Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

samedi 24 janvier 2009

On est très "bling bling" au PS !



Au PS, on a toujours été très "bling bling". Tout le monde se souvient de l'arrivée de Jack Lang en col Mao de Thierry Mugler à l'Assemblée Nationale le 14 avril 1985, juste pour citer l'exemple le plus flamboyant.

Mais la plupart des socialistes sont "bling bling" sans le dire. Témoin François Hollande qui, d'un côté déclare "Je n'aime pas les riches", et qui d'un autre côté a pris la peine de monter une SCI pour mieux gérer ses biens immobiliers.

Mais, reconnaissons-le, celui qui tient le pompon, c'est quand même Julien Dray, dit "Juju". Il reconnaît lui-même être un acheteur "compulsif" et il arbore souvent une Patek Philippe au poignet. Si l'on en croit Libération, Julien Dray a dépensé 313 180 euros de 2006 à 2008 pour s'acheter des montres et des produits de luxe. En 2006, ils’offre une montre à 29 000 euros à Milan. Quatre mois plus tard, une autre à 18 500 euros à Cannes.

Alors, je tiens tout de suite à préciser que je ne parle pas ici de l'affaire judiciaire en cours. Pour moi, Julien Dray est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, jusqu'à preuve du contraire. Si être porte-parole du PS et bras droit de Ségolène Royal, ça permet de faire de telles dépenses sans taper dans la caisse, tant mieux pour lui, je n'ai aucun problème avec ça. Non, ce dont je parle ici, c'est de ses goûts immodérés pour le luxe.

Je pense en fait que tous les politiques ont des goûts de luxe, ils sont tous plus ou moins "bling bling" (à part Arlette, sans doute). Simplement, il y en a qui assument, d'autres pas.

Pour en savoir plus :
1. Les faramineuses dépenses de Julien Dray (L'Est Républicain)
2. Julien Dray, apparat-chic (Libération)
3. Julien Dray - Le militant bling-bling (Le Point)

Crédit photo : Maxppp/Neo

9 Comments:

Anonymous Anonyme said...

T'as raison, ton Dieu et Maître assume la vulgarité.

En même temps, bling-bling vient du rap américain, c'est la nom qui était donné aux maquereaux (Pimps) qui portaient des chaines en or et des $$$ énormes en diamants autour du coup.
Les nombreux débordements de Sarkouille la fripouille en ont fait le réprésentant français de la bling-bling attitude.

Avant de critiquer les nases du PS, tu ferais mieux de balayer devant ta porte.
Sans quoi tu perds toute crédibilité...

samedi, 24 janvier, 2009  
Blogger Patrick said...

Dans tout groupe humain - par exemple les bouchers, les prêtres, les scientifiques, l'armée, les politiques - il y a une proportion quasi constante, uniformément répartie dans les quartiers, les partis, les diocèses, les universités, de gens super, de cons, de malhonnêtes, de généreux, d'humanistes, d'arrogants, de narcisses, d'homosexuels, d'adorateurs de montres, etc.

Parmi tous, il y en a qui parviennent au plus haut niveau de leur corporation, et d'autres non.

Pour Juju, c'est râpé, je crois. Et c'est pas plus mal, à mon avis, car je ne suis pas persuadé que ses autres "qualités" auraient vraiment bénéficiées à la nation.

Pour d'autres, l'ascension est déjà faite, la question ne se pose donc plus !

Sauf qu'on peut aussi "dévisser", comme l'élégante Rachida !

samedi, 24 janvier, 2009  
Blogger Patrick said...

"Je pense en fait que tous les politiques ont des goûts de luxe"

Non, je ne crois pas que ce soit une constante, loin de là. Les politiques sont, de façon primordiale attirés par le pouvoir. Ensuite, certains utilisent ce pouvoir pour améliorer leur ordinaire - mais pas tous. Parmi les Présidents de la Vème République, je ne crois pas qu'on puisse taxer De Gaulle d'un quelconque attrait pour le luxe, ni Pompidou, ni même Giscard (malgré la malheureuse histoire des diamants). Mitterrand avait des tas de défauts, mais guère celui-là, je pense. Chirac a peut-être un peu beaucoup profité des fastes de l'Elysée, mais il n'affichait guère la Bling-Bling attitude !

Non, je crois que la propension pour le luxe de certains a des racines psychologiques plus complexes. Quelque chose comme un besoin de compensation. Euh, voyons voir, il mesure combien, Juju ?

samedi, 24 janvier, 2009  
Blogger Bruno du grand sud est said...

Cette histoire me fait penser à cette grande question philosophique :
Pourquoi les femmes choisissent-elles des hommes qui regardent le foot en se grattant le scrotum tout en descendant des bières?
Eh bien elles ne choisissent pas, peuchère, il n'y en a pas d'autre.
En politique itou,faut faire avec les gars .

samedi, 24 janvier, 2009  
Blogger Patrick said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

samedi, 24 janvier, 2009  
Blogger Bruno du grand sud est said...

le pouvoir corrompt, en voilà une surprise.
Et si on était à leur place serions nous vraiment différent?
Que celui qui se sent l'âme d'un Eliot Ness lui lance la première Rolex ...

dimanche, 25 janvier, 2009  
Blogger Jack said...

Bruno, tes infos sont inexactes, je n'aime pas la bière (enfin pas souvent)je déteste le foot et je ne me gratte jamais le scrotum. Cependant j'ai un tas d'autres défauts que ma femme juge insupportables...
Comme quoi, il faut de tout pour faire un monde.

dimanche, 25 janvier, 2009  
Blogger Jack said...

Je ne partage pas votre analyse des hommes de pouvoir et de leur gout pour le luxe. Les hommes qui recherchent le pouvoir politique, ne sont pas des gens comme les autres, ils ont généralement un ego extrêmement dilaté, qui leur donne un besoin immodéré de reconnaissance.
Il assouvissent ce besoin de différentes manières, mais souvent l'étalage du luxe et de ses moyens en est l'expression. Plus rares sont ceux qui se contente de l'honneur d'être au pouvoir comme De Gaulle... mais tous sont des mégalos.
Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, ce sont les "corruptibles" qui aiment le pouvoir, donc le contraire.

dimanche, 25 janvier, 2009  
Blogger Patrick said...

En fait, ce qui a manqué à ce pauvre Juju, c'est une épouse ayant un peu d'éducation (genre Carla) pour lui expliquer que de se pavaner au parlement avec une breloque dorée et ostensiblement coûteuse au poignet, c'est pas vraiment top...

lundi, 26 janvier, 2009  

Enregistrer un commentaire

<< Home