Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

dimanche 10 décembre 2006

Bush et les conclusions du rapport Baker

Baker commission report.jpg

Le 6 décembre 2006, l'Iraq Study Group Report a été remis à George W. Bush par la commission Baker, présidée par James Baker, l'ancien conseiller de son papa.

Iraq Study Group Report


Ce rapport est disponible in extenson sur Internet ici, mais Le Monde en a fait une très bonne synthèse. En résumé, ce rapport préconise de réduire les troupes amécaines en Irak pour arriver à un transfert de responsabilité et un retrait des troupes US dès 2008. Il préconise aussi une forte action diplomatique et en particulier de parler avec la Syrie et le Liban. Tout le contraire de ce que fait Bush, donc.

Saluons la sagesse de ce rapport.

Evidemment qu'il faut retirer les troupes US de l'Irak. Tant que l'occupation anglo-américiane perdurera en Irak, les combats continueront. Evidemment qu'il faut ouvrir le dialogue avec la Syrie et l'Iran. De toutes façons, il faudra le faire tôt ou tard, alors, parlons.

Le drame, c'est que George W.Bush est toujours le Président des Etats-Unis en exercice et que, à ce titre, c'est lui le chef des armées. Et lui, il veut au contraire envoyer en Irak des troupes supplémentaires. Il continue à croire qu'en poussant plus fort ça fera bouger quelque chose ...

Bush pousse.jpg

C'est affligeant de voir à quel point Bush refuse de voir la réalité en face. Par exemple, depuis quelque temps, NBC, le Los Angeles Times et le Sacramento Bee ont décidé d'appeler un chat un chat. Quand ils parlent des troubles en Irak, il parlent de "guerre civile". Même Colin Powell appelle ça une guerre civile. Mais Bush, non. Pour lui, il n'y a pas de guerre civile, il y a juste une violence sectaire ...

civil war.jpg

Pour en savoir plus :
1. Iraq Study Group Report (Wikipedia)
2. Iraq Study Group Report (fichier .pdf complet)
3. Iraq Study Group (Wikipedia)
4. Rapport Baker : des scénarios pour sortir de la crise en Irak et au Moyen-Orient (Le Monde)

Crédit illustrations : la presse américaine

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3 Comments:

Blogger Jack said...

C’est vrai qu’il fut un temps où l’administration américaine avait des méthodes diablement plus efficaces pour contrôler un pays, la mort d’Augusto Pinochet est la pour nous le rappeler...

dimanche, 10 décembre, 2006  
Blogger Patrick said...

La comparaison avec le régime de Pinochet est intéressante : après avoir pris le parti de mettre en place un dictateur sanguinaire au Chili, ils ont changé de tactique pour déposer un dictateur sanguinaire et tenter de mettre en place une démocratie en Irak...

Ceci étant, le rapport Baker montre clairement combien les ricains ont été nuls dans la gestion du pays... Après avoir consommé des avions, des chars, des bombes et des missiles - ce qui a évidemment ravi le complexe militaro-spacial, ils se sont trouvés tout con après le succès militaire - genre : "et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?". Du muscle, mais rien dans la tête, ces ricains... La sortie de crise va être douloureuse, c'est évident - et surtout pour les Irakiens, à mon avis...

Enfin, tout ça conforte mon idée que la démocratie, c'est bien pour des peuples longuement préparés à la chose par leur histoire et leur culture. Ca n'a aucun sens pour d'autres peuples qui n'ont pas eu cette préparation...

lundi, 11 décembre, 2006  
Blogger Jack said...

Il est certain, Patrick, qu’il est plus aisé d’installer une dictature (Pinochet) à la place d’une démocratie qui fonctionne (le Chili d’Alende) que d’installer une démocratie en Irak à la place d’un dictateur sanguinaire (Sadam).
Mais vu du Texas ce genre de subtilité est difficile à discerner.
Avec quelques milliard de $, ils auraient certainement pu se payer un autre dictateur, mais c’est sur que cela aurait-eu l’inconvénient majeur de ne pas faire tourner l’industrie d’armement US. Autres temps autres mœurs

lundi, 11 décembre, 2006  

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