme source de tous les maux": à ce jour je n'ai entendu ce genre de propos que dans la bouche des détracteurs. Jamais dans la bouche de ceux qui soutiennent ces mesures.
Personnellement je crois qu'il faut agir, non pas parce que les roms sont la cause de nos maux, mais simplement pour que la loi soit respectée.
Faire un parallèle entre l'Allemagne de 1936 et la France de 2010 c'est donner dans l'outrance.
Que ce gouvernement gesticule en proposant la déchéance de nationalité appliquée aux délinquants francisés de fraîche date : voilà une mesure que chacun sait inefficace, relevant de la franche démagogie, et qui contribue ensuite à sa disqualification aux yeux des français.
A propos comment s'appelle déjà, ce syndrome qui consiste à tout comparer au nazisme et l'époque d'Hitler, au bout de quelques minutes de conversation?
Monter ce sujet en épingle, tout comme l'affaire Bétancourt, permet d'éviter de parler de nos vrais problèmes :
notre endettement
notre taux de chômage
l'équilibre de nos régimes de retraite et de nos comptes sociaux.
le peu d'actions correctives suite à la crise financière mondiale...etc...etc...
Voilà des sujets qui conditionnent notre avenir et surement pas l'expulsion d'une poignée de Roms qui viennent mendier en France par ce qu'on gagne mieux sa vie ainsi en France, qu'en travaillant dur en Roumanie (si ils trouvent un travail).
Comment ce fait-il que ces sujets monopolisent les médias depuis si longtemps, les journalistes n'ont-ils pas trouvé d'autres sujets?
Pour rester sur le sujet qui plait tant ces jours-ci.
Je cherche en vain un reportage sérieux où les journalistes iraient trouver des maires (ils sont très nombreux parait-il) qui ne respectent pas la loi qui les oblige à prévoir un terrain d'accueil, pour les gens du voyage afin qu'ils nous exposent leurs raisons. Pourquoi l'accès aux champs dans notre belle campagne de Provence est si souvent barré d'une très grosse pierre. Pourquoi les parkings de nos grands surfaces sont-ils équipés de barres interdisant l'accès aux caravanes.
En voilà des questions politiquement incorrectes, des questions qu'il est interdit de poser sans se faire traité de fasciste. C'est en ne traitant pas ces sujets de société, qu'un jour peut-être nous aurons les fascistes au pouvoir. Et là Luc tu as raison, il sera trop tard!

vendredi, 03 septembre, 2010  
Blogger Bruno du grand sud est said...

Il y en a un que je voudrais voir repartir en Roumanie, c'est celui qui veut laver mon pare-brise 10 fois par jour, j'en peux plus de lui au milieu de la route!

vendredi, 03 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@ Jack : "Et là Luc tu as raison, il sera trop tard!"

Euh ... c'est Padraig qui a écrit cet article ...

vendredi, 03 septembre, 2010  
Blogger Jack said...

Oh pardon Luc, aussi je me disais bien qu'il y avait un truc qui clochait.
C'est vrai qu'en pays bigouden les roms, c'est pas le coin pour en rencontrer, on peut y faire de la théorie.

vendredi, 03 septembre, 2010  
Anonymous Cédric said...

"En voilà des questions politiquement incorrectes, des questions qu'il est interdit de poser sans se faire traité de fasciste. C'est en ne traitant pas ces sujets de société, qu'un jour peut-être nous aurons les fascistes au pouvoir. Et là Luc tu as raison, il sera trop tard!"

Le problème n'est pas vraiment qu'il est politiquement incorrecte d'en parler. Le problème est qu'en France, il est interdit d'en parler. Dire que telle ou telle communauté (appartenance ethnique ou religieuse) est source de problème est de facto considéré comme un propos raciste. Démontrer par A+B qu'une communauté est à l'origine d'un problème est interdit. Créer des statistiques en prenant pour base une race ou une religion est tout simplement interdit. De ce fait, il est impossible de contrer la rumeur. Il est impossible de démontrer qu'une communauté n'a pas plus de délinquance que le reste de la société. Il n'est pas non plus autorisé de prouver qu'une communauté a effectivement plus de délinquance que le reste de la société.
Bref, impossible de crever l'abcès pour s'attaquer au source du problème: l'intégration.

