Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

samedi 28 avril 2007

A propos de Nicolas Sarkozy



Mardi dernier, j'ai publié un article, intitulé La tactique de Royal : "Tout Sauf Sarkozy", détaillant la stratégie de "diabolisation" de Nicolas Sarkozy qui a été orchestrée par le PS quand ils ont pris conscience des insuffisances de la candidate qu'ils se sont choisie. Cet article a déjà suscité 44 commentaires au moment où j'écris ces lignes, et tous ces commentaires tournent autour de la personnalité de Nicolas Sarkozy.

Comme je pense que certains d'entre vous étaient trop jeunes le 13 mai 1993 pour comprendre ce qu'il était en train de se passer à Neuilly, et que les autres ont oublié ou font comme si, il m'apparaît nécessaire de verser au débat la pièce à conviction ci-dessus dans le procès en diabolisation actuellement instruit par la gauche à l'encontre de Nicolas Sarkozy.

Visionnez cette vidéo, vous allez découvrir un homme qui a du coeur, du courage, du sang-froid et de la détermination.

Pour en savoir plus :
1. La tactique de Royal : "Tout Sauf Sarkozy" (Chez Luc)
2. Sarkozy & Human Bomb (YouTube)

Crédit vidéo : sarkoheros

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27 Comments:

Blogger Philippe.Piriac said...

Luc

Je n'étais pas trop jeune en 93, je n'ai pas oublié , je ne fais pas comme si... donc la somme de tes possibles n'est pas complète.

ce qu'a fait M. Sarkozy a ce moment là est très courageux

mais il se trouve que
- je ne trouve pas particulièrement grandiose de faire parler en public quelqu'un ( M. Besson) qui a participé à des réunions ou il était etre tenu à la confidentialité
- le fait que je critique cette attitude ne donne à quiconque le doit de me dire que je traite M. Sarkozy de facho
- que je ne vois pas en quoi mettre ce document vidéo en ligne apporte au débat.

Peut on penser différemment de toi sur d'autres candidats que M. sarkozy, sans tomber dans l'excès,surtout quand tu le dénonces ? (:))

samedi, 28 avril, 2007  
Blogger aurora said...

Merci Luc d'avoir consacré un post à cette vidéo.
Il est étonnant qu'on en parle si peu dans cette presse - soit disant muselée - qui pourtant ne se prive d'aucune occasion pour diaboliser Nicolas Sarkozy.

samedi, 28 avril, 2007  
Blogger Greg2007 said...

J'adore les musiques dans la video. Ca fait tres... propagande.

Cette video est depassee maintenant puisque Sarkozy a dit l'autre jour: "J'ai change!"

samedi, 28 avril, 2007  
Blogger Gi said...

Luc, il n´y a pas si longtemps que j´ai pris connaissance de cet acte courageux de Sarkozy et en 1993 je ne pensais même pas à faire un voyage en France, la fin de mon adolescence.. ;-)

Mais c´est que me fait vraiment pitié c´est le pauvre homme qui a pris ces enfants en otages. Qu´est-ce que l´a poussé à faire ça? J´imagine un tas de choses, une "chaîne-de-vie" dans ma tête. Il faut penser aux enfants, aux parents aussi, mais ma compassion dans ces genres de situation est toujours plus vaste que celle de l´opinion publique/presse.

Greg, j´ai pensé la même chose en écoutant la musique en off. ;-) Sans vouloir dire qui sera le meilleur président pour la France, je crois que Sarkozy "se diabolise" tout seul parfois. Pas besoin des medias pour "l´aider".

samedi, 28 avril, 2007  
Blogger Jack said...

Bien je comprends que cette vidéo ne soit pas tellement diffusée, je ne crois pas qu’elle serve réellement Nicolas Sarkozy : tant le montage, que la musique en font une propagande outrancière !
Je ne parle pas des faits, qui sont tout à son honneur, mais de la vidéo : elle met mal à l’aise tellement elle apparaît être un outil de propagande.

