Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

dimanche 20 janvier 2008

La disparition des abeilles


lien direct vers YouTube


Les abeilles disparaissent. Des colonies entières s'évanouissent dans la nature. On retrouve la ruche vide. Aucun cadavre d'abeille ni dans la ruche ni a proximité.

Ce phénomène très inquiétant porte un nom : le syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles. A ce jour, personne ne comprend pourquoi ça arrive.

Ce phénomène n'est pas nouveau. Il a été signalé localement dès 1896. Mais les disparitions ont pris de l'importance et ont commencer à se généraliser depuis la fin des années 1990. En 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des USA auraient disparu rien que durant l'hiver 2006-2007.

Le clip ci-dessus vient de sortir. Désolé, il est en anglais. Pour l'instant, la seule chose qui obnubile les journalistes français c'est Carla Bruni ou les déboires de Miss France.

Et pourtant, c'est grâce à l'abeille que sont pollinisés le riz, les pommiers, les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l'arachide, le melon, etc. Sans abeilles, tous ces fruits et légumes disparaissent.

Albert Einstein aurait déclaré : "Si l'abeille venait à disparaitre de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que 5 années à vivre." Je suis assez d'accord avec lui. Si on ne réagit pas assez vite et assez fort, on est plutôt mal barrés ...

Pour en savoir plus :
1. Le syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles (Gaïa)
2. The vanishing of the bees (site officiel)

Crédit vidéo : Hive Mentality Films via The Presurfer

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16 Comments:

Blogger Philippe.Piriac said...

je ne sais pas si l'homme est responsable de la propagation du virus que tu mentionnes ( dans l'article Gaia) comme une des causes possibles de ce syndrome, mais sur les deux autres quand on sait
-le caracttère futile de 70 à 80% des conversations sur les mobile et des questions sur les pesticides mentionnés,
-les doutes sur la valeur DD des pesticitides,
il y effectivement quoi confirmer l'hypothes Gaia ( - l'homme un virus de la terre)

J'en étais resté aux 22 ans à vivre selon Al Gore; Là, 5 ans , ca va faire vraiment court...

dimanche, 20 janvier, 2008  
Blogger Julien said...

Les journalistes s'ils ne parlent pas encore trop en France de la maladie de la disparition sont toutefois là pour alerter sur les ravages des insecticides :
http://www.dailymotion.com/video/x429v4_abeilles_news

dimanche, 20 janvier, 2008  
Blogger Julien said...

Ah et à propos de la citation d'Einstein, c'est vrai que tu n'a pas fait dans l'originalité là. Mais malheuseusement il semble qu'il n'est pas à l'origine de celle-ci

Ce qu'à vraiment dit Einstein sur les abeilles

dimanche, 20 janvier, 2008  
Blogger Jack said...

Ne sombrons pas dans le catastrophisme, la population des insectes polinisateurs est innombrable et si nous n’avons pas massacré tous les insectes d’ici là, la pollinisation pourrait se poursuivre, mal, mais sans les abeilles. Par contre je regretterais beaucoup de ne plus disposer de miel.

Plus sérieusement j’aimerai revenir encore une fois sur les mérites régulateurs de l’économie moderne : combien de chercheurs, quel budget est consacré dans le monde aux abeilles, qui semblent bien menacées ces dernières années. Dans le même temps combien de millions de $ sont dépensés pour trouver de nouvelles molécules plus ou moins « toxiques » et « indispensables ».

Lorsque l’analyse est strictement économique et de l’unique point de vue du business, il est évidemment plus rentable de rechercher de nouveaux poisons que de répondre aux préoccupations de quelques apiculteurs chevelus et barbus sans le sou. Il se pourrait bien que les abeilles meurent de ce modèle économique là.
Si l’humanité en meure aussi, il n’y aura plus de modèle économique du tout : j’espère que ce n’est pas la seule manière de se débarrasser des économistes cyniques...

dimanche, 20 janvier, 2008  
Blogger Luc said...

@ Julien : Merci pour ton lien sur Dailymotion.

Quand à la citation d'Einstein, j'étais au courant des incertitudes à ce sujet. Tu remarqueras que j'ai écrit "aurait déclaré". Et puis, qui sait, peut-être l'a-t-il vraiment dit, après tout. D'ailleurs snopes délivre un status "indéterminé" quant à l'authenticité de cette citation.

Qu'il l'ai dit ou pas, je suis d'accord avec cette citation. Si les abeilles disparaissent, on est mal barrés.

Très mal barrés.

dimanche, 20 janvier, 2008  
Blogger Patrick said...

Hum... Il y a quelques mois, j'avais interrogé mon producteur de miel favori du marché. Il était un peu remonté contre le Gaucho. Mais quand je lui ai demandé si ses ruches a lui avaient effectivement souffert, il m'a dit que non.

Il y a trois semaines, je suis allé chez un autre apiculteur de mon village. Même question. Là, il m'a dit que la récolte avait été moins bonne en raison d'une saison pourrie d'un point de vue de la végétation. Mais nulle mention de maladies ou de disparition d'abeilles...

