Chez Luc (brèves de comptoir)

"Chez Luc", le bar où l'on peut venir bavarder ensemble à propos des choses qui fâchent, ou qui réjouissent, ou qui émeuvent ... Je vis près d'Avignon, en Provence. J'ai trois bons copains qui viennent au bar pour nous raconter la dernière du jour : Jack, de Belinto en Provence, Patrick, d'Audierne en Bretagne, et Philippe, de Piriac en Bretagne du sud (qu'on appelle aussi "Pays de Loire").

Les auteurs (le patron et les habitués)

Photo Luc

Luc, Avignon

Photo Padraig

Padraig, Audierne

Photo Jack

Jack, Belinto

Photo Philippe

Philippe, Piriac

mardi 22 mai 2007

A propos de l'Education Nationale

Le mercredi 16 mai, jour de son investiture, la première décision de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République a été de demander que la lettre d'adieu de Guy Môquet soit lue au début de chaque année scolaire dans tous les lycées de France..

Dans Le Figaro du samedi 19 mai, Michel Ségal, Professeur de collège en ZEP, a fait savoir pourquoi il ne lirait pas cette lettre.

Voici les raisons qu'il donne :

"Je suis enseignant de collège et je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves.

Je ne leur lirai pas parce qu'ils seraient bien incapables d'en comprendre le sens profond, et même d'en comprendre les mots qui la composent ; parce que notre école demande aux enfants de réinventer eux-mêmes les règles d'écriture ou de syntaxe. Je ne la lirai pas parce que depuis une trentaine d'années, l'école leur apprend le mépris du patrimoine et la méfiance du passé. Je ne la lirai pas parce que cette lettre me fait honte, honte de la maturité d'un adolescent il y a plus de soixante ans face à l'infantilisation construite par notre école de ceux du même âge aujourd'hui. Je ne la lirai pas parce que nos enfants ignorent les événements auxquels elle se réfère ; parce que notre école préfère par exemple demander à des enfants d'analyser des « documents » plutôt que de leur enseigner des dates et des événements. Je ne la lirai pas parce qu'il y a longtemps que l'école refuse de transmettre aucun modèle ; parce que notre école n'envisage plus les textes d'auteurs comme des exemples mais comme des thèmes d'entraînement à la critique. Je ne la lirai pas tout simplement parce que notre école a délibérément détruit l'autorité qui pourrait permettre une lecture et une écoute attentives.

Je ne la lirai pas parce que, même âgés de 16 ans, mes élèves ne sont que de petits enfants bien incapables d'appréhender son contenu et resteront sans doute ainsi toute leur vie : ainsi en a décidé notre école. Peut-être ne me croyez-vous pas car l'école que connaissent vos enfants ne ressemble en rien à celle que j'évoque ? En effet, j'ai peut-être oublié de vous préciser l'essentiel : je travaille dans une ZEP, c'est-à-dire là où peuvent être appliquées à la lettre et sans risque de plainte toutes les directives ministérielles, là où se préfigurent l'horreur et la misère du monde construit par notre école.

Non, Monsieur le Président, je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet tant que n'auront pas été engagées les réformes structurelles du ministère de l'Éducation nationale qui mettront fin à la démence toute puissante des instances coupables des mesures les plus destructrices de tout espoir de justice sociale, tant que n'auront pas été engagées les réformes pour que l'école cesse de conforter les enfants dans leur nature d'enfants, pour que l'école accepte enfin de remplir sa seule mission : instruire."


Si j'ai reproduit ce texte in extenso, c'est parce que je trouve qu'il décrit très précisement l'état dramatique dans lequel se trouve l'éducation nationale dans notre pays. Et je pense que la tâche qui attend Xavier Darcos est immense.

Pour illustrer cet article, j'ai choisi de vous proposer deux extraits du "classeur d'activité" que mon petit-fils (4 ans et demi) était tout fier de me présenter quand il est venu me rendre visite le mois dernier.

