Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mardi 19 juin 2007

Le gouvernement Fillon 2

Fillon 2.jpg


Voici la composition du gouvernement Fillon 2, qui a été annoncé ce midi, suite au 2ème tour des législatives et à la démission d'Alain Juppé :

François Fillon, Premier ministre

Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi
Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement
Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et la Pêche
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Hervé Morin, ministre de la Défense
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication
Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique


Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes
Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement
Eric Besson, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques
Valérie Létard, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, chargée de la Solidarité
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, chargé des Transports
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, chargée de l'Ecologie
Christian Estrosi, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Outre-mer
André Santini, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la Fonction publique
Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie
Hervé Novelli, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, chargé des Entreprises et du Commerce extérieur
Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès de la ministre du Logement et de la Ville, chargée de la Politique de la ville
Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants
Rama Yade, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme
Luc Chatel, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, chargé de la Consommation et du Tourisme
Martin Hirsch, Haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux Solidarités actives contre la pauvreté
Bernard Laporte, l'entraîneur du XV de France, sera nommé secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse et des Sports auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, à la fin octobre, après la Coupe du monde de rugby.

Que peut-on dire de ce gouvernement ?

(1) La structure du gouvernement est respectée. Toujours que 15 ministres, avec la parité et l'ouverture du gouvernement Fillon 1.

(2) Le grand ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables a été conservé, et il est confié à Jean-Louis Borloo. ce choix me semble très bon, surtout si on se souvient que Jean-Louis Borloo a été un des membres fondateurs de Génération Ecologie en 1991, avec Brice Lalonde, Haroun Tazieff et Noël Mamère. Donc, même après les élections, Nicolas Sarkozy tient ses engagements vis à vis de Nicolas Hulot, et c'est très bien.

Eh bien, maintenant, au boulot ! Et nous, on va peut-être pouvoir parler d'autre chose ...

Pour en savoir plus :
1. La liste du nouveau gouvernement (RFI)
2. Le gouvernement Fillon (Chez Luc)

Crédit photo : Luc

11 Comments:

Blogger Patrick said...

On peut aussi en dire que c'est un peu un gouvernement d'avocats... J'ai relevé dans les biographies qu'un grand nombre de membres du gouvernement ont fait des études de droit (à des degrés divers).

Citons :
Nicolas Sarkozy
Xavier Bertrand
François Fillon
Michèle Alliot-Marie
Brice Hortefeux
Christine Lagarde
Claude Guéant
Jean-Marie Bockel
André Santini *
Rachida Dati
Hervé Morin
Jean-Louis Borloo

en ai-je oublié ?

Il semble que pour figurer dans un gouvernement Sarkozy, il vaut mieux avoir fait, comme le Président, du droit... Notez bien, je n'ai rien contre les juristes !

Ceci étant, à part un choix contestable (surtout pour un poste de secrétaire d'Etat auprès du ministre du Budget et des Comptes publics), je trouve qu'il y a pas mal de gens bien dans ce gouvernement. Comme dit Luc, au boulot !

* actuellement mis en examen au tribunal de Versailles en qualité de maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour "détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêt".

mardi, 19 juin, 2007  
Blogger Patrick said...

Il y a une chose que j'aimerai bien comprendre : comment peut-on passer d'un ministère à l'autre du jour au lendemain (par exemple Agriculture à Economie). Ce n'est évidemment pas propre à ce gouvernement, on a toujours vu ça. Moi, dans ma carrière professionnelle, quand j'ai changé de secteur, il m'a souvent fallu plus d'un an pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce nouveau secteur. Comment un non spécialiste peut-il être ainsi nommé (un peu au hasard semble-t-il) dans un ministère, et être "opérationnel" très vite ? Comment peuvent-ils avoir une "valeur ajoutée" ?

Je m'interroge aussi sur le mécanisme de création d'un nouveau ministère. Comment ça se passe ? Le ministre est-il ou non doté d'un bureau, d'un crayon et d'une gomme et démerdes-toi ? C'est un peu le cas de Brice Hortefeux, ce fut le cas de Azouz Begag (Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances). En fait, pour Azouz Begad, je ne suis pas persuadé qu'il ait même été doté du kit bureau-crayon-gomme !

mardi, 19 juin, 2007  
Blogger Erwan said...

Ah tiens, au passage, je me souviens qu'on nous avait promis une équipe gouvernementale réduite.
Un gouvernement de 31 personnes, c'est toujours une de plus que le gouvernement Villepin (qui en faisait 30).

Tu as raison, on va maintenant pouvoir parler d'autres choses que les promesses : les promesses non tenues.

mercredi, 20 juin, 2007  
Blogger Luc said...

@ Erwan : D'après Wikipédia, le gouvernement de Villepin comptait 32 membres, tous des ministres.

Dans le gouvernement Fillon, des ministres, il n'y en a que 15, soit moins de la moitié ...

mercredi, 20 juin, 2007  
Blogger Patrick said...

