Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

lundi 12 décembre 2011

La perfide Albion

Cette façon toute britannique d'être à la fois dans et en dehors de l'Europe est insupportable.
Si pour des raisons historique le Royaume Uni fait parti de l'Europe : il faut se souvenir des millions de morts sur les champs de bataille de la seconde guerre mondiale; on peine à comprendre sa position depuis le début de la formation de la CEE. 
J'accuse les autres pays de l'union d'une bien grande faiblesse face aux postures ambiguës de nos "amis" d'outre-manche.
Il y a déjà  longtemps qu'ils auraient du mettre les grands bretons au pied du mur, car à la fin c'est bien parce que la Grande Bretagne ne compte pas pour du beurre que nous ne pouvons accepter qu'elle soit à la fois dans l'Europe et le premier état des États Unis d'Amérique. 
Jamais les états fondateurs de l'Euros, n'auraient du accepter que le Grande Bretagne reste dans la communauté tout en gardant sa livre, justement parce qu'elle n'est pas un petit pays.
Nous voyons aujourd'hui le grand désordre que crée cette ambigüité.


Messieurs les Anglais il faut vous décider : vous êtes dedans ou dehors?

Libellés :

samedi 14 juin 2008

Les Irlandais rejettent le traité européen de Lisbonne



Le 29 mai 2005, la France avait voté "non" au référendum sur la Constitution Européenne, ce qui avait stoppé net le processus de contruction européenne.

Deux ans et demi après, le 20 octobre 2007, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne approuvaient le "Traité de Lisbonne", qui reprenait les principales mesures du projet de constitution, et qui permettait de remettre sur les rails le processus de construction européenne. Ce traité devait ensuite être ratifié par les 27 pays signataires. La France, pour sa part, l'a ratifé le 8 février 2008, et à ce jour, il a déjà été ratifié par 17 pays.

Seulement voilà : en Irlande, la ratification doit se faire obligatoirement par référendum, de par la constitution de ce pays qui compte 4,2 millions d'habitants (soit moins de 1% des 495 millions d'Européens). Et les Irlandais viennent de rejeter le Traité de Lisbonne par 53,4% de "non" contre 46,6 % de "oui", et avec un taux de participation de 53,13%.

Et c'est donc un coup dur de plus pour l'Europe.

Si José Manuel Barroso peine à trouver le Plan B du Plan B, il n'a qu'à demander à Laurent Fabius. Il a des solutions à tout, lui, même au problème de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ...

Pour en savoir plus :
1. Les Irlandais disent un "non" franc au traité de Lisbonne, l'Europe en crise (AFP)
2. Les Irlandais ont rejeté le traité européen de Lisbonne (AFP)
3. Le mini-traité européen est adopté (Chez Luc - 20 octobre 2007)
4. La France a ratifié le Traité de Lisbonne (Chez Luc - 9 février 2008)
5. Traité de Lisbonne (Wikipédia)

Crédit photo : Le Post

Libellés :

samedi 20 octobre 2007

Le mini-traité européen est adopté

Lisbonne 2007.jpg

Rappelons que le 29 mai 2005, la France avait voté "non" au référendum sur la Constitution Européenne, ce qui avait "planté" le processus de contruction européenne. Remercions à ce sujet Dominique de Villepin qui a soufflé à Jacques Chirac la brillante idée de faire un référendum là-dessus, et Laurent Fabius, qui avait trahi son propre parti, le PS partisan du "oui", en déclarant qu'il fallait voter "non" et qu'il existait un "Plan B".

Depuis, l'Europe était au point mort, paralysée par ce blocage réalisée par le pays fondateur de l'Union Européenne.

Eh bien hier, à l'initiative de Nicolas Sarkozy, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont approuvé le "Traité de Lisbonne", qui reprend les principales mesures du projet de constitution, et qui va permettre de remettre l'Europe sur les rails.

Comportant 256 pages, le "Traité de Lisbonne" devrait être signé officiellement le 13 décembre, à Lisbonne au Portugal. Début 2008, le processus de ratification s'enclenchera alors, une ratification que Nicolas Sarkozy souhaiterait effectuée en France dès "décembre 2007". En Irlande, c'est par référendum que se fera ou pas la ratification, puisque la constitution de ce pays le stipule.

"C'est un accord qui donne à l'Union européenne la capacité d'agir au XXIe siècle" a estimé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Principales dispositions :

Le nouveau traité est une version simplifiée de la défunte Constitution et peut être ratifié par les parlements des Etats.

Par ailleurs, une charte des droits fondamentaux comporte 50 articles relatifs aussi bien à l'intégrité de la personne, à la liberté d'expression et de religion, au respect de la vie privée ou encore au droit à l'éducation. Mais si le document a force légale dans 25 états, la Pologne et le Royaume-Uni ont obtenu des dérogations le concernant.

