Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

dimanche 18 juin 2006

Vive le Jaune !

La France est-elle toujours un pays d’alcooliques ?
Voilà une question intéressante à débattre surtout au « comptoir »...
Si j’en crois le Figaro de ce vendredi, en 2005 nous aurions consommé 112 millions de litres de whisky, contre seulement 109 millions de litres de pastis.
C’est d’ailleurs le sujet de l’article : le whisky a détrôné le pastis jusqu’ici alcool national. Encore un effet colatéral de la mondialisation : les français se pètent la gueule avec de l’alcool importé.
Mais ce n’est pas cela le plus intéressant, à l’époque de l’alcootest et de la crise du pinard en France on continue de picoler sec dans notre beau pays.
Dans les années 50-60 on peut dire que les français étaient de fieffés poivrots.
Pour preuve la consommation d’alcool pure annuelle par adulte est passée de 24.6 en 1960 à 15,1 en 2001, on remarque que c’est le gros vin qui fait les frais de la baisse puisque pendant la même période les alcools forts sont passés eux de 2.3 à 3.7 et les bons vins de 2.1 à 4.5.

La consommation en litres d'alcool pur par an



en litres par adultes de 15 ans et plus




années

1960

1970

1980

1990

2001

Vins & champage

18,5

15,57

13,72

10,52

9,1

dont






Pinard

16,4

13,2

10,8

6,4

4,6

Bon vin

2,1

2,4

2,9

4,1

4,5

Bière

2,2

2,6

3

2,4

2

Cidre

1,6

0,9

0,4

0,4

0,3

Alcools forts

2,3

3,1

3,5

3,2

3,7

Total

24,6

22,2

20,6

16,5

15,1












Source INSEE


Dans la fonderie de mes débuts professionnels tous les ouvriers étaient convaincus que seul le gros rouge permettait de tenir : ce qui est absolument faux comme chacun sais. Le pinard à ces doses là permet plutôt de ne pas penser (voir les tranchées de 14-18). J’ai très rapidement compris que toute discussion sérieuse ave ces gaillards là devait impérativement avoir lieu avant 7 h:30, le travail commençant à 6h00, si vous voyez ce que je veux dire.
Mais revenons à nos alcools forts :
Le « jaune » dans notre région fait partie du paysage au même titre que les oliviers, les cigales (tiens, elles ont commencé leurs stridulations) et la pétanque, mais depuis que les british et autres zolandais ont envahie notre belle Provence les habitudes changent. (sans parler des « estrangers » venus de France)
D’ici à ce que les arlésiennes sirotent du gin et que les razoteurs délaissent leur arènes pour les terrains de cricket, il n’y a qu’un pas.
Dailleurs nous aurons bientôt autant de terrains de golf qu’en Ecosse, c’est dire...

3 Comments:

Blogger Patrick said...

Je constate que le cidre perd du terrain. Je vais en acheter une caisse pour relancer la consommation...

lundi, 19 juin, 2006  
Blogger Luc said...

Je pense qu'il faudrait que les français apprennent le geste qui sauve !

;-)

lundi, 19 juin, 2006  
Blogger Jack said...

@Luc : ce pochard là, a un petit air de Colluci, ne trouves-tu pas ?
@Patrick : moi ce que j'en dis c'est juste pour causer au bord du zinc.
Notes que les Français boivent du Whisky ou du Pernod, c'est du pareil au même c'est toujours Ricard qui empoche le bénef et aussi les impôts, faut bien soigner les cirrhoses, les aliénés et les blessés sur la route.
La bonne nouvelle est que c’est l’alcool cher dont la consommation augmente : les français ont désormais les moyens !
Les chômeurs eux fument des trucs qu’ils font pousser dans leur jardin ou sur leur balcon.

lundi, 19 juin, 2006  

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