Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

samedi 13 octobre 2007

Al Gore et le GIEC sont Prix Nobel de la Paix

Al Gore

Le Prix Nobel de la Paix a été décerné cette année à Al Gore et au GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), "pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements."

C'est, pour moi, sans doute le prix Nobel de la Paix le plus significatif depuis que cette distinction très honorifique existe.

En effet, le réchauffement climatique va amener des bouleversements considérables, avec des conséquences dramatiques sur les ressources en eau et en nourriture. Comme le faisait remarquer Nicolas Hulot, la démocratie est un luxe que peut s'offrir une société d'abondance. Dès que les ressources principales vont commencer à manquer sérieusement, tous ces beaux principes vont rapidement voler en éclats, et la démocratie risque de devenir un lointain souvenir.

L'accès aux sources énergétiques, le contrôle de l'approvisionnement en eau, etc. vont peut-être créer des affrontements entre les peuples et les états tout aussi sanglants que les guerres de frontières menées par les nations européennes aux XIXe et XXe siècles.

Le jury du Nobel l'a bien compris, et il a voulu lancer là un message fort aux gouvernements du monde entier pour que les problèmes liés au réchauffement climatique soient enfin pris en compte comme ils doivent l'être, c'est à dire de façon prioritaire.

Ce n'est que si on s'attaque sérieusement et massivement à la dégradation rapide de notre environnement qu'on sera en mesure de maintenir la paix.

Pour en savoir plus :
1. Le Nobel de la paix décerné conjointement à Al Gore et au GIEC (Le Monde)
2. Le climat et la paix (Le Monde)
3. Une vérité qui dérange (Gaïa)

Crédit photo : Eric Lee

Libellés :

25 Comments:

Blogger Philippe.Piriac said...

Très bonne nouvelle en effet que de relier la cause de l'environnement à celle de la paix


Au moins un bénéfice collatéral positif de sa non élection, contestable il y maintenant bientot 8 ans à la présidence des USA contre qui vous savez..

Soyons optimistes, si a travers lui, les USA rentrent dans la danse on peut espérer à nouveau s'en sortir.

samedi, 13 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

@ Philippe : En tous cas, pour que les choses soient bien claires, la Maison Blanche a immédiatement fait savoir que l'attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore ne provoquera pas de changement dans la politique de George W. Bush en matière d'environnement. (source : Le Nouvel Obs).

Par contre, si ça pouvait décider Al Gore à se présenter en 2008, ça serait une bonne chose.

samedi, 13 octobre, 2007  
Blogger Jack said...

Vladimir Poutine aurait déclaré que cette nomination au Nobel est la pire de tous les temps.
On pourrait presque regretter le temps de la guerre froide...

Hilary est en tête pour l'instant dans les primaires Démocrates.

C'est pas gagné les gars! Je voudrais bien me laisser envahir par votre optimisme, mais je vous rappelle que Aung San Suu Kyi, le prix Nobel de la Paix de 1991, est toujours assigné à résidence à Rangoon et que le régime est toujours en place, même s'il est moribon...le prix Nobel lui a juste sauvé la vie et c'est déjà pas mal, mais ça n'a pas modifié beaucoup la situation sur place.
Le prix Nobel, c'est juste un coup de projecteur.

dimanche, 14 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

Comme le remarquait très justement le regretté L. Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie, « Ecrire pour un sou le mot est ridicule. Si quelqu’un veut vraiment devenir millionnaire, la meilleure méthode consiste à inventer sa propre religion ».

Dans le cas qui nous occupe, M. Gore a fait preuve d’un opportunisme remarquable en sautant sur le train du réchauffement, et en en devenant en peu de temps le Pape. Sa précédente tentative de récupération (se prétendre le père de l’Internet), avait fait long feu, mais là, il a fait très fort. Tout y est : avec les « scientifiques » climatologues en guise de clergé, et une cohorte d’évêques idolâtres du genre Nicolas Hulot, M. Gore vient de recevoir l’onction mondiale. Il est incontestablement le Pape du réchauffement. Le cachet de ses conférences va pour le moins tripler, c’est la très grosse fortune assurée. Peu importe que les neiges du Kilimandjaro soient revenues, il trouvera vite d’autres calembredaines à nous servir.

Avez vous remarqué comme le mot "science" est de nature à faire admettre les choses les plus improbables ? L’astucieusement nommée « Scientologie » fait avaler les balivernes les plus stupéfiantes à des adeptes médusés (voir un précédent article relatif à Xenu).

