Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

jeudi 22 février 2007

Un Carnaval de Rio inhabituel

Carnaval 1.jpg

En ce moment a lieu le très trépidant Carnaval de Rio où de femmes brésilennes défilent dans des tenues de lumières au son d'une samba débridée. Chaque année, on va y faire un petit tour en images.

Et pourtant, cette année, il s'est passé quelque chose de particulier. Au milieu de cette parade de liberté et de sensualité débridée, l'école de samba "Unidos da Tijuca" a défilé avec un costume très particulier :

Carnival de Rio

Carnival 2.jpg

Non, vous ne rêvez pas : ces brésiliennes portent la burka en brandissant le très célèbre portait de Sharbat Gula, la jeune afghane photographiée en 1985 par Steve McCurry :

Sharbat_Gula

Cette photo très émouvante a fait le tour du monde. Elle symbolise la souffrance de la femme sous la loi de la Charia islamique.

C'est remarquable de voir les femmes brésiliennes manifester ainsi en plein Carnaval de Rio contre l'oppression dont les femmes sont de plus en plus l'objet dans le monde islamique d'aujourd'hui.

Pour en savoir plus :
1. Steve McCurry (Wikipedia)
2. Mardi Gras (Chez Luc - 28 février 2006)

Crédit photos : Jorge Saenz, Antonio Scorza et Steve McCurry

9 Comments:

Blogger Jack said...

Luc : Merci pour cette petite leçon de charia islamique sur Wikipédia, c’est toujours bon de « réviser » on pourrait avoir tendance à « s’endormir ».

vendredi, 23 février, 2007  
Blogger Gi said...

Luc, j´aurais du poster mon commentaire ici et pas dans l´autre post mais je ne savais pas qu´il y avait le même article qui est publié sur Agora vox dans ce blog. Bon, de toute façon que importe le lieu?

vendredi, 23 février, 2007  
Blogger Luc said...

@ Gi : Merci beaucoup pour ton commentaire que tu as posté ici.

Sache qu'on est bien conscient du côté "commercial" du Carnaval de Rio.

Je voulais juste dire que si l'école de samba "Unidos da Tijuca" voulait faire passer un message, le message est bien passé.

:-)

vendredi, 23 février, 2007  
Blogger Jack said...

Oui, et bien moi je voudrais dire à Gi, qu’il faut être singulièrement aveuglée pour ne pas voir la différence « d’exploitation » de la femme entre le monde islamique et le Brésil.

vendredi, 23 février, 2007  
Blogger Patrick said...

Depuis un certain article du National Geographic Magazine, j'ai décidé de ne plus jamais en acheter un exemplaire. L'instrumentalisation de cette magnifique photo m'est apparu nauséabonde.

De fait, on sait maintenant que cette jeune fille Afgane est devenue orpheline à la suite des bombardements Soviétiques en Afganistan, et qu'elle était dans un camp de réfugiés au Pakistan en 1984 lorsque la photo fut prise. Puis elle s'est mariée à la fin des années '80 et elle est rentrée en Afganistan. Elle a trois filles, et vit tranquillement (pauvrement certes) en Afganistan.

On ne voit pas beaucoup de traces d'oppression religieuse dans son parcours - elle se contente de suivre les préceptes religieux de sa culture... Tout au plus peut-on regretter qu'elle n'ai pas eu accès à l'éducation, chose qu'elle dit souhaiter pour ses filles.

Que sa photo se retrouve brandie dans un carnaval à Rio pour dénoncer ceci ou cela est de mon point de vue très choquant. Même Afgane, je lui reconnait un droit à l'intimité et à son image. Moi, je ne serai pas content qu'on brandisse ma photo au Carnaval de Rio pour dénoncer je ne sais quelle cause à laquelle je suis étranger.

samedi, 24 février, 2007  
Blogger Vicnent 31415 said...

La reconnaissance par l'Iris permet d'ailleurs bien des choses...

samedi, 24 février, 2007  
Blogger Betty said...

Ben mince alors, pour une fois qu'une école de Samba à une idée lumineuse et décide de passer un message on trouve le moyen de critiquer !!
Notre message serait il : mesdames veuillez continuer à agiter vos seins silliconés sous le nez des touristes et surtout ne pensez pas..

lundi, 26 février, 2007  
Blogger Gi said...

Jack, je comprends bien votre position. Je suis d´accord que les sources d´exploitation sont différentes vu que l´Islam "se montre" comme une religion (et il est vu de la même manière) et la condition de la femme au Brésil n´est peut-être pas due à une religion quelle que ce soit. Pourtant, le résultat est le même par tout. Et ma critique demeure dans deux faits: je suis brésilienne malgré ma liaison avec la culture française et je vois ce qui se passe tous les jours au Brésil. Les femmes se reposent dans l´illusion de liberté influencée surtout par la télé, les magazines qui leurs disent "qu´elles devraient remercier à Dieu" pour être différentes "d´une musulmane triste". Je me demande de fois si dans un monde poussé par l´argent et des autres intérêts politiques la religion serait vraiment le problème. Il me semble de fois "la croisade du passé contre le comunisme". Je remarque souvent un intérêt en lier cette religion/croyance/culture à une "gauche mauvaise" qui "interdit la femme de tout faire". Mais je ne sais pas quel système politique est bon pour la planète! ;-) C´est un autre sujet.

Betty, dans mon commentaire, je n´ai pas réduit la question aux silicones et à la fête. Je n´ai rien contre la "beauté" et c´est elle qui paye les "cachês" après et qui négocie les "salaires". C´est beau la beauté! Je ne parle pas de l´initiative de l´école de samba, mais je peux vous dire que il n´y a rien de "nouveau" en ce qu´elle a proposé dans cette "ala". Rien d´original à mon avis. La photo célèbre de National Geographic qui nous tien l´attention.

lundi, 26 février, 2007  
Blogger Patrick said...

Betty, mon commentaire concernait l'exploitation de la photo, mais ne concernait pas le fond de l'affaire. Qu'on manifeste contre l'oppression des femmes dans certaines contrées ne me choque pas - au contraire...

lundi, 26 février, 2007  

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