Exercice de Maternelle 1ère année (4 ans 1/2)


Dans ce cahier, j'ai noté que la maîtresse ne lui apprenait nulle part à dessiner des ronds et des bâtons, pour qu'il puisse assimiler les gestes préparatoires à l'apprentissage de l'écriture. Par contre, comme vous pouvez le voir sur l'image ci-dessus, elle proposait à des enfants de 4 ans de comparer les formes écrite en majuscule, en minuscule, en écriture cursive et en idéogrammes japonais différents mots de base. Elle initie des enfants qui ne savent pas reconnaître un "A" d'un "B" à des idéogrammes japonais ...

Et voici un autre exemple :

Exercice de Maternelle 1ère année (4 ans 1/2)

Dans l'exercice ci-dessus, il s'agissait de coller les étiquettes "les meurtrières", "les douves", "le pont-levis", etc, aux bons endroits. Exercice à réaliser, je vous le rappelle, par des enfants qui ne savent pas encore lire ! En fait, sur cet exercice, il a collé toutes les étiquettes, sauf "les créneaux", qui est écrit en majuscules sur la feuille principale. Ceci qui vous permet de voir qu'en fait, il s'agit là de "reconnaître" des mots sans en comprendre le sens, et sans en connaître les lettres individuellement. Cette approche de la lecture est faite sans queue ni tête, au gré de l'inspiration créatrice de la maîtresse, et sans aucune méthode structurante.

Et voilà comment on prend le problème complètement à l'envers, et comment on prive nos enfants du seul vrai savoir qu'on doit acquérir à l'école : apprendre à apprendre.

Pour en savoir plus :
1. La lettre d'adieu de Guy Môquet (Le Monde)
2. Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet (Le Figaro)
3. A propos des « progrès remarquables notre système éducatif » (Chez Luc - 25 janvier 2006)
4. Une institutrice persécutée pour avoir utilisé la méthode Boscher (Chez Luc - 8 août 2006)

Crédit photos : Luc

Libellés :

30 Comments:

Blogger Patrick said...

Voyez aussi ici et soutenez l'action de Laurent Lafforgue... Il me semble qu'il est pile poil dans le juste, non ?

mardi, 22 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Tout bien, ton article, Luc, sauf peut-être la dernière phrase... Avant d'apprendre à apprendre, il faut apprendre.

mardi, 22 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Comme c'est un sujet qui m'intéresse (comme tous les parents je pense), je ne manque pas une occasion de m'informer "de visu", "sur le tas", comme tu l'as fait, Luc, avec ton petit-fils.

Pour ma part, j'ai eu l'occasion il y a six mois de déambuler dans le collège/lycée public où j'ai passé 8 ans de ma vie il y a pas mal d'années. Ce que j'ai vu m'a plutôt tranquillisé. Il est vrai que ce lycée n'est pas du tout en ZEP - il en est même très, très loin.

La semaine dernière, en revenant de Paris (vous vous souviendrez que M. Sarkozy m'a alors adressé un signe de la main pour les lecteurs de "Chez Luc"), j'ai voyagé en train, et ma voisine s'est trouvée être une jeune fille d'environ 23 ans. Nous avons papoté. Elle m'a dit être en khâgne, au Prytanée Militaire de La Flèche, et elle venait juste de passer l'écrit du concours de St Cyr. Elle ambitionne d'intégrer le corps des démineurs. Va sans dire qu'elle parlait un français impeccable (sans compter l'anglais, l'allemand et le russe). Elle non plus n'avait pas ses études en ZEP (elle a fait néanmoins toute sa scolarité dans le public).

Sans tirer de conclusion hâtive sur si peu d'exemples, je peux quand même dire que la situation n'est pas totalement noire. Il existe encore une éducation publique qui forme convenablement, au moins à certains endroits. Ne critiquons donc pas globalement le corps enseignant ou les méthodes, mais encourageons nos dirigeants à faire une analyse intelligente, et à imaginer des solutions ou des voies d'amélioration raisonnables.

Par exemple, de proclamer que tout ça, c'est la faute à mai '68, ça me semble pas très constructif ;-)

mardi, 22 mai, 2007  
Blogger Betty said...

