Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

jeudi 2 décembre 2010

Candidature de Royal pour 2012 : vers une nouvelle "hallucination collective" ?



On apprend dans Wikileaks que le 16 mai 2006, Dominique Strauss-Kahn avait confié à Craig Stapleton, ambassadeur des Etats-Unis en France, que la popularité de Ségolène Royal qui avait conduit à son investiture par le PS était le résultat d'une "hallucination collective" !

Je suis assez d'accord avec DSK sur ce point là.

Et là, apparemment, c'est reparti pour un tour :

Le 25 novembre, Martine Aubry, la patronne du PS, annonce qu'un pacte existe entre elle, Royal et DSK : "Nous proposerons une candidature véritablement ensemble, c'est-à-dire pas l'un contre l'autre ou l'une contre l'autre."

Le 26 novembre, Ségolène Royal déclare : "Je suis extrêmement ferme. Je serai la garante du bon déroulement des primaires. Je ne veux aucune ambiguïté sur ce qu'a été dit par Martine".

Et le 27 novembre, Ségolène Royal, qui depuis avril martèle "unis, nous gagnerons, divisés nous perdrons", se déclare candidate à l'élection présidentielle 2012, sans attendre les échéances fixées par la direction du PS !

C'est plus fort qu'elle, que voulez-vous !

Donc, apparemment, c'est reparti pour un tour. Et, pour que l'hallucination collective soit complète, elle nous refait même le coup de l'appartement cambriolé !

Vous voulez que je vous dise ? Je sens qu'on va bien se marrer avec ces présidentielles 2012 !

Pour en savoir plus :
1. Primaire au PS: face à Sarkozy, le trio des poids lourds du PS veut s'entendre (AFP)
2. Primaires au PS : Royal fait un rappel au réglement au risque de briser l'unité (AFP)
3. 2012: Ségolène Royal, candidate, brise l'unité de façade au PS (AFP)
4. La popularité de Ségolène Royal en 2006 était une "hallucination collective", selon DSK (Le Monde)
5. Pourquoi la candidature de Royal pose problème au PS (Le Monde)
6. Royal, cambriolée pour la 3e fois, indignée qu'on veuille la "déstabiliser" (AFP)

Crédit photo : Yahoo

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mardi 8 décembre 2009

Royal s'offre à Bayrou, qui la rejette une deuxième fois



Ségolène Royal a apparemment une idée fixe : celle de s'unir à François Bayrou.

Vous vous souvenez, elle nous avait déjà fait le coup en avril 2007, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Elle était venue en voiture en bas de l'appartement de Bayrou en le suppliant de la laisser monter. Timide, Bayrou n’aurait pas daigné lui ouvrir. «Ne montez pas, ne montez pas !», aurait-il supplié par digicode interposé. «Comme un amoureux qui craint la panne», commentera plus tard Ségolène l’éconduite...

Eh bien, là, ce week-end, à l'occasion du congrès du MoDem, elle nous remet ça. François Bayrou ayant appelé à la constitution d'un "arc centriste" allant "de la gauche républicaine à un certain nombre d'hommes et de femmes de la droite sociale en passant par le centre et les écologistes" pour préparer l'alternance, Ségolène Royal le prend au mot. Elle s'invite au congrès du MoDem et propose tout de go au MoDem cinq places éligibles sur sa liste aux Régionales de Poitou Charentes.

Ce à quoi Bayrou répond non une nouvelle fois, déclarant : "ce qu'elle fait, c'est souvent rigolo".

La conclusion c'est que François Bayrou n'a besoin de personne. Il sait se planter tout seul comme un grand, sans l'aide de personne !

Et effectivement, Royal et Bayrou, les deux pieds nickelés de la politique française, "c'est souvent rigolo !".

Pour en savoir plus :
1. Régionales: Royal propose une alliance de 1er tour au MoDem en Poitou-Charentes (AFP)
2. Le MoDem adopte son projet politique, Ségolène Royal s'invite aux débats (AFP)
3. Régionales: Bayrou redit non à Royal, jugeant ce qu'elle fait "souvent rigolo" (AFP)
4. Royal "ne baisse pas les bras" après le refus de Bayrou (AFP)
5. Royal et Bayrou : je t'aime, moi non plus (Chez Luc - avril 2007)

Crédit photos : enjoyfrance et El 666 proyecto

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mercredi 18 novembre 2009

Peillon à propos de Royal : «On est en psychiatrie lourde là»



Mardi soir, sur BFM TV, Vincent Peillon a déclaré à propos de Ségolène Royal : «On est en psychiatrie lourde là»

Alors, pour bien comprendre, petit retour en arrière : Suite au congrès de Reims du PS, Vincent Peillon a animé le courant L'Espoir à Gauche avec plusieurs cadres du PS qui avaient soutenu la candidature de Ségolène Royal à la direction du PS.

Vincent Peillon a fait une première réunion à Marseille fin août avec Robert Hue, ancien 1er secrétaire du PCF devenu "communiste autrement", Marielle de Sarnez, Jean-Luc Bennhamias, vice-présidents du MoDem, la PRG Christiane Taubira, dans le but de jeter les fondations d'un rassemblement des forces de gauche.

Ségolène Royal n'est pas venue à Marseille, ni à aucun des travaux du courant "L'Espoir à Gauche", trop occupée qu'elle est à dépenser l'argent de Pierre Berger dans des voyages exotiques (intronisation de Barack Obama à Washington, voyage au Brésil, au Sénégal, etc, etc ...).

En attendant, Vincent Peillon, il travaille, lui, et il lance le 14 novembre à Dijon les "1ères rencontres du rassemblement" des "socialistes, écologistes et démocrates", des communistes au MoDem, initié cet été à Marseille, pour faire des propositions sur l'éducation, base d'un "contrat de gouvernement". (source : AFP).

Alors, réalisant que, peut-être, il était en train de se passer quelque chose d'important, Ségolène Royal s'est invitée à cette réunion. Elle est arrivée dans un Barnum médiatique indescriptible, et a démoli avec un sourire radieux tout ce qui était en train de se construire à Dijon.

Puis, ensuite, elle est venue au Grand Journal de Canal + pour annoncer avec le même sourire radieux qu'il était temps de "recadrer" Vincent Peillon. Et que donc elle l'avait viré. Puis elle déclare : " j'ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d'animer le courant, avec bien sûr tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible". Comme si le courant du PS "L'Espoir à Gauche" était sa propriété, et qu'elle pouvait, telle une souveraine au pouvoir absolu, y couper des têtes et y nommer qui elle voulait, selon son bon plaisir !

D'où la sortie de Vincent Peillon sur BFM TV hier soir.

Et si Vincent Peillon avait dit tout haut ce que les socialistes pensent tout bas ?

