Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

lundi 19 mai 2008

2007 : deuxième année la plus chaude jamais observée


lien direct vers YouTube


Sur la vidéo ci-dessus, vous pouvez voir l'évolution de la température de surface de notre planète depuis 1884 jusqu'à 2007.

Le Goddard Institute for Space Studies de la NASA a confirmé que 2007 avait été la deuxième année la plus chaude jamais observée, ex-aequo avec 1998, 2005 restant provisoirement en première place.

main_global_temp_change.jpg

Le graphique ci-dessus affiche la température du globe, en écart par rapport à la température moyenne observée sur la période 1950-1980.

Les 8 années les plus chaudes ont toutes été observées depuis 1998.
Les 14 années les plus chaudes ont toutes été observées depuis 1990.

Et il se trouve encore des gens pour prétendre que le réchauffement climatique n'existe pas ...

Pour en savoir plus :
1. 2007 Was Tied as Earth's Second-Warmest Year (NASA Goddard Institute for Space Studies)
2. vidéo .mpeg officielle (NASA Goddard Institute for Space Studies)
3. Réchauffement (Gaïa - Bulletin de santé)

Crédit image : NASA Goddard Institute for Space Studies

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5 Comments:

Blogger Patrick said...

L'antarctique a certes été découvert vers 1840 par Dumont D'Urville, mais ce n'est qu'un siècle plus tard qu'on y a installé des stations météo. Le film qu'on nous montre (qui démarre en 1884 et qui montre l'évolution de la température au-dessus de l'antarctique) est donc une simulation partant de... rien.

Du Photoshop animé. Juste un truc pour faire peur aux braves gens.

lundi, 19 mai, 2008  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Excellente remarque !

La technique employée pour recontruire les données historique est expliquée ici : GISS analysis of surface temperature change, et plus particulièrement dans le document .pdf qu'on peut télécharger à partir de cette page.

Je cite : "Analyses of global temperature change based on instrumental measurements are limited prior to the twentieth century by the sparse global distribution of measurements. The area represented by observations is addressed in Figure 1c. It was shown by HL87 that monthly temperature anomalies (the deviation from climatology, which is the long-term mean) at a given station are highly correlated with anomalies of neighboring stations to distances as great as about 1200 km, with the correlations for nearby stations being better at middle and high latitudes than in the tropics. Using 1200 km as the distance to which a station is representative, Figure 1c shows that 50% area coverage in the Northern Hemisphere was obtained by about 1880 and at the same time, coverage in the Southern Hemisphere jumped from less than 10% to more than 20%. The coverage subsequent to 1880 is sufficient to yield useful estimates of annual global temperature (with an error of the order of 0.1°C), as shown by quantitative tests of the error due to incomplete spatial sampling using either climate models or empirical data to specify spatial-temporal variability [HL87; Karl et al., 1994; Jones et al., 1997a]. The error bars that we include in our global temperature curve below account (only) for this incomplete spatial sampling. "

Donc, oui, il y a de la "reconstruction" dans les données. Mais, globalement, ça tient bien la route quand même.

lundi, 19 mai, 2008  
Blogger Jack said...

Moi, je croyais que le premier à avoir aperçu l'Antarctique était Cook?
Le premier thermomètre digne de ce nom remonte à 1730 et les mesures d'envergure ... bien plus tard.
Ce qui n'a pas empêcher de produire des chiffres remontant très loin dans le passé grâce à l'analyse des bulles d'air contenues dans les carottes prélevées dans les calottes glaciaires.
Ces températures sont calculées, déduites, non mesurées directement, comme beaucoup d'autres données reconnues comme valides dans d'autres sciences modernes.
Faut-il les réfuter?

lundi, 19 mai, 2008  
Blogger Patrick said...

Luc, tu me parles du graphe, moi, je te palais du film qui est une complète fabrication à partir de rien !

Mais l'explication du graphe relève elle-même d'un jargon charlatanesque du plus haut comique ! Heureusement qu'on ne fabrique pas des voitures ou des trains - ou des centrales nucléaires - avec ce genre de discours !

lundi, 19 mai, 2008  
Blogger Patrick said...

Jack, à mon avis, les bulles dans les glaces, c'est bon pour la paléoclimatologie (des centaines de milliers d'années avant nous). Mais pour hier ou avant hier , ça ne donne rien du tout...

Et tu as raison, d'autres ont vu l'antarctique bien avant Dumont. Mais je crois bien que c'est le premier à y avoir posé pied... Et puis c'est un français donc c'est certainement lui ! D'ailleurs, ça nous permet de faire flotter le drapeau français sur 400 000 km² de terres (Terre Adélie - du prénom de l'épouse de Dumont) certes peu hospitalières, mais quand même une surface grande comme les 2/3 de la France...

lundi, 19 mai, 2008  

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