Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mardi 6 mai 2008

Bon anniversaire Monsieur le Président.

Voici un an déjà que les Français ont changé de Président, depuis Nicolas, dégringole dans les sondages. (Bon les sondages, comme se plait Patrick à le répéter, on leur fait dire ce que l’on veut).

C’est que les Français eux, n’ont guère changé, pourtant ils ont voté Nicolas pour le changement, mais pour que les autres changent pas eux personnellement : « le changement, je suis pour tant qu’il ne change rien pour moi... »



Dessin de GABS extrait de "l'entreprise je me marre"

Donc fatalement le vrai changement fait beaucoup d’insatisfaits, je suppose que celui qui a brigué puis obtenu la charge savait que les Français le prendrait pour le père Noël et l’enchanteur Merlin à la fois.

Comme il n’est ni l’un ni l’autre, c’est sûr, ils sont déçus nos petits Français.

Il faut dire que Nicolas les connais bien ses petits Français et leur a parlé comme le père Noël et l’enchanteur Merlin, il savait qu’à l’instar de JF Kennedy : il ne pouvait dire aux Français de « se demander ce qu’ils pouvaient faire pour la France » non plus comme Churchill leur promettre « du sang et des larmes » sans repasser dans cinq ans.

Pour être exact, il leur a promis que s’ils se levaient tôt et bossaient dure, ils seraient plus riches, ce qui serait juste, mais pas si sûr ?

Bonne anniversaire, Monsieur le Président, plus que 4 ans, courage !

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lundi 7 mai 2007

Tony Blair félicite Nicolas Sarkozy



Message de Tony Blair à Nicolas Sarkozy en français et sur YouTube !

Pour en savoir plus :
1. Tony Blair félicite Nicolas Sarkozy (en français) (YouTube)

Crédit vidéo : DowningSt

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A propos des perdants de l'élection présidentielle

Ségo.jpg

Nicolas Sarkozy a gagné, bravo ! A présent, penchons-nous un instant sur ceux qui ont perdu.

Ségolène Royal (PS).

Le 21 avril 2002, suite à sa défaite au premier tour, Lionel Jospin avait déclaré qu'il se retirait immédiatement de la vie politique, et donc il laissait un PS traumatisé se débrouiller tout seul sans lui. Hier, changement de ton. Ségolène Royal a tenté un hold-up surprenant sur le PS suite à sa défaite au second tour. Contrairement au soir du premier tour, où elle a fait poireauter tout le monde jusqu'à plus de 21h30, là, elle a accaparé toutes les antennes à 20h04, coupant l'herbe sous le pied à DSK, Fabius et autre Jack Lang qui s'apprêtaient à prendre la parole sur les plateaux de télévision, et elle a déclaré avec un sourire radieux, je cite : "J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. (...) Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. (...) Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires".

Pour d'autres victoires ? Suite à celle-ci sans doute ?

Et ensuite, elle s'est rendue au siège du PS, boulevard de Solférino, pour haranguer les militants depuis le balcon, comme si elle venait de remporter une grande victoire, qui en appelait d'autres.

Elle se comporte visiblement comme si elle avait gagné, et d'une façon plutôt appuyée. Les ténors du PS, qui ont été forcés de ronger leur frein pendant toute la campagne invraisemblablement personnelle et démagogue de Ségolène Royal, ne sont pas dupes, et n'aiment pas trop qu'on les prennent pour des buses. Ils vont donc se charger de lui faire une explication de gravure dans les jour qui viennent ... Les débats internes au PS suite au comportement de Royal d'hier soir promettent d'être assez croustillants !

François Bayrou (UDF PD MD).

Là, on a assisté au suicide politique d'un homme qui avait quand même réalisé un vrai exploit en obtenant 18,6% des voix au premier tour. Et lui aussi, il aurait fallu qu'on lui explique qu'il avait perdu. Ca lui aurait évité la pantalonnade de l'inutile débat de l'entre-deux tours avec Royal. Il se serait retiré de la compétition avec les honneurs et dans la dignité et se serait présenté en position de force aux législatives. Au lieu de ça, sa volonté de s'inviter en permanence dans un débat dans lequel il était hors jeu l'a complètement discrédité et marginalisé, surtout depuis qu'il a déclaré "je ne vous dis pas pour qui je voterai, mais je ne voterai pas pour Sarkozy", pendant que toutes ses troupes se ralliaient en masse à Sarkozy. Dommage, ça avait l'air d'être un gars bien et sincère.

Marie-Georges Buffet (PCF).

Le PCF a fait 1,9 % des voix au premier tour. Ce coup là, le PCF a touché le fond.

Voici un petit rappel historique des résultats du PCF au premier tour des présidentielles :
1969 : 21,3% (Jacques Duclos)
1974 : le PCF ne se présente pas (Union de La Gauche)
1981 : 15,3% (Georges Marchais)
1988 : 6,8% (André Lajoinie)
1995 : 8,6% (Robert Hue)
2002 : 3,4% (Robert Hue)
2007 : 1,9% (Marie-Georges Buffet)

Je pense que ce mouvement archaïque d'extrême gauche a vécu, et que le PCF ne devrait logiquement pas survivre très longtemps. Le PCF est d'ailleurs le dernier Parti Communiste existant dans les pays développés. Une exception bien française !

Jean-Marie Le Pen (FN).

Là aussi, après le paroxysme honteux de sa présence au deuxième tour de 2002, la campagne efficace de Nicolas Sarkozy qui a enfin abordé tous les thèmes dans sa campagne, y compris ceux dont aucun autre responsable politique ne voulait parler, a permis de faire redescendre son score à 10,4% des voix. Si, comme il l'a promis, Nicolas Sarkozy va s'occuper vraiment des problèmes de la société française d'aujourd'hui, le vote protestataire Le Pen devrait disparaître. Et le vote nationaliste pur et dur devrait redescendre à 0,7%, là où il était en 1974. Il faudra alors être reconnaissant à Nicolas Sarkozy d'avoir su écarter l'extrême droite du paysage politique français.

Pour en savoir plus :
1. Les résultats définitifs du premier tour (Chez Luc)

Crédit photo : AFP

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dimanche 6 mai 2007

Nicolas Sarkozy est élu président de la République



Nicolas Sarkozy a été élu avec 53,06% des voix, et un taux de participation record de 85%. Il devient le sixième président de la Vème république.

Il a fait un discours ce soir même très enthousiasmant et très émouvant.

