Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

samedi 11 décembre 2010

Ma parole vaut bien la votre...


C'est ce que désormais vous pourrez répondre au policier qui vous verbalisera.
Nous venons de franchir un pas de plus vers la barbarie, une partie significative de notre police pense que le faux témoignage d'un policier assermenté n'est pas une faute si grave!
Et bien vous voulez que je vous dise, il faut revoir de fond en comble le recrutement de notre police et en tous cas les renvoyer tous  à l'école, pour un cours de morale et de logique.
La police pour faire correctement son travail a besoin de l'aide de la population et par conséquent de sa confiance. CONFIANCE est le maitre mot de toute relation sociale et là je peux vous dire que ma confiance en notre police vient d'en prendre un sérieux coup.
Je n'ai aucune idée de la peine qu'il convient d'infliger à ces "ripoux", mais j'ai une certitude, ils n'ont plus rien à faire dans la police. Quand au ministre de l'intérieur, je le trouve décidément particulièrement nul cette semaine, après son cafouillage dans son intervention sur l'épisode neigeux en Ile de France, voici qu'il trouve des excuses à sa police...au lieu de lui rappeler ses devoirs.
Décidément nous marchons sur la tête.
Et ce matin ça continue
AFP
Article d'Europe 1 : réactions au jugement des 7 policiers incriminés

13 Comments:

Blogger Alexis said...

Si je puis me permettre, comme ils disent chez Wikipedia, cet article cite insuffisamment ses sources, et devrait comporter des références plus claires à l'affaire. Pour le bénéfice de l'internaute du futur égaré dans ce coin de la blogosphère…

Maintenant, je suis entièrement d'accord avec Jack, mais un certain sentiment d'amertume m'étreint. Ce qui est dénoncé là n'est hélas pas nouveau. J'ai eu l'occasion, avant de quitter la France, de faire un passage entre les mains de la police, des Compagnies Républicaine de Sécurité accompagnés de quelques vigiles du metro parisien, pour une petite garde à vue. Cette expérience m'a couté une dent de devant, lors du passage à tabac que j'ai eu à souffrir dans les locaux de la police qui se trouvaient à l'époque sous la mairie du XVIIIe.
J'avais été interpellé en marge d'une manif à laquelle je ne participais pas (j'habitais dans le coin). Je me suis vu accusé, par des assermentés de trucs ahurissants, mais je m'en suis tiré parce que, travaillant dans une agence de pub, j'ai rameuté les médias dés le lendemain, et les poursuites ont subitement été annulées. Mais j'ai vu des gamins, n'ayant pas les mêmes facilités, le même accent, le même teint être condamné (deux mois de sursis, 2000 francs d'amende) POUR avoir été arrêtés dans deux rues différentes, à deux moments différents, pour deux motifs différents par deux flics différents. Différents mais assermentés…
Cette expérience n'a pas été étrangère à ma décision de quitter mon pays, un endroit où la vue d'un uniforme me rend nerveux, et où j'ai vu la justice fonctionner comme un auxiliaire, entérinant des décisions de police, aussi absurdes soient-elles.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/10/sept-policiers-condamnes-a-de-la-prison-ferme-pour-de-fausses-accusations_1451932_3224.html

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Luc said...

@ Jack : Euh ... tu peux nous expliquer de quoi il s'agit ? Mettre un lien vers un article qui documente de quoi tu parles ?

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Padraig said...

Des flics assermentés qui fabriquent de fausses accusations envers un citoyen, accusations qui auraient pu conduire le "bénéficiaire" en cour d'assises, ceci pour maquiller leurs propres inconduite, ça vaut en effet de la prison et la radiation à vie. C'est ce que les juges ont estimé. Mais dans la République de notre cher Brice, ils devraient sans doute recevoir la Légion d'Honneur...

Au printemps 2012, on pourra exprimer nos préférences en matière de Société.

Pour rappel, les policiers condamnés étaient accusés d'avoir imputé les blessures d'un de leurs collègues survenues le 9 septembre à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, à une tierce personne qu'ils poursuivaient.

Ces blessures résultaient en réalité d'une collision avec une autre voiture de police. Trois des policiers ont de plus frappé ensuite à terre l'homme qu'ils poursuivaient et tous ont relaté une fausse version en rédigeant un faux procès-verbal.

Lesdits policiers ont reçu le soutien de leur Ministre, qui a estimé que les sanctions étaient "disproportionnées"...

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Jack said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Jack said...

Excusez moi les gars, c'était juste une réaction à chaud au sujet d'un fait largement diffusé dans les médias hier. A la demande générale je rajouterai quelques liens cet après-midi.
Ce qui est particulièrement scandaleux est moins le fait jugé (et bien jugé)que la réaction des syndicats de police et celle du ministre : je n'ai plus de mots pour qualifier autant de stupidité, consternant.

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Padraig said...