Pour en savoir plus :
1. Vincent Peillon évoque la «psychiatrie lourde» au sujet de Ségolène Royal (20 minutes)
2. Vincent Peillon sur Ségolène Royal: "On est en psychiatrie lourde là" (Le Post)
3. Ségolène Royal et la "psychiatrie lourde": Peillon a-t-il dit tout haut ce que les socialistes pensent tout bas? (Le Post)
4. PS: Royal écarte Peillon et ses proches qui ne se laisseront pas "congédier" (AFP)
5. Peillon: «Arrête-toi Ségolène!» (Le Figaro)

Crédit photo : Canal +

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samedi 24 octobre 2009

Dominique de Villepin : le Ségolène Royal de la droite



L'audience du procès Clearstream s'est terminée hier. Je jugement sera rendu le 28 janvier, le jour de l'anniversaire de Nicolas Sarkozy, délicate attention de la part des magistrats !

Quand j'ai vu Dominique de Villepin se précipiter sur le plateau du "Grand Journal" dès la fin du procès pour venir nous déclarer, je cite : "Je veux servir les Français à la place qui est la mienne", je me suis dit qu'il me rappelait quelqu'un. Mais qui ? Ah, oui ! Ségolène Royal, au soir de sa défaite au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2007, avait pris la parole sur toutes les chaînes de télé dès 20h04, avec un sourire radieux, pour dire : "j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais.", et pour déclarer ensuite son intention de "nous rassembler demain pour d'autres victoires".

Et j'ai réalisé alors à quel point Dominique de Villepin et Ségolène Royal étaient coulés dans le même moule.

Ils sont tous les deux, grands, beaux, bronzés. Il émane d'eux un charme certain, charme qui s'évanouit dès qu'ils ouvrent la bouche.

Car quand ils parlent, tout sonne faux. Un phrasé sentencieux, forcé, ampoulé. Le tout débité devant les caméras avec un sourire forcé, ou une expression grave de circonstance. Tout cela est surjoué et manque totalement de sincérité. Chaque fois qu'ils parlent, l'un ou l'autre, on sent que chaque parole est soupesée, clamée avec force comme le font de mauvais acteurs. Et, le résultat, c'est qu'on a l'impression qu'ils ne pensent pas un mot de ce qu'ils racontent.

Ils ont tous les deux un ego surdimensionné, ils veulent se présenter aux présidentielles 2012, et ils haïssent tous les deux profondément leurs leaders politiques respectifs. Dominique de Villepin ne peut pas sentir Nicolas Sarkozy, et Ségolène Royal ne supporte pas Martine Aubry. Tous les deux se sont mis en marge de leur parti et se retrouvent, l'un comme l'autre, dans une totale solitude.

Il faut dire qu'il sont tous les deux d'une "creusitude" politique insondable. Quand ils parlent politique, ce qu'ils disent est soit creux, soit démagogique, soit les deux.

Dernier point commun, et pas des moindres : ils sont tous les deux de la même promotion de l'ENA, la promotion Voltaire. Ces gens là, comme ceux qui ont fait Polytechnique, on leur a dit : "vous êtes l'élite de la France". Et le problème, c'est que quand on leur a dit ça, ils l'ont cru !

Pour en savoir plus :
1. Villepin "garde la main ouverte" vers Sarkozy et veut "servir les Français (AFP)
2. Procès Clearstream : ça chauffe pour de Villepin ! (Chez Luc)
3. A propos des couilles de Villepin (Chez Luc)

Crédit photos : 7sur7.be et top-news.fr

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jeudi 8 octobre 2009

Ségolène Royal est de plus en plus seule



Il faut reconnaître à Ségolène Royal un talent particulier : celui de faire le vide autour d'elle.

Elle ne fait plus recette. En septembre 2008, elle avait fait "son Zénith" en réunissant 5000 personnes. En septembre 2009, elle a tenter de refaire ça à Montpellier où elle s'est faite accueillir à sa descente du TGV, par l'inénarrable Georges Frèche avec ces mots : "Tu ne sera peut-être pas élue présidente de la république, mais tu as toutes tes chances à Miss France !" Et là, seules 2000 personnes sont venues.

Et puis, lundi soir, elle a organisé son "université populaire participative" de Désirs d'avenir, au théâtre Déjazet à Paris. Il n'y avait que 200 personnes dans une salle de 600 places.

Non seulement les militants et sympathisants ne se déplacent plus pour elle, mais ses lieutenants la lâchent les uns après les autres. Quand ce n'est pas elle qui les vire !

Témoin l'étonnant article paru dans Libération sous le titre : "Le soir où d’ex-royalistes ont soupé". On y apprend que, pendant qu'elle déclarait à Montpellier "Je ne ne me sens pas seule !", plusieurs proches et collaborateurs de Royal se réunissaient dans un restaurant italien du XVIIe arrondissement de Paris. Il y avaient là Jean-Pierre Mignard, qui a appris dans la presse qu'il était viré de la direction de Désirs d'avenir, Dominique Besnehard, viré sèchement fin août, Philippe Guibert, exfiltré fin juillet, Elise Colette, responsable éditorial de l’ancien site internet Désirs d’avenir, écartée en août, Dominique Bouissou, son attachée de presse, démissionnaire au soir du fiasco du lancement du nouveau site, et Stéphane Chaumant, proche collaborateur de l’homme d’affaires Pierre Bergé, mécène de Royal.

Ils mettaient tous en commun ce soir là leur "aigritude" face au comportement de Ségolène Royal ...

A mon avis, son prochain meeting, elle devrait l'organiser au bar "Le Balto", où il y aura largement de quoi asseoir les vingt personnes qui vont venir ...

Pour en savoir plus :
1. De la «bravitude» à la solitude (Le Figaro)
2. Ségolène Royal ne fait plus salle comble (Europe 1)
3. Le soir où d’ex-royalistes ont soupé (Libération)
4. Le splendide isolement de Ségolène Royal (Paris Match)

Crédit photo : Désirs d'avenir

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samedi 19 septembre 2009

Le naufrage du site "Désirs d'avenir"



Mardi, lorsque Ségolène Royal a mis en ligne la nouvelle mouture de son site Désirs d'avenir, ça a été l'éclat de rire général ! Un design digne du Minitel, avec des gros boutons très laids, un fond d'écran minable piqué sur un site de fond d'acrans pour Windows Vista, et une vidéo avec un bord noir quasi mortuaire et sans aucun bouton de contrôle !!!

Alors, ça a été la déferlante, surtout jeudi, quand elle a fait changer le fond d'écran :



Là, la vidéo est de la taille d'un timbre poste, mais elle a cette fois rajouté des boutons de contrôle en dessous, dans des petits boutons carrés bleus du meilleur effet.