On dirait une « réclame » des années 60.

samedi, 28 avril, 2007  
Blogger apollo said...

Pourquoi il devrait se taire Besson ?
Moi je suis très intéressé par ce qu'il a à dire.
Comme je suis intéressé par ce qu'Azouz Begag a à dire.

D'ailleurs l'article dans Marianne se basait en grande partie sur les propos de Begag sans que personne n'y trouve rien à redire.

dimanche, 29 avril, 2007  
Blogger Greg2007 said...

Je l'admet, il aurait pu risquer sa vie, mais en même temps il y a une question qu'il faut se poser:

Peut-on risquer la vie d'enfants pour booster sa carrière et son image?

Je m'explique:
Le GIGN était déjà là depuis 4 heures et cherchait la meilleure solution pour sauver les enfants.
Zorro est arrivé et s'est imposé de lui même.
De plus, il le dit dans la vidéo: "on a pris un risque tel, qu'on pensait que les enfants ne s'en sortiraient pas".

Jean-Pierre About (redacteur en Chef au service enquêtes de TF1) avait dit après la prise d'otages:
«Il était toujours devant les caméras, sans parler. Mais le lendemain, lorsque HB [Human Bomb, nom donné au preneur d’otages] a pris une balle, il avait disparu du dispositif. Un coup de maître, puisqu’il n’est pas lié à la polémique sur l’opportunité de tuer le ravisseur qui a suivi.» Cette technique dite du «mouvement permanent», qui consiste à se saisir de l’actualité immédiate pour apparaître à son avantage dans les médias, puis à foncer sur un autre événement, constitue la marque de fabrique de M. Sarkozy.

http://www.monde-diplomatique.fr/2006/09/BENILDE/13928

dimanche, 29 avril, 2007  
Blogger Greg2007 said...

Erratum:
Il ne s'agit pas de Zorro mais de Sarko. (je fatigue, il 2h du mat' chez moi).
Quand au GIGN pour ceux qui ne le savent pas, ce sont des professionnels qui ont beaucoup d'experience au niveau des prises d'otages depuis des années.
Quand à l'experience de Sarko au niveau des prises d'otages, je n'ai rien trouvé nulle part, nada. C'est drolement inquiétant.

dimanche, 29 avril, 2007  
Blogger Philippe.Piriac said...

@apollo


Que Besson ou Begag aient envie de parler pour se refaire dans leurs propres yeux, pourquoi pas? La nature humaine est ainsi faite que face à un échec, une difficulté, .. les premières étapes pour se reconstruire sont souvent la négation, la colère et la dénégation de l'autre. Et j’ai le sentiment que c’est le processus qu’a suivi Besson. Je ne connais pas le cas Begag, mais c’est probablement voisin.

Les questions que cela me pose sont :

1. Quelle opinion faut il avoir sur la tonalité et la neutralité d'un propos de quelqu'un ( M. Besson) qui ne respecte pas le minimum de respect de la parole donnée ( et dans mon esprit participer à un comité de campagne d'un candidat suppose respect de la confidentialité) ?

2. Que faut il penser de quelqu'un (M. Sarkozy) qui met en avant ( je pense en fait instrumentalise) un type qui crache en public sur ses anciens amis alors que ce dernier aurait pu avoir la dignité de se retirer en silence, ou en tout cas en se contentant de signifier son désaccord Pour ce qui me concerne,je pense que ce genre de procédé n'est pas très grandiose et me fait m'inquiéter sur la qualité du cheminement par lequel nous allons atteindre le "rêve" à venir.

J’imagine que tu n’auras pas la même réponse que moi à ces questions et que ceci a, dans les temps qui courent, un petit coté irréversible. C’est une des raisons pour lequelles nous voterons probablement différemment. Bon vote.

dimanche, 29 avril, 2007  
Blogger Patrick said...

Cette video lyrique suggère que M. Sarkozy ferait un bon Ministre de l'Intérieur... Ah, il l'a déjà fait ? Ah, bon...