J'y ai relevé entres autres le passage suivant : "Je veux lancer un appel à nos amis américains pour leur dire qu'ils peuvent compter sur notre amitié, qui s'est forgée dans les tragédies de l'Histoire que nous avons abordées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leur côté quand ils auront besoin d'elle, mais je veux leur dire aussi que l'amitié, c'est accepter que ses amis puissent penser différemment et qu'une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire de prendre la tête de ce combat, parce que ce qui est en jeu c'est le sort de l'humanité tout entière. La France fera de ce combat sont premier combat."

Je suis content de voir que j'ai eu raison de lui faire confiance concernant son engagement vis à vis du Pacte écologique de Nicolas Hulot.

Ce discours redonne espoir en l'avenir, et je pense qu'on a là un vrai grand président. Ca fait plaisir.

Et puis, faut dire aussi qu'on l'a échappé belle ! Mais j'avais expliqué il y a un mois déjà pourquoi la gauche avait déjà perdu les élections.

Alors je dois dire au revoir à Yannick Noah et à Djamel Debbouze qui ont déclaré qu'ils quitteraient la France si Nicolas Sarkozy était élu. Mais, je leur dis aussi que, si ils veulent revenir un jour en France, ils seront toujours les bienvenus !

Pour en savoir plus :
1. La déclaration de Nicolas Sarkozy après sa victoire (La Tribune)
2. Président Sarkozy (Libération)

Crédit vidéo : Didwee

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jeudi 3 mai 2007

A propos du débat Royal / Sarkozy

débat.jpg

Un débat présidentiel a surtout une vertu : celle de révéler la vraie personnalité des candidats. Et il faut dire que hier soir, on a été servis !

Nicolas Sarkozy s'est montré sincère, compétent, courtois, pondéré, responsable.

Ségolène Royal s'est montrée hautaine, colérique, incontrôlable, agressive, brouillonne.

Sur le plan du programme, Nicolas Sarkozy a été clair, précis, pédagogue. Il a exposé simplement et directement quelle serait sa politique s'il était élu président. Il n'a éludé aucune question et est resté dans le cadre du plan prévu pour ce débat.

Ségolène Royal a été brouillonne, ne respectant en rien le planning prévu, partant dans tous les sens, et disant à la fin du débat le contraire de ce qu'elle avait dit au début, entres autres sur les 35 heures.

Les Ségolinades de la soirée : Hier soir, on a eu droit à un véritable feu d'artifice ! En voici quelques-unes, en vrac et dans le désordre.

Le nucléaire : Voulant piéger Sarkozy, et se prenant sans doute pour l'inénnarrable Jean-Jacques Bourdin de RMC, elle pose une colle à Sarkozy : "Quelle est la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France ?". Nicolas n'a pas le chiffre exact en tête, alors il élude. Elle insiste, hautaine et cassante "Vous ignorez la part du nucléaire ?" Sarkozy répond "la moitié de notre électricité est d'origine nucléaire". Et Ségolène Royal sort cette énormité : "Non, 17% seulement". Bon, en fait, le chiffre exact, c'est 78%. Alors, moi je dis, quand on veut faire son intéressante et qu'on veut piéger son adversaire, on se débrouille au moins pour avoir des fiches à jour, sinon, on passe pour une bouffone incompétente, ce qui est le cas !

Le baby-sitting des fonctionnaires : Prenant pour exemple des faits divers récents de l'actualité, pour bien frapper les esprits, elle propose comme mesure, tenez-vous bien, de faire raccompagner les fonctionnaires le soir chez eux après le boulot par d'autres fonctionnaires ...

Les handicapés à l'école : C'est sur ce sujet, sensible il est vrai, que Ségolène Royal a pété les plombs en direct-live, pour se laisser aller sur le plateau à "une saine colère", selon ses propres paroles. Alors que Nicolas Sarkozy expose ses propositions pour l'insertion des enfants handicapés à l'école, Ségolène Royal explose littéralement et se laisse aller à des invectives diverses et variées en montrant du doigt Nicolas Sarkozy et en déclarant "On atteint le summum de l'immoralité politique". Pourquoi ? Parce que la droite avait oser toucher au programme Handiscol qu'elle avait lancé en 1999. Oui mais voilà : la droite l'a en fait remplacé par la loi du 11 février 2005 a donné obligation à la totalité des établissements scolaires d'accueillir les enfants handicapés qui le souhaitent, et le résultat, c'est que 160.000 enfants handicapés ont été scolarisés à la rentrée 2006, contre 90.000 en 2002. Une fois de plus, quand on veut se la jouer "saine colère", on choisit bien son sujet ...

... et ça a été comme ça pendant toute la soirée. Elle n'a répondu à aucune question. Sur chaque grand sujet critique, elle a répondu que cela serait résolu par une concertation entre les partenaires sociaux. La cinquième République, on la remplace par la Sixième. Ca va être quoi ? On va voir, on va faire des forums participatifs ... Et comment on va financer tout ça ? Une seule réponse : "la croissance". Ah, bon !

Nous voilà en pleine "autogestion" chère à Edmond Maire. Ca y est, j'ai enfin compris son slogan de campagne "La France Présidente" : ce ne sera pas elle, la présidente, ce sera vous et moi, le peuple français, la France ...

Y a-t-il un pilote dans l'avion ? Dans ce qui attend notre pays dans les cinq prochaines années, il y a intérêt à avoir un capitaine à la barre. Si c'est elle qui passe, ça fait franchement peur !

Pour finir, un petit mot des tricheries opérées pas la gauche chaque fois qu'elle a pu le faire. Il est maintenant de notoriété publique que, lors du dernier débat Mitterrand / Chirac, Mitterand avait fait exprès de faire fabriquer une table trop basse de façon à ce que Chirac, plus grand que lui, soit obligé de se tourner sur sa chaise tout au long du débat, ce qui a été le cas. Cette fois-ci, cette tricherie n'a pas été possible. Alors, qu'a fait Ségolène Royal pour tricher quand même lors du débat ? Eh bien Patrick Poivre d'Arvor l'a révélé ce matin : Vous avez eu l'impression que, pendant les deux heures et demies du débat, Ségolène Royal regardait Nicolas Sarkozy droit dans les yeux. Ce n'est pas vrai. Elle regardait droit dans les yeux un point juste à côté de Nicolas Sarkozy pour faire croire au téléspectateur qu'elle le regardait dans les yeux, et pour tenter de le déstabiliser. Pas mal, hein ? On sent bien un personnage franc du collier, hein ?