Rue89 a recensé toutes les parodies apparues immédiatement sur le web, dont l'excellent Désir d'endives, mais aussi Désirs de fail. Et puis, juste pour la route, mentionnons le fake fou-rire général à la BBC, quand même très rigolo. Et puis, si vous voulez vous faire votre propre site Désirs d'avenir, vous pouvez aller sur Désirs d'Avenir Generator !

Alors, on a annoncé dans la presse que ce site tout pourri avait coûté 41 860 €. En fait, il semblerait que cette somme était le devis que André Hadjez, le petit copain du moment de Ségolène Royal, lui avait présenté pour faire ce site. Ségolène Royal avait été présenter ce devis à son mécène, Pierre Bergé, qui a semble-t-il refuser de payer une telle somme pour son site.

Du coup, Ségolène Royal, lâchée par son mécène, a décidé de faire quand même son site. Alors elle a dû confier ça un lycéen acnéique, sans doute. Lequel a utilisé le logiciel gratuit Joomla, avec un template de base, un fond d'écran Windows qu'elle dit avoir choisi elle-même, et hop ! Voilà un site qu'il est beau !

En fait, ce naufrage révèle deux faits importants à propos de Ségolène Royal :
- Elle est lâchée par tout le monde, y compris par son mécène.
- Elle a perdu tout sens commun pour avoir approuvé la mise en ligne un tel site, dont elle déclare qu'il est à l'image de ses militants. (les militants qui la soutiennent encore apprécieront ...)

Je me demande ce que pense de tout ça Dominique Besnehard, l'ex-gourou communication de Ségolène Royal, qu'elle a viré sèchement fin août ...

Pour en savoir plus :
1. Désirs d'avenir (site officiel - pour de vrai !)
2. Ségolène Royal modifie son site, mais le Net n'a pas fini d'en rire (Rue 89)
3. Le nouveau site Désirs d'avenir risée du web (Le Nouvel Observateur)
4. Désirs d'avenir et tranche de rire sur Twitter (Libération)
5. Désirs d'avenir.com : derrière le naufrage visuel, le naufrage politique... (Marianne2)
6. "André Hadjez a foutu la merde en s'occupant du nouveau site de Ségolène Royal" (Le Post)

Crédit images : Désirs d'avenir

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mardi 21 avril 2009

Jack Lang aux espagnols : "excusez Ségolène Royal !"


lien direct vers Dailymotion


Et voici donc la suite du "tour du monde en 80 bourdes" de Ségolène Royal.

Mais cette fois-ci, plutôt que de commenter moi-même, je laisse la parole à un éminent socialiste. Et je m'en tiens strictement au texte de la dépèche AFP :

PARIS (AFP) — L'ancien ministre socialiste Jack Lang a demandé lundi "à nos amis espagnols" d'excuser et de pardonner Ségolène Royal après les "excuses" qu'elle a elle-même formulées au président du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, pour des propos qu'aurait tenus Nicolas Sarkozy.

"Comment peut-on à partir de rumeurs non vérifiées et même infirmées par les participants à ce déjeuner s'adresser au chef de gouvernement espagnol au nom de la France ?", a demandé M. Lang sur Europe1.

"C'est démesuré, disproportionné et surtout inadéquat", a-t-il ajouté, dénonçant un "faux pas" de Mme Royal.

"J'ai envie de dire à nos amis espagnols : excusez-la, pardonnez-lui !", a-t-il imploré, disant à M. Zapatero "toute la confiance que le peuple français, droite et gauche réunies, lui accorde".


Ce que Jack Lang a déclaré hier matin sur Europe1, je n'aurais pas pu mieux dire !

Pour en savoir plus :
1. Propos de Royal: "excusez-la", demande Jack Lang aux Espagnols (AFP)
2. Jack Lang : "excusez Ségolène Royal !" (Europe1)

Crédit vidéo : ITWE1

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mardi 7 avril 2009

Ségolène Royal vante la solidarité des grains de maïs



Comme vous l'avez remarqué, il y a deux choses que Mademoiselle Royal aime par dessus tout : voyager, et faire parler d'elle.

Donc, après avoir été au Brésil, à Washington, et en Guadeloupe, la voici à Dakar pour venir apporter "le camion frigorifique qu'elle avait promis". Et, pour faire genre "plus sénégalaise que moi, tu meurs", elle a conclut son discours avec la déclaration suivante, attachez vos ceintures :

"Soyons solidaires comme les grains de l'épi de maïs, forts comme le baobab et courageux comme le lion !"

Voilà, voilà, voilà ... L'épi de maïs devenu le symbole de la solidarité ! Après la bravitude, voici donc la solidarité des grains de maïs !

Au passage, elle en a profité pour faire un peu d'antisarkozysme pavlovien en déclarant devant un parterre de militants socialistes sénégalais à propos du discours de Nicolas Sarkozy du 26 juillet 2007 : "Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et - je vous le dis en confidence - qui n'engagent ni la France ni les Français."

Bon, c'est clair, ce qu'elle a dit là n'engage qu'elle, vu qu'elle n'est même pas mandatée par le PS pour faire ses escapades multiples et variées. Mais j'ai relu le discours en question, qu'on peut télécharger ici au format pdf, et je l'ai trouvé très bien, très émouvant, très vrai, et pas du tout humiliant pour qui que ce soit. Bien au contraire.

En tous cas, félicitons une fois de plus Marie-Ségolène Royal, qui a fait la une des journaux avec ses déclarations à l'emporte pièce. Comme le dit Roger Karoutchi : "Mme Royal a fait le tour du monde en 80 bourdes."

Ce sont les contribuables de la région Poitou Charente qui doivent être ravis de voir comment leur présidente s'occupe bien d'eux et dépense bien utilement l'argent de leurs impôts !!!

Pour en savoir plus :
1. Ségolène Royal au centre des débats et des polémiques face à une Aubry en retrait (AFP)
2. Pardon, pardon, par Robert Solé (Le Monde)
3. Discours de M. Nicolas SARKOZY, à l'Université de Dakar – Sénégal 26-07-07 (elysee.fr)

Crédit photo : PressAfrik

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samedi 7 février 2009

Ségolène Royal perd complètement les pédales



Cette semaine, Ségolène Royal a publié un livre d'entretien avec Françoise Degois, une journaliste de France Inter, intitulé "Femme Debout".

Le but, c'était évidemment de faire parler d'elle tout en réglant ses comptes. Alors, comme elle a choisi de sortir son livre en allant au Brésil pendant que les socialistes défilaient dans la rue, son bouquin est passé presque inaperçu. Résultat : un flop, comme à peu près toutes ses initiatives. Et comme on a bon coeur, on va quand lui faire un peu de pub, à son livre !

Parce que, c'est quand même ébouriffant, ce qu'elle raconte !

