Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

dimanche 29 janvier 2006

A y est : nous sommes américains!



Quand j'ai reçu cette lettre, je suis resté interloqué!
S'il s'agit de rectifier la pression de gonflage de la roue de secours, ne suffisait-il pas d'envoyer un autocolant, qui comme son nom l'indique on peut coller soi-même?
Trop simple est surtout pas juridico-legalement correct.
Nous sommes désormais devenus aussi nuls que les américains, les marteaux seront bientôt livrés avec une notice, expliquant où se trouve le manche et déclinant toute responsablités en cas d'usage inadapté...

6 Comments:

Blogger Patrick said...

J'imagine que la pression de gonflage du pneu de secours n'est pas du tout similaire à celle des pneux normaux, et qu'ils ont eu des plaintes de gens qui ont éclaté leur pneu de secours ! Peut-être même y a-t-il eu des accidents suite à l'éclatement du pneu de secours ! Et peut-être ont-ils déjà un procès sur le dos !

Ceci étant, Citroên semble prendre goût aux retours de parc. Ma C2 est déjà retournée pour une mystérieuse modification du programme de la transmission automatique, et elle doit y retourner pour je ne sais quelle mise à jour encore... Je me demande si un des buts visés n'est pas de forcer les gens à visiter leur garage Citroën et d'en devenir "plus proche" pour devenir un client "captif". Et puis ces procédures de retours peuvent induire chez le propriétaire le sentiment que Citroën s'occupe bien de lui, ce qui est bon pour lors du renouvellement du véhicule...

dimanche, 29 janvier, 2006  
Blogger Jack said...

Je ne pense pas que les retours répétés soit une stratégie pour capturer le client, car çà l'énerve et le fait douter de la qualité : ce qui n'est pas vraiment « vendeur ».
Non, je pense que vue la vitesse à laquelle il faut désormais sortir de nouveaux modèles, la mise au point (qui a toujours été une phase délicate) est de plus en plus bâclée, et pas seulement chez Citron.
Nous avons déjà porté 3 fois notre C3 plurielle, pour des problèmes d’étanchéité de la capote.
Mais bon, j’aime bien la marque, surtout lorsqu’ils sont inventifs, comme ils ont su l’être.
Ce que je voulais stigmatiser ici est la dérive « tout juridique » à l’américaine, qui me tape vraiment sur les nerfs.
Je voudrais en profiter pour dire une chose que je n’ai jamais lue dans la presse, quand elle aborde ce problème :
Si les juges n’abondaient pas dans le sens de ceux qui cherchent plus à se faire du fric, plus qu’à rechercher la justice, les américains n’en seraient pas là, et nous non plus par ricochet.
Qui va s’occuper des juges ?
N’existe-t-il pas des lois contre le recours abusif à la justice ?

dimanche, 29 janvier, 2006  
Blogger Philippe Piriac said...

Précaution ou prévention?

Je pense que dans le cas présent Citroen fait de la prévention puisque la non qualité est avérée...

Par hypothèse,imaginons que l'un d'entre nous ou un membre de notre famille soit victime de cette non qualité faute d'avoir été averti explicitemen: Tolérerions nous de ne pas avoir été averti de façon certaine? NOn, bien entendu
Et qui peut dire que nous recevons ou lisons tout le courrier qui nous est adressée. en tout pas le cadre de Citroen qui se retouverai en justice devant la famille de l'un d'entre nous.
En gros, le cout de la non qualité est élevé, mais sans commune mesure avec le cout de l'irresponsabilité.

La question qui se pose alors est
dois je faire plus confiance à un véhicule Citroen à la non qualité mesurée ( risque alpha) ou a un autre constructeur dont il se peut qu'il ne soit pas conscient de la non qualité qu'il génère ( risque beta).A tout prendre je préfère le risque alpha.

Beau problème d'asssureur!

dimanche, 29 janvier, 2006  
Blogger Patrick said...

Je viens juste de remarquer que la lettre est envoyé en recommandé avec accusé de réception. C'est sûr, ils ont des procès sur le dos !

dimanche, 29 janvier, 2006  
Blogger Jack said...

Il s’est produit une chose curieuse, je croyais avoir répondu à Philippe, mais non j’ai du rêver.
Je disais donc à Philippe, sais-tu seulement où se trouve ta roue de secours, as-tu jamais contrôlé sa pression ?
Les risques Alfa et Béta sont un langage que je ne comprends pas très bien.
Je voulais juste indiquer que cette lettre est destinée à couvrir le constructeur au cas où quelqu’un lui ferait un procès.
Cette démarche est totalement faux-cul, car je ne perdrais pas trois heures pour me faire changer une étiquette de consigne de gonflage.
Je reviendrai sur le thème de la dérive juridique de notre société, qui est le contraire du progrès à mes yeux.
Si nous ne la stoppons pas elle finira par gangréner l’ensemble des relations entre humains.
Nous avons besoin de plus de confiance et de sincérité pas de plus de juges et juristes.
Je sais, je suis un utopiste.
Il en faut.

mercredi, 01 février, 2006  
Blogger Jack said...

Je vous devais la conclusion de cette histoire :
Donc, trois lettres recommandées plus tard.
La dernière indique clairement qui si nous avons un pépin, ils n’en aurons rien à battre : des faux culs vous disais-je et vous aller voir à quel point.
De guerre lasse, nous y sommes allés, au garage et là, surprise, la pression de consigne est le double de celle indiquée sur l’ancienne étiquette, et le garagiste a bien sûr gonflé la roue de secours après avoir apposée la nouvelle étiquette.
Et çà n’est écrit dans aucune des lettres reçues, il avait en effet danger à rouler avec cette roue de secours sous-gonflée.
C’est pas faux-cul çà !

vendredi, 19 mai, 2006  

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