Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

samedi 14 juin 2008

Les Irlandais rejettent le traité européen de Lisbonne



Le 29 mai 2005, la France avait voté "non" au référendum sur la Constitution Européenne, ce qui avait stoppé net le processus de contruction européenne.

Deux ans et demi après, le 20 octobre 2007, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne approuvaient le "Traité de Lisbonne", qui reprenait les principales mesures du projet de constitution, et qui permettait de remettre sur les rails le processus de construction européenne. Ce traité devait ensuite être ratifié par les 27 pays signataires. La France, pour sa part, l'a ratifé le 8 février 2008, et à ce jour, il a déjà été ratifié par 17 pays.

Seulement voilà : en Irlande, la ratification doit se faire obligatoirement par référendum, de par la constitution de ce pays qui compte 4,2 millions d'habitants (soit moins de 1% des 495 millions d'Européens). Et les Irlandais viennent de rejeter le Traité de Lisbonne par 53,4% de "non" contre 46,6 % de "oui", et avec un taux de participation de 53,13%.

Et c'est donc un coup dur de plus pour l'Europe.

Si José Manuel Barroso peine à trouver le Plan B du Plan B, il n'a qu'à demander à Laurent Fabius. Il a des solutions à tout, lui, même au problème de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ...

Pour en savoir plus :
1. Les Irlandais disent un "non" franc au traité de Lisbonne, l'Europe en crise (AFP)
2. Les Irlandais ont rejeté le traité européen de Lisbonne (AFP)
3. Le mini-traité européen est adopté (Chez Luc - 20 octobre 2007)
4. La France a ratifié le Traité de Lisbonne (Chez Luc - 9 février 2008)
5. Traité de Lisbonne (Wikipédia)

Crédit photo : Le Post

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9 Comments:

Blogger Jack said...

Si nous faisions quelques comptes tout simples.
Nous avons 6 millions d'irlandais soit à vue de nez 3 millions d'électeurs que multiplie 53.4 que multiplie 53.13 soit 850 000 irlandais qui décident pour 500 millions d'européens qu'on adoptera pas cette constitution.
Et après ça on s'étonnera que les européens ne croient pas à l'Europe.
L'Europe des nations, moi je ne sais pas ce que c'est, mais ce que je sais c'est que ça ne peut pas marcher.
J'ai une proposition, tout les pays qui veulent faire l'Europe élisent des délégués constitutionnels en nombre proportionnel au nombre d'habitants. Ces délégués réunis en assemblée constituante délibèrent jusqu'à ce qu'il aient établi une constitution, ils fixent eux mêmes le mode de fonctionnement de cette assemblée.
Après quoi cette assemblée serait dissoute.

Comme nous sommes parti l'Europe politique qui pèserait pour ce qu'elle est réellement, ne verra jamais le jour.
Nous devrions être plus conscients du nombre de puissances dans le monde qui nous préfèrent désunis et désorganisés comme nous le sommes, à commencer par notre meilleur et puissant "allier" américain et ses agents en Europe.
Je vais régulièrement en Italie et tout aussi régulièrement j'entends vrombir les F15 américains, je n'oublie pas qu'en ex-Yougoslavie il fallut l'intervention de ces mêmes forces pour que ce conflit très européen soit maitrisé...
L'Europe des nations n'est RIEN, et encore moins à 25 qu'à 12...

samedi, 14 juin, 2008  
Anonymous Greg2007 said...

C'est triste, mais après 1 an sous la dictature de Sarko, j'ai presque oublié qu'il restait des démocraties en Europe...

En tout cas, la voix du peuple a parlé et c'est ce qu'une majorité de sans-voix comme moi pensent après le vol de notre référendum.

Rassure-toi Luc, Sarko nous imposera quand même son texte par une voie détournée, il l'a bien fait pour les OGM malgré le rejet du texte.

dimanche, 15 juin, 2008  
Blogger Jack said...

