Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

samedi 1 décembre 2007

Ingrid Betancourt est toujours vivante



Ingrid Betancourt et Clara Rojas ont été enlevées par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) le 23 février 2002, il y a plus de cinq ans déjà. La France a oeuvré pour essayer de les faire libérer, mais sans succès.

Nous étions sans nouvelles d'Ingrid Betancourt depuis le 30 août 2003, date à laquelle une video a été transmise par les FARC. Depuis, plus rien. Quatre longues années sans nouvelles, sans même une preuve qu'elle est toujours vivante.

Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy s'est engagé à faire libérer Ingrid Betancourt. Pour cela, il a obtenu la collaboration du très remuant Hugo Chavez qui s'est proposé pour jouer les médiateurs entre les rebelles communistes FARC et Álvaro Uribe, le président actuel de la Colombie.

Hugo Chavez a donc joué les médiateurs depuis le mois d'août et a noué des contacts directement avec les FARC, ce qui a fortement déplu à Uribe. Hugo Chavez avait obtenu des FARC qu'ils lui remettent des preuves de vie des otages, afin qu'il puisse les remettre à Nicolas Sarkozy lors de sa visite à l'Elysée le 20 novembre dernier. Mais Hugo Chavez est arrivé les mains vides. Pourquoi ? Parce que Uribe avait réussi à arrêter les envoyés des FARC qui devaient remettre à Chavez la vidéo que vous pouvez voir ci-dessus, ainsi que des lettres et d'autres documents.

Ingrid Betancourt est vivante

La libération d'Ingrid Betancourt, apparemment ce n'est pas pour tout de suite si Uribe continue à torpiller tous les efforts faits dans ce sens. Mais on sait à présent qu'elle est toujours vivante.

C'est déjà ça.

Pour en savoir plus :
1. Une vidéo et beaucoup d’interrogations (RFI)
2. Comment Uribe a torpillé la médiation Chavez (Le Figaro)
3. Ingrid Betancourt (Wikipédia)
3. Ingrid Betancourt otage depuis 4 ans (Chez Luc)

Crédit photo : Reuters

6 Comments:

Blogger Patrick said...

Dans ces régions, peu de choses ont changé depuis le Général Tapioca et le Général Alcazar... Sauf que les protagonistes ne portent plus l'uniforme...

Ceci étant, je peux vaguement comprendre la réticence de M. Uribe à négocier avec les FARC qui ont assassiné son père en 1983...

samedi, 01 décembre, 2007  
Blogger Gi said...

C´est triste cette histoire, mais en même temps ce n´est pas très facile de négocier avec ce "groupe ambigu". Je ne les vois pas comme des "ennemis de la société". Enfin, Chavez non plus.. mais je sais que mon opinion est controverse. La seule chose vraiment importante c´est de faire quelque chose pour libérer Ingrid B. et des autres personnes.. ;-)

samedi, 01 décembre, 2007  
Blogger Jack said...

Lorsqu'on dine avec le diable il faut une longue cuillère...

samedi, 01 décembre, 2007  
Blogger Patrick said...

Maintenant que Cécilia est partie, il va falloir que Nicolas y aille tout seul... C'est dur, le métier de Super-Président !

jeudi, 06 décembre, 2007  
Blogger Patrick said...

Gi, tu es mieux placée que nous pour juger... Mais enfin, un groupe qui commet chaque année (années 1996 à 2002) près de 27 000 assassinats, 2 700 enlèvements et 862 attentats pour extorquer environ 37 millions de dollars n'est pas vu comme étant particulièrement sympathique vu d'ici en Europe !

Témoignage d'une "désertrice" des FARC :
Pour les femmes - près de 40% de l'effectif des Farc - flirter avec des civils est strictement illégal, tout comme le fait de tomber enceinte. «J'allais avoir 15 ans lorsque je me suis volontairement engagée dans la guérilla, raconte Johanna, aujourd'hui âgée de 26 ans. Très vite, j'attendais un enfant. Ils m'ont dit que je devais interrompre ma grossesse. J'ai d'abord refusé, mais ils m'ont dit qu'ils seraient alors obligés de me fusiller. Finalement, j'ai absorbé les pilules abortives fournies par leurs soins et j'ai passé dix années chez les Farc, en tant qu'infirmière. L'année dernière, j'ai pris la décision de déserter. Peu après mon départ, ils ont assassiné, en punition, mon père et ma sœur.» Quant aux déserteurs rattrapés avant d'avoir atteint la ville, ils sont systématiquement fusillés au peloton d'exécution… après avoir reçu l'ordre de creuse leur propre tombe.


Non, vraiment, je ne pense pas que ce soient des gens très fréquentables...

jeudi, 06 décembre, 2007  
Blogger Luc said...

@ Patrick : "je ne pense pas que ce soient des gens très fréquentables..."

Bien d'accord avec toi. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple, c'est la branche armée du Parti communiste colombien, d'obédience marxiste-léniniste.

Pas des gens vraiment fréquentables, comme on peut le voir.

Ceci dit, ils ne font que suivre l'exemple de Che Guevara, qui a procédé en janvier 1959 aux "épurations" à Cuba pour le compte de Fidel Castro, et dont tout le monde porte aujourd'hui le tee-shirt ...

Bon, d'accord, je ne pense pas qu'on va s'arracher des tee-shirts à l'effigie de Manuel Marulanda d'ici un bon moment ...

jeudi, 06 décembre, 2007  

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