En tous cas, si on en croit le sondage Opinionway publié aujourd'hui, les vingt millions de téléspectateurs qui ont regardé ce débat ne s'y sont pas trompés : 53% on trouvés Nicolas Sarkozy "plus convaincant", et 31% ont trouvé Ségolène Royal "plus convaincante". 31% ... c'est moins que ce que la gauche a récolté au premier tour ...

Pour en savoir plus :
1. Le débat Royal-Sarkozy, l'intégrale en vidéo (LCI)
2. Deux heures d'accrochages à vif (LCI)
3. Mme Royal "assène des contrevérités" selon le ministre de la Santé (La Croix)
4. Opinionway : Sarkozy jugé plus convaincant par 53% des sondés (TV5)
5. Sarkozy stays ahead after TV debate (swissinfo)
6. Royal-Sarkozy: choc des titans (Un homme en colère)

Crédit photo : AFP

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mercredi 2 mai 2007

Un petit point sur les sondages

IPSOS 2nd tour

L'Institut Ipsos publie le graphique des intentions de vote du deuxième tour ci-dessus, du 20 janvier 2007 au 2 mai 2007.

Comme vous pouvez le constater, à quelques variations près, Nicolas Sarkozy reste stable à 53 - 54%, et Ségolène Royal reste stable à 46 - 47 %.

Donc, vous pouvez regarder le débat de ce soir avec sérénité, ça ne devrait pas changer les résultats de dimanche soir, que vous pourrez suivre dès 18h30 sur la RTBF, pour ceux qui ont le câble ou le satellite.

Pour en savoir plus :
1. Sondages élection présidentielles 2007 (Ipsos)

Crédit graphique : Ipsos

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mardi 1 mai 2007

Nicolas Sarkozy et l'héritage de Mai 68



Dans un commentaire, Paul nous a fait lire un texte écrit par une amie. Ce texte relatait son émotion en entendant Nicolas Sarkozy déclarer à Bercy "Il faut liquider une bonne fois pour toutes Mai 68”. Alors, vous pensez bien qu'un baby-boomer comme moi, ça m'a fait bondir.

Donc, comme chaque fois, j'ai préféré retourner à la source, et réécouter ce qu'a dit Nicolas Sarkozy dimanche à Bercy. C'est la vidéo ci-dessus. (le texte intégral du discours est disponible ici)

Le mieux c'est de citer le texte exact :

"Regardez comment l’héritage de mai 68 affaiblit l’autorité de l’Etat ! Regardez comment les héritiers de ceux qui en mai 68 criaient : « CRS = SS » prennent systématiquement le parti des voyous, des casseur et des fraudeurs contre la police.
Regardez comment ils ont réagi après les incidents de la gare du Nord. Au lieu de condamner les casseurs et d’apporter leur soutien aux forces de l’ordre qui font un travail difficile, ils n’ont rien trouvé de mieux à dire que cette phrase qui mérite de rester dans les annales de la République. Je cite : « Il est inquiétant de constater qu’un fossé se
creuse entre la police et la jeunesse ».
Comme si les casseurs de la gare du Nord représentaient toute la jeunesse française.
Comme si c’était la police qui était en tort et pas les casseurs.
Comme si les voyous avaient tout cassé et avaient pillé les magasins pour exprimer une révolte contre une injustice.
Comme si la jeunesse excusait tout.
Comme si la société était toujours coupable et le délinquant toujours innocent.

Ecoutez-les, les héritiers de mai 68 qui cultivent la repentance, qui font l’apologie du communautarisme, qui dénigrent l’identité nationale, qui attisent la haine de la famille, de la société, de l’Etat, de la nation, de la République.

Dans cette élection il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes.

Je veux tourner la page de mai 68.
Mais il ne faut pas faire semblant.
Il ne faut pas se contenter de mettre des drapeaux aux fenêtres le 14 juillet et de chanter la Marseillaise à la place de l’Internationale dans les réunions du Parti Socialiste.
Il ne faut pas dire que l’on veut l’ordre et prendre systématiquement parti contre la police.
Il ne faut pas crier à l’Etat policier et à la provocation à chaque fois que la police chercher à faire respecter la loi.
Il ne faut pas dire que l’on est pour la valeur travail et généraliser les 35 heures, continuer à surtaxer le travail ou encourager l’assistanat."


Je pense que mai 68, ça a été une révolution douce qui a mis à bas l'autoritarisme, qui a jeté les bases d'une utopie Peace and Love magnifique et écologique, mais qui s'est révélée intenable à mettre en oeuvre dans les faits. Les jeunes de mai 68 étaient incapables des violences et agressions quotidiennes perpétrées par certains jeunes d'aujourd'hui.

Et puis c'est vrai que, particulièrement à l'école, on est tombé dans le n'importe quoi et on a créé des générations de jeunes qui ne savent pas lire et écrire, et que l'éducation nationale c'est devenu un vrai scandale.

Alors, j'ai écouté et relu ce que Nicolas Sarkozy a vraiment dit. Et, tout compte fait, je suis plutôt d'accord avec ce qu'il dit, même si je ne l'aurais évidemment pas dit comme lui. On a assez dit qu'on en avait marre de la langue de bois, alors, quand un leader politique dit les choses aussi directement, évidemment, ça choque.

Pour en savoir plus :
1. Discours de Nicolas Sarkozy - Paris, Bercy – Dimanche 29 avril 2007 (sarkozy.fr)
2. Nicolas Sarkozy veut "tourner la page de mai 1968" (Le Monde)
3. A propos des "progrès remarquables notre système éducatif" (Chez Luc)
4. Peace and love (Chez Luc)
5. Je suis un baby-boomer (Chez Luc)

Crédit vidéo : INFOCOM.net

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dimanche 29 avril 2007

Royal et Bayrou : je t'aime, moi non plus

Royal Bayrou.jpg

Cette semaine, on a pu assister à une surprenante valse hésitation entre Royal, qualifiée pour le deuxième tour, et Bayrou, perdant au premier tour. Voici le roman feuilleton de la semaine qui vient de s'écouler :

Dimanche :

François Bayrou a perdu, mais avec les honneurs. Il récolte 18,6%, pas très loin du score de Chirac au premier tour de 2002. Alors, dans sa tête, il refuse la défaite et veut continuer à exister médiatiquement par tous les moyens. Il nous déclare donc le soir à la télé qu'il va nous annoncer ses consignes de vote mercredi soir.