Tout à fait d'accord avec Patrick. J'ai une fille de bientôt 7 ans. Elle a appris à lire cette année avec beaucoup de facilité et de bonheur. Comme nous l'a justement dit sa maitresse en début d'année "ne vous inquiétez pas de ses méthodes syllabique ou non je fait mon métier depuis 22 ans et jamais je n'ai laissé un enfant sortir de ma classe sans savoir lire". Et effectivement ses 24 élèves savent lirent correctement les 2 qui sont en difficultés dans sa classe bénéficie de son soutien personnel et bénévole le soir après la classe et cela, sur sa propre iniative.
Moi je dit chapeau bas.
Pour mais neveux et niéces idem. De bon élèves certains même brillants à la scolarité sans probléme. Je dirais même que je trouve qu'ils ont bénéficié d'un meilleur enseignement que moi. Ils maitrisent tous la langue et surtout l'ortographe et le niveau de math et d'anglais est excellent (ce qui est loin loin d'être mon cas).
Evidement ils ne sont pas en ZEP.. Certains sont dans le public d'autre dans le privé et grosso-modo c'est idem.
Moi je suis entrée à l'école dans les années 70 et franchement je ne fais pas un bon bilan de mes années de scolarités.
Je pense qu'il y a de bon profs. mais aussi de très mauvais (comme dans toute profession).Le pb c'est qu'ils ne sont pas jugés sur leurs résultats mais sur leur faculté à appliquer la méthode du moment ! J'ai une amie instit de maternelle qui s'est vu reprocher par l'inspecteur de ne pas faire faire assez de "travail" à ses élèves et on lui a interdit de leurs faire faire la sieste !!... elle a 25 ans d'expériences. Face à ça elle se remet en question et va donc au devant de ses collègues du CP pour leur demander si "ses" enfants sont en décallage par rapport aux autres enfants des autres classes de maternelle. On lui répond que non, bien au contraire les siens sont extrément disciplinés, autonomes, attentifs et curieux d'apprendre.... y'a pas un malaise là ?

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Jack said...

Deux tous petits témoignages récents.
1-Devisant sur la faible pente de l’aqueduc romain joignant Uzès à Nîmes en passant par le Pont du Gard avec mon neveu qui termine sa seconde, je lui demandai la pente moyenne par kilomètre, sachant que les 2 points sont séparés d’environ 50km et que la différence de niveau entre ces 2 points est d’une quinzaine de mètres seulement (pour souligner la bravoure des géomètres romains... )
Il a saisi sont téléphone portable pour faire la division... no comment...

2-Un buraliste de mes amis rendait la monnaie à une jeune étudiante sur un paquet de cigarettes à 7.65 €, elle lui tend un billet de 10 € :
« Avez-vous 5 centimes ? »
Elle cherche et trouve les 5 cts.
« Auriez-vous par hasard 10 cts ? »
Soupir... elle extirpe la pièce de 10 cts de son porte-monnaie.
« Au point où nous en sommes auriez-vous 2.50 € ? »
Nouvelle recherche, elle trouve les 2.50 €.
Mon ami toujours enclin à taquiner les jeunes filles, demande alors « combien dois-je vous rendre ? »
« Ou la là , c’est trop compliqué ! »
« ...et bien les maths ne semblent pas être votre tasse de thé »
C’est alors que la jeune femme confesse être étudiante en mathématique, mais nulle en calcul mental...

Patrick : il y a toujours eu des « tronches » du genre Champollion ou Poincaré, individus surdoués et géniaux. Ce qui compte à mes yeux et que le niveau de la masse soit suffisant. Les idées de Mai 68 appliquées sans intelligence à notre système éducatif sont en partie responsables de l’indigence intellectuelle de la grande masse de la jeunesse. Il ne sert à rien de le nier.
Ces idées ont étés appliquées aussi bien à l’école qu’à la maison.
Lorsque j’entends une maman demander à une enfant de trois ans de choisir la couleur de la paille, pour boire son soda, je crie « aux fous ».
Quand ces postures s’appliquent à l’enseignement, c’est une vraie catastrophe : il ne faut pas confondre donner l’envie d’apprendre et laisser le choix des matières et sujets à enseigner. Pour choisir il faut d’abord savoir...

C’est sur ces bases là qu’on apprend aujourd’hui à nos enfants à courir alors qu’ils ne savent même pas marcher. Comme chacun sais, il faut des fondations à tout édifice : lire, (comprendre), écrire et compter sont des savoirs indispensables à la vie de tous les jours et à l’acquisition de tous les autres savoirs.