D'abord, elle est convaincue que c'est elle qui a remporté le plus de voix après le congrès de Rennes, et que c'est elle qui a remporté l'élection du poste de première secrétaire du PS, et non pas Martine Aubry : "Je continue à penser que je suis majoritaire. Beaucoup de gens inscrits sur les listes n’ont pas pu aller voter." Ce refus d'accepter la réalité évoque irrésistiblement le soir du deuxième tour des présidentielles où, après sa défaite, elle avait été rue de Solférino haranguer la foule au cri de "Tous ensemble ! Tous ensemble ! Tous ! Tous !".

Selon elle, l'élection de Martine Aubry à la tête du PS, c'est carrément un complot des mâles du parti: " Le poison est entré si violemment dans ce parti. Et, eurêka ! ils ont trouvé une femme pour battre une autre femme. Avec l’idée que nous nous battrons au sang et qu’eux pourront ramasser la mise en 2012. C’est de l’inconscience à l’état pur, c’est de l’irresponsabilité, c’est une forme de perversion absolue."

Aveuglée par son ego hypertrophiée, elle est convaincue qu'elle est la meilleure et que tous les autres sont des nuls pervers et jaloux de sa "réussite". Elle affirme, sans rire "Je ferais un très bon chef d'Etat"

Comme l'a dit le journaliste Thomas Legrand sur France Inter lundi dernier : "Ségolène Royal est une grande paranoïaque !"

Et, donc, elle se lâche complètement vis à vis de Martine, Lionel, Jack et les autres :

- "Martine Aubry me regarde toujours comme quand j’étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu’honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement. C’est dommage… Pour elle !" (Elle éclate de rire.)

- "Lionel Jospin a été un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur."

- "Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards … Le summum, c’est Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix, vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On finit toujours par céder. Très efficace mais totalement insupportable. Il gagne toujours par K-O."

- "Michel Rocard ? Quelqu’un qui me veut beaucoup de bien (…) l’homme merveilleux, le seul homme au monde capable de demander à une candidate de se retirer de la compétition …" (éclats de rire)

Mais bien sûr, vous vous en doutez, là où elle se lâche le plus, c'est à propos de Nicolas Sarkozy. Et là, elle nous fait carrément du Stéphane Guillon : "Un petit gamin heureux d’être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon. Bingo !"

Et voilà : elle se prépare déjà pour l'élection présidentielle de 2012, vu que c'est elle la meilleure : "Moi, je suis très claire. S’il y en a un de meilleur que moi, qu’il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas."

Après la publication de ce livre, y a-t-il encore une seule personne dans ce pays pour croire que cette femme est vraiment capable de devenir chef d'état ? A part elle-même ? On peut se poser légitimement la question ...

Pour en savoir plus :
1. Ségolène Royal loses the plot (The Times)
2. Les bonnes feuilles de "Femme debout" (Le Nouvel Observateur)
3. Egolène (Chez Luc)

Crédit photo : The Times

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mardi 20 janvier 2009

Ségolène Royal : "Obama a été élu grâce à moi !"



Ségolène Royal a déclaré aujourd'hui, je cite : "oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copié. Chez nous ils ont enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'".

Ensuite, elle déclare tout de go que Barack Obama a adapté sa "démocratie participative" à la mode américaine, "fort différente de l'européenne".

Bref, vous avez compris, si Barack Obama a remporté cette victoire historique, c'est grâce au talent de Ségolène Royal.

Je vous avais déjà dit qu'elle avait un ego surdimensionné, mais à ce point là ...

Pour en savoir plus :
1. Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés" (Le Monde)
2. Egolène (Chez Luc)

Crédit photo : Loic Venance

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samedi 8 décembre 2007

Ségolène Royal en quête d'un compagnon amoureux

Ségolène Royal

Suite à la défaite de Ségolène Royal aux élections présidentielles, tous les ténors du PS y sont allé de leur pamphlet pour instruire le procès en incompétence de la candidate qu'ils ont eux même désignée. (voir, par exemple : Jospin flingue Royal)

Alors Ségolène Royal s'est donnée le temps de la réflexion et nous la joue "Barbara" pour sortir son livre "Ma plus belle histoire, c'est vous", chez Grasset. Et, bien sûr, comme avec elle rien n'est jamais fait au hasard, elle sort ce livre le 4 décembre, c'est à dire le jour de la Sainte Barbara, au cas où certains n'auraient pas fait le rapprochement entre le titre de son livre et la célèbre chanson de Barbara ...

Remarquez, elle nous a déjà fait le coup de la date symbolique. Quand elle était dans sa période "Madone", toute de blanc vêtue, elle avait choisi de nous présenter son programme à Villepinte le 11 février, date à laquelle la Saint Vierge est apparue à Bernadette Soubiroux dans une grotte de Lourdes.

Donc, elle nous livre sa version de sa "non-victoire", comme elle dit.

C'est dans ce livre qu'elle nous raconte le savoureux épisode vaudevillesque où elle est en bas dans la voiture, qu'elle veut monter dans l'appartement de François Bayrou, et qu'il refuse de la recevoir au motif "qu'il y a du monde dans la rue."

Mais dans ce livre, pas de vision, pas de programme pour l'avenir. C'est plutôt un livre de confidences à la "Gala" où elle nous livre une philosophie de comptoir. Où elle nous raconte ses dîners en tête à tête avec BHL qui lui répète «Vous êtes d'une beauté extrême!» (sic). Elle se pose comme une longue dame brune, mais qui aurait une cervelle de blonde ...

Et elle conclut son livre par ces mots : "Oui, pour gagner une prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate."

Donc, s'il y a des amateurs parmi vous, vous êtres prévenus : Ségolène Royal est à la recherche d'un compagnon amoureux.

A fond.

Pour en savoir plus :
1. Les confessions de Ségolène : florilège (Le Nouvel Obs)
2. Un livre pour solde de tout compte (Le Monde)
3. Quelques extraits du livre de Ségolène Royal (Le Nouvel Obs)
4. « Dis, quand reviendras-tu ? » (RFI)

Crédit photo : Grasset

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lundi 17 septembre 2007

Jospin flingue Royal

Une de Libé


"Jospin flingue Royal" : c'est pas moi qui l'écrit, c'est Libération, (un journal de gauche) et à la une en plus !

Dans l'article de Paul Quinio, on apprend que Lionel Jospin va publier le 24 septembre un livre intitulé "L'impasse" qui analyse les causes de la défaite de Ségolène Royal aux élections présidentielles.

Il explique que Royal était «un mythe», une candidature-créature des sondages et des médias, une erreur de casting, «une candidate qui était la moins capable de gagner», et, surtout, «une illusion» qui ne doit pas se prolonger. Selon Jospin, Royal n’est «pas taillée pour le rôle». «Avoir commis une erreur [en la désignant] ne justifie pas qu’on la réitère», avertit-il. Les raisons profondes de l’échec tiennent à la personnalité de Royal, à son style de campagne, à ses choix politiques.