Ah, oui, je me souviens, l'homme au Kärcher. Mais au fait, l'a-t-il vraiment passé, le Kärcher, ou étaient-ce seulement des mots lancés à la cantonnade pour plaire à un électorat en quète de sécurité ?

dimanche, 29 avril, 2007  
Blogger Patrick said...

Par ailleurs, le ralliement du repris de justice Bernard Tapie est évidemment un tournant dans la campagne qui va peser lourd* en faveur de M. Sarkozy, ne pensez-vous pas ?

* Au moins 110 kg, à mon avis...

dimanche, 29 avril, 2007  
Blogger apollo said...

Philippe tu as évidemment le droit de te poser des questions. Et nous ne sommes pas tenus de prendre au pied de la lettre tout ce qu'il dit.
Simplement dans le cas de besson, je te signale qu'il est effectivement parti sur la pointe des pieds.
Une fois que les rumeurs sont sorties pour les raisons de son départ , les socialistes ont pris peur et se sont lachés sur lui jusqu'au bouquet final de Royal qui a dit Besson, qui c'est celui-là.
A partir de là il reprend sa liberté , je ne trouve pas ça choquant.
voilà la vidéo de son passage à canal plus.
http://www.youtube.com/watch?v=MSnr4Kizf6c
il ne renie rien de ses idées,puisqu'il reste de gauche mais dit simplement je pense qu'elle n'est pas à la hauteur.
Un certain nombre de cadres socialistes pensent comme lui et sont plus que discrets dans la campagne, je trouve que nous avons le droit d'être informés des raisons qui le font penser qu'elle est n'est pas à la hauteur.
Comme Begag s'exprimait à la tribune de bayrou et peut alimenter les arguments des anti-sarkozyste par son vécu.
A toi ensuite de décider si leurs arguments font du sens.

dimanche, 29 avril, 2007  
Blogger Paul said...

J'ai reçu aujourd'hui ce texte écrit par une amie. Je vous le livre.



Dans sept jours...