Evitons, mes amis, d’être médusés par le nouveau Pape Al Gore…

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

Face à un certain nombre de sceptiques indécrottables, le prix Nobel a voulu récompenser le remarquable travail de fond du GIEC, d'une part, et le remarquable travail pédagogique d'Al Gore d'autre part.

Comme chacun sait, il ne suffit pas de faire un travail colossal pour arriver à démontrer un certain nombre de choses, encore faut-il le faire savoir pour que la prise de conscience générale s'opère.

Il faut les deux.

Et il y a encore du boulot. La preuve ...

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

C'est vrai, Luc, je suis un grand sceptique : je doute fort de l'existence de Xenu (et autres calembredaines)...

A propos, le GIEC, c'est précisément le clergé auquel je faisais allusion...

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

"Sceptiques indécrottables", ou simple manifestation d'un esprit critique ?

Ah ! Voltaire, où est ton enseignement ? Les Lumières que tu avais allumées sont-elles en train de s'éteindre ? Revient-on à une nouvelle forme d'obscurantisme ?

Faut-il donc, devant le déferlement médiatique, renoncer à l’esprit critique, au jugement personnel?

Exercer son esprit critique, c’est douter. Pour accéder à la connaissance pleine et entière de la valeur d’une chose, il faut nécessairement remettre en cause sa légitimité, son fondement. Celui qui ne doute pas de ce qu’il voit ou de ce qu’on lui a dit n’atteindra jamais la vérité : il fera confiance à l’opinion commune, souvent erronée et toujours malléable, ou à ses sens, souvent trompeurs. Celui qui ne doute pas croira que le Soleil tourne autour de la Terre, car c’est là le message que lui donnent ses sens, et il croira que la politique menée par tel homme d’État est juste, s’il se l’entend répéter quotidiennement par les médias ou ses amis. Il croira en Al Gore, parce qu’on le présente avec insistance comme étant le nouveau Messie, sauveur de la Planète.

Dans le cas qui nous occupe, on nous assène des dogmes, dont on n'aurait pas le droit de douter ? Par exemple que le salut vient des éoliennes, ou qu'on sauvera la planète en utilisant des ampoules basse énergie ? On nous affirme tout et son contraire : que "ça chauffe", et qu'en conséquence une glaciation terrible nous menace (cf. Le jour d'après).

Réveillons-nous ! Arrêtons de nous comporter en Candides béats. Mettons une once d'esprit critique sur tout ce galimatias, renseignons-nous, et faisons marcher nos neurones.

Ne croyons pas à Xenu.

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Betty said...

@ Patrick : "Mettons une once d'esprit critique sur tout ce galimatias, renseignons-nous, et faisons marcher nos neurones."

Mais c'est ce que l'on fait !!

As-tu l'impression que Luc ici présent (si il est là derrière le comptoir entrain de compter ses clafoutis) "balance" des infos sans fondement non vérifiés et pêché sur Paris Match ??

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Hé hé hé ...

Dans ton amalgame approximatif et volontairement provocateur entre Xenu et le GIEC, je trouve que tu mélanges avec un plaisir que tu as du mal à dissimuler ce qui est du ressort de la science et ce qui est du ressort de la foi.

Au cas où tu aurais oublié ce qui distingue fondamentalement la science de la foi, je te conseille vivement de rafraîchir ta mémoire en relisant La science et la foi.

Tu vas voir : c'est tout bien expliqué, tout bien comme il faut ...

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

Une fois n'est pas coutume, je rejoins le point de vue de l'ami Poutine. Cette nomination est aussi grotesque que si on avait attribué en son temps le Prix Nobel de la Paix à L. Ron Hubbart pour nous avoir révélé la Dianétique pour nous libérer de nos BTs (Body Thetans) avec sa "Scientologie" !

Car il faut être aveugle pour ne pas voir la similitude du mouvement réchauffiste avec la plupart des sectes et leurs gourous. A commencer par la base de toute secte : une menace sur l'humanité toute entière dont seule la stricte observance des enseignements du Gourou peut permettre d'être sauvé. Voici quelques menaces prises au hasard : la vengeance de Xenu pour la Scientologie, Satan qui menace le monde pour les Moonistes, Apocalypse proche pour les Raëliens, Catastrophe sélective d'Harmaguédon pour les Témoins de Jéhova, Grande peste mondiale pour les adeptes de Saï Baba, Fin du monde proche pour les Davidiens, Big Bang pour les adeptes de Garum et de Khnoum, Epuration spirituelle sur toute la planète pour les Chevaliers du Lotus d'Or (dont le gourou, rappelons-le ici, a combattu au moins 550 milliards et 207 millions de démons grâce à la puissance de son «Verbe de Feu» et ses «lance-flammes psychiques»), etc, etc. etc.