Bref, Lionel Jospin reprend point par point tout ce que j'avais écrit sur Royal pour tenter d'ouvrir les yeux à tout le monde, et qui m'avait valu à l'époque tant de critiques acerbes.

C'est satisfaisant de constater que, petit à petit, tout le monde finit par reconnaître ce qui m'a toujours paru comme une vérité aveuglante : la creusitude abyssale de Royal. Mieux vaut tard que jamais !

Tiens, au passage, vous remarquerez : même dans Libération elle n'est plus "Ségolène", ou "Ségo". Non, elle est "Royal", comme tout le monde. Le copinage de la presse à son égard est terminé, et c'est tant mieux.

Pour en savoir plus :
1. Jospin flingue Royal (Libération)
2. A propos de Ségolène Royal (Chez Luc)

Crédit image : Libération

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samedi 23 juin 2007

Egolène

Les coulisses d'une défaite.jpg


Le soir du deuxième tour des législatives, Ségolène n'a pas été rue de Solférino haranguer la foule au cri de "Tous ensemble ! Tous ensemble ! Tous ! Tous !". Elle a procédé différemment.

D'abord, elle a annoncé qu'elle virait son mec, François Hollande. Et avec la manière. Elle a demandé à deux journalistes de l'AFP : «Si vous pouviez éviter, dans vos dépêches, de présenter François Hollande comme mon compagnon… Ce n’est plus le cas». L'information est sortie dimanche soir, sur les plateaux de télévision, en pleine soirée électorale. Et lundi matin, sur France Inter, elle expliquait dans une longue interview : "J'ai proposé à François de vivre sa vie de son côté et il l'a accepté".

D'ailleurs tout le monde était au courant des problèmes du couple Royal-Hollande. Quand, le 17 janvier sur Canal +, Arnaud Montebourg lâche "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut : son compagnon." , il ne fait que dire tout haut ce qu'on murmure, toute la journée, au 282 boulevard Saint-Germain, siège de campagne de la candidate.

Voici cependant ce que Ségolène Royal déclare le 27 mars 2007 à propos de sa relation avec François Hollande : "Oui, nous sommes toujours ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble." Et ensuite elle confirme qu'elle a rêvé de l'épouser l'an dernier, à Tahiti: "Cela aurait été follement romantique, un mariage en pirogue et à l'autre bout du monde! L'entourage de François l'en a dissuadé, par crainte du spectacle et sans doute du ridicule. Moi, je crois que la crainte du ridicule, il faut s'asseoir dessus quand on a envie de saisir un bonheur inattendu [...]." .

Elle nous a menti avec un aplomb incroyable.

Et en plus, elle ne nous a pas menti que là dessus.

Mercredi, elle déclare sur "Questions d'info LCP-Le Monde-France Info" : "Il faut en particulier remettre en cause certaines choses comme le smic à 1 500 euros, qui était une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, a-t-elle affirmé. Ce sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas du tout été crédibles. Moi-même j'avais un doute là-dessus." Alors là, stupeur dans les rangs : Ségolène a été obligée de défendre des idées auquelles elle ne croyait pas, et qui venaient des socialistes !

Elle nous avoue tout simplement que, les idées qu'elle a défendu dans sa campagne n'étaient pas "crédibles" (ça, on était déjà au courant), et donc, qu'elle n'était pas sincère dans ses discours et ses débats (ça, on l'avait remarqué).

C'est quand même assez énorme, je trouve.

D'ailleurs pas mal de personnalités de gauche ont aussi trouvé ça énorme :

Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS : "C'est de sa part la preuve d'une très grande duplicité. Nous sommes dans le domaine de la pure et simple provocation consternante. Est-ce que ça signifie que si elle avait été élue, après les avoir promis, elle ne les aurait pas appliqués ?" (bonne question !)

Jean-Pierre Brard, député apparenté communiste : "Ainsi, deux des principales mesures sociales de son pacte présidentiel n'étaient donc que des leurres destinés à berner d'abord les militants socialistes (...) et ensuite les électeurs de gauche". Après s'être "fortement engagé" en la faveur de Royal entre les deux tours de la présidentielle, Jean-Pierre Brard ressent "le sentiment amer d'avoir été trompé".

Et vendredi, Ségolène nous annonce tranquillement qu'elle sera probablement candidate à la présidentielle de 2012. Mais, comme, apparemment, les socialistes, ça la gonfle, elle n'ira pas au conseil national du PS qui se tient aujourd'hui à Paris, officiellement "pour cause d'obligations régionales".

Comme l'écrivait Maureen Dowd, du New York Times, dimanche dernier : « Le problème avec Ségo n'est pas qu'elle est une femme. Le problème est que sa seule vision de la France, c'est elle-même : d'où son surnom, "Egolène". ».

Pour en savoir plus :
1. Ségolène Royal adoucit son image (Le Temps - 27 mars 2007)
2. Royal-Hollande Vie privée, vie publique (Le Monde)
3. Pour Mme Royal, la généralisation des 35 heures et le smic à 1 500 euros ne sont pas "crédibles" (Le Monde)
4. Ségolène Royal irrite à gauche sur le Smic et les 35 heures (La Tribune)
5. PS : Jean-Luc Mélenchon accuse Ségolène Royal de "duplicité" (Le Nouvel Obs)
6. Ségolène Royal "probable" candidate en 2012 (Le Nouvel Obs)
7. Ségolène Royal esquive le Conseil national du PS (L'Express)

Crédit photo : amazon.fr

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jeudi 14 juin 2007

Le PS est au bord de la crise de nerfs

La une de Libé.jpg


Le une de Libération de ce matin est éloquente. "Tous contre une", avec en sous-titre : "A trois jour du second tour, les critiques pleuvent sur Ségolène Royal, et la cacophonie socialiste exaspère les militants."

Il faut dire que la volonté affichée des français à soutenir très fortement Nicolas Sarkozy et son gouvernement commence à paniquer sérieusement le PS, lequel n'a rien d'autre à proposer que des critiques négatives.

Et, dans ce contexte, Ségolène Royal a eu une de ces initatives dont elle a le secret : dès lundi elle a appelé François Bayrou, son nouveau petit copain, sur son portable pour lui proposer un deal en vue du deuxième tour des législatives.

Le sang de François Hollande n'a fait qu'un tour. Il a réuni le bureau national du PS, lequel a décidé à l'unanimité de sévèrement désavouer l'initiative de Royal.