Ségolène Royal est passée, ouf ! Mais, quand elle sort sa calculette elle s'aperçoit qu'il y a un problème : en additionnant toutes les voix de la gauche et de l'extrême gauche au premier tour, on arrive péniblement à 36,4%. C'est râpé pour le second tour. Alors, dimanche soir, tout le monde attend patiemment la déclaration de la "femme libre" à la télé, en regardant des images de l'école de Melle, où un rideau bouge parfois derrière une fenêtre ... Elle finira par nous lire sa dictée vers 21h30.

Lundi :

A la surprise générale, et sans avoir consulté qui que ce soit, Royal propose à Bayrou un "débat" vendedi matin, dans le cadre d'un forum qui a été organisé par la Presse Régionale. Les cadres du PS apprendront la nouvelle dans la presse.

Mardi :

François Bayrou fait savoir qu'il veut bien, mais qu'il faut que ça passe à la télé, sinon, il ne veut pas.
Ségolène Royal fait savoir que, si il faut que ça passe à la télé, on demandera à des caméras de filmer le forum de la Presse Régionale, mais qu'il n'est pas question d'organiser un débat télévisé que une grande chaîne nationale à 20h30, faut pas exagérer non plus.

Mercredi :

Canal + et I télé (groupe Canal +) font savoir qu'il sont d'accord pour filmer.
A 15 heures, Bayrou annonce, comme prévu, qu'il ne donne pas de consigne de vote, et que l'UDF devient le "Parti Démocrate", et il accepte du bout des lèvres le compromis proposé par Royal.
Mais dans la soirée, le groupement de la Presse régionale font savoir que le débat n'aura pas lieu, vu qu'ils ont organisé un forum avec d'un côté Royal et de l'autre Sarkozy, et qu'ils n'ont pas organisé un débat Royal Bayrou, et que avant de lancer des trucs comme ça, ça aurait été pas mal de leur demander leur avis.

Jeudi :

Canal +, I Télé (groupe canal +) et France Inter, à savoir les médias qui sont actuellement les plus à gauche du PAF, déclarent que c'est pas grave, et qu'ils proposent d'organiser vendredi matin de 11 heures à midi le débat Royal Bayrou, dans le cadre d'un numéro spécial du "Grand Journal" de Michel Denisot.
Jeudi soir 19h, la dépêche tombe sur les téléscripteurs : le CSA déclare qu'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, et que le débat bricolé en dernière minute pas Canal + ne pourra pas avoir lieu.

Vendredi :

Alors comme Ségolène déclare qu'elle est une femme libre et qu'elle fait ce qu'elle veut, et que François Bayrou fait un gros caprice pour passer à la télé, un débat va finalement être organisé samedi par RMC et son innénarable journaliste Jean-Jacques Bourdin qui s'est fait un nom avec le nombre de sous-marins nucléaires français, le tout retransmis par BFM TV, une micro-chaîne de la TNT.

Samedi :

Le débat tant espéré a enfin lieu (voir photo ci-dessus). D'entrée, Ségolène Royal déclare que ce n'est pas un débat mais un dialogue. Et le "dialogue" a lieu pendant deux heures, pour constater ce qu'on savait déjà, à savoir que les positions de Royal et de Bayrou sont inconciliables, particulièrement sur le plan économique. Tout ça pour ça ? Non, on a quand même appris quelque chose : Bayrou a le même prénom que le compagnon de Mademoiselle Royal !

Ca valait quand même le coup de le faire, ce débat, vous ne trouvez pas ?

Pour en savoir plus :
1. Débat à fleurets mouchetés entre Royal et Bayrou (Le Monde)
2. Désaccords entre Bayrou et Royal sur l'économie (Le Monde)

Crédit photo : Benoît Tessier

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samedi 28 avril 2007

A propos de Nicolas Sarkozy



Mardi dernier, j'ai publié un article, intitulé La tactique de Royal : "Tout Sauf Sarkozy", détaillant la stratégie de "diabolisation" de Nicolas Sarkozy qui a été orchestrée par le PS quand ils ont pris conscience des insuffisances de la candidate qu'ils se sont choisie. Cet article a déjà suscité 44 commentaires au moment où j'écris ces lignes, et tous ces commentaires tournent autour de la personnalité de Nicolas Sarkozy.

Comme je pense que certains d'entre vous étaient trop jeunes le 13 mai 1993 pour comprendre ce qu'il était en train de se passer à Neuilly, et que les autres ont oublié ou font comme si, il m'apparaît nécessaire de verser au débat la pièce à conviction ci-dessus dans le procès en diabolisation actuellement instruit par la gauche à l'encontre de Nicolas Sarkozy.

Visionnez cette vidéo, vous allez découvrir un homme qui a du coeur, du courage, du sang-froid et de la détermination.

Pour en savoir plus :
1. La tactique de Royal : "Tout Sauf Sarkozy" (Chez Luc)
2. Sarkozy & Human Bomb (YouTube)

Crédit vidéo : sarkoheros

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mardi 24 avril 2007

La tactique de Royal : "Tout Sauf Sarkozy"

Bayrou.jpg

Lors d'une apparition surprise au meeting de Nicolas Sarkozy hier à Dijon, Eric Besson, l'ex secrétaire national à l’économie du PS, a tenu à éclairer notre lanterne sur la tactique suivie par Ségolène Royal pour cette élection.

Je cite : "Dès l'automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d'entre nous que sur les idées et sur la capacité à gouverner, Ségolène Royal n'avait guère de chance de l'emporter face à Nicolas Sarkozy. Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu'il fasse peur."

On comprend mieux la dénigration systématique dont Nicolas Sarkozy a fait l'objet durant toute cette campagne. On comprend mieux aussi les commentaires agressifs auxquels on a eu droit sur ce blog convivial, ceux de Greg2007, par exemple. Et puis on comprend mieux l'entreprise de démolition systématique menée par Bruno Gaccio, et Guy Carlier, pour ne citer que ces deux-là. Tout ça était savamment orchestré par le PS. Devant les limitations manifestes de Ségolène Royal, une seule chance de s'en sortir : diaboliser Nicolas Sarkozy.

Et puis, Ségolène Royal vient de réaliser que ça n'a pas marché. Malgré ce lynchage médiatique permanent (on encore a pu voir Fabius et Mamère à l'oeuvre dimanche soir sur TF1), Nicolas Sarkozy est arrivé en tête loin devant au premier tour, avec le score le plus élevé pour un candidat de droite depuis plus de trente ans, et il est bien parti pour gagner au deuxième tour.