Pour les Goriens, la menace est l'anhilitation de la race humaine par suite d'un réchauffement climatique. Simple. De bon goût. Presque crédible. Qui dit mieux ?

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

@Luc : Oui, c'est vrai, là, je me lâche. Un prix Nobel attribué à un charlatan, c'est trop pour moi ! Al Gore mis au niveau d'une Marie Curie, d'un Amnesty International ou d'un Albert Einstein, ça me scandalise.

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

Eh oui : en France, il y a 425 fromages différents ...

@ Betty : Alors, tu reveux une part de clafoutis ?

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Betty said...

@ Patrick : "Pour les Goriens, la menace est l'anhilitation de la race humaine par suite d'un réchauffement climatique." ??? !!!... On ne doit pas avoir vu le même film ni lire les mêmes infos !!.....

@ Luc : Oui merci, Luc, avec un grand verre de bon Bourgueil. Faut bien ça !

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

Le délire international du "Global Warming" qui s'est abattu sur le monde est devenu une véritable "pensée unique" sur laquelle surfe le bonimenteur Gore fraîchement promu Grand Messie (avec son clergé le GIEC). Ceux qui osent réfléchir un peu sont traités de "sceptiques indécrottables".

Et vous voudriez que je reste muet devant cette mystification et ce début de chasse aux sorcières ?

Ne manquez pas l'extravagant film "Le jour d'après" qu'a programmé fort à propos TF1 pour dimanche prochain. Mais surtout, à la fin du film, mettez-vous toutes et tous à genoux pour prier Al Gore afin qu'il nous délivre de cette terrible menace planétaire !

A cet effet, répétez trois fois : Prophète Gore, délivre-nous du mal !

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

Ah ?

Ca y est : Nuclear Patrick vient d'exploser en vol ...

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

Luc a fait une remarque au sujet de la démarche scientifique qui serait garante des travaux du GIEC. Alors, oui, parlons-en, de cette démarche scientifique.

La majorité des travaux du GIEC portent sur l'élaboration de "modèles mathématiques" pour modéliser l'échauffement planétaire et en prévoir ainsi l'évolution. Tout ça avec force formules compliquées et ordinateurs puissants, ce qui est censé donner de la crédibilité à l'ouvrage.

Mais tout ça est de la foutaise. Je m'explique : réduit à sa plus simple expression, le modèle de réchauffement est :
T100 = T0 x A x t
où T100 est la température future du globe dans 100 ans, T0 sa température actuelle, t l'intervalle de temps considéré (100 ans), et A un paramètre d'hypothèse.

Donc si aujourd'hui T0=20°C, si t=100 ans et A=1,5 la température T100 dans 100 ans sera de 30°C.

Question : comment a-t-on intuité le A=1,5 ? Réponse : pour que la formule donne 30°C dans 100 ans.

Moralité : les modèles mathématiques du GIEC, c'est juste des trucs pour embobiner les gogos. Et plus les ordinateurs sont gros pour faire les calculs, plus on est prié d'y croire...

Il n'y a aucune démarche scientifique là-dedans. On ne vérifie rien, on ne fait que des prédictions oiseuses.

Par exemple on fait des maousses formules pour démontrer que le réchauffement va provoquer une glaciation (voir le film "Le jour d'après"). Non, mais attendez, on me prend pour un demeuré, ou quoi ? Comme on dit "plus c'est gros, plus ça passe" !

Un exemple de cette pseudo démarche scientifique : il y a quelques mois, il y a eu un congrès au sujet de la petite déplétion (3%) d'ozone au-dessus de l'antarctique (qu'on a dramatisée et magnifiée en "trou d'ozone", c'est plus "vendeur").

- Les faits : le "trou" n'a jamais été aussi vaste qu'en ce moment.
- Le commentaire des "pseudo-scientifiques" réunis en congrès : "nos modèles mathématiques montrent que l'affaire est sous contrôle, le trou va diminuer, on a bien fait de faire interdire les CFC en 1987".

Balivernes. Tromperie. Manipulation. Les mesures de 1987 n'ont eu strictement aucun effet quel qu'il soit. CQFD.

J'aime la science. Mais la science, ce n'est pas ça. Pas du tout. Détourner la science à des fins partisanes ou commerciales est une aberration. Utiliser le mot science pour tromper le peuple est une méprisable escroquerie.

P.S. : Ah, ça fait du bien de se lâcher un peu. je pense que je vais continuer...

lundi, 15 octobre, 2007  
Blogger Jack said...