Vous l'avez déjà remarqué, autant Nicolas Sarkozy est calme et pondéré, autant Ségolène Royal est soupe au lait et colérique. Comme elle était furieuse du camouflet infligé par la direction du PS, il fallait qu'elle s'en prenne à quelqu'un. C'est David Pujadas qui a tiré le gros lot, et qui a eu droit à une "saint colère" de Mademoiselle Royal, mardi soir, en direct live, au 20 heures de France 2.

"Je ne sais plus comment qualifier la situation. je n'ai jamais vu ça", déclare un cadre socialiste. Un responsable régional parle de «calvaire» pour les candidats aux législatives qui tentent de sauver leur peau. Alors, ils ont trouvé que ça commençait à bien faire, et des voix se sont élevées :

Le député Manuel Valls PS déplore "en avoir assez que la vie de son parti tourne autour de la vie" du couple Hollande-Royal.

Mercredi matin, Jean-Luc Mélenchon a estimé que Ségolène Royal "devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler".

Marylise Lebranchu, députée PS du Finistère, candidate à sa réélection déclare : "il n'est plus tolérable qu'à quatre jours du second tour les propos irraisonnés de moins de dix responsables nationaux déstabilisent les plus de 500 combats locaux menés par des femmes et des hommes de gauche sur le terrain". Et elle conclut dans un communiqué : "Qu'ils se taisent, maintenant ça suffit".

Je vous l'avais pourtant bien dit, que Ségolène Royal était dangereuse, et que son investiture pour la présidentielle était une erreur fatale pour le PS !

Eh bien là, les pauvres candidats PS aux législatives, ils devront boire la coupe jusqu'à la lie.

En effet, ce n'est sans doute pas le comportement affiché par Ségolène Royal et François Hollande qui va inciter l'électeur de gauche à ne pas aller à la pêche dimanche prochain. On ne sait pas encore si la raclée que va prendre le PS dimanche va être du niveau historique de celle de 1993 avec 52 sièges seulement, mais dimanche soir, la soirée électorale promet d'être assez savoureuse. Jusqu'ici, les ténors du Parti Socialiste se retenaient encore un peu, mais là, ils vont se lâcher, vu qu'il n'y aura plus d'enjeu électoral avant un petit moment. Du coup, il devrait avoir quelques sérieux règlements de compte en direct !

Tiens, pour une fois, je vais regarder TF1, dimanche soir ...

Pour en savoir plus :
1. Les dirigeants socialistes ont du mal à faire taire leurs divisions (Le Monde)
2. Avec Royal, les éléphants rompent énormément (Libération)
3. Le PS met fin au nouveau cavalier seul de Ségolène Royal (Le Point)
4. Ayrault au PS : "la priorité, c'est d'élire des députés de gauche" (La Provence)
5. "Une réaction déplacée et excessive" (Le Nouvel Obs)

Crédit image : Libération

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mardi 24 avril 2007

La tactique de Royal : "Tout Sauf Sarkozy"

Bayrou.jpg

Lors d'une apparition surprise au meeting de Nicolas Sarkozy hier à Dijon, Eric Besson, l'ex secrétaire national à l’économie du PS, a tenu à éclairer notre lanterne sur la tactique suivie par Ségolène Royal pour cette élection.

Je cite : "Dès l'automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d'entre nous que sur les idées et sur la capacité à gouverner, Ségolène Royal n'avait guère de chance de l'emporter face à Nicolas Sarkozy. Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu'il fasse peur."

On comprend mieux la dénigration systématique dont Nicolas Sarkozy a fait l'objet durant toute cette campagne. On comprend mieux aussi les commentaires agressifs auxquels on a eu droit sur ce blog convivial, ceux de Greg2007, par exemple. Et puis on comprend mieux l'entreprise de démolition systématique menée par Bruno Gaccio, et Guy Carlier, pour ne citer que ces deux-là. Tout ça était savamment orchestré par le PS. Devant les limitations manifestes de Ségolène Royal, une seule chance de s'en sortir : diaboliser Nicolas Sarkozy.

Et puis, Ségolène Royal vient de réaliser que ça n'a pas marché. Malgré ce lynchage médiatique permanent (on encore a pu voir Fabius et Mamère à l'oeuvre dimanche soir sur TF1), Nicolas Sarkozy est arrivé en tête loin devant au premier tour, avec le score le plus élevé pour un candidat de droite depuis plus de trente ans, et il est bien parti pour gagner au deuxième tour.

Alors, comme elle constate que sa tactique de diabolisation de Nicolas Sarkozy a été insuffisante au premier tour, elle monte d'un cran sa tactique du TSS ("Tout Sauf Sarkozy"). A la surprise générale et sans consulter qui que ce soit, comme à son habitude, elle a appelé François Bayrou hier sur son portable personnel pour lui proposer un "dialogue public" sur cinq thèmes qu'elle a choisi. Consternation dans l'aile gauche du PS qui craint que François Bayrou ne la renvoie dans les cordes à l'occasion de sa conférence de presse prévue demain.

Et c'est évidemment ce qui va se passer. Avec ce qu'il a réussi à capitaliser pendant ce premier tour, François Bayrou ne va pas tout détruire en allant se jeter dans les bras de Ségolène Royal ! Il va annoncer une non-consigne de vote, annoncer peut-être la création de son nouveau parti "Démocrate - quelque chose" et va se préparer pour les législatives.

Enfin, on verra bien demain.

On est à présent dans la dernière ligne droite ! (et non pas dans la dernière ligne gauche ... hé hé hé !)

Pour en savoir plus :
1. L'ex-PS Eric Besson à la tribune pour Sarkozy (Le Nouvel Obs)
2. Mea culpa d'Eric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy (L'Express)
3. Ségolène Royal propose un "dialogue public" à François Bayrou (Le Figaro)
4. L'appel de Royal à Bayrou enfonce un nouveau coin au PS (Le Nouvel Obs)
5. La stratégie du "tout sauf Sarkozy" de Ségolène Royal ne suffira pas (Le Monde)

Crédit photo : Reuters

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lundi 9 avril 2007

La campagne présidentielle devient sexy

Le Pen

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la campagne présidentielle devient sexy ces temps-ci.

Ca a commencé dès le mois de décembre avec l'affiche pour Le Pen ci-dessus, avec une jeune arabe exhibant un slip rose (ou un string ?) qui dépasse du jean et avec un piercing sous la lèvre de dessous. Cette affiche avait fait grand bruit et avait montré une fois de plus que Le Pen était le roi de la provoc.

Philippe de Villiers s'est dit qu'il ne devait pas se faire distancer, alors il nous a sorti ça :

osez villiers

Alors là, j'avoue qu'on tombe franchement dans la pub pour sous-vêtements féminins, et le message du vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon ne m'apparaît pas très clairement. A part peut-être un appel subliminal à faire des enfants ? C'est vrai que, sur le sujet, il a donné l'exemple avec ses sept enfants. Une façon comme une autre de combattre l'immigration, sans doute ?