J’avais 10 ans en 1981 lors de l’élection de François Mitterand. Dix-sept
ans lors de sa réélection en 1988. J’ai eu du mal, comme tout le monde, à
comprendre la politique.
J’ai voté aux présidentielles la première fois, en 1995 : pour Jospin au
second tour - peut-être même au premier, je ne m’en souviens plus. En 2002,
je n’ai pas voté pour lui au premier tour - ça, je m’en souviens.
Je ne suis inscrite dans aucun parti. Je n’étais pas née en 1968.
Je suis écrivain. J’habite en région parisienne. J’ai des enfants.
Ce matin, j’ai entendu un extrait du discours de Nicolas Sarkozy durant son
meeting d’hier à Paris. J’étais en train de boire mon café. Je l’ai entendu,
bêtement, dans ma cuisine.
J’avais plutôt bien dormi ; l’orage de la veille avait allégé l’atmosphère
estivale de ces derniers jours. Le soleil pointait quelques rayons. Tout
était paisible.
Dans la radio, Nicolas Sarkozy exhortait une foule. La foule répondait par
sa clameur enthousiaste. C’est bien normal, dans un meeting.
Il y a quelques jours, j'ai achevé l’écriture d’un roman. En me levant ce
matin, j’étais prête à le relire, à le corriger, à tenter de lui faire
rendre ce jus d’humanité qui se niche dans les personnages.
Dans le poste, Nicolas Sarkozy réclamait les bulletins de vote. “Jamais,
a-t-il dit, JAMAIS un candidat n’a autant eu besoin du peuple.” La foule
prenait acte en hurlant.
Mes enfants s’apprêtaient à partir au collège. La veille, j’avais commencé à
songer aux vacances d’été. Le Lot ou les Pyrénées ? Randonnée, oui, mais
avec ou sans sac à dos ? Ce genre de questions.
Le discours de Nicolas Sarkozy se poursuivait. Il a dit : “Il faut liquider
une bonne fois pour toutes Mai 68”.
C’est fou ce qu’il a fait beau et chaud durant ce mois d’avril, non?
Sans même partir en vacances, on s’y croyait, avec les odeurs de barbecue
dans les jardins, les transats, les terrasses, et plein de gens qui avaient
pris des coups de soleil. Le dimanche précédent, le 22 avril, j’avais fait
la queue longuement dans le bureau de vote, puis des amis étaient venus
passer la journée dans mon jardin. Parmi eux, certains avaient voté Royal,
Besancenot, Bayrou, peut-être même autre chose ; on était pas tous d’accord,
on discutait.
À la radio, Nicolas Sarkozy a crié que Mai 68 nous avait “imposé le
relativisme moral et intellectuel”.
La fenêtre de la cuisine était ouverte. J’entendais, au loin, la rumeur de
la route. Le lundi matin, il y a toujours des bouchons. J’ai pensé que
beaucoup de gens, dans leurs voitures, écoutaient au même moment que moi ce
discours sur France Inter. RELATIVISME. MORAL. INTELLECTUEL.
J’ai posé ma tasse de café. Et là, alors que tout était si paisible, si
normal, je me suis mise à pleurer.
Je vous jure que c’est vrai. J’ai éclaté en sanglots.
Mes enfants sont partis au collège, un peu défaits de me voir comme ça. Peu
avant, la météo avait annoncé une belle journée. Je n’arrivais pas à
m’arrêter de pleurer.
Je suis peut-être trop sensible.
J’ai peut-être reçu trop de mails ces derniers jours tendant à démontrer le
caractère dangereux de Nicolas Sarkozy.
J’ai peut-être accordé trop d’importance à ses propos sur la génétique, sur
l’inutilité de la littérature ancienne.
J’ai peut-être mal lu, dans les mauvais journaux, les articles dénonçant les
rapports qu’il entretient avec les patrons, la finance, la scientologie.
J’ai peut-être mal interprété ce qu’il a dit sur France 2 l’autre soir, au
sujet des prérogatives d’un président de la république qui, d’après lui,
doit se mêler de tout - être le chef, sans partage.
Je ne suis sans doute pas raisonnable. Je n’ai sûrement pas les pieds sur
terre, mais ce matin, j’ai entendu ses vociférations, ses cris, les
intonations terrifiantes de sa voix, j’ai senti sa puissance, son populisme,
sa démagogie. J’ai senti la haine qu’il porte en lui.
RELATIVISME (définition du Robert) : "Doctrine qui admet la relativité de la
connaissance humaine. Doctrine d’après laquelle les valeurs (morales,
esthétiques) sont relatives aux circonstances (sociales, etc.) et
variables."
Nicolas Sarkozy veut liquider ça. Autrement dit : la pensée.
Comment un pays, comment la France, peut-elle porter au pouvoir un homme qui
refuse la pensée ? La pensée n’est ni de droite ni de gauche, je suppose.
Elle est juste l’essence de l’homme, sa caractéristique fondamentale.
Quel genre d'animal politique peut tenir des propos pareils ?
Je vous l’ai dit : je ne suis pas raisonnable.
J’adorerais me tromper.

lundi, 30 avril, 2007  
Blogger Greg2007 said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

lundi, 30 avril, 2007  
Blogger Greg2007 said...

Si ton amie est triste, je sais ce qui la fera sourire. Demande lui de taper "nain cocu" dans google.

Je sais c'est nul et ca m'etonnerai qu'elle sourit longtemps mais c'est toujours ca.

Malheureusement, je pense que sa peur est justifiee. Reste a savoir qui entre le cancer et le cholera sera elu.

lundi, 30 avril, 2007  
Blogger Luc said...

@ Paul : Oui, moi aussi j'ai entendu ce discours sur mai 68. Et moi aussi ça m'a fait bondir.

Et alors, là, on fait quoi ?

La peste, ou le choléra ?

J'ai un doute, là.

En tous cas, je peux vous dire un truc : je ne voterai pas bulletin blanc.

lundi, 30 avril, 2007  
Blogger aurora said...