Ces lois et grands principes censés protéger les minorités se retournent finalement contre elles.

vendredi, 03 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@Jack : "A propos comment s'appelle déjà, ce syndrome qui consiste à tout comparer au nazisme et l'époque d'Hitler, au bout de quelques minutes de conversation?"

C'est le point Godwin.

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@Jack : "C'est vrai qu'en pays bigouden les roms, c'est pas le coin pour en rencontrer, on peut y faire de la théorie."

En pays bigouden, il n'y a ni Roms, ni tziganes, ni bohémiens (relire "les bijoux de la Castafiore"), ni romanichels, ni gitans, ni manouches (avec ou sans guitare), tous ceux qu'on regroupe en France sous le nom de "gens du voyage" depuis 1972.

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

... en pays bigouden, il n'y a pas non plus de musulmans, de noirs et d'asiatiques ...

Je te dis pas le problème quand il te faut trouver une boucherie halal !

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@ Cedric : Ce que tu dis est vrai. Mais les tsiganes, les gitans et les autres sont des peuples nomades depuis des milliers d'années. L'intégration avec les peuples sédentaires d'Europe est impossible par définition, sauf à devenir sédentaires et perdre leur identité, donc disparaître.

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Bruno du grand sud est said...

Ce fameux point de Godwin ne s'applique pas dans ce cas puisque le sujet de la discussion est un parallèle avec le nazisme et non pas un débat qui dégénère faute d'argument.

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@ Pad : Je cite la dépêche AFP : PARIS — Le sénateur-maire PS de Dijon, François Rebsamen, a justifié vendredi l'expulsion des Roms en situation illégale, estimant que "les maires ont raison de saisir la justice" et qu'"il est du devoir d'un gouvernement de reconduire à la frontière" les illégaux.

Alors, je te pose la question, Padraig : Compte tenu de cette prise de position, considères-tu que François Rebsamen est le Goebbels du PS ?

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Jack said...

Et si tout se battage ne faisait que révéler l'indigence de notre monde politique de gauche comme de droite qui nous "amusent" avec des sujets de société éculés pour masquer leur impuissance à agir dans le domaine économique, abandonné aux financiers internationaux?
De la com, rien que de la com et rien entre les deux oreilles.
Je vais rejoindre le facteur si ça continue.

samedi, 04 septembre, 2010  
Anonymous Cédric said...

@ Luc

Oui c'est vrai. Mais, à défaut d'intégration, une cohabitation ne serait pas forcément impossible.
Après tout, au pays des droits de l'homme, nul n'est obligé de calquer son mode vie à celui des autres.
Vivre en société, c'est cohabiter paisiblement.
Je pense, et c'est une opinion personnelle, que le problème de ce type de communauté est d'une part lié à l'absence de chef réellement reconnu et en mesure d'asseoir son autorité pour faire respecter l'ordre. Et d'autres part, par une certaine absence d'identité de chaque membre de la communauté lié à l'absence de domicile fixe. Je m'explique: Je suis sédentaire, la société me connait notamment par mon domicile. En cas de dérrapage, je peut facilement être identifié et retrouvé pour assumer les conséquences de mes actes. Je suis nomade, je suis noyé dans la masse de ma communauté, la société n'est pas en mesure de me retrouver, je peux fuir mes responsabilités.
C'est une analyse à l'emporte pièce, mais je pense qu'il y a du vrai là dedans.
Bien évidemmment, je n'oublie pas que comme d'habitude c'est toujours les actes d'une minorité d'individu au sein de ces communuautés qui nuisent à la réputation du groupe.

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Bruno du grand sud est said...

Notre président excelle dans l'autotomie évasive, tel le lézard il laisse sa queue frétillante à ces cons de journalistes qui s'empressent de faire de l'émotionnel sur le dos des Roms .
L'opposition réconciliée pour l'occasion a enfin une noble cause à défendre à défaut d'avoir des projets pour sortir ce pays de l'impasse.
Le gesticulateur de l'Elysée docteur ès rideau de fumée n'arrive cependant pas à la cheville d'un bush qui lui a carrément entrainé son pays dans la guerre et la ruine pour masquer son incompétence .