Le Parlement européen comportera, à l'horizon 2009, 750 députés au lieu de 785 actuellement, mais l'Italie, qui devait en perdre 6 et en avoir donc moins que la France et le Royaume-Uni, va finalement n'en perdre que 5.

La Pologne elle, a aussi obtenu le "compromis de Ioannina", permettant à un pays mis en minorité de demander la poursuite des négociations pendant un délai supplémentaire.

A compter du 1er janvier 2009, le Haut représentant pour la politique étrangère, actuellement Javier Solana, sera vice-président de la Commission européenne.

De plus, pour "faciliter la cohésion et le consensus", un président sera désigné par les chefs d'états et de gouvernements de l'UE pour une durée de cinq ans et présidera les conseils européens. Les commissaires eux, passeront de 27 à 17.

2009 constitue la date limite de ratification du traité, c'est-à-dire avant les prochaines élections européennes.


Comme d'habitude en France, il va se trouver beaucoup de gens pour critiquer ce traité. Pour ma part, je salue ce pas en avant qui permet de sortir de l'ornière et de repartir en avnt.

Pour en savoir plus :
1. Les Vingt-Sept approuvent le traité de Lisbonne (Le Monde)
2. Les points-clés du nouveau traité européen (Le Nouvel Obs)
3. Ce qui a changé depuis le non (Libération)
4. Analyse d'un beau gâchis (Chez Luc)

Crédit photo : Nicolas Asfouri

Libellés :

lundi 30 mai 2005

Analyse d'un beau gâchis

Or donc, notre ami Chirac, suite à une de ces inspirations subites dont il a le secret, se dit "Tiens, on va faire un référendum sur le traité constitutionnel, voilà une idée qu'elle est bonne." Bon, et il annonce ça, tout content de lui.

Et, il n'a pas de raisons d'être inquiet, les Français qui ont traversé deux guerres mondiales et 4 ans d'occupation allemande sont majoritairement pour la construction Européeenne.

Seulement voilà : la "constitution" pondue laborieusement par Giscard est un pavé illisible, indigeste et complètement incompréhensible. Et donc, le bon peuple de France va être incapable de se décider sur la lecture d'un tel pensum, et va donc fatalement s'en remettre à l'opinion de tel ou tel leader.

Fabius, Raminagrobis tapi dans l'ombre et qui n'a qu'une idée (être calife à la place du calife) va flairer la bonne aubaine, et, le 3 septembre, va tout de go déclarer au journal de 20 heures sur TF1 que, finalement, tout bien pesé, il voterait "non" et ferait campagne dans ce sens ! François Hollande, aura beau organiser un vote interne bien démocratique pour définir la position du PS, et aboutir à un "oui" officiel du PS (comme d'ailleurs tous les partis socialistes d'Europe), rien n'y fera : Fabius n'a que faire des règles démocratiques. Lui, son truc, c'est prendre le pouvoir, et tous les moyens seront bon pour y arriver. Et donc il lance sur les routes se seconds couteaux : Emmanuelli, Mélanchon, etc ... Et la mayonnaise prend.

Le travail de sape de Fabius fonctionne, et en assènant contre vérité sur contre-vérité (du genre : si vous êtes pour l'Europe, votez "non". Plus c'est gros, plus ça passe !), il fait monter la grogne et tranforme un vote de construction européenne en un vote sanction contre le pouvoir en place. Et il faut dire que Chirac et Raffarin ont fait tellement de conneries (Le lundi de Pentecôte, par exemple), que il n'y a pas besoin de forcer beaucoup le populisme et la démagogie pour inciter les gens à voter "non" !

Et il arriva ce qu'il devait arriver. C'est le "non" qui sort.

Analysons un peu de quoi il est constitué (analyse IPSOS) :



Eh bien, c'est sans appel : le plus gros des troupes du "non" (près de 30%) est constitué par les voix du PS. Bravo Fabius !

Evidemment, Monsieur Fabius sera le seul à rester invisible le soir des résultats des élections, sans doute terré dans l'ombre quelque part. Le machiavélique Raminagrobis préfère fourbir ses arguments et sa stratégie pour la suite ...

Et voilà comment la construction Européenne et notre avenir à tous aura été sacrifié sur l'autel de l'ambition d'un seul homme ...

Pour en savoir plus :
1. Référendum : Comprendre le vote des français (Ipsos)
2. Référendum 29 Mai 2005 : Le sondage sorti des urnes
(Ipsos)

Crédit infographie : analyse IPSOS

Libellés :