Alors, comme elle constate que sa tactique de diabolisation de Nicolas Sarkozy a été insuffisante au premier tour, elle monte d'un cran sa tactique du TSS ("Tout Sauf Sarkozy"). A la surprise générale et sans consulter qui que ce soit, comme à son habitude, elle a appelé François Bayrou hier sur son portable personnel pour lui proposer un "dialogue public" sur cinq thèmes qu'elle a choisi. Consternation dans l'aile gauche du PS qui craint que François Bayrou ne la renvoie dans les cordes à l'occasion de sa conférence de presse prévue demain.

Et c'est évidemment ce qui va se passer. Avec ce qu'il a réussi à capitaliser pendant ce premier tour, François Bayrou ne va pas tout détruire en allant se jeter dans les bras de Ségolène Royal ! Il va annoncer une non-consigne de vote, annoncer peut-être la création de son nouveau parti "Démocrate - quelque chose" et va se préparer pour les législatives.

Enfin, on verra bien demain.

On est à présent dans la dernière ligne droite ! (et non pas dans la dernière ligne gauche ... hé hé hé !)

Pour en savoir plus :
1. L'ex-PS Eric Besson à la tribune pour Sarkozy (Le Nouvel Obs)
2. Mea culpa d'Eric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy (L'Express)
3. Ségolène Royal propose un "dialogue public" à François Bayrou (Le Figaro)
4. L'appel de Royal à Bayrou enfonce un nouveau coin au PS (Le Nouvel Obs)
5. La stratégie du "tout sauf Sarkozy" de Ségolène Royal ne suffira pas (Le Monde)

Crédit photo : Reuters

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lundi 23 avril 2007

Les résultats définitifs du premier tour

Résultats finaux.jpg

Le tableau ci-dessus présente les résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle, intégrant les français de l'étranger dans la colonne de gauche. En rappel, dans la colonne de droite, vous trouverez les résultats du premier tour d'avril 2002.

On peut à présent faire les analyses suivantes :

Extrême gauche : En net recul. Il représentaient 13,9% en 2002, il représentent à présent 8,9%. C'est à l'évidence la conséquence du "vote utilie" qui fait suite au traumatisme du 21 avril 2002. Ceci dit, le PCF poursuit sa descente aux enfers, et on voit mal comment il pourrait survivre à ce déclin.

Ségolène Royal : Elle fait 25,9 %, ce qui lui permet d'accéder au deuxième tour et c'est très bien ainsi. Elle se présentait au nom du PS, du PRG et du MRC. Si l'on additionne les voix correspondantes en 2002, on arrive à 23,8%. Elle a donc progressé de 2 points grâce au "vote utile". Cependant, si l'on additionne les voix de la gauche, des verts et de l'extrême gauche, on arrive à 36,4%, ce qui est en net recul par rapport à 2002 (43%). Même si elle récolte la moitié des voix de Bayrou, on aboutirait à 36,4% + 9,3% = 45,7%. Elle a donc franchi l'étape du premier tour, mais en faisant quasiment le plein des voix de gauche, et on voit mal comment elle va pouvoir remporter ce deuxième tour le 6 mai prochain.

Dominique Voynet : Elle fait beaucoup moins bien que Noël Mamère en 2002. Nicolas Hulot a réussi à faire passer l'enjeu écologique au plus haut niveau.

Frédéric Nihous : Là aussi, beaucoup moins bien que Jean Saint-Josse. Sans commentaire.

François Bayrou : Il a réussi une percée spectaculaire à 18,6%, surtout dûe, je pense à sa sincérité et au bon sens de ses propositions. Mais vu la ligne qu'il a suivi pendant la campagne, ni droite, ni gauche, j'attends avec curiosité ce qu'il va nous annoncer mercredi prochain, vu que le deuxième tour, c'est Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ...

Nicolas Sarkozy : Un score quasi historique : 31,2%. Il faut remonter à 1974 avec Giscard pour trouver un score pareil pour un candidat de droite au premier tour (32,6%). Vu comment il a été critiqué à longueur de journée, c'est un résultat remarquable, et qui le met en position de force pour le second tour, vu que la droite totalise 63,5% au premier tour. Mais ses adversaires vont lancer des campagnes "TSS" ("Tout sauf Sarkozy"), et c'est quand même pas gagné.

Philippe de Villiers : Le vicomte a fait un score de 2,2%, et je pense que ça va être compliqué pour lui de se relever d'un score pareil.

Jean-Marie Le Pen : Non seulement il n'est pas au second tour, mais en plus il dégringole à 10,4%. C'est peut-être le résultat le plus réjouissant du premier tour.

Si on ajoute à ça une participation record à 83,8%, c'est un premier tour exemplaire auquel on a eu droit.

Remarquons aussi que tous les partisans du "non" au référendum sur la constitution Européenne ont perdu, et massivement.

Pour en savoir plus :
1. Sarkozy et Royal lancent la bataille finale (TSR.ch)
2. Election présidentielle 2002 (TNS Sofres)

Crédit infographie : Luc

Libellés :

dimanche 22 avril 2007

Les résultats du premier tour

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Donc, finalement, ce sera Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour.

Voici les estimations de IPSOS à 21h10 :
Nicolas Sarkozy : 30,4 %
Ségolène Royal : 25,0 %
François Bayrou : 18,8 %
Jean-Marie Le Pen : 11,1 %
Olivier Besancenot : 4,3 %
Philippe de Villiers : 2,5 %
Marie-George Buffet : 2,0 %
Dominique Voynet : 1,6 %
Arlette Laguillier : 1,5 %
José Bové : 1,3 %
Frédéric Nihous : 1,2 %
Gérard Schivardi : 0,3 %

Je sais bien qu'il va falloir attendre les résultats définitifs de lundi, mais on peut déjà faire quelques remarques :

- Si on additionne les voix de gauche et d'extrême gauche au premier tour, on obtient 36 %, à comparer à 43 % au premier tour de 2002. En cinq ans, la gauche a perdu 7% des suffrages. Et donc, comme je l'avais déjà expliqué, je vois mal comment Ségolène Royal peut l'emporter au second tour. Même si elle récupère la moitié des voix de Bayrou, 36% + 9,4% = 45,4%. Ca ne passe pas ...

- Je pense que cette élection sonne le glas du Parti Communiste Français, le seul qui reste en Europe. Avec 2,0 % Marie-George Buffet est descendue en dessous de Robert Hue qui avait fait 3,4% en 2002.