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Jack said...

Cédric : assez d'accord avec ton analyse, sauf sur un point. Pourquoi faudrait-il un chef à cette communauté? En France il y a des chefs élus régulièrement et qui représentent tous le monde, moi je n'en connait pas d'autres?

Le communautarisme chez nous, je n'en veux pas!

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Alexis said...

Ben moi, des images, j'en ai mis :

http://shtonk.blogspot.com/2010/08/let-my-people-go.html

D'autre part, Cédric, aux dernières nouvelles, la loi de Notre République s'exerce sur des individus, qui sont considérés comme responsables… Éventuellement des groupes d'individus si ils constituent "une bande".
C'est pour ça que "Démontrer par A+B qu'une communauté est à l'origine d'un problème est interdit. Créer des statistiques en prenant pour base une race ou une religion est tout simplement interdit. etc".
Faudrait pas confondre la justice, la police, la gendarmerie avec des sociologues (qui eux devraient effectivement s'être penché sur la question depuis longtemps).
J'ai eu comme l'impression, récemment, vers Grenoble, que cette politique visant à trouver une "solution" à la "question" Rrom ressemblait étonnamment à une réponse, voire une riposte, aux évènements de St Aignan, perpétrés par des français qu'on ne pouvait déchoir ni expulser…
Plutôt que de perdre leur temps à emmerder ces communautés, les pandores feraient mieux de s'occuper des délinquants, des vrais. Qu'ils soient rroms, arabes, juifs, bretons, berbères ou ministres.

Tiens, et en bonus, un autre lien, sans image…
http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/08/28/Roms,-uniques-objets-de-mon-ressentiment%E2%80%A6-%28Acte-I%29

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@Alexis : merci pour ce lien très bien documenté : Roms, uniques objets de mon ressentiment… (Acte I)

samedi, 04 septembre, 2010  
Blogger Alexis said...

Pas de quoi, et en passant, t'as-tu vu les dernières de Saturne et Encelade, sur Wired ?

http://www.wired.com/wiredscience/2010/08/cassini-gallery/

dimanche, 05 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@ Alexis : Hors sujet, mais superbe !

dimanche, 05 septembre, 2010  
Anonymous Cédric said...

@ Jack

Tu es contre le communautarisme mais notre société est composé d'une multitude de communauté. Une famille c'est une communauté, une entreprise est une communauté, une paroisse c'est aussi une communauté et chacune a un chef reconnu: les parents, le patron, le curé. On ne reconnait pas forcèment de l'autorité uniquement dans le pouvoir élu. Il existe d'autres chefs, et d'autres règles parallèles auquels les gens acceptent librement de se soumettre. Ces chefs sont bien souvent le relai des règles (loi, moral, ethique) et des chefs (maire, préfet) de notre société auprès de ces communautés.

@ Alexis

Certes, il n'est pas du ressort de la justice, de la police ou de la gendarmerie de faire des études qui relèvent de la sociologie.(Quoique, le développement du profilage en matière de délinquance ou de crime s'intéresse grandement à la question.)
Mais, Nul ne peut nier l'influence d'un groupe (communauté) sur le comportement d'un individu. C'est, à mon avis, pour cette raison que l'Etat qui est responsable de l'intégration et du maintien de l'ordre public devraient faire des études sur ce sujet afin de prévenir (mesure sociale) plutôt que guérir (sanction pénale).
Mais les lois de notre république ne permettent pas de faire de telles études. Des statistiques, qui tendraient à démontrer que telle ou telle communauté, telle ou telle ethnie, ou tel ou tel groupe réligieux a une propension à guider ses membres vers une déviance quelconque, seraient immédiatement qualifiées d'études illégales,non objetives, racistes ou bien encore frappées d'antisémitisme.

dimanche, 05 septembre, 2010  
Blogger Jack said...