A gauche, par contre, les affiches de Ségolène sont tous sauf sexy. Mais, Ségolène, elle est sa propre affiche ...

Ségolène

Et mon petit doigt me dit que certains d'entre vous ont déjà succombé sous le charme de la divine Ségolène ...

Pour en savoir plus :
1. Une affiche du FN effrayante (Libération)
2. Le dress code de Ségolène Royal (L'Express)

Crédit photos : Libération, Villiers2007, L'Express et AFP Journal Internet

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samedi 17 mars 2007

La dangereuse Ségolène Royal

Segolene Royal

En lisant le Figaro hier, Ségolène Royal a pu lire des extraits du livre d'Eric Besson, intitulé « Qui connaît Madame Royal ? », a paraître chez Grasset, et dont les bonnes feuilles sont également publiées dans Le Monde.

Rappelons qu'Eric Besson était le secrétaire national à l’économie du PS, et qu'il avait claqué la porte le 14 février, excédé, disait-il, par le désordre de la campagne et le manque de considération de Ségolène Royal et de son entourage pour les "experts" du Parti socialiste.

Citons quelques passages révélateurs de ce livre :

« Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants. »

« On est sur une pente très dangereuse pour la France si elle gagne. »

Il dénonce aussi « l’amateurisme » de la candidate ou « l’archaïsme qui sous-tend sa pensée : une détestation sourde de la modernité, de la science, de la raison et du progrès ». Il pense notamment à la position de Royal sur le nucléaire.

Au PS, il était chargé du chiffrage du projet. « Jamais programme présidentiel, à gauche, n’a été inventé dans une telle imprécision, dans un tel secret. (…) Mon boulot, et celui du PS, ce n’était plus de construire mais de cacher cette réalité. »

« Je le dis calmement mais fermement: ce que construit Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle est mensonger et dangereux pour la gauche et pour la France. »

Après l'ancien ministre Claude Allègre, Eric Besson est le deuxième socialiste à manifester sa défiance à l'égard de Ségolène Royal, et à annoncer qu'il ne votera pas pour elle.

Dans ce livre, Eric Besson dénonce non seulement la personnalité insupportable de Ségolène Royal, que nous avons souvent évoquée ici, mais sur le plan économique, il dénonce aussi à quel point son programme serait catastrophique pour la France si d'aventure elle arrivait au pouvoir. Il est en cela rejoint le résultat de l'étude menée par l'institut de conjoncture COE-Rexecode, dont je vous donne la synthèse ci-dessous :

COE-rexecode

D'après COE-Rexecode, si le programme de Ségolène Royal était appliqué, la hausse du SMIC jusqu'à 1.500 euros entraînerait la perte de 50.000 emplois, la suppression du CNE, celle de 30.000 postes. Et ils estiment que l'addition serait trois fois plus lourde en cas d'extension des 35 heures à toutes les entreprises. Quant à la création de 500.000 nouveaux emplois tremplins, « le prélèvement fiscal nécessaire pour les financer détruira des emplois privés ».

Un bilan comparatif chiffre le déficit ou l'excédent des trois programmes électoraux :

bilan comparatif

Là où le programme de Nicolas Sarkozy est équilibré (+ 0,3 milliards d'Euros), celui de François Bayrou est en déficit (- 6,5 milliards d'Euros), mais, avec Ségolène Royal, c'est carrément la banqueroute, avec un trou de 35 milliards d'Euros !

On comprend mieux pourquoi son secrétaire national à l’économie a claqué la porte le 14 février !

Pour en savoir plus :
1. Eric Besson "redoute" la victoire de Royal (Le Figaro)
2. Contre Ségolène Royal, Besson persiste dans un livre au vitriol (Le Monde)
3. Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" (Le Monde)
4. Seul le projet de Sarkozy créerait des emplois, selon COE-Rexecode (Les Echos)
5. Analyse des programmes présidentiels (COE-Rexecode)

Crédit photo et images : Christian Hartmann / AFP et COE-Rexecode

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mercredi 14 mars 2007

Le naufrage annoncé de Ségolène Royal

Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal le 6 février 2007 à Paris

L'affiche de campagne du PS pour la campagne présidentielle, ça dit "Ségolène Royal, pour que ça change fort !".

Au début, on pensait que ça aller changer effectivement, avec les propositions de Royal qui partaient dans tous les sens. Puis, son compagnon, premier secrétaire du Parti Socialiste a rappelé qu'au PS, on n'aimait pas les riches, et que, dans son programme, le PS avait prévu de rétablir tous les impôts que la droite avait allégés depuis cinq ans.

Et puis, lors de son discours de Villepinte du 11 février, Royal a présenté son "pacte présidentiel", qui n'est ni plus ni moins que le programme du PS, repassé à la moulinette des forums participatif. Elle a été à l'écoute dans ses "meetings participatifs", toutes les propositions ont été regroupées et triées et remises en forme par les membres du partis, et ça a donné le discours que vous savez qui reprend toutes les mesures qu'il y avait déjà dans le programme officiel du PS, mis au point avant la primaire interne au PS, qui a désigné Royal pour la présidentielle.

Et, pour ceux qui n'avaient pas compris combien ça change fort avec Royal, le 22 février, elle a récupéré tous les éléphants du PS au grand complet, y compris Lionel Jospin, qui avait déclaré au soir du 21 avril 2002 :"J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l'élection présidentielle."

C'est vous dire comme ça change fort !

Et surtout, il y a la personnalité de Mademoiselle Royal, cette condescendance insupportable. Si vous ne voyez pas ce à quoi je fais allusion, écoutez ce petit montage audio de la façon dont elle s'est adressée au panel des 100 français sélectionnés pour participer à l'émission de TF1 du lundi 19 février "J'ai une question à vous poser" :



(J'ai piqué ce montage audio d'une façon éhontée chez Jean Véronis.)

Elle s'adresse aux gens comme une maîtresse d'école à ses élèves. Ca me rappelle un peu la façon dont elle avait traité Nolwenn Yven, une jeune militante MJS de 23 ans, à Quimperlé, le 10 septembre 2006 ...

Plus ça va, plus elle devient non crédible, antipathique et insupportable, et plus elle plonge dans les sondages ...

En avril 2002, à la surprise générale, Lionel Jospin était éliminé au premier tour. J'avais quand même remarqué un truc bizarre. l'affiche de Jospin, concoctée par l'état-major de campagne du PS, sûr de son coup, et baptisée "l'Atelier", était très originale : elle était horizontale alors que toutes les autres étaient verticales (ce qui faisait qu'elle n'entrait pas dans les panneaux d'affichage), elle était la seule où le candidat le regardait pas le spectateur droit dans les yeux, et elle était surtout la seule où il n'y avait pas le nom du candidat ! Juste le slogan "présider autrement" ...