Tu es prié de continuer Patrick: ton esprit critique est indispensable. Il convient maintenant autant qu'hier d'être méfiant et incrédule.
Il reste que les réchauffistes, comme tu les appelles nous poussent à changer de comportement, ce que nous serons de toute manière amener à faire, qu'il y ait réchauffement ou pas.
A combien est le baril ces temps si à propos?

mercredi, 17 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

@ Jack : Le baril de pétrole dépasse 85 dollars. Comme je l'avais prédit en mai 2005, on a dépassé le pic de production mondiale de pétrole. Le baril à 100 dollars ne devrait plus trop se faire attendre ...

mercredi, 17 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

C'est vrai, Jack, cette folie planétaire a le mérite de forcer les gens à un comportement plus respectueux des choses de la nature. Dommage qu'il faille en passer par des mensonges et des menaces... En gros, les gens sont idiots et irresponsables, il faut donc leur faire peur pour les faire bouger. Admettons.

Ce qui m'énerve, c'est quand on incite ces gens apeurés à des actions ou des choix contre-productifs (au sens de la pollution). Je rappelle par exemple que EN FRANCE, du fait de notre schéma de production électrique, l'usage en hiver de lampes basse consommation augmente notre consommation de fioul importé et de gaz importé et donc la production de CO2 et tous autres polluants, et que les champs d'éoliennes qui ne produisent que 30% du temps obligent à construire des centrales thermiques au fioul importé ou à gaz importé qui coûtent cher et qui polluent (C02 et tous autres polluants).

Il faudrait quand même qu'on se rende compte que ce qui est bon chez l'un ne l'est pas forcément chez l'autre. Le solaire en Espagne, c'est top. En Finlande, ça n'a aucun sens. Des éoliennes en Allemagne, ça a un sens. En France, ça n'en a pas. Le transport par voies fluviales en France, c'est une bonne idée. En Italie, ça n'a aucun sens. La géothermie en Islande, c'est super. En Belgique, c'est nul. Les éoliennes off-shore en Hollande, pourquoi pas. Mais au Luxembourg...

Bien sûr, l'incitation à faire et à utiliser des automobiles plus sobres, ça, c'est tout bénéfice pour tout le monde... Une exploitation plus rationnelle des transports, c'est tout bénef aussi. Le tri sélectif des ordures ménagères, c'est très bien aussi. Une architecture qui économise l'énergie de chauffage, c'est bien. Etc. etc.

Donc il y a du bon dans cette affaire. Mais il faut alors accepter que cette fin louable justifie des moyens pour le moins critiquables (et que je critique ici)...

mercredi, 17 octobre, 2007  
Blogger Jack said...

Voyons Luc... je sais bien que le baril vaut 85 $ en ce moment, c’était juste une question pour illustrer mon propos.
Nuclear Patrick : tu es courant des « légers désordres » qui règne au Nigéria autour des gisements d’Uranium exploités par AREVA. 50% de notre uranium vient de là l’autre moitié du Canada. Notre bel édifice nucléaire me semble en équilibre précaire. Rien n’est jamais sûr en ce bas monde.
On remarquera que dépendre des seuls gaz russe et pétroles moyen orientaux n’est pas mieux...voire pire.
Tout ça pour dire que la priorité des priorités est la diversification maximum des ressources en énergie, sans en exclure aucune. Nous devons aux générations futures d’autres sources d’énergies que les énergies fossiles, que ça chauffe ou pas, que Gore soit ou non prix Nobel.
Les sources non fossiles: solaire, éolien, marée, énergie des vagues ...ont en commun d’induire la nécessité de stocker l’énergie : c’est donc un axe de recherche majeur.

mercredi, 17 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

@ jack : Je sais bien que tu le savais ! :-)

C'est juste que ta question m'a rappelé qu'il fallait que je fasse un article sur Gaïa là dessus. Je l'ai fait (voir lien sur commentaire précédent), et à cette occasion, j'ai découvert qu'on avait effectivement dépassé le pic de production.

Ce qui est quand même un scoop.

Je pense ...

mercredi, 17 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Concernant les travaux du GIEC, tu écris : "Question : comment a-t-on intuité le A=1,5 ? Réponse : pour que la formule donne 30°C dans 100 ans."

SI tu écris ça, c'est manifestement que tu n'a pas lu les rapports du GIEC qui ont été publiés cette année.

Je t'invite par exemple à consulter le rapport du Groupe I qui parle du sujet que tu abordes.

Tu verras que ce rapport :
(1) Fait un constat des mesures constatées jusqu'à ce jour (pas de modèle mathématique ici)
(2) Présente en prospective pas moins de 6 modèles mathématiques différents qui cadrent avec l'historique mais qui donnent des prévisions bien différentes d'un modèle à l'autre. Le graphique de synthèse se trouve en dernière page du document.