@Cedric: Tu as surement compris ce que j'entendais par communauté, une parenthèse, un ghetto, une île où ce ne sont plus les lois de la république qui valent, mais ceux de la communauté.
Exemple 1: les Mormons qui décident de légaliser la polygamie malgré les lois fédérales.(C'est en principe réglé de nos jours...)
Exemple 2: ma religion m'interdit de manger du lapin, si cette règle de vie ne contredit pas les lois de la République et qu'elle est librement consentie, il n'y a pas de problème.
C'est lorsque la communauté se sent plus forte que la loi du pays dans laquelle elle se trouve qu'il y a problème, c'est se qui se profile doucement mais surement dans nos démocraties occidentales, sans qu'elles y prennent garde.
Personnellement j'aime bien le lapin et je ne souffrirais pas que l'on m'interdise d'en manger.

lundi, 06 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

Bon, là, on est lundi soir, et Pad n'a pas encore réagi aux 21 commentaires sur son article de vendredi ...

lundi, 06 septembre, 2010  
Blogger Padraig said...

J'ai tout dit dans l'article, je n'ai rien à y ajouter ni à en retirer.

lundi, 06 septembre, 2010  
Blogger Jack said...

Ou là! c'est sérieux : touches pas à mon Rom!

lundi, 06 septembre, 2010  
Anonymous Cédric said...

@ Jack

Oui, avec tes précisions, je comprend mieux ce dont tu parles.
Fort heureusement, ce type de communauté ne fait pas légion.

lundi, 06 septembre, 2010  
Blogger Luc said...

@ Pad : "J'ai tout dit dans l'article, je n'ai rien à y ajouter ni à en retirer."

... et Rebsamen (dont tu ne parles pas dans ton article), tu en dis quoi ?

lundi, 06 septembre, 2010  
Blogger claire said...

Moi ce sont les discours de notre président qui me choquent. Qu'il mette de la poudre aux yeux...y a plus de grippe A faut bien trouver autre chose. C'est pas qu'on reconduise des gens dans leur pays qui me choque, c'est la façon dont notre propre président parle des "roms" et de leur mercedes. C'est dangereux de parler d'un groupe ainsi...dangereux. C'est qui, c'est quoi les "roms" ? On vire les roms tout ira bien. On vire les roms ça nous fera des mercedes en plus. On vire les roms y aura plus de bracage. Que les journalistes parlent "des roms" ça ne m'étonne pas, ça va dans leur sens on stigmatise un groupe, mais c'est le président lui même qui parle des roms. Et là moi ça me dérange. Je suis convaincue qu'on n'a pas les mêmes valeurs, la même éducation mais notre président n'a pas à parler des roms et de leurs grosses mercedes....qu'ils soient en situation irrégulière suffit. Une fois deux fois. C'est pas une erreur. C'est ça que je trouve dangereux.

mardi, 07 septembre, 2010  
Blogger Padraig said...

J’apprends qu'après les remontrances de l'ONU (et du Pape), la Commission Européenne annonce son intention de poursuivre la France en justice pour non-respect de la législation de l'UE au sujet de sa conduite vis à vis de certains ressortissants de l'Union.

Ca met du baume au coeur. Voici une démonstration du fait que l'Europe, ça sert au moins de garde-fou. Je suis fier d'être Européen.

C'est un peu dommage que dans le monde entier, la France soit maintenant vue comme un pays où les droits quelque peu élémentaires sont bafoués. Dommage. Tous les Français ne sont pas comme ça.

mardi, 14 septembre, 2010  
Blogger Padraig said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

jeudi, 23 septembre, 2010  
Blogger Padraig said...

L’actuel débat sur le système de retraite me fait songer qu’on aurait intérêt à ce qu’il y ait plus de gens qui travaillent pour payer nos retraites.

On pourrait par exemple importer des gens, qu’on emploierait à des tâches que nos concitoyens ne veulent pas faire (comme ça a été le cas depuis fort longtemps), et scolariser leurs enfants pour en faire de bons petits français (en leur enseignant l’histoire de nos ancêtres les gaulois), et qui deviendront les payeurs de nos retraites dans quelques années.