En mai 2005, le PS se prononça pour le "oui" dans le référendum sur la Consitution Européenne, et, suite à la trahison de Fabius, on a abouti au gâchis que l'on sait.

Pour les présidentielles 2007, il paraît assez évident que le PS ne sera pas au deuxième tour, mais cette fois-ci, ce ne sera pas une surprise ...

Pour en savoir plus :
1. Le PS survivra-t-il à 2007 ? (Agoravox)
2. Ségo: Ca change fort (Technologies du langage)

Crédit photo : AFP

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samedi 17 février 2007

Les malheurs de Marie-Ségolène

Marie-Ségolène et l'agneau

Mes bien chers frères, mes bien chers soeurs,

En vérité, je viens vous le dire, je trouve que Marie-Ségolène est une femme bien méritante, et que les malheurs qui lui arrivent sont bien injustes.

Voilà une femme qui nous est apparue sur la scène politique de France, tout de blanc vêtue, telle une madone, promenant son regard bienveillant sur le peuple avec un sourire si charmant. Regardez cette image de Marie-Ségolène caressant un agneau dans ses bras. N'est-ce pas là l'image de la madone dans une crêche, n'est-ce pas là l'image d'une maman dans les bras de laquelle nous avons tous envie de venir nous blottir ?

Et en plus, c'est une femme généreuse, qui est prête à distribuer à tout le monde l'argent des autres, surtout bien sûr celui des riches qui n'en n'ont pas besoin, et celui des méchants patrons qui exploitent le travail des autres. Le 11 février, elle est apparue à la tribune de Villepinte pour venir présenter son programme. Ca a fait un flop, et pourtant elle avait choisi la date avec soin pour faire un écho subliminal avec le 11 février 1858, date à laquelle Marie, une autre madone, est apparue à la petite Marie-Bernarde Soubiroux dans une grotte de Lourdes.

Elle est pour la justice dans ce monde injuste. Elle veut faire régner un ordre juste, sous son autorité juste. Voyez comme elle est sait prendre des résolutions justes : elle a décidé de supprimer la construction d'un vilain porte-avions pour avoir des sous pour apprendre à nos enfant à lire et à écrire correctement. Elle en a même fait le serment.

Alors, quand ensuite elle demande à son secrétaire national à l'économie et la fiscalité, Eric Besson, de chiffrer comme il faut son projet présidentiel, c'est à dire en se débrouillant pour que ça donne un chiffre présentable, celui-ci démissionne. Mes bien chers frères et mes bien chères soeurs, voici une attitude peu charitable envers Marie-Ségolène.

Elle qui est pour un ordre juste et une autorité juste, ça me désole quand je vois Libération, un journal de son propre camp, titrer : "Au lieu de l'ordre juste, juste le désordre !"

Marie-Ségolène ne méritait pas tout ça. Soutenons-la dans ses épreuves.

Signé : l'Abbé Résina


Pour en savoir plus :
1. Royal promet une loi de programmation financée par la suppression du projet de porte-avions (Yahoo-news)
2. Le monsieur Economie du PS plante l'équipe Royal (20 minutes)
3. Cacophonie (Libération)
4. La zizanie chevillée au corps (Agoravox)

Crédit photo : Alain Jocard/AFP

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samedi 10 février 2007

Ségolène Royal et George W. Bush

Royal Bush

En parcourant la presse de langue anglaise, j'ai pu constater un fait étrange, mais finalement assez significatif : le personnage de Ségolène Royal les fait irrésistiblement penser à celui de George W. Bush.

Eh bien, examinons ensemble quels sont les points communs entre Ségolène Royal et George W. Bush.

Voici ceux que j'ai pu trouver :

(1) Ils sortent tous les deux d'une grande école : l'ENA (Royal) et Harvard (Bush).

(2) Ils ont tous les deux des problèmes avec la maîtrise de leur langue maternelle. Royal parle de bravitude au lieu de bravoure, et, à propos de la bourde de son porte-parole, elle dira "Arnaud Montebourg a fait preuve de spiritualité" au lieu de dire "il a été spirituel", ou "il a fait preuve d'humour". Les "Bushismes" sont innombrables, mais on peut citer "misunderestimate" et "Hispanically."

(3) Ils font tous les deux preuve d'un amateurisme inquiétant sur le plan international. Les bourdes de Ségolène Royal commencent déjà à s'empiler concernant le Hezbollah, la justice chinoise expéditive, la souveraineté du Québec, etc ... Quant à Bush son inculture abyssale concernant le Proche-Orient a mené au désastre que l'on sait.

(4) Ils sont tous les deux "inspirés". Royal a été investie par le PS, sur la base du programme du PS, mais elle n'en fait qu'à sa tête et sort de son chapeau des propositions qui n'ont rien à voir avec le programme du PS. Et puis elle est persuadée qu'elle détient une "autorité juste" ... Quant à Bush, il pense que c'est Dieu qui lui parle en direct ! Et, ensuite, ni l'un ni l'autre ne démord de ses prises de positions, quoi qu'il arrive. (C'est d'ailleurs en cela qu'il font peur, l'un comme l'autre)

(5) Ils affichent tous les deux un sourire béat qui leur sert en partie de campagne électorale. Voir photos ci-dessus.

(6) Le sourire en question reste affiché quoi qu'il arrive et en toute circonstance. Ils ont dû aller tous les deux chez le même conseil en communication.

(7) Ils sortent tous les deux des "énormités". Les "Ségolinades" sont consultables ici : Sego m'a dit. Les "Bushismes" sont consultables ici : The Complete Bushisms et The words of George.

(8) Ils sont tous les deux totalement incompétents. De Ségolène Royal, Michel Rocard a pu dire "On ne confie pas un vingt tonnes chargé de dynamite à quelqu'un qui a tout juste son permis voiture." (rapporté par Alain Minc dans l'émission "Le Fou du Roi" du 8 février). Et Marcella Iacub a consacré un long article sur ce sujet dans Le Point de cette semaine, intitulé "Cruchitude !". Quant à George W. Bush, il a été déclaré Worst President Ever par une assemblée de 415 historiens ...

Tout compte fait, le parallèle est quand même troublant. La presse anglo-saxonne aurait-elle raison ?

Pour en savoir plus :
1. French presidential candidate bashed for battering language of Moliere (International Herald Tribune)
2. French presidential hopeful utters own 'Bushism' (CTV.ca)
3. Royal nuclear gaffe, Bush replay (French Élection 2007)
4. Gaffes tarnish Royal's campaign (BBC news)
5. Harlan McCraney, Presidential Speechalist (Chez Luc)
6. Supernunuche, la compil’ (1ère partie) (Les terribles et pitoyables aventures de Ségolène Royal)

Crédit photos : El Mercurio et Eric Draper

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