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Alors, voyons voir, pour la pente moyenne... 15/50 ça nous fait 30/100 = 0,3 mètre par kilomètre... J'ai bon ? Ta Dam !Tout ça fait sans calculette ni téléphone ni Excel. Je trouve que j'ai de bons restes, non ;-)

Pour les réformes de '68, c'est vrai qu'il y a eu du dégât. Par exemple l'introduction des "maths modernes", où un triangle est devenu un tripoint... Mais ça n'a duré qu'un temps, et il me semble que la plupart des programmes sont revenus progressivement à la raison.

Reste les bons profs et les mauvais - voire les bons établissements et les mauvais. Je lis justement en ce moment un bouquin américain qui évoque le système d'évaluation des profs et des établissements d'enseignement mis en place aux USA. Ce système génère une fraude quasi généralisée, où les profs soufflent les réponses aux élèves lors des tests, ou même complètent les copies des élèves après la relevée des copies pour qu'ils aient de meilleures notes ! Ils ont même dû mettre au point des programmes pour détecter les fraudes dans les Questionnaires à Choix Multiples (la fraude des profs en faveur des élèves, pas la fraude des élèves) ! Comme quoi, il n'y a pas qu'en France que le problème est aigu !

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Pour le paquet de cigarettes, j'ai pas trouvé. Ca doit être parce que je ne fume pas ! Ou alors parce que c'est en Euros (en Francs, ça aurait été plus facile). Ou alors c'est parce que je ne fais pas assez souvent les courses au marché... Bon, quand même, en y réfléchissant très fort, la réponse ne doit pas être très différente d'un petit billet de 5 euros... (et avec 5 euros, on n'achète plus rien, ma bonne dame)

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

En réfléchissant à l'histoire des idéogrammes et du château fort, il est probable que l'intention de la maîtresse est de susciter chez le très jeune enfant l'envie de comprendre ces signes qu'il ne comprend pas, et de montrer à quoi servent ces signes. Mais, bon, autant leur apprendre à lire tout de go, peut-être...

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Betty said...

@ Patrick : pour l'histoire du chateau fort il s'agit d'un enfant de 4 ans donc hors de question qu'il apprenne à lire. La maternelle n'est pas obligatoire et que l'apprendtissage de la lecture c'est en CP.
Jouer à coller des étiquettes en maternelle c'est très bien et très suffisant. A noter qu'un enfant qui n'a jamais été à l'école avant le CP apprendra très bien à lire quand même. La seule difficulté qu'il rencontrera peut être est qu'il aura un peu + de mal que les autres à s'adapter à la discipline de base : parler à son tour - partager la maitresse - rester assis - suivre les consignes etc..

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Betty said...

je ne voudrais pas etre désobligeante mais vous savez bien qu'en vieillissant on a tendance à trouver que "de notre temps c'était mieux". Je me souviens bien que, toute jeune, les "anciens" (grand-parents ou oncles) étaient stupéfaits de notre "inculture", notre nullité en calcul mental etc...
Bilan 25 ans + tard (et oui !) les gens de ma génération ne sont pas nulle en calcul mental (sauf moi hé hé) et ne me semblent pas sous-cultivés.
Alors je me méfie bien de juger les petits jeunes d'aujourd'hui trop hativement.
Ok peut être qu'ils vont sortir une calculatrice pour faire une division mais et alors est ce bien grave et signe d'une décadence absolue ?!

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Heureusement qu'il y a Betty pour nous rappeler ce qu'est un enfant de 4 ans ! Nous autres, les mecs, on fait pas trop la différence - c'est seulement quand ils commencent à s'intéresser aux trains électriques qu'on prend vraiment conscience de leur existence ;-)

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Jack said...