On va pas chipoter, mais le dernier gouvernement De Villepin comprenait 16 "Ministres", et 14 "Ministres délégués" et pas de Secrétaires d'Etat. Avec Fillon, en gros, les "Ministres Délégués" sont devenus des "Secrétaires d'Etat".

Par exemple, les anciens combatants étaient confiés à un "Ministre délégué", et maintenant à un "Secrétaire d'Etat"...

Si je comprends bien, pour tenir ses promesses, Sarko change les titres, et voilà ;-)

Enfin, tout ça n'est pas bien grave, Ministres Délégués ou Secrétaires d'Etat, on s'en fout... Au boulot !

mercredi, 20 juin, 2007  
Blogger apollo said...

si j'ai bien compris , la différence c'est que c'est vraiment des sous-ministres au sens où ils n'assistent pas au conseil du mercredi et que donc pour les débats et lors des prises de décisions ils sont 15 et pas 31.

jeudi, 21 juin, 2007  
Blogger Patrick said...

Apollo, tu as raison. Déjà, une réunion à 15, c'est pas facile à gérer, qu'est ce que ça devait être à 30 !

Donc, sur ce coup-là, pas d'objection !

jeudi, 21 juin, 2007  
Blogger Patrick said...

Bon. On a dit "au boulot".

Mais maintenant, on est plus en campagne, on est dans la vraie vie, pas dans un monde à-la Oui-Oui ou une pensée simpliste du type entrée / sortie, symptôme / remède, comptabilité simple de type débit / crédit permettent de régler les problèmes.

Il va falloir faire fonctionner les neurones pour régler les problèmes d’un ordre de complexité très nettement supérieure tels que le sont les problèmes des retraites, de l’immigration, des salaires *, de la relance économique, etc.

C'est là qu'on verra la vraie valeur de ce gouvernement...

* A ce propos, je me suis demandé ce que les premières mesures du gouvernement allaient induire en faveur des gens en bas de l'échelle sociale. J'ai considéré le cas d'une femme de ménage payée au SMIC, issue d'un milieu très modeste, logée en HLM. Pour elle, je n'ai rien vu qui puisse lui donner un petit coup de pouce... Elle n'aura pas d'heures sup, elle n'aura pas de coup de pouce sur le SMIC, les mesures sur les successions ne la concernent pas, pas plus que les mesures sur les intérêts d'emprunts, et encore moins le bouclier fiscal... En revanche, si la TVA est augmentée, il y a de grandes chances que son pouvoir d'achat soit amputé, et la franchise sur les soins va lui prendre encore quelques euros (à moins d'une exonération)...

jeudi, 21 juin, 2007  
Blogger Luc said...

Je note donc au passage que Nicolas Sarkozy a bien tenu ses promesses concernant un gouvernement resserré, puisque le conseil des ministres se fera à 15 et non pas à 30 comme du temps de Villepin.

N'est-ce pas, Erwan ?

jeudi, 21 juin, 2007  
Blogger apollo said...

Nicolas Sarkozy a plein de défauts mais la il faut être honnête Ségo nous prouve qu'on l'a échappé belle.
Franchement c'est plus un suicide c'est de l'automutilation cette histoire de smic et de 35 heures qu'elle a défendu mais qu'elle trouvait elle-même archaique...

vendredi, 22 juin, 2007  
Blogger Patrick said...

Ségo a surtout un train de retard. Elle en était encore aux promesses électorales auxquelles on ne croit pas et qu’il n’est évidemment pas question de mettre en œuvre. Comme par exemple la promesse de Chirac en 2002 de faire baisser les impôts de 30%… En revanche, quelle drôle d’idée de l’avouer – Chirac, lui, n’a jamais rien avoué du tout.

Sarko, lui, inaugure un nouveau style de promesses. Prenons l’exemple de la défiscalisation des intérêts d’emprunts. C’est un thème sur lequel il a beaucoup insisté : « je veux une France de propriétaires », a-t-il martelé. Une fois élu, il passe très vite à la pratique, mais c’est une mesure largement vidée de son sens qui est mise en application (il ne s’agit plus que de 20% des intérêts, c’est plafonné, et c’est limité à 5 ans – alors que les crédits immobiliers courent généralement sur 25 ans ou plus). Et pour faire passer la pilule, il fait faire des sondages qualitatifs qui indiquent que les français sont "enchantés". Moi, si j’avais voté Sarko pour profiter d’un crédit immobilier moins cher, je serais un peu déçu, pas vous ?

Pour résumer, le nouveau style de promesses, c’est : un truc qui plaît à son électorat, mais qui n’est pas trop précis (surtout pas de chiffres). Puis mise en application rapide d’une mesure vidée de son sens, et validation par des sondages qualitatifs.

Donc, Ségo, pour la prochaine fois, oublie les promesses chiffrées du style 35 heures ou SMIC à 1 500 euros, et inventes des promesses à-la Sarko, tu auras peut-être plus de succès !

Et par dessus tout, n'avoue jamais !

vendredi, 22 juin, 2007  

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