Gregg, lâches un peu Nicolas sur ce coup là, il a essayé de sortir de la crise : mais ça ne sert à rien.
Soit on fait une Europe fédérale, soit rien.

dimanche, 15 juin, 2008  
Blogger Patrick said...

Tout en étant un Euro-enthousiaste, je ne peux pas blâmer les irlandais. On leur demande de donner leur avis sur un texte incompréhensible par le commun des mortels. Leur réponse est logique. C'est "non".

C'est un peu comme si on espérait la réponse "oui" à la question : Etes-vous d'accord pour zorglubiser les trigostères et pour schtroumphiser le bardumisme ?

Cette histoire de donner la parole au peuple sur de tels sujets est en réalité un déni du système démocratique. En démocratie, on élit des députés, et c'est eux qui doivent voter ou non ce genre de chose.

Donner la parole au peuple sur de tels sujets, c'est immanquablement lui donner l'occasion de voter le contraire de ce que préconisent les députés que le peuple a lui-même élus. Juste pour faire la nique à la classe dirigeante. Na !Ca tient du jeu. Ou alors, le scrutin est détourné de son objet : le "non" français était pour une grande part un "non" à Chirac - et à la Turquie...

Après le "Na !" français, tous les pays sauf l'Irlande ont compris le truc. Malheureusement, il semble que la constitution de irlandaise les obligeaient à faire voter la population. Dommage. Il faudrait qu'ils modifient leur constitution...

lundi, 16 juin, 2008  
Blogger Jack said...

Tout à fait d'accord avec toi Pat, je ne vois rien de démocratique dans le rejet d'un projet concernant 500 millions d'habitants par moins d'1 millions d'irlandais, pas plus que le coup précédent d'ailleurs où une autre minorité sabordait le projet. C'est ce qui caractérise l'Europe des nations qui n'est qu'une "association" impuissante stupide et ingouvernable par construction.

lundi, 16 juin, 2008  
Blogger Jack said...

Le vote NON était parait-il motivé, en partie, par la crainte que « Bruxelles » leur impose l’avortement, toujours tabou dans ce pays catholique et rétrograde.
Rappelons que le dernier Magdalene Asylum n’a fermé ses portes qu’en 1996. Je vous conseille de voir le film quil a inspiré « The Magdalene Sisters » de Peter Mullan, Lion d’or de Venise 2002.

Qu’au dénie de démocratie s’ajoute le crétinisme religieux pour motiver l’immobilisme de l’Europe m’enrage, il faut vraiment changer de méthode et de braquet pour construire l’Europe, sinon les générations qui viennent ne pourrons qu’assister impuissants à la balkanisation de ce qui fut le rêve de notre temps.

lundi, 16 juin, 2008  
Blogger Patrick said...

J'ai entendu aussi que certains irlandais rechignaient à participer à une défense commune, car, comme les suisses ou les suédois, ils ont conservé depuis la création de leur république un statut neutre. Cet argument, je le comprend un tout petit peu...

lundi, 16 juin, 2008  
Blogger Patrick said...

Tiens, pour toi Jack qui parlait de crétinisme religieux, il y a justement un curé qui vient de rentrer au gouvernement (français).

Le père Jean-Marie Petitclerc a en effet intégré début février 2008 le ministère du Logement et de la Ville, à la demande de la grenouille de bénitier de service, Christine Boutin.

Bon, en plus d'être prêtre, Jean-Marie est polytechnicien (1971), titulaire d'une maîtrise de sciences de l'éducation, président de l’association Valdocco (qui effectue un travail de médiation sociale et de prévention), et expert des banlieues.

Bah, en son temps, l'abbé Pierre avait été député, et ça n'a pas fait de mal à la République...

vendredi, 20 juin, 2008  
Blogger Patrick said...

J'envisage sérieusement de changer de prénom...

vendredi, 20 juin, 2008  

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