Betty, j’ai bien noté que je tiens des discours de « vieux réac », il reste que, si prendre un téléphone pour diviser 15 par 5 en classe de seconde te conviens, l’accepteras-tu de ton fils quand il sera en seconde?
J’aime les méthodes efficaces, ce doit être du à ma formation plus technique que littéraire, du coup je dois te faire remarquer qu’on n’a pas toujours la calculette sous la main, et que même avec une calculette dans la main on va beaucoup plus vite avec la tête pour ce type de calcul basique.
A l’actif de l’élève de seconde et pour raisonner comme c’est désormais la règle de manière la plus positive possible :
1- il a compris la question
2- il a posé correctement l’opération à faire...
Tout va bien donc.
C’est juste que le calcul mental, ça ne les amuse pas, comme chaque fois qu’il faut faire un petit effort.
Je ne sais pas vous, mais le calcul mental était un jeu, gagnait celui qui avait levé l’ardoise avec le bon résultat le premier. On gagnait vous savez quoi : des « bons points » que nous étions fiers de montrer à maman de retour à la maison. Mais bon, la compétition à l’école c’est nul...
Souvent chez le boulanger, j’ai fait le calcul et préparé la monnaie avant d’être servi, ce qui impressionne toujours ma boulangère. Observez que la plupart des gens attendent qu’on leur dise combien ça fait, comme si compter était un exercice épuisant. Moi ça m’occupe l’esprit et les doigts en attendant mon tour et ça diminue la longueur de la queue... (Non je n’habite pas Cuba : c’est juste que mon boulanger a énormément de succès, car son pain est excellent, mais il ne donne pas de « bons points »)


Concernant l’étudiante elle est en math sup...

Pour revenir à Mai 68, la négation de l’autorité, de la hiérarchie, le bannissement des notes et des classements était devenus la nouvelle dictature des « intellectuels de gauche », pour reprendre un terme désormais désuet. A tel point qu’en écrivant cette phrase je vais « mériter » le qualificatif de « vieux réac ».
Il ne faut surtout pas traumatiser nos chers petits.
Ce n’est pas une question d’ancien et de modernes, j’ai pour habitude de juger à partir de ce que je vois.
Le niveau des concours d’entrée dans les grandes écoles n’a pas baissé je pense, justement parce ce sont des concours qui sélectionnent et de plus en plus sévèrement... forcément.

Et tous les autres ? S’ils savent à peine lire et compter, comment feront-ils pour s’adapter à un monde de plus en plus compliqué et qui change de plus en plus vite ?
En brulant des voitures ?

Nul n’est parfait, j’ai écrit « Il a saisi sont téléphone... ».

Patrick : tu veux vraiment m’énerver avec tes QCM, ce n’est qu’une invention pour accélérer les corrections, un ordinateur peut s’en charger.
C’est un truc pour former à la chaine, nos enfants méritent tout de même mieux qu’un enseignement robotisé.

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Jack said...

Ah pardon Betty, c'est une fille, donc si elle ne sait pas compter ça n'est pas grave, elle trouvera bien un gars qui sais ...:|)

mercredi, 23 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Jack, tu es sans doute dans le vrai, car tes constatations rejoignent celles de gens qui ont sérieusement étudié la question de près (voir le tout premier commentaire de ce billet)...

J'ai entendu qu'on va ré-introduire le vouvoiement à l'école... Ca ne mange pas de pain... C'était comme ça "de mon temps" et ça ne m'a pas traumatisé !

jeudi, 24 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Au fait, Jack, pour les QCM, je suis d'accord avec toi. Mais il y a un avantage de taille, c'est que ça prépare bien à participer aux jeux télévisés du style "le maillon faible" ou "qui veut gagner des millions" ;-)

jeudi, 24 mai, 2007  
Blogger Betty said...

@ Jack : Excuse moi Jack loin de moi l'idée de te traiter de "vieux réac" surement pas - j'essaye simplement de me rappeler ce que l'on me disait quand j'étais jeune et oui je passais pour une écervelée inculte car j'étais nulle en calcul mental. je ne suis tjs pas trés douée mais j'ai fait des progrés avec le temps et avec le concret. Car je suis une fille ultra pragmatique et je sais tjs pour combien j'en ai dans mon caddie avant de passer à la caisse et pourtant je ne fais pas d'effort, je sais c'est tout.
Pour moi les séances de calcul mental à l'école c'était l'enfer. Je n'avais jamais le temps de donner mon résultat qu'on était déjà passé à autre chose. J'ai vite été cataloguée.. Idem pour les dictées. Des années à faire des dictées sans le moindre soupçon de progrés. Et pourtant je récitait comme un perroquet toute les régles de grammaire !! Mais jamais personne n'a cherché à comprendre le pourquoi du comment. Peut être pcq je suis une fille et qu'on pensait que je trouverais un gars qui sait lui... grrrrrrr.
Et au bout du compte j'en veux à l'école de m'avoir laissé croire que j'étais un cancre car c'est faux (attention ne souriez pas..)