Cette histoire n'est-elle pas encore une de ces grandes peurs qu'on nous développe de temps à autre (genre H5N1) ?

dimanche, 20 janvier, 2008  
Blogger Jack said...

2 apiculteurs, du même coin de France, sur 80 000 apiculteurs en France, c'est ce qu'il est convenu d'appeler un échantillon représentatif. N'est ce pas Patrick?
Pour le H5N1, ou le SARS je suis d'accord avec toi, il s'agit bien d'alimenter des peurs.
Pas sûr que le CCD soit du même tonneau, les disparitions massives sont là, il ne s'agit pas de spéculations.

Le fait que Einstein l'ai dit ou pas me semble hors sujet: de toute manière Albert n'était ni entomologiste ni un écologue omniscient...

dimanche, 20 janvier, 2008  
Blogger Alexandréa said...

J'avais écrit moi aussi un article à ce sujet (à propos des crop circle également http://www.alexandrea.fr/index.php/post/2007/09/08/Disparition-des-abeilles-Einstein-et-Crop-circle ) et on m'a laissé un commentaire aujourd'hui pour me signaler que la phrase d'Einstein serait un hoax. Merci Julien d'apporter un éclairage à ce sujet.

lundi, 21 janvier, 2008  
Blogger Patrick said...

Jack, tu as raison, mes deux mielleux ne sont pas un échantillon représentatif du tout. Mais je pense qu'ils sont au courant de ce qui se passe dans le milieu apicole. Ils lisent certainement des revues spécialisées... Or, aucun des deux ne m'a tenu de propos alarmants, malgré mes questions un peu insistantes... D'où mes doutes sur l'ampleur du phénomène...

Au fait, c'est vrai ? Miss France a des déboires ?

lundi, 21 janvier, 2008  
Blogger Jack said...

J'ai dans mes connaissance un homme qui travailla longuement sur ce sujet à l'INRA, je le questionnerai, même s'il répugne à parler de son boulot, car il a un devoir de réserve.
Lorsqu'il nous est arrivé d'en parler, il ne cache pas sont avis sur l'impact des pesticides. Ce qui est encore plus étrange lorsqu'on parle "molécules" sont le mécanismes d'accréditation qui curieusement n'implique pas l'INRA...

lundi, 21 janvier, 2008  
Blogger Patrick said...

Au passage, y'a pas que les journalistes français qui s'intéressent à Carla Bruni. Le Daily Mail publie une interview de Carla qui estime que "les français sont minables et négatifs", et qu'elle est "fière de n'avoir qu'un passeport italien". Bon. Bien. Ca fait plaisir, c'est délicatement dit...

Belles photos, quand même !

mardi, 22 janvier, 2008  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Oui, très intéressantes phots. Surtout la deuxième, qui montre que Nicolas sans talonettes a la même taille qu'un top modèle ...

mardi, 22 janvier, 2008  
Blogger Luc said...

L'Afssa a publié, vendredi 15 février 2008, les résultats d'une étude menée pendant trois ans sur 120 colonies d'abeilles, réparties dans cinq départements (Eure, Gard, Gers, Indre et Yonne). L'objectif était de tenter de quantifier et d'expliquer les importantes mortalités d'abeilles signalées par de nombreux apiculteurs depuis le milieu des années 1990.

Conclusion : Le mystère de la disparition des abeilles reste entier (Le Monde)

lundi, 18 février, 2008  
Blogger Jack said...

En 2009, la disparition des abeilles reste un sujet d'actualité, on voit sur ce petit reportage de TF1, que Ouessant est un havre pour l'abeille noire. Patrick, sans doute que la pointe ouest de l'Europe reste un endroit préservé des causes de mortalité des abeilles...à méditer.

samedi, 28 mars, 2009  
Anonymous fep said...

Le phénomène est très variable en fonction des territoires. En moyenne, un apiculteur perd environ 30% de ses colonies chaque année (certains
jusqu’à 80% !).
La disparition est totale sur certains territoires avec le cercle vicieux suivant : plus d’abeilles donc plus de plantes à fleurs, donc
impossible de réintroduire l’abeille…)

dimanche, 03 janvier, 2010  
Blogger Jack said...

Eh oui, comme souvent on peut casser en moins de 2 des équilibres qui ont mis des siècles à s'établir: "après nous le déluge (ou le désert)".
Cela dit un observateur attentif remarquera que les abeilles sont loin d'être les seuls insectes à se nourrir du nectar des fleurs, mais si les poisons que nous projetons sur les plantes tuent les abeilles, il est probable qu'ils tuent aussi les autres.
A ce sujet : le comptage des insectes par unité de surface en terrain cultivé et sur une jachère est tout à fait révélateur de l'impact de l'agriculture sur la bio-diversité : facteur 10 à 50 en faveur de la jachère, (avec un record de stérilité pour les vergers).
A méditer...

lundi, 04 janvier, 2010  

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