- Et surtout, j'attends avec impatience les consignes de vote de François Bayrou pour le deuxième tour ! Il a trois possibilités : se rallier à Nicolas Sarkozy (comme vient de le faire Eric Besson, l'ex secrétaire national à l’économie du PS), se rallier à Ségolène Royal, ou ne donner aucune consigne de vote. Quelque soit l'option retenue, j'attends avec intérêt l'argumentaire qui ira avec !

A part ça, superbe taux de participation, entre 82,7% et 84,8%, taux jamais attenit depuis 1965 ! Là aussi, on aura les chiffres définitifs demain.

Pour en savoir plus :
1. Un duel Sarkozy-Royal au second tour (rsr.ch)
2. La gauche a déjà perdu les élections présidentielles de 2007 (Chez Luc)
3. L'ex-responsable du PS Eric Besson se rallie à Nicolas Sarkozy (L'Express)

Crédit photo : yahoo.fr

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samedi 21 avril 2007

Comment voter pour le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot ?

Pacte Ecologique.jpg

Comme vous le savez, je suis très sensible à l'avenir de notre belle planète. C'est même une de mes préoccupations principales, et c'est pour ça que je tiens à jour un blog consacré à ce sujet. Donc, je pense qu'il va être important, demain, de voter pour un candidat qui, une fois élu président, va prendre le sujet à bras le corps. Alors, pour qui voter ? C'est pas évident.

Vous me direz, la réponse est simple, il suffit de voter Dominique Voynet. Dieu sait qu'elle fait des efforts pour se prévaloir d'un appui de Nicolas Hulot, allant même jusqu'à imprimer sur sa profession de foi une citation qui lui est favorable ("Dominique Voynet défend ces positions avec constance et courage"), avec un petit astérix précisant que ce témoignage est publié avec l'autorisation de l'auteur. Pathétique !

Le problème avec les Verts c'est qu'on ne les a pas beaucoup entendus sur le réchauffement climatique et l'environnement, et qu'on les a beaucoup plus entendus sur des sujets comme le mariage des homosexuels célébré avec émotion par Noël Mamère dans sa mairie de Bègles et on se demande ce que cela a à voir avec l'environnement. J'en avais parlé sur Gaïa, et ce que j'avais écrit avait été repris sur France 3 par Christine Ockrent dans son émission France Europe Express du 26 novembre 2006.

Et puis, concernant Dominique Voynet elle-même, rappelons qu'elle a été Ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement de 1997 à 2001 dans le gouvernement Jospin, et qu'elle a laissé autoriser la culture d'un OGM en plein champ en France (le maïs BT), qu'elle a signé l'autorisation de réalisation du centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse), et puis surtout, il y a sa phrase culte à propos de l'Erika : "Je ne suis pas sure qu'il s'agisse d'une catastrophe écologique majeure." Comme bilan, on a déjà vu plus convaincant ... On comprend mieux pourquoi Nicolas Hulot n'a pas donné de consigne de vote en sa faveur, même si le slogan de Dominique Voynet c'est "La révolution écologique".

Donc, le vrai enjeu, c'est de regarder si un des candidat qui a une chance réelle d'être élu président et qui a signé Pacte Ecologique de Nicolas Hulot s'engage à faire une révolution écologique.

Avec ces critères, cela nous laisse le choix entre trois candidats : Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Lisons donc leur profession de foi que chacun d'entre nous a reçu par la poste et qui est la synthèse ultime en quatre pages de ce sur quoi les candidats s'engagent.

- Profession de foi de Ségolène Royal : Eh bien ... rien ! Pas un mot ! Le mot ecologie n'apparaît nulle part dans le texte ! Page deux, dans son leimotiv sur "l'ordre juste", rien. Page 3, sous le titre "Les nouvelles règles", rien, pas même une allusion. Et page 4, sous le titre "Ce qui va changer pour vous tout de suite", au point 5, l'annonce de l'ouverture d'un débat public sur l'énergie, un encouragement fiscal pour les énergies renouvelables et un moratoire immédiat sur les OGM (celles qui ont été autorisées par Donimique Voynet, donc). Ce n'est même pas le "service minimum", c'est en tout cas très loin de la "révolution écologique" dont nous avons besoin. Donc, Royal : exit !

- Profession de foi de François Bayrou : Alors là, très bien. En page trois, sous le titre "Mon programme d'action", il déclare en point 2 : "Je mènerai une politique active de l'écologie. Mettre en oeuvre les objectifs du pacte signé avec Nicolas Hulot." Parfait. Rien à dire, vingt sur vingt. Si je pensais qu'il avait une seule chance de mettre en oeuvre la politique qu'il propose, je voterai pour lui sans hésiter une seconde. Seulement voilà : notre Don Quichotte national est bien seul. Et, dans la pagaille à l'Italienne qu'il nous prépare, je doute fort qu'il soit capable de mener à bien cette "révolution écologique" qu'il nous propose avec sincérité.

- Profession de foi de Nicolas Sarkozy : En page quatre, sous le titre "Je veux être le Président qui prépare l'avenir des générations futures", il déclare : "Le développement durable sera au coeur de l'action publique et internationale de la France. Nous devons faire une révolution écologique. Nous en ferons une source de croissance et d'emplois." Eh bien voilà, pile poil ! Il n'a pas froid aux yeux Nicolas Sarkozy, il a signé le Pacte de Nicolas Hulot et il s'engage à faire une révolution écologique. La différence avec les autres, c'est que lui, il va vraiment le faire.

Je me sens concerné par l'avenir des générations futures et par la revolution écologique qu'il est urgent et nécessaire de mener à bien. Et il me semble que seul Nicolas est capable de réaliser ce que demande Nicolas.

Pour en savoir plus :
1. Le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot (site officiel)
2. Le Pacte écologique de Nicolas Hulot (Gaïa : bulletin de santé)
3. France Europe Express du 26 novembre (Gaïa : bulletin de santé)

Crédit image : Pacte Ecologique de Nicolas Hulot

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vendredi 20 avril 2007

Le Monde et Libération appellent à ne pas voter Bayrou

Jean-Marie Colombani, patron du journal Le Monde, écrit dans son éditorial d'hier : "En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal."

Et Laurent Joffrin, patron du journal Libération, écrit dans son éditorial de ce matin : "Si l'on vote Bayrou, c'est qu'on décide, vraiment, de faire disparaître la gauche dès le premier tour pour la deuxième fois de suite, autrement dit de la rayer de la carte."