Alors je ne sais pas si l'enseignement est meilleur ou moins bon mais je sais que si ton neveu Jack a sorti sa calculatrice c'est pcqu'il est flemmard et il s'y mettra plus tard, quand il en aura l'utilité comme J'ai bien finit par le faire(et si moi j'y arrive...)

Je pense surtout que le probléme de l'école c'est les parents. Entre ceux qui ne suivent pas du tout leurs enfants et ceux qui s'en occupe trop tjs à critiquer le prof, la méthode ou les régles. Pour rétablir l'autorité à l'école il faut commencer par demander aux parents de respecter l'école et de cesser de contredire le prof à la maison.
Si vous saviez le nombre de maman qui viennent le matin faire leur petites "revendications"...
Et après on s'étonne que les gosses discutent au lieu d'obéir !
Excusez moi d'être réac mais je dois être la seule mère de famille a dire à ma fille :"c'est la maitresse qui sait et tu dois faire comme elle a dit POINT".

jeudi, 24 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

A propos du vouvoiement à l'école, je suis pour : les élèves ne devront plus dire à la maîtresse "Nike ta mère", mais dorénavant : "Nikez votre mère" !

(je dois confesser que ce gag n'est pas de moi, c'est du Canard Enchaîné)

jeudi, 24 mai, 2007  
Blogger Luc said...

Nicolas Sarkozy n'est pas rejoint que par Bernard Kouchner, Eric Besson et Jean-Pierre Jouyet.

Voic maintenant qu'il reçoit l'hommage de Laurent Joffrin, directeur de Libération, et même celui du journal l'Humanité, tous les deux à propos de la lettre de Guy Môquet, sujet indirect de cet article.

Si même Libé et l'Huma se mettent à réaliser qu'en fait Nicolas Sarkozy est quelqu'un de bien, alors on progresse vraiment.

On peut rêver, peut-être qu'un jour même Patrick va finir par s'en rendre compte ...

;-)

jeudi, 24 mai, 2007  
Blogger Luc said...

@ Patrick : C'est pas "Reebok ta mère", c'est "Nique ta mère" que ça s'écrit ...

jeudi, 24 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Ah, oui... Nique, pas Nike... Je ne suis sans doute pas allé aux bonnes écoles pour bien orthographier ça !

jeudi, 24 mai, 2007  
Blogger Jack said...

@Betty : 100% d'accord avec ce que tu dis sur les parents critiqueurs qui n'ont même pas l'intelligence d'en débattre hors de portée des enfants...
Pour ma part, j'ai eu vite compris que je n'aurais jamais le soutien de mes parents contre la maitresse ou plus tard contre les profs. Ils étaient du genre à en remettre une couche.
Pour l'orthographe, beaucoup de travail aussi en ce qui me concerne pour des résultats assez médiocres.
Jamais eu de problème non plus avec les règles de grammaire.(tout pareil que toi...)
Je me console assez bien, lorsque j'entends et lis le français de certains journalistes...

vendredi, 25 mai, 2007  
Blogger Betty said...

@ Jack : Ah pareil !! on a eut les même parents ?? lol

Pour le reste je me suis "consolée" en travaillant pour des patrons ultra diplomés qui écrivaient comme des médecins pour cacher la misére...

Je tiens à remercier ici : Bécherel, bled et Larousse sans qui je ne serais rien.... lol

PS : pour ceux que ça interresse orthofacile.com - leconjugueur.com - retourneaucm1.com et cyberpapy (recommandé par Luc)

vendredi, 25 mai, 2007  
Blogger Luc said...

Chère et mystérieuse Betty.