Mais qui choisir ? Il faudrait des gens euro-compatibles. Et si possible culturellement compatibles. Aptes à apprendre facilement notre langue. Si possible de type caucasien, pour une intégration plus facile. Et candidats à l’émigration, bien entendu.

Ah, mais, je sais, prenons donc ces gens qui viennent spontanément chez nous, j’ai cité les Roms. Euro-compatible, y’a pas mieux, ils sont déjà Européens. Culturellement, ils ont majoritairement adopté la religion chrétienne (protestante), ça va très bien. Les latino-slaves sont connus pour leur habileté à apprendre les langues. Caucasiens, ils le sont évidemment, trouvant leurs racines dans le nord de l’Inde (d’aucuns auraient dit des Aryens - c’est dire).

Bref, voilà des recrues idéales. Et on s'échine à les expulser ? Quelle misère !

jeudi, 23 septembre, 2010  
Blogger Jack said...

Tiens j'ai regardé récemment un reportage sur le système de régulation de l'émigration en Australie : très intéressant, car c'est typiquement un pays d'émigration : ils ne font pas n'importe quoi.Ils ont un système de points, plus tu corresponds au profil recherché, plus tu as de points.
Pourtant ce ne sont pas des nazis?
De même on pourrait regarder de plus prés ce que font d'autres pays d'émigrations comme le Canada ou les USA. Sans aller si loin, regardons un peu ce que font nos voisins allemands?
Quand arrêterons nous de faire les hypocrites sur ce sujet, avons nous vocation à accueillir tous les "traines-savates" de la planète qui souhaitent évidemment venir chez nous, sans que pour autant le pays ait besoin d'eux.
Patrick, tu retardes un peu, nous n'avons plus besoin d'émigrés pour faire tourner notre industrie, car nous n'aurons bientôt plus d'industrie, elle sera totalement délocalisée.
Et puis nous sommes tellement doués pour intégrer les émigrés depuis quelques décennies, que nous ferions bien d'aller prendre des cours ailleurs avant de continuer sur la pente où nous sommes.

jeudi, 23 septembre, 2010  
Blogger Padraig said...

"Traînes-savates". Je ne suis pas sûr qu'il faille désigner de traîne-savates des gens qui parcourent souvent au péril de leur vie des milliers de kilomètres pour venir chez nous. Ils sont de mon point de vue bien plus forts et déterminés que nombre de nos compatriotes. Ils font la démonstration de qualités rares. C'est notamment le cas de ceux qui viennent de très loin et qu'on empêche de traverser la manche. Je sais, c'est les British qui nous font faire leur sale boulot. Mais pourquoi accepte-t-on de le faire ?

"Système à point". Très bien, tant qu'on attribue les points au mérite individuel, et pas à un groupe, ethnie ou race. C'est toute la différence avec ce qu'on est en train de pratiquer en France, et qui est, je le rappelle, absolument indigne d'un pays civilisé - une chose qu’on n’avait pas vu depuis les années sombres de la dernière guerre mondiale.

jeudi, 23 septembre, 2010  
Blogger Jack said...

Je vais peut-être t'étonner, mais je suis d'accord avec toi pour dire que c'est bien plus dur de vivre dans beaucoup de pays au monde que dans le notre...et c'est bien là le coeur du problème! Devons nous accepter tous les miséreux (si tu préfères)que porte cette terre et qui frappent à la porte.
Voilà l'hypocrisie que je dénonce, qui est prés à les accueillir, sans parler du salon, seulement dans leur jardin?
Quand aux points australiens nécessaires pour accéder à un permis de séjour, ils ne comportent pas de critères ethniques, en effet. Mais je doute fort qu'appliqués à beaucoup de nos migrants, ils puissent leur donner le droit de rester. (Exemple : avoir un métier recherché, parler correctement la langue du pays d’accueil...).
Ici encore pas d'hypocrisie, l’Australie accueille volontiers les WASP jeunes avec un bon métier ./

vendredi, 24 septembre, 2010  

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