Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mardi 13 juin 2006

Le temps du rêve



Je suis plein de contradictions. Au mois de janvier, je vous déclare que la France est le plus beau pays du monde et je ne comprends pas pourquoi les français n'ont pas le moral, alors qu'ils vivent dans le plus beau pays du monde. Et au mois de mars, je vous annonce tout de go que je vais me barrer dans les îles des mers du sud ! On repère tout de suite le gars qui a de la suite dans les idées ... Mais, bon, suite aux emmerdes du 13 février, j'ai fait face, ça va mieux, mais la coupe est pleine et j'ai décidé que ma vie suivante allait être une vie rêvée. Dans une île de rêve. Loin de la foule déchaînée, des bureaucrates de tout poil, des empêcheurs de tourner en rond, des fâcheux et des malfaisants.

D'ailleurs, depuis que j'ai pris cette décision, je suis surpris du nombre de gens qui ont pris la même décision que moi. Et à tous âges. Des trentenaires, des quadra, des baby-boomers, il y en a plein qui se barrent, qui quittent la France. C'est limite inquiétant ...

Je discutais il y a quelques jours avec un quadra qui m'expliquait qu'il avait vendu son affaire, et qu'il partait derechef avec femme et enfants dans une île de Madagascar. Un peu surpris, je lui dis "Mais, euh, vous allez vivre de quoi, là-bas ?" Et il me répond "La-bas tout est très simple. Je repars à zéro. J'ai le temps. On ne vit pas à 100 à l'heure toujours dans la file de gauche. Je reprends le temps de vivre, et d'ici un an ou deux, on fera un hôtel pour recevoir les gens de passage sur mon île." C'est à peu de choses près le discours que me tenait Jean-François avant de partir s'installer en Guyane.

Ce rêve donc, je ferai ce qu'il faut pour qu'il se réalise. Je n'en parlerai plus Chez Luc, parce que maintenant, pour ceux que cette aventure intéresse ou qui veulent rêver un peu, je vous donne rendez-vous dès aujourd'hui sur mon nouveau blog Le temps du rêve.

En effet, il est grand temps que le rêve reprenne le dessus.

Comme disait Antoine de Saint Exupéry : "Il faut que le rêve dévore la vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve."

Pour en savoir plus :
1. Le temps du rêve
2. Rêves (Chez Luc)

Crédit photo : travelwizard.com

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3 Comments:

Blogger Vicnent 31415 said...

Allez... un blog de plus à suivre...
Tu seras encore là au mois d'août ? Parce que Raphaële et moi allons passer pas loin, en moto... ;-))

mardi, 13 juin, 2006  
Blogger Betty said...

Je ne pense pas que partir loin soit forcément la réponse pour ne plus vivre à 100 à l'heure. Pour avoir cotoyé qq "expatriés" je peux témoigner que les problèmes, la bureaucratie, les lenteurs administratives et les emmerdeurs il y en a plein les mers du sud aussi !! Et des rêveurs déçus et désappointés il y en a plein aussi - je pense à des amis qui avaient un jolie rêve de chambre d'hôte au Maroc et qui rentre "la queue entre les pattes" de n'avoir pas pu s'adapter à la réalité du pays et pourtant ce n'était pas des débutants partant la fleur au fusil - bon Luc, je ne veux pas casser ton rêve, surtout que le mien c'est de te livrer le fromage en bateau.. (tu aimes le fromage qui a voyagé, j'espère !) mais c'était pour dire que l'on peut faire des choix pour changer de vie tout de suite maintenant ici ! Personnellement, je me suis réveillée un jour et j'ai décidé d'être celle que je voulais être vraiment (c'est profond ça comme phrase..). J'ai donc changé bcp de chose dans ma vie, et ce ne fût pas sans mal. J'ai surtout trié entre ce qui est du domaine du "doux rêve" mais pour lequel je n'était pas vraiment prête à faire les efforts et ce que je voulais vraiment. Alors en résumé, j'ai gardé mon boulot (mais je le vis autrement) j'ai quitté une maisonnette à la campagne pour un appart en HLM en face de la mer (si j'ai fait ça !) accessoirement j'ai changé de mari aussi... mais aujourd'hui je suis zen... plus zen que moi y'a pas ! ou alors le Dalaï Lama, peut êre.... ;-)

mardi, 13 juin, 2006  
Blogger Patrick said...

@Betty : "j'ai décidé d'être celle que je voulais être vraiment". C'est du Nietzsche tout craché : "Deviens ce que tu es"... C'est une excellente proposition ! Il ajoutait : "Fais ce que toi seul peut faire".

J'ai eu un demi-oncle canadien (un héro du débarquement du 6 juin 1944) qui m'avait dit un jour qu'on avait qu'une vie, mais qu'à l'intérieur de celle-ci, il n'était pas interdit d'en vivre plusieurs successivement. Il avait bien mis en pratique le concept, puisqu'il en était à sa troisième femme, et avait fait des tas de boulots différents à différents endroits... Mais c'est vrai que le concept de mobilité et de changement est plus répandu en Amérique que dans notre "vieille Europe" !

Luc ira, restera, on lui enverra du fromage, et s'il revient, ce sera pour une autre aventure et on fera tous la fête !

mardi, 13 juin, 2006  

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