L'un et l'autre sentent qu'il est tout à fait vraisemblable que Ségolène Royal ne soit pas au deuxième tour. Donc, dans un effort désespéré de dernière minute ils appellent à ne pas voter Bayrou, mais de voter Royal à la place.

Déjà, on peut s'étonner que, Duhamel ayant été réduit au silence journalistique parce qu'il avait confessé dans une réunion privée qu'il avait l'intention de voter Bayrou, deux grands éditorialistes du Monde et de Libération (excusez du peu) puissent ainsi prendre fait et cause pour un candidat et contre un autre, à 48 heures du scrutin, et ce en toute impunité. Vraiment si étonnant ? Pas tant que ça. Si Duhamel avait confessé qu'il pensait voter Royal au lieu de Bayrou, vous pouvez en être sûr, il serait toujours à son poste de commentateur à l'heure où j'écris ces lignes.

Bon. On va voir si cet appel va donner le coup de pouce nécessaire à Royal pour passer devant Bayrou au premier tour.

Si c'est le cas, Nicolas Sarkozy pourra dire un grand merci à ces deux éditorialistes d'avoir contribué à éliminer François Bayrou au premier tour, le seul "candidat Condorcet" réellement capable de le battre au deuxième tour !

Pour en savoir plus :
1. Impératif démocratique, par Jean-Marie Colombani (Le Monde du 19 avril)
2. Voter = décider, par Laurent Joffrin (Libération du 20 avril)

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mercredi 18 avril 2007

Nicolas Sarkozy est le préféré des jeunes "primo-votants"

Nicolas Sarkozy

Les jeunes "primo-votants" ont entre 18 et 30 ans et n'ont jamais voté à la présidentielle. Selon un sondage de l'IFOP réalisé du 13 au 16 avril, presque un jeune primo-votant sur trois va voter pour Nicolas Sarkozy au premier tour (30%), suivi par François Bayrou (23%), Ségolène Royal n'arrivant qu'en troisième position à 22%. Quant à Le Pen, il n'a vraiment pas la cote auprès des jeunes, puisqu'il n'arrive même pas à 10%.

Sondage

Donc, les jeunes qui vont voter pour la première fois ont choisi l'espoir et la volonté d'aller de l'avant, et ils rejettent l'assistanat prôné par Ségolène Royal.

C'est une bonne nouvelle, et ça redonne l'espoir en l'avenir.

La jeunesse, c'est l'avenir.

Pour en savoir plus :
1. Enquête auprès des primo-votants (IFOP)
2. Sarkozy, Bayrou et Royal, Tiercé des jeunes "primo-votants", selon l'Ifop (L'Internaute)
3. Nicolas Sarkozy devient fréquentable en société (Chez Luc)

Crédit photo : REUTERS/Jean-Paul Pélissier

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dimanche 15 avril 2007

Le PS propose une alliance à l'UDF à une semaine du premier tour

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Vendredi, dans Le Monde, Michel Rocard appelle François Bayrou et Ségolène Royal à annoncer une alliance PS-UDF avant le premier tour.

Dimanche, dans le JDD, Bernard Kouchner soutient l'appel de Michel Rocard et déclare : "Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance. "

Le PS a-t-il lu mon analyse du 2 avril, ou est-ce la publication par le Nouvel Observateur d'un rapport des RG qui élimine Ségolène Royal dès le premier tour ? En tous cas, comme disait Jean-Luc Mélenchon dans son blog le 8 mars, "Il y a le feu au lac !" Alors, je pense que la phrase culte qui doit circuler au PS en ce moment, c'est : "Qu'est ce qu'on fait, on s'risque sur le bizarre ?", avec François Bayrou dans le rôle de Raoul Volfoni à qui le PS propose de venir beurrer les tartines ...

Le PS qui propose une alliance à l'UDF à une semaine du premier tour, c'est quand même du jamais vu ! Et dans un bel élan consensuel, François Hollande a réagi le premier à l'appel de Michel Rocard en déclarant : Il n'y a "pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite".

La campagne de Ségolène Royal change de cap toutes les semaines. Elle avance une idée tous les jours, la retirant le lendemain, comme "le CPE de gauche" par exemple. La cacophonie qui suit ces annonces desespérées de membres éminents et respectés du PS pour essayer de conjurer le naufrage annoncé du premier tour ne va pas clarifier le débat.

Je ne suis pas sûr que les électeurs de gauche arrivent à suivre. Déjà qu'il y avait 42% d'indécis, là, je pense que les électeurs commencent à être complètement largués ! Le premier tour, dimanche prochain, ça va être le happening complet ! D'ailleurs, si vous voulez avoir les premières estimations dès 18 heures, tout comme les VIP, les privilégiés, les journalistes, et les politiques qui eux y on droit, ce sera ici.

Pour en savoir plus :
1. Royal-Bayrou, l'alliance nécessaire, par Michel Rocard (Le Monde)
2. "Assez de l'esprit sectaire !", par Bernard Kouchner (Le Journal du Dimanche)
3. Gauche et droite ciblent les électeurs de Bayrou (Le Monde)
4. Les RG éliminent Ségolène Royal au 1er tour (Le Nouvel Observateur)
5. La gauche a déjà perdu les élections présidentielles de 2007 (Chez Luc)

Crédit photo : Max PPP

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mardi 10 avril 2007

Les affiches officielles de la campagne

panneaux présidentielle 2007

panneaux présidentielle 2007

panneaux présidentielle 2007

Ce matin, j'ai pris en photo les panneaux d'affichages officiels de la campagne présidentielle 2007 en passant à Carpentras.

C'est assez révélateur de se pencher un instant sur ces affiches. (vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en grand)

D'abord, toutes ou presque sont muettes sur les partis qui sont derrière. On ne voit pas de mention de l'UDF, du PS, de l'UDF ou de l'UMP. On élit clairement des individus et non pas des leaders de partis politiques. Seul le CPNT de Nihous apparaît en gros en haut de l'affiche.

Ensuite, tous les candidats vous regardent bien en face, sauf deux candidats d'extrême gauche : Bové et Laguillier. Ne pas regarder le candidat en face est ressenti comme un regard fuyant, ou éventuellement comme un mépris de l'électeur qui vient vous regarder. On peut noter d'ailleurs à ce sujet que Royal n'a pas commis l'erreur de Lionel Jospin en 2002, qui ne regardait pas l'électeur droit dans les yeux, et qui avait poussé le mépris jusqu'à ne pas faire figurer son nom sur l'affiche, jugeant sans doute que c'était inutile. On a vu ce qui s'en est résulté ...