Aie Aie Aie...
Une fois de plus il faut faire attention aux sens des mots. Le relativisme moral est un concept philosophique avec un sens bien à lui.
Globalement voilà ce qu'on peut en dire...
Le relativisme moral c'est la doctrine selon laquelle la morale ne doit pas être le reflet de verités universelles mais de vérités relatives à une époque, un contexte, une culture..
Bref, le relativisme moral est largement décrié car il peut justement justifier un certain nombre d'horreurs du XXième... On ne reviendra pas dessus, tout le monde aura compris.
Prenons quand même un exemple, ce que veulent les talibans, ça se justifie avec le relativisme moral.
En clair, c'est strictement le contraire que Nicolas Sarkozy évoque, non pas supprimer la pensée mais essayer de s'en tenir à des concepts qui se posent au-delà des religions et des cultures, ie les droits de l'homme, l'état laique, ect...

Je m'étonne qu'il y ait autant de confusions et de contre-sens, il faut dire que le relativisme est un concept compliqué mais tout de même... Quand on disserte sur un sujet, un minimum est de se renseigner sur le sujet en question....

lundi, 30 avril, 2007  
Blogger aurora said...

un extrait plus large du discours pré-cité...
Dans le contexte du discours, à télécharger dans son intégralité sur www.sarkozy.fr, l'idée de morale non pas "relative", de respect des valeurs fondamentales qui font qu'on peut vivre agréablement en société est assez clairement exprimée.


Le mot « morale » ne me fait pas peur. La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en
parler. C’était un mot qui avait disparu du vocabulaire politique. Pour la première fois
depuis des décennies, la morale a été au cœur d’une campagne présidentielle.

Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68
avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et
le mal, entre le vraie et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire
que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les
mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement.
Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant.
Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.
Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse
c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré,
plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit.

je vous invite à lire ce discours en intégralité,
il présente une assez bonne idée des valeurs républicaines et de l'énergie positive que souhaite mettre Nicolas Sarkozy au service de la France et des Français.

lundi, 30 avril, 2007  
Blogger Patrick said...

C'est Dominique de Villepin qui doit être content, lui qui était , en mai '68, le seul élève gréviste au lycée français de Caracas (Vénézuéla) ;-)

mardi, 01 mai, 2007  
Blogger Paul said...

Moi aussi, je suis pour la morale, en politique et ailleurs. Contre les Pasqua, Berlusconi, Chirac, Mitterrand, Tapie, etc.

Je ne vois pas dans le discours de Sarkozy un appel aux valeurs républicaines (Liberté ? Egalité ? Fraternité ?) mais une charge d'une rare bêtise contre toutes les avancées permises par mai 68.
Si on veut retourner à la société machiste, paternaliste, mysogine, liberticide et verrouillée d'avant 68, il faut le dire.

Moi, je n'ai pas envie que Sarkozy me dicte sa version du beau, du bon et du vrai.

Prétendre que Sarkozy veut défendre les droits de l'homme et la tolérance est au mieux de la myopie, au pire de la mauvaise foi.

mardi, 01 mai, 2007  
Blogger apollo said...

C'est la révolte des baby-boomers...
Non content d'avoir foutu le boxon avec le fameux mai 68 qui prend aujourd'hui des
consonnances tellement nostalgiques que c'en est à pleurer, puis de grever la jeunesse d'aujourd'hui avec les retraites que quelqu'un est bien obligé de payer, on se vanterait d'avoir acquis de fantastiques avancées et que les jeunes d'aujourd'hui on devrait dire merci.
Eh ben non.