Nous quatre, on a affiché notre portrait en tête du blog. Toi, habituée du bistrot, on ne sait pas à quoi tu ressemble. Mais quand même, tu nous a donné quelques indices au fil du temps : tu es blonde, de tes fenêtres tu vois toute la baie de Groix jusqu'à la pointe de Quiberon avec les plages blanches d'Erdeven, tu va de temps en temps boire un coup à "La Civelle" à Quiberon, et tu as un physique affectueux.

Alors, j'ai cherché sur internet pour voir si je trouvais une photo de toi, et bingo ! J'ai trouvé une photo de toi, jeune !

Pas mal, hein ? ;-)

vendredi, 25 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Oui, pas mal... En gros, à mon avis, tu as une chance sur 10 000 000 de tomber juste ! Qu'en dis l'intéressée ? Si tu es tombé juste, vas vite acheter un billet de Loto, c'est ton jour de chance !

vendredi, 25 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

Ah, Betty, ton lien de conjugaison est super - il est dorénavant dans mes favoris...

Sur le site retourneaucm1, j'ai relevé une perle de notre Johnny ex-national ce dernier étant, on s'en souvient, est un grand suppôt de notre Président...

samedi, 26 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

A propos de la non divulgation de la frimousse de Betty :

L’écrivain américain Herman Melville écrivait déjà, en 1852 : « Considérant avec quelle facilité infinie chacun, grâce au daguerréotype, peut faire faire aujourd’hui son portrait, alors que jadis un portrait fidèle était le privilège exclusif des riches ou des aristocrates de l’esprit, (on peut en conclure qu') au lieu d’immortaliser les génies, le portrait ne sert à présent qu’à quotidianniser les imbéciles. Quand tout le monde publie son portrait, la vraie distinction consiste à ne pas publier le sien ».

Betty a bien raison de nous cacher son minois, chacun peut alors fantasmer à loisir !

dimanche, 27 mai, 2007  
Blogger Betty said...

Ah les garçons ! vous êtes trop mignons !!! comment me passer de ce rendez-vous virtuel désormais !!

@ Luc : d'ou tu sors que j'ai un physique affectueux ?!!
Pour info ne prend pas de billet de loto, la jolie fille de la photo à des avantages que je n'ai pas...

@ Patrick : comme d'habitude je suis rouge de confusion... et tu as tout compris, laisser les autres fantasmer à loisir est mon meilleur atout :D

Enfin pour voir ma trombine il suffit de passer dans le secteur, on ira boire un verre - pas forcément à la civelle, plus pres de chez moi il y a des endroits très bien aussi. Par exemple je peux vous emmener au "tour du monde" c'est pas un beau programme ça ?..

lundi, 28 mai, 2007  
Blogger Luc said...

@ Betty : "d'ou tu sors que j'ai un physique affectueux ?!!"

Eh bien du commentaire que tu as laissé ici, dans lequel tu écris, je cite : "Mais oui bien sûr, c'est des photos de moi !! ;-)", à propos de cette photo là, entres autres.

Moi, je suis comme Sherlock, il faut que je travaille avec ce qu'on me donne comme indices ...

Bon, donc là, sur la photo, c'était pas toi jeune. No problemo. Je retenterai le coup dans un mois ou deux ... :-)

lundi, 28 mai, 2007  
Blogger Betty said...

@ Luc : Je vois.. tu as zappé le dernier commentaire qui était bien plus réaliste !
Et puis si il y a une photo de moi sur internet. A la manif d'erdeven contre l'extraction de sable. Je suis dans le 1er E de "Peuple des Dunes" Peuple des Dunes


Betty vous embrasse

mardi, 29 mai, 2007  
Blogger Patrick said...

A l'époque, j'avais vu cette photo dans "Le Télégramme". Et il me semblait bien t'avoir reconnu dans le "E". C'est tout toi, Betty !

Et bravo pour ton activisme ! Ici à Audierne, on a aussi un problème de sable qui s'en va (notamment en raison du dragage de l'estuaire du Goyen et du prélèvement par les paysans en hiver pour amender leurs terres), mais la mise à plat du problème n'est pas simple, car le niveau du sable change drastiquement après chaque tempète...

mardi, 29 mai, 2007  

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