Les 6 modèles sont présentés et aucun n'est éliminé à priori.

C'est ce qu'on appelle une démarche scientifique. On ne choisit pas le modèle en fonction de ce qu'on a envie d'obtenir comme résultat juste parce qu'on a envie que ça fasse "30°C dans 100 ans."

mercredi, 17 octobre, 2007  
Blogger Betty said...

Je suis d'avis de donner à Jack le prix Nobel de la sagesse, pour cette phrase qui à mon humble avis résume tout et clos le débat : "Nous devons aux générations futures d’autres sources d’énergies que les énergies fossiles, que ça chauffe ou pas, que Gore soit ou non prix Nobel."

vendredi, 19 octobre, 2007  
Blogger Patrick said...

Je suis d'accord avec Betty et Jack (et Gore - même si ça me fait mal de dire ça) au sujet des énergies fossiles qui, tôt ou tard, vont se raréfier. Mais je crois davantage dans la recherche que, disons, dans des succédanées du style biocarburants.

Nous sommes aujourd'hui dans le même état que nos ancêtres du début du siècle dernier. En 1900, ils pensaient que la plupart des choses étaient connues ou sur le point de l'être, et que la science ne progresserait plus. Or le 20ème siècle les a démenti de façon cinglante.

Ne croyons, pas que nous savons tout. Des sources d'énergie dont nous n'avons aujourd'hui pas la moindre idée, dont nous ne percevons pas le moindre indice émergeront bientôt. Encore faut-il les rechercher. C'est heureusement ce que nous faisons (ITER par exemple). Le 21ème siècle est plein de merveilles qui ne demandent qu'à se dévoiler.

Donc cherchons sans relâche pour le bien-être de nos petits-enfants...

vendredi, 19 octobre, 2007  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Concernant le "trou" de la couche d'ozone et les effets positins du Protocole de Montréal de 1987, tu as écrit dans un commentaire plus haut : "Balivernes. Tromperie. Manipulation. Les mesures de 1987 n'ont eu strictement aucun effet quel qu'il soit. CQFD."

Là encore, tu accuses sans savoir, et sans avoir creusé le sujet, on croirait du Claude Allègre. ;-)

Alors, j'explique :

Le problème de la couche d'ozone recouvre deux notions bien distinctes, bien que reliées entre elles.

(1) La teneur totale d'ozone sur la Terre entière.
C'est la teneur globale en ozone de la stratosphère, qui a commencer à décliner d'une façon continue à partir des années 1970 - 1980, à cause des émissions de chlore dans l'atmosphère, qui a crû dans le même temps. Comme je l'ai écrit dans Gaïa en septembre 2006, la couche d'ozone se reconstruit lentement, suite au Protocole de Montreal, signé le 16 septembre 1987, pour bannir mondialement toute utilisation des CFCs.

(2) Le "trou" de la couche d'ozone
Ce "trou", auquel tu fais référence dans ton commentaire, est une zone à très faible teneur en ozone, qui se forme de façon saisonnière au dessus des zones polaires. Par convention, on décide qu'il y a "trou" à partir du moment où la teneur en ozone de la stratosphère descend en dessous de 220 DU (Dobson Units). On a choisi ce niveau parce que on n'a jamais trouvé de valeur inférieure à 220 DU avant 1979.
Alors, si tu regardes l'historique depuis 1979, tu constate que, effectivement, le trou de la couche d'ozone a atteint le niveau record de 26 millions de km2 en 2006. Sauf que, si tu regardes bien, ce niveau record de 2006 a déjà été atteint en 1998 et en 2003, mais n'a jamais été dépassé depuis 1998. Et, en voyant cette courbe, tu remarqueras que, après une croissance continue de la taille du "trou" de la couche d'ozone jusqu'en 1996 (barre en gris clair), ça c'est stabilisé depuis. Le Protocole de Montreal a donc bien arrêté la croissance du trou de la couche d'ozone. Mais ça va prendre du temps avant qu'il revienne à sa valeur d'avant 1979. Comme je l'ai indiqué en mai 2006, le trou de la couche d'ozone pourrait disparaître d'ici 2050.

Je sais bien, tout ça est un peu complexe, mais j'essaie de vous l'expliquer et vous le faire comprendre de la façon la plus claire possible.

Pour en savoir plus :
1. Ozone depletion (Wikipedia)
2. La couche d'ozone se reconstruit lentement (Gaïa)
3. Ozone Hole Watch (NASA)

samedi, 20 octobre, 2007  

Enregistrer un commentaire

<< Home