Quand j'étais jeune, j'ai connu une société (en Angleterre) où la police était respectable et respectée. Tenez-vous bien : elle n'était même pas armée (juste un gourdin). Tout le monde le savait, y compris les malfaiteurs. Mais la loi prévoyait que simplement tirer sur un policeman (même sans l'atteindre), et c'était la pendaison assurée (et la règle était réellement appliquée). C'était assez (très) dissuasif. C'était en majeure partie une police de proximité. En angleterre, si on était perdu quelque part, il suffisait de demander son chemin au policeman qui déambulait forcément dans le coin : "if lost, ask a policeman". Ils portaient le surnom affectueux de "bobbies" du nom du fondateur de la brigade Robert Peels en 1829.

Il n'y a plus de pendaison, mais les bobbies n'ont toujours pas d'armes à feu, sauf pour des missions spéciales dangereuses.

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Jack said...

Un dernier commentaire:
Que les syndicats de policier n'ai pas compris, que leur rôle est sans aucun doute d'approuver la sanction du juge que ce serait une meilleure façon de défendre l'honneur de toute une profession, qui parce qu'elle a des droits supérieurs à ceux du simple citoyen a symétriquement des devoirs supérieurs et donc des peines supérieures; est la preuve qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.
Que le ministre leur emboite le pas est inqualifiable, le président doit mettre cet incompétent à la porte.
J'ai noté dans les arguments des défenseurs de ces policiers une comparaison des peines avec celles infligées au dealers : c'est donc que nos policiers appartiennent à la même catégorie, celle des délinquants?
Non là on a dépassé les bornes!

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Padraig said...

Jack, pourquoi as-tu illustré cet article d'une photo de Hermann Goering ? Je ne vois pas du tout le rapport...

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Jack said...

Pad! Voici que déjà nous sommes arrivés au point Godwin?
Mais j'en profite pour préciser mon point de vue au sujet de la police.
S'il y a bien une chose qui m'agace c'est qu'à chaque fois, qu'un accident survient, du type accrochage d'une voiture de police avec les délinquants qu'ils poursuivent, tir de la police etc, on fait une enquête pour savoir si les policiers ont agit légitimement. Cela m'agace parce qu'il est inutile d'avoir une police s'il est on ne lui fait pas confiance. Pour faire simple dans un accrochage délinquant-police je fais à priori confiance à la police.
Mais je devrais dire m'agaçait.
Car depuis hier je crois que la hiérarchie a raison de douter de ses hommes et que peut-être nous devrions douter aussi.
Si le pays perd confiance en sa police alors c'est peut-être que nous ne sommes plus vraiment en République.
Heureusement nous vivons à la campagne et nous avons plutôt affaire à la gendarmerie, qui a tout de même une meilleure image : pour combien de temps encore?

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Padraig said...

C'est qui, qui a voulu fondre Gendarmerie et Police dans un même corps ? Est-ce pour une meilleure efficacité, ou pour avoir un meilleur contrôle sur les forces de l'intérieur ?

Aux USA, il y a de très nombreux niveaux et genres de police : Sherif local (élu), Départements de Police dans les grandes villes (NYPD, LAPD), FBI, Police d'Etat, etc. , et ça n'a pas l'air de leur poser problème...

Mais évidemment, tout ça est incontrôlable par l'exécutif américain, qui n'a donc pas la tentation d'en faire son outil politique...

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Padraig said...

Le point Godwin ne me fait pas peur. Pas du tout. Ce qui me ferait peur, c'est de laisser des dérives totalitaires se développer sans réaction. Merci pour ton article, Jack.

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Jack said...

Aux USA, si on en croit les feuilletons policiers américains dont nous sommes abreuvés, ils mettent tout de même assez souvent en scène les conflits de compétence entre toutes leurs instances policières...
Mais le shérif élu aurait quelques attraits ici aussi, il a le mérite de mettre les problèmes de sécurité au niveau des gens concernés, même si en matière de sécurité les EU ne sont pas un exemple, en particulier en zone urbaine.
Et pour revenir à la gendarmerie, elle a certes une meilleure image que la police, sauf pour la génération qui a connu l'occupation. A cette époque la gendarmerie s'était faite l'instrument du pétainisme et de la collaboration, même si dans ses rangs elle a compté de vrais résistants, qui ont sauvés beaucoup de gens de la déportation.

samedi, 11 décembre, 2010  
Blogger Bruno du grand sud est said...

Avez vous mis les pieds dans un commissariat de quartier ou vagabondé dans une citée un peu remuante? ce ne sont qu'insultes,injures et menaces qu'endurent nos flics.
même les pompiers ou sos médecin ont à subir cette haine qui couve doucement.
Le pays s'émeut pour pour cette poignée de ripoux j'ai bien peur que le problème soit bien plus vaste.
Alors on a la police et les ministres qu'on mérite.

mercredi, 15 décembre, 2010  

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