Les affiches les plus moches sont celles de Schivardi et Laguiller, totalement illisibles.
Les plus belles sont celles de Voynet, Royal et Sarkozy.

Voici les slogans officiels :

Olivier Besancenot (LCR) : « Nos vies valent plus que leurs profits »

Marie-George Buffet (PC) : « Une gauche courageuse, ça change la vie »

Gérard Schivardi (PT) : « Le candidat de maires »

François Bayrou (UDF) : « La France de toutes nos forces »

José Bové : « Un autre avenir est possible »

Dominique Voynet (Verts) : « La révolution écologique »

Philippe de Villiers (MPF) : « La fierté d'être français »

Ségolène Royal (PS) : « La France présidente »

Frédéric Nihous (CPNT) : « La ruralité d'abord »

Jean-Marie Le Pen (FN) : « Votez Le Pen »

Arlette Laguiller (LO) : « Arlette Laguiller, qui d'autre peut se dire sincèrement dans le camp des travailleurs ? »

Nicolas Sarkozy (UMP) : «Ensemble, tout devient possible»

Alors, vous commencez à être décidés, ou faites-vous partie des 42% de français qui se disent encore indécis ?

Pour en savoir plus :
1. Les candidats se cherchent en haut de l'affiche (Le Figaro)
2. Sondage: 42% des Français se disent encore indécis (Yahoo actualités)

Crédit photos : Luc

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lundi 9 avril 2007

La campagne présidentielle devient sexy

Le Pen

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la campagne présidentielle devient sexy ces temps-ci.

Ca a commencé dès le mois de décembre avec l'affiche pour Le Pen ci-dessus, avec une jeune arabe exhibant un slip rose (ou un string ?) qui dépasse du jean et avec un piercing sous la lèvre de dessous. Cette affiche avait fait grand bruit et avait montré une fois de plus que Le Pen était le roi de la provoc.

Philippe de Villiers s'est dit qu'il ne devait pas se faire distancer, alors il nous a sorti ça :

osez villiers

Alors là, j'avoue qu'on tombe franchement dans la pub pour sous-vêtements féminins, et le message du vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon ne m'apparaît pas très clairement. A part peut-être un appel subliminal à faire des enfants ? C'est vrai que, sur le sujet, il a donné l'exemple avec ses sept enfants. Une façon comme une autre de combattre l'immigration, sans doute ?

A gauche, par contre, les affiches de Ségolène sont tous sauf sexy. Mais, Ségolène, elle est sa propre affiche ...

Ségolène

Et mon petit doigt me dit que certains d'entre vous ont déjà succombé sous le charme de la divine Ségolène ...

Pour en savoir plus :
1. Une affiche du FN effrayante (Libération)
2. Le dress code de Ségolène Royal (L'Express)

Crédit photos : Libération, Villiers2007, L'Express et AFP Journal Internet

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lundi 2 avril 2007

La gauche a déjà perdu les élections présidentielles de 2007

historique 1er tour

En me basant sur la base de données rendue publique par TNS Sofres, j'ai construit le graphique ci-dessus. Il fait apparaître, pour chaque élection présidentielle depuis 1969, le pourcentage des votes au premier tour pour la droite et pour la gauche. Dans chaque cas, j'ai additionné tous les votes de droite et extrême droite, et tous les votes de gauche et extrême gauche. Pour 2007, j'ai pris le dernier sondage TNS Sofres et j'ai procédé de même.

A présent, on va regarder, pour chaque élection présidentielle, combien la gauche a totalisé de voix au premier tour, et qui a été élu au deuxième tour. Ca donne ceci :

- 1969. Gauche au 1er tour : 31,0 %. Elu : Georges Pompidou.
- 1974. Gauche au 1er tour : 47,4 %. Elu : Valéry Giscard d'Estaing.
- 1981. Gauche au 1er tour : 50,7 %. Elu : François Mitterrand.
- 1988. Gauche au 1er tour : 49,2 %. Elu : François Mitterrand.
- 1995. Gauche au 1er tour : 40,5 %. Elu : Jacques Chirac.
- 2002. Gauche au 1er tour : 43,0 %. Elu : Jacques Chirac.
- 2007. Gauche au 1er tour : 36,5 %. Elu : ?

Donc, on voit clairement que, pour un président de gauche ait une chance d'être élu au second tour, il faut que la gauche totalise au moins 48% des voix au premier tour.

Alors, je sais bien que les sondages ont une certaine marge d'erreur. Mais même avec une grosse marge d'erreur, la totalité de la gauche qui ne fait pas plus que 37% au premier tour n'a aucune chance. On est même loin du compte : il manque 11%, une paille !

Donc, comme il n'est même pas envisageable que Le Pen gagne au second tour, il ne nous reste plus que deux alternatives : Nicolas Sarkozy ou François Bayrou.

Faites vos jeux, rien ne va plu !

Pour en savoir plus :
1. Historique des élections présidentielles (TNS Sofres)
2. Élection présidentielle en France (Wikipédia)

Crédit graphique : Luc

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vendredi 30 mars 2007

Un peu de tenue mesdames et messieurs



Lorsque les voyous se mettent au centre du débat électoral au mépris de la très grande majorité des citoyens.

Deux événements occupent en ce moment la une en France :

L’incivilité de quelques voyous dans le métro.

La nième prise d’otage des dockers CGT à Marseille.

Que le débat soit séquestré par ce genre d’événement est indigne d’une élection présidentielle et les candidats qui exploitent ce genre d’événement se montrent indignes de la législature suprême.

Vous remarquerez que je mets les dockers au même niveau que les voyous : lorsque l’on confond pouvoir de nuisance et légitime revendication, recherche-conservation de monopole et syndicalisme on est passé dans la catégorie des mafieux.

Quand je vois saccager encore une fois la réputation du port de Marseille pour le plus grand profit des ports du Nord, je suis hors de moi. Cela fait 35 ans que les grèves de dockers désorganisent le transport maritime du port de Marseille et c'est bien cela qui légitime de recours de GDF à son propre personnel, peut-on confier notre dépendance énergétique à une poignée de fous furieux?

Quelques liens pour vous documenter:

1. Mer et Marine
2. La Provence
3. Chez Luc (brève de comptoir) (Le mythe de l’état Providence.)

Crédit photo : Mer & Marine

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