Vous vous êtes ptet bien marrés à l'époque , mais là ça fait 40 ans, les problèmes et les enjeux ont un peu changé. Eh oui c'est plus sympa les périodes de grande expansion d'après guerre que de vivre dans un pays où il faut trimer pour avoir un boulot, et rembourser les retraites des seniors qui se sont auto-votés des lois qui leur permettent d'arreter de partir en pré-retraite tranquillou pour voyager alors que l'espérance de vie venait de prendre plus de 10 ans. jamais génération n'aura fait preuve de plus d'égoisme en rejetant à plus tard des problèmes qui étaient anticipés depuis tellement d'années.
Nous on ne demande pas au président de nous faire rêver on lui demande de régler nos problèmes.
Alors si vous voulez continuer à vivre au pays de Candy avec une présidente qui vous fait rêver d'une vie juste, c'est possible.
Simplement une fois de plus ce sera encore d'autres que vous qui paieront les pots cassés.
Alors merci pour les conseils expérimentés, mais c'est quand même bien parti pour que la jeunesse d'aujourd'hui prenne son destin en main et essaie de rattrapper les erreurs du passé tant qu'il en est encore temps.
Oui c'est moins drole que mai 68 et ça fait pas rêver.

mardi, 01 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Apollo, merci de cette analyse (C'est la révolte des baby-boomers...).

Je trouve qu'elle mérite d'être soigneusement lue et comprise par tous nos lecteurs et contributeurs.

Non, vraiment, je ne ris pas.

mardi, 01 mai, 2007  
Blogger Luc said...

Tiens, Jacques Séguéla votera Sarkozy au dexuième tour. Il avait voté Royal au premier tour, et il avait dirigé la publicité des campagnes de François Mitterrand et Lionel Jospin.

Ca commence à faire beaucoup de personnalités de gauche qui se rallient à Sarkozy ...

Au fait, y a-t-il des personnalités de droite qui se sont ralliés à Royal ?

mardi, 01 mai, 2007  
Blogger apollo said...

@ Patrick.
Je ne sais pas à quel degré prendre ton commentaire, j'ai donc choisi le premier et te remercie donc.

Concernant ton article sur la rencontre avec le dauphin, je n'ai pas voulu intervenir directement sur le post pour ne pas briser ce moment de rêve mais peut-etre dès dimanche peux tu le nommer Ségolène, qui elle aussi sera première dauphine ?

mercredi, 02 mai, 2007  
Blogger Igor said...

Tout d abord bonjour tout le monde , puisque c est ma premiere intervention sur ce blog .
Je ne me souvenais plus du tout de cet evenement , puisqu en 1993 j etais encore un jeune ado dans un pensionnat Pyrénéen ou la télé était absente .
Il n empeche que je trouve cette vidéo revoltante , car meme si ce jour la sarko n a pas manqué de courage , il n a pas manqué d égoîsme non plus .
Je m explique : Qu est ce qu un ministre des finances venait faire sur les lieux d une prise d otage si ce n est faire sa propre publicité ?
Encore une fois il a profité de l actualité pour se faire mousser comme a sa grande habitude et ce au risque et peril d une vingtaine d enfants .
Meme s il s avere qu au final qu il s en est plutot bien sortit (je le soupconne tout de meme d avoir usé de son influence pour que le RAID n intervienne pas afin de le laisser faire son spectacle ) , il a quand mis en peril la vie d enfants alors que je doute que cet individu ai la moindre formation de negociateur de prise d otage .
Tu metonnes qu il n en fasse pas la promo aujourd'hui .

vendredi, 04 mai, 2007  
Blogger Luc said...

@ Igor : Bonjour et bienvenue au bar !

Je pense que tu as regardé la vidéo un peu rapidement. A l'époque, Nicolas Sarkozy n'était pas Ministre des Finances, mais Ministre du Budget et surtout Maire de Neuilly, et c'est à ce titre qu'il était présent sur les lieux. Il était tout aussi légitimement à sa place dans cette maternelle que Rudolph Giuliani l'était au World Trade Center.

Voici qui doit répondre à ta question.

vendredi, 04 mai, 2007  
Blogger Igor said...

effectivement j ai confondu finance et budget , autant pour moi mais je ne vois toujours pas ce qu un ministre du budget ou maire a a faire sur une prise d otages (surtout lorsque le preneur d otage reclame la venue d un autre ministre que lui ) .

samedi, 05 mai, 2007  

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